PIÉTRO, LE JOURNALIER
piÉTRO. Les sénateurs vont se réunir sitôt ?
LE JOURNALIER. Avant une heure.
pjÉïRO. Tous , encore fatigués du fracas de la fête du procurateur... Quelle importante question peut déjà les réunir ?
OiE JOURNALIER. Le jugement d'un Coupable.
riÉino. Et quel est ce coupable?
LE JOURNALIER. Je n*en sais rien... je sais seulement que les familiers et les valets de torture ont été mandés en même temps que moi.
PIÉTRO, avec anxiété. Et vous avez reçu l'ordre du procurateur?
LE JOURNALIER. ^Nou du justicier
Riccardo.
PIÉTRO , Il paît. De Biccardo!.. [Haut.) Et quelle est la nature du délit.
. LE JQURNALiEp. Je n'en sais rien, bri-
gadicr... moi je fais iii'inquiéter du reste..
mon service sans . ( A (iemi-ooix.)
j'ai vu bien souvent que la prison guérissait de la curiosité ceux qui semblent seulement s'inquiéter des actions du sénat... et je suis prudent.
(Il sort en emportant les lumières.)