‹ Gasparo Gozzi, JournalisteChapitre 13 sur 69 · ET AR · texte numérisé non relu

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que profond (n’a-t-il pas dit qu’il ne pouvait s’arréter longtemps sur un même sujet et qu’il préférait sauter sans cesse d’une idée à une autre). La pensée d'écrire un livre l’affolait. Il s’étonne lui-même d’avoir réussi à publier les deux volumes de ses « Lettere diverse » (20). « Il me suffira, écrit-il dans l’Osservatore, d’avoir une petite place à la fin de mes jours parmi les auteurs d’œuvrettes sans importance. Je connais bien mon cerveau qui s’impatiente quand j'entreprends parfois de grandes choses que je ne termine pas» (21). Faut-il voir là une preuve de cette indolence à laquelle nous faisions allusion ? sans doute, mais n’oublions pas que cela n’excluait nullement une grande curiosité d'esprit. C’est surtout dans la Gazzetta Veneta que Gasparo Gozzi donnera libre cours à ses dons étonnants d’observateur. C’est là aussi que nous pourrons le mieux juger de son style alerte et primesautier qui semble fait pour la chronique. Ses préoccupations littéraires elles - mêmes devaient fatalement l’amener au journalisme. Epris qu’il était de la réforme du goût littéraire et des mœurs, il trouvait, dans le journal, l’instrument le plus adapté à la diffusion de ses idées.

(20) Lettere Diverse, Vol. Il, Dedica a B. Vitturi.

(21) Osservatore Veneto pubblicato integralmente secondo, l’edizione del 1761, e postillato ad uso delle scuole da Emilio Spagni, Firenze, 1914, p. 585.

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