ACTE PREMIER
LES JEUNES FILLES
On la connaît ?
ELVIRE
Non. — Cet héroïque jeune homme n'a jamais prononcé son nom.
CÉLESTE
Que c'est bien !
GAVAUT, sévèrement.
Céleste !
ELVIRE
Il voulait être riche pour se rapprocher d'elle.
ANGBLB.
Que c'est noble !
G A VAUT, a ses filles, a?eo autorité.
Angèle ! — (a EWire.) Le crime, madame, arrivons au crime.
ELVIRE
Un nommé Goudard, qu'il croyait son ami, — comme il se trompait ! — avait réalisé toute sa fortune pour acheter de-» Lombards : — qu'aurait-il fait des Lombards ? — soixante mille irancs quM confie à Maurice. — Quand Goudard écrivait : as-tu acheté mes Lombards ? Maurice répondait : Elle est blonde et elle a les yeux bleus.
Il a tué Goudard pour ne pas rendre l'argent ?
ELVIRE
Vous n'y êtes pa% vous en êtes à cent lieues. Maurice songeait bien à l'argent! Il l'avait dépensé. Mais un jour qu'il parlait avec enthousiasme de la belle inconnue : Elle est blonde cl clic a les yeux bleus! - Goudard, le prosaïque Goudard, se permet une expression blessante. (Bas à Gavautet* Minard.) Il a dit : Cocotte ! — Alors Maurice, indigné, saisit un poignard, oublié dans une de ses poches, et frappe Goudard.
LES JEUNES FILLES
Ohl
Elles se sauvent en remontant à gauche*
iî, ÔÀVàOT, MINARÙ ET Ci*