‹ Gavaut, Minard & Cie: comédie en trois actesChapitre 28 sur 99 · ACTE PREMIER *V · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER *V

Vous me l'avez offert.

CÉLESTE

Vous me l'avez promis.

COLOMBE

Vous m'avez dit que je l'épouserais.

GAVAUT.

J'en conviens, je le reconnais; mais ce n'est pas une raison...

CÉLESTE

Moi, je l'aime.

COLOMBE

Moi, je l'adore.

ANGÈLE

Moi, je ne vivrais pas sans lui.

GAVAUT.

Vous allez trop loin. Procédons par ordre.

ANGÈLE

Donnez-nous quelques jours, pour qu'on puisse voir celle qui l'aime le mieux.

COLOMBE

C'est moi.

C'est moi.

CÉLESTE

C'est moi.

GAVAUT.

Du calme, nous allons nous entendre.

Il passe à droite.

MINARD, entrant du pan coapé de droite» des lettres a la main •

Je ne peux pas mettre la main sur Térence.

GAVAUT.

Ah 1 les affaires. — Il est troublé, ce garçon, c'est bien naturel.

* Céleste, Angèle, Colombe, G a vaut, Minart.

40 GAVAUT, MINARD ET C 1 *

Il n'a pas ouvert le courrier.

GAVAUT.

Nous l'ouvrirons nous-mêmes. Je suis à toi. (Affilie».) Mes filles, voire soumission me louche ; elle m'élonnerait si je ne connaissais la légèreté de votre sexe. Je ne suis pas un père barbare, et pourvu que Térencc soit mon gendre... — Je vous accorde vingt-quatre heures.

ANGELB, CÉLESTE, COLOMBE.

Merci, papa.

GAVAUT.

Retirez-VOUS. (Elle* sortent par le pan coupé de gaache. — A luimême.) Elles le trouvaient laid, elles le trouvent joli... — Ohl les femmes ! les femmes ! Un sable mouvant.

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