‹ Gavaut, Minard & Cie: comédie en trois actesChapitre 30 sur 99 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GAVA UT

Tu rhantes ?

C'est la joie, ne fais pas attention. Seulement, je suis habitué à ce que Térence m'apporte mes lettres ouvertes.

Et tu ne sais plus les décacheter. Donne-m'en la moitié.

Mioard lai en donne une partie et Ta s'asseoir à l'extrême gauche, près

de la table.

MINARD, lisant.

Vingt-cinq balles coton, bon ordinaire, cent vingt-deux francs vingt-cinq. — Eh ! eh ! bon prix.

GAVAUT, assis à la table, en face de Minard.

Cours de New- York, cent vingt- trois vingt-cinq. — Cher,

très-Cher. — Un sable mouvant 1 (Prenant une lettre et la retournant

ayant de l'ouvrir.) Drôle de lettre 1 (Usant l'adresse.) « Monsieur » Gavaut, Minard et compagnie.. » — Comment, monsieur?.. Messieurs, — on écrit : Messieurs. (Haussant les épaules.) Monsieur!

C'est une circulaire.

GAVAUT.

C'est une lettre. — Monsieur Gavaut, Minard et compagnie! Enfin ! (n l'ouvre et ut.) « Monstre. » (a Minard.) C'est pour toi.

Comment, pour moi ?

GAVAUT.

Monstre I

Eh bien ?

II y a longtemps qu'on ne m'appelle plus de ce doux nom.

Moi aussi, — à moins que ce ne soit ma femme. (Regardant.) Ce n'est pas elle. — Vois la signature.

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