‹ Gavaut, Minard & Cie: comédie en trois actesChapitre 33 sur 99 · M1NAR · texte numérisé non relu

M1NAR

Il a vingt ans.

Au moins. — Quel est ton avis, Minard?

J'ai une femme.

GAVAUT.

Moi, j'ai trois filles et un gendre.

La mère est partie pour la Russie.

GAVAUT.

Elle ne veut pas nous compromettre.

Elle est généreuse.

GAVAUT. Ils chantonnent tous les deux et vont s'asseoir pris de la table, Gavaut à l'extrême gauche» Minard en face de lui.*

Restons-en là.

Restons-en là.

GAVAUT, prenant d'autres lettres.

Commandes.

MINARD, même je».

Commandes. Quinze mille layettes.

GAVAUT.

Vingt-cinq mille bonnets de coton pour enfants. (Une panse.) Pour enfants ! — (Avec émotion.) Minard !

Gavaut 1

GAVAUT.

As-tu bien entendu la lettre de cette pauvre mère?

Oui, oui.

GAVAUT.

H n'y a pas de phrases, elle est déchirante dans sa simplicité.

40 GAVAUT, MINARD ET C 11

MINA R D, reprenant Ut Uttr«i.

Ton fils!

GAVAUT.

Cf est ton fils, Minard, ou le mien, c'est le saugde ion sang ou le sang de mon sang.

Oui, oui.

GAVAUT.

Et que nous demande-t-on?

De veiller sur lui.

Comme sur un étranger.

Sans lui apprendre la vérité.

GAVAUT.

Sans nous compromettre.

MINARD, m leyaut*.

Nous sommes riches.

GAVAUT.

Et un bienfait n'est jamais perdu.

Soyons compatissants.

GAVAUT.

Soyons magnanimes.

Qu'il vienne.

GAVAUT.

Nous l'installerons près de nous.

MINARUfc

Gomme domestique.

GAVAUT.

Tu m'as compris;

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