ACTE DEUXIÈME
TOINETTB.
Personne.
G A VAUT, trarersant le théâtre et sortant par la porte do premier ptaa à gauche.
Personnel
TOINETTB, le fuiront des reax.
Eh bien ! où va-t-il? dans le cabinet noir ! — Ils sont tous troublés aujourd'hui. Alors, moi, j'ai mis le pot-au-feu à la
fenêtre. ( On aperçoit dan» le fond le tricorne du gendarme. ) Prends
l'escalier de service.
Le tricorne disparaît à gauche.
MINARD, Tenant de dehors par la porte du fond a droite et appelante
Toinetle !
TOINETTB.
Monsieur!
Personne n'est venu me demander?
TOINETTB.
Non, monsieur.
Un jeune homme de vingt ans... ou un peu plus?
TOINETTB,
Personne.
Bile sort par la porte du fond a gamba.
GAVAUT, sortant du cabinet premier plan à gauche**.
Je me trompe de porte, je suis distrait depuis ce matin. D'où viens-tu, Minard?
Du chemin de fer. — Je vais à tous les trains, dans l'espoir que je le reconnaîtrai.
GAVAUT.
Et tu n'as rien reconnu ?
Rien.
* Toinette, Minard.
** Gavaut, Minand.
66 GAVAUT, M1NARD ET C»«
GAVÀUT.
Cependant,, il devrait être ici.
À-t-il l'argent nécessaire pour le voyage ?
GAVAUT.
Tu me fais frémir.
S'il ne l'avait pas ?
GAVAUT.
Où êtes-vous donc, railleurs sceptiques, qui ne croyez pas que les pères ont des entrailles spéciales !
J'en ai longtemps douté.
GAVAUT.
Matérialiste ! — Depuis que j'ai un fils, il me semble que 'aime moins mes filles.
Je me surprends à être froid avec Elvire.
GAVAUT.
Un fils!... moi, qui m'en croyais incapable!
Et moi, que ma femme accuse !
Tout porte à penser qu'il m'appartient*
Comment... tout?
GAVAUT*
Toi , tu n'as pas d'enfant.
Toi, tu n'as que des filles.
GAVAUT.
C'est déjà quelque chose.
Ce n'est rien.
GAVAUT.
Les présomptions sont de mon côté.