SCÈNE III TÉRENCE, TOINETTE
TOINETTE, courant à Térence.
Je frapperai toujours avant d'euirer dans la chambre de sa femme.
TÉRENCE
Je ne suis plus un tartuffe, maintenant que j'ai sauvé l'escalier de service.
Vous êtes un chérubin.
TÉRENCE
Tu juges mal l'affection de madame Minard ; elle est toute
platonique. Je ne tromperais pas mon protecteur el mon patron.
TOI NET TE, riant.
C'est ce qui me fait rire.
TÉBENCB.
Ris, Toinette. Papa avait bien raison; il médisait : c Mon petit Térence, ne mérite jamais l'estime des femmes, elles te mépriseraient. »
TOINETTE
Ne prenez donc pas cet air saintc-nitouche ; vous vous moquez joliment de madame Mina ni. Elle s'imagine faire votre éducation... platonique, ça amuse toujours les femmes.
TERENCE
Eh bien?
TOINETTE, m penchant a ton oraflle»
Et la petite fleuriste ?
TÉRENCE, inquiet.
Quelle fleuriste ?
Celle que vous avez abandonnée Tannée dernière et qui a quitté Rouen de désespoir.
TÉRENCE
Je ne te comprends pas.
TOINETTE
C'était l'amie de la cousine de Cyrus.
TÉRENCE
Cyrus?
TOINETTE, baissant les yeux*
Mon fiancé.
TÉRENCE
Le gendarme !
TOINETTE, virement.
Ce n'était pas platonique cette fois. Vous voyez si je suis discrète ; voilà déjà deux jours que je sais votre aventure en gros. Cyrus ignorait votre nom; mais, av«nl-hier, vous êtes passé devant la porte de la cuisine, et il s'est écrié *.