ACTE DEUXIÈME
THÉODORE
Mon père..
6 A VAUT, Tiremeirt.
Ne le maudissez pas, ne le maudissez pas.
THÉODORE, ébahi.
Je ne maudis personne; seulement, ma mère m'a beaucoup gâté.
GAVAUT.
Et vous ne savez rien faire, naturellement, (a Minard.) naturellement.
THÉODORE
Mais avec de la bonne volonté...
GAVAUT.
Avec de la bonne volonté on arrive à tout : vous ferez un excellent domestique.
THÉODORE, faisant an bond.
Domestique 1
n met aon chapeau aur sa téta* MINARD, à Garant.
ne veut pas être domestique.
GAVAUT, à Minaret, araojoie.
De la fierté 1... de la fierté !... Je reconnais mon sang.,
Ou le mien.
GAVAUT.
Le mien, ou le tien. — Théodore I
THÉODORE
Monsieur!
GAVAUT.
Vous n'avez aucune idée du commerce f
THÉODORE
J'ai une idée vague.
GAVAUT.
Vous n'en avez aucune. — Vous ne connaisse? pas la coton ?
7* GÀVAUT, MINARD ET C«
THÉODORE
Je le connais...
GAVAUT.
Pour en avoir mis dans vos oreilles? — Vous ne le connaissez pas. — Vousécrhet?
THEODORE
Gomme lout le monde.
GAVAUT.
Mal, — j'en étais sûr. — Yous remplacerez notre commis aux expéditions.
A la bonne heure.
MINARD, à Garant.
Il ne pourra jamais.
GaVAUT, aree an geste d'orgueil.
S'il tient Je son père, il est né commerçant.
MINARD, même jeu.
Je n'y songeais pas.
GAVifUT.
Deux cents francs par mois, logé, nourri, éclairé, chauffé, blanchi et ciré, — on le cirera.
THÉODORE
J'accepte.
GAVAUT.
VOUS serez mon élève. — (Lui indiquant la table è droite*.) Voici
votre place. Je veux que vous soyez là, sous mes yeux; vous
COUCherez dans cette Chambre, (il indique le premier plan à droite.)
Elle est petite, mais aérée.
Il pasae è droite**, MINARD.
Trop aérée.
GAVAUT.
On mettra un paravent. Vous entre» en fonctions immédiatement.
• Minard, Gavant, Théodore.
** Minard, Théodore, Gavaut.