ACTE DEUXIÈME
C'est notre devoir.
GAVAUT.
Faisons-lui entendre adroitement qu'il est découvert.
Il se sauvera.
GAVAUT.
Tu m'as compris. — Prenons un billet de cinq cents francs.
U Ta au coffre-fort, l'ouvre et prend an billet *. MINARD.
Prenons-en un de mille.
De mille.-— Plions-le sans affectation... dans ce papier.
Il y« un bureau «I prend on papier dans lequel il place la billet. Il t'assied *• MINARD.
Parfaitement.
GAVAUT.
Que nous posons en évidence sur cette table.
Et puis?
GAVAUT.
]Etpuis, j'écris, — (n écrit.) en dissimulant mon écriture, parce que ce papier pourrait tomber dans les mains du juge d'instruction. — Tu vois que j'ai tout mon sang-froid. — Croistu que j'étais né pour la lutte ? Dis donc que j'étais né pour la lutte.
Oui l oui 1 tu étais né pour la lutte. — Qu'as- tu écrit?
GAVAUT , se levant et lui montrant ee qu'il a écrit.
Lis.
MINARD, lisant sans comprendre.
« Le train du Havre part à huit heures quarante. »
** Minard, Gavaut.
GAVA UT , lui expliquant ta pensée.
Le train du Havre, ligne d'Amérique. — Il devinera qu'on lui conseille de fuir.
Tu es admirable*.
GAVAUT.
N'est-ce pas? — Maintenant, sortons et ouvrons toutes les poi tes.
Tu es sublime.
Il remonte.
GAVAUT.
Ce sont les grandes situations qui font les grands hommes. Crois-tu que je suis digne de représenter le coton? — le crois-tu?
Je le crois.
GAVAUT,
Ah! si les électeurs pouvaient me voir en ce moment i
II» sortent par le fond, au milieu.