ACTE TROISIEME
Il s'est presque trouvé mal en entrant chez moi ; il a des frissons. Je vais prendre la couverture de voyage.
Elle Ta au cabinet*.
TOINETTE, inquiète.
Où donc, madame ?
ELVIRE
Où elle est ordinairement, dans le coffre.
TOINETTE , effrayée.
Elle n'y est pas... elle n'y est pa*.
ELVIRE
Je l'y ai mise moi-même.
Elle entre dans le eabinet.
TOINETTE , seule.
Tout est perdu ; elle va revenir furieuse ; elle appellera les patrons Pauvre Cyrus !
ELVIRE , retenant vivement, très- émue, et tombant sur la chaise, pres du coffre -fort.
Vous avez raison, Toineilc ; il n'y avait rien dans le coffre.
TOINETTE , étonnée.
Comment, rien?
ELViREy se levant brusquement et courant è la porta du eabinet, ou
elle s'appuie.
N'entrez pas dans ce cabinet... aujourd'hui.
TOINETTE , stupéfaite.
Moi?
ELVIRE
N'y laissez entrer personne. — Si on vous demande pourquoi... vous direz, vous direz que j'y suis.
TOINETTE, étonnée.
Hein?
ELVIRE, toujours émue.
Oui... j'ai des projets... sur ce cabinet... le jour y est bon.
TOINETTE
Il n'a pas de fenêtre.
* ElTire, Tolnetta.
BLVIRB.
C'est égal, j'y ferai des... expériences de photographie.
TOINBTTE.
Hein?
BLVIRB.
Allez préparer la camomille.
TOINETTE
J'y vais, madame. (A. part.) Pauvre Cyrns !... Et il est de service à midi.
Elle sort par le fond à droite.