ACTE TROISIÈME
CÉLESTE
Tôt» voulez toujours qu'une de nous l'épouse?
GAVAUT.
Si je le veux!
ANGÈLE, loi toritat Uê MtfMt-ptitlM {M CéltttotaU pauttf.
Eh bien, papa, désignez-!*.
GAVAUT.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
AWOèLB.
G» sont des pailles; il y on a une fraude.
GBLKSTI.
Une moyenne.
COLOMBO
Et une petite.
GAVAUT.
Hein 1 quoi ? vous me proposez,-
CÉLESTE
Vous ne voulez pas tirer?
AHGBLB.
Alors, tenez-les vous-même.
GAYAUT,
Moi-même?
GOLQtfBf.
Et ne trichez pas*
6AVAUT.
Ne trichez pas 1 moi-même ! des pailles ! — Mesdemoiselles...
Puisque nous sommes trois.
COLOMBE
Et qu'il ne peut en épouser qu'une.
CÉLESTE
Il faut bien tirer au sort.
* Céleste, Colombe, Angèle, Gavaut, Térence, Mfoard.
420 GAVAUT, MINARD ET C*
C'est logique.
GAVAUT.
Logique ! — Certainement... c'est logique. Le mariage est . une chose 91 grave qu'il vaut mieux en laisser la responsabilité au hasard. — Mais ça se fait autrement.
TÉRENCE, entrant par le fond à droite \
J'ai cherché partout. — (Feignant l'étonnement.) Ces demoiselles sont revenues?
GAVAUT.
Oui, Térence, mes filles étaient allées au Havre chez leur tante, — cette pauvre Anastasie ! — qui leur a donné de bons conseils et des courtes- pailles.
TÉRENCE, étonné.
Ahl
GAVAUT, bai.
Térence, vous savez que j'ai un fils et que ce fils...
Je le sais.
GAVAUT.
Voulez-vous encore devenir mon gendre ?
TÉRENCE
Plus que jamais. Il est des secrets qui ne peuvent pas sortir de la famille.
GAVAUT.
Brave cœur! brave cœurl — Je donnerai deux cent mille francs de dot.
TÉRENCE
Oh ! monsieur 1
GAVAUT, arrangeant le» pailles qm'il tient è la main.
Je lVxigc. — Maintenant vous allez savoir quelle est celle de mes filles qui vous préfère. — Il y en a une grande, une moyenne, une petite. — Tirez vous-même.
TOINETTE, entrant en courant par la porte du milieu. A Garant.
Monsieur, on apporte une letire.
* Céleste, Colombe, Angèle, Toinette, Gavaut, Térence.