‹ GaydonChapitre 5 sur 15 · Il faut lire sans doute ; Frété Guenel · texte numérisé non relu

Il faut lire sans doute ; Frété Guenel

Préface. xxvij

Et haute fut ille (»), celle noble citi.

De par sa femme, ce saichez sans doubter.

En tint tielz quatre qui moult ont richetez Et dix chasteaulx et autretant fertez. Etc.

Vers le milieu du manuscrit se trouve un appel du jongleur à ses auditeurs et une sorte de résumé des événements déjà racontés, qui nous fait penser que le poème se récitait en deux journées. On trouvera ci-après ce passage aux Notes et variantes, p. 342.

Le poème, incomplet par la fin, se termine ainsi :

Karle de France, le roys de Saint Denis ,

Gist à son tref de soye cordiis.

Blanche ot la barbe , si ot le poil flouris.

Tout ly baron ont à lycongiê pris ,

Chascun s’en va, n’y ont plus terme quis ,

Alumi ont les grant cierges tortis.

Karles remest ly roys de Saint Denis.

Un propriétaire du manuscrit, vers la fin du XVe ouïe commencement du XVIe siècle, voulant dissimuler sans doute ce qui manquait à son volume , s’avisa de coller une bande de papier sur la réclame du dernier feuillet, laquelle indiquait les premiers mots du feuillet suivant . Ce feuillet perdu, il le remplaça par un autre et y écrivit ce qu’il prenait sans doute pour des vers :

Dont chascun pleure et en est marris !. Lisez : Hautefeuille.

xxviij Préface.

Et prient à Dieu que lui doinl Para[d]is Auquel nous veuille mectrecellui Qui vit lassus au trosne divin.

Deo gratias.

Par cette supercherie, il espérait probablement vendre comme complet le manuscrit qui ne l’était pas.

Rappelons en terminant queM. Paulin Paris a consacré à notre poème l’une des nombreuses et savantes notices que lui doit le tome XXII de l’tfistoire littéraire de la France (p. 425-454), et que l’un des éditeurs du présent volume a fait de la chanson de Gaydon l’objet d’une thèse soutenue devant la Faculté des lettres de Paris , sous ce titre : De Gaidone, carminé gallico vestustiore, dis quisitio critica, auctore Siméon Luce. Lutetia Parisiorum, 1860, in-8 (1).

Ajoutons enfin que la première et la dernière tirade du texte même que nous publions étaient déjà publiées depuis longtemps par M. Fr. Michel , en tête de son édition de la Chanson de Roland (Paris, 1857, p. xxiv-xxix). •

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