LE POMPIER MÉDECIN
Le D'' Relus n’échappa pas à l’ordinaire hostilité des confrères malveillants. A une certaine époque, quelques-uns de ces derniers avaient excité contre lui les élèves de son hôpital, qui l’accueillaient non seulement sans faveur, mais encore avec des épithètés injurieuses. Un jour que ces jeunes gens, le voyant arriver, s’étaient mis irrévérencieusement à crier : « Voilà le pompier !» — « Oui, oui, répliqua-
GAYETEZ d’eSCULAI’E
l-il aussitôt, un vrai pompier, car lorsque je suis au milieu de vous, j’ai surtout des seaux (sots) autour de moi! » Les élèves se mirent üi rire et tout fut dit ; l’cpithète tomba et aussi la malveillance qu’on lui avait jusque-là témoignée.
INVIDIA MEDICORUM
M. de Lamure, rapportait quelqu’un au médecin Baiîtiikz, dit assez ouvertement qu’il ne croit pas à la médecine.
— « Parbleu ! répliqua Barthez, il a fort raison s’il parle de la sienne. »
A son tour, Bouvard disait de Barthez : « C’est un excellent professeur, c’est un homme universel, qui sait le droit, la physique, la mathématique, et môme la médecine. »