SUR LE PROFESSEUR BAILLON
Daii.i.on se mariait. Au moment de se mettre en route pour la mairie, on s’aperçoit qu’il ne manque que le principal Intére.ssé. Moment d’émoi. Parents et amis se dirigent en toute hâte vers le laboratoire du savant, où ils le trouvent plongé dans la contemplation amoureuse de quelque échantillon de plante rare.
— Il faut vous dépêcher; on n’attend plus que vous !
— C’est ennuyeux, fait Bâillon, si l’on ne pcutplus faire de botanique dans ce pays !...
Bâillon était la terreur des candidats, dont la timidité alimentait volontiers sa verve caustique et mordante.
l’esprit des célébrités médicales
Un jeune étudiant, fils d’un richissime financier, passait devant lui son premier examen de doctorat. Sur une question assez simple du professeur, le jeune homme reste coi... comme le commun des candidats :
— Allons, fait le sarcastique examinateur, il faudra faire des économies pour acheter un manuel de botanique.
WV
Une autre fois, c’est un étudiant de 20“ année, véritable pilier de brasserie, empestant la nicotine, qui comparaît devant le professeur redouté. Celuici lui donne une feuille de tabac à reconnaître. Le candidat reste obstinément muet.
— Voyons, vous faites un usage quotidien de cette plante, vous parai.sscz même en faire une consommation immodérée.
L’étudiant eut un éclair :
— J’ai trouvé, .s’écria-t-il triomphalement, c'est de l'absinthe !
Dutailly.