GRANDEUR D’AME
Alexandre le Grand, à qui l’on avait écrit que son médecin voulait l’empoisonner dans un remède que ce héros allait prendre, en avalant le breuvage, lui remit la lettre qui lui donnait cet avis. Le flegme que fit paraître le duc de Guise, dans une occasion toute semblable, égale assez celui d’Alexandre. Dans les troubles de Naples, où ce prince commandait, un homme fut plus que soupçonné de vouloir l’empoisonner ; il allait être mis en pièces par la populace, lorsque le Prince courut au quartier de rofficier accusé, lui demanda du pain, du vin, des confitures, puis mangea et but avec lui devant tout le monde, pour convaincre l’assemblée, par ce procédé, que c’était à tort ({u’on avait accusé cet officier, qui depuis lui fut très fidèlement attaché.