XXX. — 1* PÉRIODK, S
dans le Bfedilemboarg (f 1 658), futBimulUDëment chargé d'adapter tes suites anciennes et d'en composer de nouvelles!. On lisait, en effet, sur des copies d'après les cartons de Raphaël, l'inacription : • J. (T] Clein fec : anoo 1648 >, et ■ 48 jul. 4640 * ■. 11 est protxtble que Jean Gaspard Baptist (f 1691) travailla également pour Hoiilake. Noos savons du moins que cet artiste eicellail dans te deesio des tapisseries *. - Nais d'autres maîtres, plits illustres, ne Urdèrent pas à être associés aux destinées de la iDanulacture royale, fiubens peignit èi son intention les six esquisses de VUittoire d^ Achille *, et Van Dyck composa pour elle, d'après un de sej derniers biographes, les cartons des bordures des Acu$ det Apôtrei, merveilles d'imagination et d'élégance. Nous possédons même sur les relations du peintre favori de Charles 1* avec le direc~ leur de Horllake un document du plus haut intérêt, une tapisserie contenant les portraits de Van Dyck et de sir Francis Crâne (voir plus loin].
L'illustre disciple de Bubens conçut en outre, d'après un de ses biographes, le projet d'une suite de tapisseries destinée à éclipser toutes les autres, passées, prëseotea et ï venir. Il offrit b Charles 1" de composer, pour le grand salon de Whitehall, des cartons représentant YÉleclion du Boij VInstilulion de l'ordre de ta Jarretière, la Procestion dei chevaliert, et diverses autres cérémonies militaires ou civiles. Leurs dimensions devaient être doubles de celles des Actei des Apôtrei. Ualbeureusement l'artiste, parvenu au comble de la gloire et de la fortune, formula des prétentions tellement exagérées qu'elles firent hésiter même un Charles I*' : il demanda, pour les peintures seules, 300,000 écus, somme qui équivaudrait aujourd'hui à plusieurs millions et que l'exécution des tapisseries aurait certainement fait monter au double ou au triple *. De ce projet gigantesque il ne reste qu'une esquisse de la Proceuion det chevaliers, composition riche et mouvementée, dans le Style de Véronèse, avec un superbe food d'architecture *.
La mort du fondateur de la manufacture ralentit un instant les travaux. A en croire les historiens de la tapisserie, Sir Francis Crâne aurait vécu jusqu'en 4703 et aurait ainsi prolongé son existence bien au delà de la durée de l'établissement auquel il a attaché son nom. Il n'en est rien. Les documents publiés par le Record Office nous apprennent que Sir Francis se rendit en 4 636 i Paria, pour se faire opérer de la pierre, et qu'il y mourut des suites de l'opération, le S6 Juin de la même année '',
Le roi lui devait à ce moment une somme assez ronde: 5,84 ( £.. 10 s., 6 d. pour l'Histoire de Héro et Léandre, pour les Aciet des Apôtres, VHisioire de Diane et Calislo, une suite de Chevaus et pour différentes autres pièces, dont huit se trouvaient encore sur le métier. Cette créance passa au frère de Sir FranOis, Richard Crâne*. Celui-ci, à son tour, était débiteur vis-à-vis des ouvners d'une somme de S45£., 3s.,8 d. Une pétition de ces derniers au roi nous fait connaître leur détresse; elle nous apprend que la manufacture occupait en ce moment 140 personoes, an comptant probablement les femmes et les enfants*.