‹ Gazette des beaux-artsChapitre 37 sur 68 · Rep. dans Lagrange et Cloquet, op Cit., De · texte numérisé non relu

Rep. dans Lagrange et Cloquet, op Cit., De

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qu'ils devaient à d'illustres modèles, que les produits d’un art attardé et véritablement commercial, objets d'exportation que l’on retrouve à peu près identiques les uns aux autres jusqu’en Piçardie (tombeau du bâtard de Saint-Pol, à Ailly-sur-Noye‘) et jusqu’à Dijon même (église Notre-Dame). Il ne s’agit à, on le voit, que d’assez peu de chose, et, en somme, l'influence de l’école de Dijon peut être tenue pour nulle sur la sculpture de la Belgique.

Aussi bien, au moment où nous sommes arrivés, les imagiers belges regardaient ailleurs et ils prenaient pour guides des artistes moins lointains que les sculpteurs de Dijon, à savoir ces peintres qui | travaillaient à côté d’eux et qui dès lors avaient produit une

bonne part de leurs chefs-d’œuvre. On l'a remarqué avec beaucoup de raison : à partir du moment où paraissent les maîtres de la peinture en Belgique, les sculpteurs changent de manière, et, conscients peut-être d’une indéniable infériorité, ils s’appliquent à les imiter. Ce ne sont pas seulement les plis cassés des van Eyck qu'ils adoptent, c’est surtout la composition évidem-

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