‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 47 sur 249 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

Je vois dans ce fait un exemple de convulsions unilatérales par lésion irritative de la région motrice du même côté.

Voudrait-on attribuer les convulsions gauches à l’hyperhémie méningée droite, qui occupait la région motrice comme les autres parties delà convexité de ce côté? Mais la lésion gauche, dus importante, n’avait pas anéanti l’activité fonctionnelle de a zone motrice gauche, puisqu’il n’y a pas eu d’hémiplégie. Donc de deux choses l’une : ou celte lésion grave des méninges et de l’écorce, quoique portant directement sur l’ensemble des confluents moteurs gauches, n’a produit aucun symptôme ; ou bien elle a produit les convulsions du même côté. Cette dernière conclusion, justifiée d’ailleurs par d’autres cas analogues, me paraît seule admissible; mais, quelle que soit celle des deux interprétations ci-dessus qu’on veuille adopter, l’observation précédente n’en est pas moins en opposition avec les données courantes touchant les signes cliniques des lésions irritatives de la région cérébrale motrice.

H. — Hémiplégie flasque du côté d'une compression de la région motrice corticale.

La femme Mergaud, âgée de quatre-vingt-trois ans, est entrée dans mon service, à l’hôpital Lariboisière (salle Sainte- Claire, 2), le 23 janvier 1879, à six heures du soir; elle y a succombé dans la nuit du 25 au 26.

Antécédents. — Le jeudi 23 janvier, vers trois heures de l'après-midi, tandis qu’elle se promenait, celte femme a été frappée d’apoplexie sans convulsions; elle n’a repris connaissance que dans les instants qui ont suivi son entrée à l’hôpital, entre six et sept heures du soir.

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