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jouissent d'une bonne santé et mènent une existence physique active. Si l'anoreiie est complète, la malade dépérit; mais son dépérissement est bien plus lent qu'on aurait pu le sup[ioser, et la science est pleine ae faits d'hystériques restés plusieurs mois sans manger, maigrissant certainement, mais
E résentant cependant des apparences hors de pro|)ortion avec L durée de leur jeûne. Ces phénomènes sont si contradictoires, en apparence si contraires aux lois physiologiques, que bien des médecins ont de la tendance i les nier, tendance bien générale toutes les fois qu'on observe des faits en d(^saccord avec ce que nous avons 1 habitude d'observer. Nous ne nions
{las que ces malades n'aient une certaine tendance à tromper eurramille, leur médecin, à se rendre intéressantes par un procédé quelconque ; mais il n*en est pas moins démontré que dans nombre de cas des hystériques ont pu sans grand inconvénient subir des jeûnes prolongés. Nos expériences viennent ici en donner la preuve expérimentale, puisque nous avons pu, par simple suggestion, pratiquée soit k l'état de veille, soit pendant le sommeil hypnotique, provoquer une anorexie absolue et un jeûne de quinze jours.
Pendant toute cette période les sigets ont été privés d'alimentSj mais ont bu autant qu'il leur convenait. La variation des principaux éléments de 1 urine a été relevée jour par jour, ainsi qu'on le verra par le tableau ci-dessus (voy. p. 580).
Pendant un jeûne de quinze jours, la première malade a donc perdu 3^,200, et la deuxième 5^,700. Tout autre malade qu'une hystérique soumis àun pareil jeûne eût certainement perdu un poids plus considéraole. Ainsi nous avons fait jeûner un homme vi^ureux, gros mangeur, pendant cinq jours, et il perdit 15 livres; l'expérienea dot être cessée poar des raisons inutiles à indiquer.
Il est probable qu'il existe un système régulateur de la nutrition, plus facilement mis en jeu chez les hystériques que chez les autres sujets. Il entre en action sous l'influence d'excitations qui résultent de la dénutrition, et ceci nous explique comment les pertes son: pins grandes les [vemiws jours du Jeûne que les suivants. Nous pouvons encore exprimer le même fait en disant que du moment où un sujet est obligé de vivre sur son capital au lieu de vivre sur son revenu (représenté ici par les aliments ingérés à chaque repas), il restreint ses dépenses. Ceci est démontré dans nos tableaux par la diminution de poids qui est beaucoup plus considérable les premiers jours. Ëlle n'est pas due exclusivement à ce que les premiers jours il y a encore une perle due à l'évacuation des matières fécales, car un de nos sujets a cessé d'avoir des selles à partir du second jour de l'expérience.
Les variations dû l'urée ne sont pas moins intéressantes à étudier que celles du poids. Notre premier sujet est tombé en quinze jours de 17<',65 à 7'',49; notre second sujet est tombé de 21«Sl3à6",99.
du reste» de pareils spectacles sont à la fois pénibles et dangereux > .
La reine insiste, et le docteur est bien obligé de céder. Il ne le fait cependant qu'en prenant ses précautions ; car,
connais sop caractère, el je ne veux point confier & une personne malicieuse comme elle la substance dïaoolique. Après l'avoir essayée sur des chiens et des chats, elle pourrait bien étendre rexpérience h des créatures humaines. Ce que je lui ai donné ne peut qu'assoupir les sens, et produire une sl;upenr tentporaire; cette mort apparente n'aura du reste rien de dangereux; elle ne fera que suspendre pour un moment la vie, qui se réveillera bientôt plus fraîche et plus active. >
Les .précautions de Cornélius n'ont rien d'exagéré. En effet, rféroîne de la pièce, Imogène, fille du roi, née d'un
Ces chiffres montrent mieux encore que l'abaissement 4^ poids que les combustions diminuent et qu'elles diminuent surtout après les premiers jours. On voit l'urée s'abaisser au chiffre de 6 ou 7 grammes dans vingt-quatre heures, ce chiffre semble être le minimum des combustions azotées, compatibles avec la santé. Il est encore à noter, dans nos tableaux, que les variations de l'acide urique ne sont pas proportionnelles à celles de l'urée.
Nous avons fait l'expérience inverse de celtes que nous venons de rappeler, nous avons pris des sujets déjà soumis au jeûne, nous leur avons donné une sn^^estion de polvnhtfgie et les résultats obtenus ont été consignés dans le tableaii snivant: