‹ Gazette médicale de ParisChapitre 155 sur 394 · BAPPORT AVEC LES MALADIES INTERNES · texte numérisé non relu

BAPPORT AVEC LES MALADIES INTERNES

Le docteur Albers admet, d'après sa propre expérience , quatre €spèces d'éruptions qui peuvent se développer à la marge de l'auus.

1° Des pustules ordinaires ;

2° Des pastules porrigineuses ;

3° Une sorte d'herpés qu'il appelle herpès de l'anus. Cette éruption se développe, selon lui, dans le cours d'une diarrhée vs et coïncide ordinairement avec une inflammatio de la muqueuse. L'herpès de l'aous exerce sur les maladies de la portion inférieure du canal digestif la même influence critique que l’herpes labialis a sur celles de la portion supérieure.

4° Des aphthes, Celles-ci, loin d'être critiques , indiquent un plus grand Lérehrnpement et une intensité plus forte de la maladie.

VI. Perirs TUBERCULES SEMBLAULES AUX VERRUES, DÉVELOPPÉS SUR : É LA PEAU À LA SUITE DE L'INOCULATION LE LA MATIÈRE TUBERCU- LEVÉE.

La transmission de la phthisie tubereulense par voie d'infection à long-temps été soutenue par des médecins d'une grande autorité, Cette opinion compte encore de nos jours des partisans , principalement dans les pays chauds, où elle règne même parmi le peuple. Mais jusqu'à présent on n'avait point encore rité des preuves d'une transmission directe, Le docteur Albers de Bonn rapporte cinq observations, dans lesbee: la matière tuberculeuse déposée sur la surface déoudée du

erme produisit de petites élérations dures , rugueuses , de la forme d'une verrue. Dans tous ces cas, les individus s'étaient blessés à la main, soit en disséquant, soit en aidant à enlever de la cavité thoracique les poumons de personnes mortes de phthisie tuberculeuse, Au Lout de deux, trois on plusieurs jours , la plaie , le plus souvent insigoifiante , commençait à s'enflaumer ; les parties alentour devenaient rouges , tuméhiées , douloureuses. Bientôt la rougeur et la douleur disparaissaient , et on voyait aux endroits piqués se développer une petite tumeur, s'amincissant vers son sommet, dure, blanchâtre, jaunâtre ou verditre , du volume d'une lentille jusqu'à celui d’une aveline,

Une fois formés , ces tuhercules montraient une persistance opinidtre. Dans un cas, elles ont résisté pendant huit ans aux caustiques les plus énergiques, et même an cantère actuel ; on n’a pu les faire disparaître qu'en entretenant pendant très-long-temps un travail suppuratoire au moyen de l'emplâtre de cantharides.

Le mode de développement de ces tumeurs, leur structure intérieure par couches solides, rayonnées, blanchätres; Jeur nature opiniâtre : tout prouve qu’elles ue sont point le résultat sccidentel d'une inflam mation survenue à la suite d'une plaie, mais bien le produit d’un travail morbide particulier. Ce qui milite en faveur de Le caractère tuberculeux, c'est qu'on a trouvé de semblables grosseurs développées dans les membres de personnes mortes de phthisie. L'auteur engage les médecins elinistes à recueillir des observations semblables, qui seraient d’une haute importance pour l'étiologie de la maladie tuberculeuse,

Les autres recucils allemands , y compris le journal de chirurgie de Graefe et Walter, ne renferment d'intéressans que les articles suivans :

OUSERY ATIONS ET CONSIDÉRATIONS PRATIQUES, par le docteur Strah].

Sous ce titre l'antenr es rte :

1* un cas d'hydrophobie développé à la suite de la morsure d'un chien tout-à-fait sun.

Ons. = K... , subergisie, jouissant toujours d'une bonne santé, fut mordu à la main gauche par un chien tout - à- fait sain ; cinq senuines aprés il tomba malade et montra tous les symptômes de l'hydrophobie. La pla de La main he était cicalrisée et ne présentait aucun caractère suspect. Il succomla dons les premières 24 heures, Sa mère, âgée de 65 aus, twordee par cet infortuné dans un accès de , jouissait escoce quelques mois après d'une bonne santé. Sa blessure, qui avait été borrible, fat parfaitement guërie,

2° Deux cas hs gr ur par des pavots :

Les sujets de ces deux abservations sont deux enfans, l'un âgéde deux ans et six mois, etl'autre de quatorze ans. Le plus âgé, qui avait mange

welques pavots fut guéri, l'autre succomba avec tous les symptômes

À l'empoisonnement par l'opium. Il est à regretter qu'oo n'ait pu déconvrir le nombre de pavots qu'il avait pris.

3" Un préservatif spécifique contre les gerçures des seins.

Certes, tout praticien conçoit les douleurs atroces et les suites fächeuses que peuvent produire les gerçures des seins. Il serait à désirer que

l'expérience confirmät l'efficacité du remède suivant , que le docteur Strahl dit avoir toujours employé avec succès : Prenez : Noix de salle, lnfusez dans vin blanc,

Faïes digér.r lentement pendant 24 heures.

Appliquer des compresses trois à quatre fois par jour.

6 gros, 6 obces,

Oo doit commencer à faire usage de ce remède dès le sixième mois de la grossesse.

OUSERVATION DE SÉPARATION ARTIFICIELLE DES O$ FRACTURÉSET VICIEU- SEMENT CONSOLIDÉS , Et consolidation de ces mêmes os dans une direction normale ; par le docteur Micusruis, médecin à Berlin,

Ons. — M. Krant , ieutenant dans l'armée royale prussienne . âgé de 25 ans, d'onc constitution robuste, au retour de la campagne de France, en 1815, eut les deux os de La jambe droite fracturés dans Les environs de Brandebourg par une chute de son cheval. À fat teansporté dans crtte ville , où un médecin réeluist la fracture ct appliqua nn appareil eg vs d'un bavdage à plusieurs chefs et d'attelles de esrtan. Après que le malade fat resté au lit pendant sept semaines , Le médecin enteva l'appareil, et, examitant l'enilroit de là fracture, trouva le 1ibia et le péronée vivieusement consolidés et forment un angle obtu: en avant, La jambe était raccourcié au moins de 3 pouces. On checcha à replacer les os dans leur stoation normale à l'aide de l'extension et de Fapplicstion d'attelkes de bons: mais biew que le malade se soumit de nouvean pendant sept semaines à ce traitement, l'on n'obtint swron résaltat. Il se rent alors à Bedlin, où 1 se confia aux soins de M. Craefe. Ce chirurgien sousea à séparer de nouveau les extrémités 0suses ici -usement consolidées an moyen d'une forte extension , opérée à l'aide dan moule. D'abord le malade fut préparé pendant quelques jours à l'aide de La diète ant phlagistique, de légers lasatifs, de bains tièdes, pour prévenir autant que possihle la réactou inflammatoire, Le jour pris pour l'opératron, le malade fut plscé sur un lit suffisannment élevé par des m tele. Un bracelet de cuir fort convenablement rembourré, et manide deux annesux latéranx, fut sppliqhé sons de genou : on en mit un semblable au-dessus dés roalléoles , et on les assujétit de telle manière que de fortes {ractions ne pussent les déranger, La tête du Lit était tournée vers vue fenêtre, et le pied vers une porte située vis-à-vis. Denx cordes sulides furent passées par les anneaux latéraux du brarelet supérieur , et fixées à

Sun crochet profomément visé dans Le panneau de la fenêtre. Un crochet sem-

blable lat enfoncé dans Le revétement du poteau de h porte ; entre ce crochet et Les anneaux latéraux du bracelet inlérieur on plaça un moule, slors deux aides mirent le moufle en mourement sous La direction de M. Gracfe : la traction oui lieu avec one force ménagée et sans interruption jusqu'a ce que l'angle que formaient ls 08 vicieuement conselides . cût disparu subitement en faisant entcodre un craquement manifeste, Le malade avait supporté avec une constance admirable toute l'opération qui fut exécutée en quelques mivutes, et malgré de violentes douleurs ; il n'avait cessé d'encourager les médecins à atteindre le but qu'ilsse proposaient. Un examen attentil démontra que la fracture dtait complétement reproduite.

Les extrémités mobiles des os furent alors maintenues dits ane sitaation tout-3fait droite à l'aide des aitelles de &anter adaptées le plus exactement possible, Le pied fut ensuite plaré dans l'apparcil de Pott sur nur single tricotée et élsstique et à l'aide de cette machine où obtint ane extension et une contre estens ot permanente mais très légère : on visitait plusieurs fois chaque jour l'appareil, et on retndilialt aux dérangemens qui pouvaient s'être opérés. Le malade, dont la paticnce et le courage facilitèrent beaucoup le traitement, resta pendant hui semaines dans la situation décrite : on pouvait espérer alors que la consolidation dit turminée et qu'un cal suffisant avait comblé le ride qui vraisemblablement s'était fornvé à La partie postérienre des extrémités osseuses à la suite de Ia reproduction de leur fracture et de leur extension, Graefe laisea d'abord ia jambe une heure par jonc senbrment, sans alteTes Ft sans extension; dans l'appareil de Pott. Comme la longueur 44 la direction de l'extrémité sc conservaicat d'une manière satisfuisantes on angaw nta de plus en plus ce laps de temps: plustard on supp.ima L'appareil d: Pott, et an bout de Le deuxiénte somaine , be misée put se servir de ses membres qui avaient vatièrem:nt recouvré la longorur normale : pour compléter le traitement comme ke malade était sujet aux rhumatismes, on lui presérivit avec avantage bes hains de Tœplitz.

Ha repris dequis be scrsicc malitaire, et sert encore à présent au bout de 48 ans dans l'armée prussienne ct jouit d'uné santé parfaite.

Le professeur Blasius qui décrit deux cas semblables dans la Gazette de la société de médecine de Prusse, n. 4o, année 1833, ct nomme cette opération osteopalinklasis, s'étonne que les chirurgiens la fassent 51 rarement; je m'étonne au contraire , dit M. Michaëlis, que ce pers pendant son court séjour dans une ville de province, ait en

ceux fuis l'occasion de pratiquer cette opération , landis qu'à ma connaissance il ne s'est offert pendant 24 ans aux praticiens de Berlin, ville populeuse, qu'un seul cas qui Ja rendit nécessaire. C'est celui que je vieos de rappurter. Mais je suis encore plus surpris de la facilité avec laquelle M. le professeur a opéré la séparation des os vicieusement consolidés et de l'absence des douleurs durant cette opération. Je ne puis pas davantage me rendre bien compte comment la reconsolidation des os fracturés a pu se faire dans une direction normale sur l'appareil à suspensin de Sauter, puisque dans ces circonstances ils ont une grande tendance à se déplacer constamment par la contraction anormale des muscles qui est devenue bubituel'e.

procédé, M. Thilorier à pu étudier la dilstation eutre moins 20 et plus 30 degres

TRAVAUX ACADÉMIQUES. centigrades, De U +30" centigeades l'excès de l'allongement que sahit un

éco de liquide est égal à La moitié de cette tranvhe, et ainsi une colonne de li-

k quide qui ocupe à Uun cspare de 40 milimètres, ovcupe 60 euilimétres àL3U°,

ACADÉ MIE DES SCIENCES. Dan la méme hé à 49 millimètres d'air a ben de s'allougre de 20 millimètres be s'allongeraivat que de $ tuillimèires 4-8,

Séance ou 46 zoix 1834. — L'Académie reçoit un mémoire sur d'exéstenece || Cette énorme ditatation, dit M. Thilorier, me parait devoir &re, dans l'avenir, de quatre cœurs ditinats ayant des pulsations régulières et lis uvec Le #ys-|Île principe de nouveaux moteurs infigiment plus purssans et plus “roucmpiques que téne lymphatique durs certains animaux amphibées : par Jean Muellér. fous ceux qui sont bosés sue fa vaperisation des lquiles pernsnens ei méme des

Suivant le professeur allemand, dont le travail a été inséré dans Les Philoro-| has liquéfiés, Je me suis assuré quel acide carbonique liquétié, si dilatsble sous l'in phieal transactions, 1833, el qui envoie “on mémoire à l'Academie des scienres, |Mfuence de la température, n'est n'est point compresible par l'action des forces mécertains amphibies , da grenouille par esemgle, sont ponrtus d'organes pralsatifs, caniques, et qu'il participe en cela de la propriété des autres liquides comnus. Dès de cœurs, destinés à mettre en mouvement la ipmphe. Ces cœurs sont su normbre||lors il est facile de comprendre qu'un piton qui serait mu par la dilatation de ce de quatre, deux postéreurs el deux antérieurs. ne PR tiquide, offrirait une rési-tanre invinaible, Qu'on se sure le wombee de chevaux

Les d-ux cœurs postérieurs , dans la greaouille , sont Situés derrière l'articuta- 17 représcolérait nus tige métallique d'un mètre d'équarrissage, qui se dlaterait tion du fémur, dans La région scistique, Leurs contractions régulières peurent|id'un mètre par sonde, Et c'est cependant let dynamique que produiraient être vues à travers la peau, mais plus distinctement encore quan! rette membrane |ltrente tres dde px fiquefié avec vue épense de calunque quarante fois moindre et enlevée, Ces cœurs sont placés immédiatement au <hessuus du deemne, L'artère Îque celle qui s-rait necessaire pour +sporisr un bi ce d'eau. » et la veine sciatique. les plus gros vaisseaux de là cuisse, porteut inaédistement M. Tilorier à pu constater, à l'aide de son appareil, ce que la théorie pouvait sous Le cœur, mais le mouvement du sang , dans ces vaissroux, n'a piiat d'action! }'ailleurs faire prevoir, que, de tous les fluides du même gene, c'est celui qua sur lui. Les contractions de ces deux cœurs lymphatiques ne sont pas synchroui-||prsduit ke pla: grand abassement de température, En dirigeant sur La houle d'un ques avec celles du cœur sanguin ni avec les mouvemens des poutions , car elle thermomètre à Es de vin un jet d'acube liquelie, €t quoique le jet ne tonchät

sistent après l'enlèvement du cœur sanguin , el méme après qu'on à démembré| {qu'un des points du réservoir thermounéteique, ct que la température extéricare

animel, Les pulsations des deux organes, à droite «1 à Lo . ne sout pas sie très-chaude, on à obtenu en peu d'insions an abassement de température de multanées, mais elles alterment à des intervalles irréguliers, L'argane à environ||75" au-dessous de zero. Le plus grand shaisement qu'on eût © servé jusqu'ici deux lignes de long, danse sens de La longieue de L'animoa), et une ligne de large, [étage seulement de — 68". L'auteur pense qu'an moyen de évrtrines précautions, Le liquide mis en mouvement par ces organes st la lysuphe ; et, si on Les insulfle, [lon pourrait acriver jusqu'à produire une temiprrature de — 150".

l'air pénètre dans les espaces lymphatiques qu'on remarque sous la peau de !a gre-|f Une expérience que se propose de faire M, Thilorier avec Île liquide qu'il ob. nontille. | tient est d'en charger la crosse d'un fusil à vent, comptant obtenir sisi + non

La connexion de l'organe avec le tronc veineux de la cuisse du même côté est} lsuiement ue bien plus grand nombre de corps que par le proclé ordinaire, mais très-remarquable, car cÎle paraît conduire la lymphe des extrémités infér'eases , [lee qui est plus important peut-être, une parfaite rvsularité des coups. aussi bien que celle de La partie postérieure +de l'abdomen et du dos, dans ce]! M. Dulong, Becquerel et Dumas, suut chargés de prendre connaissance de

tronc veineux. L'union du cœar lymphatique svec une branche de la veine sia-|[l'appare de M, Thilorier , et de répéter ses experiences

tique, devient trés-visible quand on fait vne incision dans l'orgine et qu'on l'in- M. Douhle fait ain rapport vi Fhal sue un etre de patholagis gonérale des a njecte avec du vif-argent. Dans ve cas, les veines pour lesquelles la veine sciatique ||ciues enélecins grecs dont l'anteur si M. Saphocle Ab CEconomos, « L'auteur , est une afférente, se remplissent du métal, dit M. Double, s l'aide d'une érudition que nou: concevons à peine en France , a

Les cœurs Lymphatiques postérieurs sont difticiles à trouver dans 3 salamandre |lecproduit les de pe travaux de nos classiques grecs sur la pathologie géné. et Le léract, parce que leur peau est très-adhéreute; mas dans ces amenaux aussi, [[rale, Dans ce travail, qui a été sa thèse pour le doctorat, M. Ab Œronomus, ils sont placés sous la u, à La racine de la queue , derrière Los dun. après quelques considérations sue la littérature et sur les duetrines phile-opts ques Les denx cœurs antérieurs lymphatiques sont situés de chaque côté sur Li grande||des anciens médecins grecs, à exposé surcesdrement Les idérs de ces savans sur apopliyse transverse de la troisième verlébre. On aperçoit immédiatement lar-||la nosolngie en général, sur les canses des maladies et sur les symptômes étudiées gance si l'on soulève avec soin lomoplate et qu'on la coupe partcllement. 1 est{lun à un, et fonction par fonction. | d'une forme ronde , terminé antérieurement en pointe avec une branche de la! «De toutes les manières d'aborder l'histoire de la médecine, érlle ei. ajoute le veine jugulnire. Le uide que be cœur lymphatique lance dans cette veine , est de |lrspporteor, est sans contredit la meilleure, Elle donne révllemint la science des

la Irnplie ; Ja transparence de l'ocgane le montre clairement. anciens, 6€ vrai savoir qui transmet cn peu de tempn l'expérience anticipée de J n A nl Lu Jamais M. Muclier n'a pu découvrir de mouvemeat dans le réservoir de Pequet, || olusenrs siècles, a ni dans Le canal tho-acique chez les mammiféres, Après Les cloges cependant , le rapporteur fil remarquer que ce n'est guère

M. Marschal-Hall et M. Flourens avaient signalé dans certaines veines de quel-|lans ce que les anciensontécrit sur La pathologie que nous pouvons éspérer iron ques snimaux amphibies des pulsations. M Murlke pensé que ces pulsations sont [ser quelque chose de profitable , et qu'il y aurait ao contraire de trés bonnes in. does ax contractions des cœurs imphatiques, et il assure que quand on inter- | lesions à chercher dans la partie de leurs écrits relstive à la thérapentiqne, À rompt la pulsation de ces cœurs, les pulsations veincuses CERSCH de leur côté, l'appui de celte aswertion , M. Double p rle des avantages qu'il à obtenus en se

Cependant, M. Flourens fait remarquer qu'il persiste à croire à la puissance ||cosformant aux préceptes de Ceælius Anrélianns, dons le es où il voulait préreeonteactile des veines elles mêmes; et, suivant lai, leurs contractions sont 1out-lnir, après une première attaque d'apoydexie , le retour des arcidens … au move à-foit indépendantes decelles des cœurs lymphatiques découverts par M. Muelier |d'une révalsion opérée su- le système cutané , non par des irritans, ttrais ds

lotions chandes, Cælius Aurélianus, quoique Africain de mation, sppar era t réel. PR D PUIA lement, dit M, Double , à l'école grecque par ses principes et jar l'ensemble de . tr ses (Travaux.

At. Thilorier demande à soumettre à l'examen de l'Académie un appareil à l'aide

; : Si F

duquel il annonce pouvoir obtenir par da vote chénique et en peu d'instsns tr CRANPIE VILACE

litre d'acide carbonique. L . ; | Pour arriver à la maillenee disposition de rapscilé et de rés stance de l'appa-![ M. Migendie fait en son nom et celui de M. Serres un rapport sur 1 charpie

reil, j'ai dû, dit M, Tlulorier, chercher à consaitre les principales propriétés dim fabriquée sphere Une premières Ecran avait de chargée. el y a prés corps qui n'avait point été jusqu'ici étudié ; et, quoique ce gaz dique bé soit placé}, de dis ans, de s'acruper de ce sujet ; sis La mort on l'absence de plusreurs de en quelque sorti hors de La nat de chimiste, puisque Sa con Hrion d'ex:stence est [ses membres out oblige à cn nommer ane seconde. Le produit que M Gannal ded'être emprisonné dans des vases hormétiquement fermés cd capables de supporter [sg sis ke noi de chourpre serge n'est que du chanvre roui, blanchi au chlore, une forte pression, je suis parveau à déterminer, aussi rigoureusement qu'én 4 pui}prigué de manière à obtenir rage degrés de Goesse, et conpé à la languer que le faire poar l'éther et l'alcool, La pesanteur spécifique de re liquide, ss elite |ilon veut, à raison de La tenuité des brins qui La conspasent, Celte charpie peut oedot thermométrique, la pressior,ei, de qui est ki tréslifferent, la densité de sa| taper tantôt un volume conadérable sous MA poids donné, ee qu améne time vapeur, si l'on peut appeler vapeur un gae qui se condense en un véritahli liquide, {grande économie dans son emploi + tantôt re rédu Le à on trés-perit volume, et qui, réciproquement, € régeaère par la vaporisation de re même liquide. . ce qui en rend le transport facile, Elle n'est pas exposée, comme celle qu'on fair M. Thilorier, dans ses études sur ce corps, dit avoir dté conduit à reconnaitre des væus linges des hôpitaus , 3 étre imprégnée de substances nuiablis ; elle prut que dans lestimites de 3 liquéfaction les gaz cecsent d'étre soumis à ln loi de Ma-||étre obtenue des prix modérés , faut que la charpie commune devient plus riotte, et eue les pressions aux divers Jegsés de température sont loin d'être cc. {frère à mesure que l'asage des un, de lin et de chanvre devient plus rare ; enrespandantés aux densités. Ainsi, dit-il, au 30° au-dessas du réro du thermomitre Gus on peut en obtenir aabsat qu'on le veut, tandis que de { autre où ne penorr ait a pression réelle celle qu'indique de manomètre vst de 74 atanusghé-}len un cas de guerre se procurer tout à coup la quantité suflisante, session drévrique, cle qu'il faudrait conclure de nombre dus, | Après avoir signalé ainsi lea avantages de produit présenté por M, Gannat. le rapportée sign ale ses incontémiens qui consistent : l'ence que celte à han pute de

centigrade, | | Ç dis que la r à mé oo ce est-a-dice dé la densité, serait de 130 atmwsphèses, Ce qui donne À 4 pour différence ee pes, environ cinquante atmosplhères. : chanvre s'imhibe mal des hiqnides que fournissent les Llesures et les pairs. de A5", les dens pressions manométriques, et calculée sont parfaitement d acconl, telle sorte qui [D pus séjourne Re Pintercalle des pansemens ser les surfaces mais au-dessus de ce point jusqu'au 20", les rôles changent , el le nombre d'at- fqui les séreüteut ; Z elle athée trop fortement aux bords des plaies d'oit résul: mosphéres calrulé d'après la denuté du gaz est moindre à sou tour que le nombre jitent de Uraitlemins toujauss douloureux et souvent très-nuisibles: 3° le ch'ore d'atmosghères indiqué par le manomitre, ; | . dont lle et imprégnée eacie quelque Fours trop fortement fes surfices sur lex: Quelque étrange que puisse paraitre ce fait, poursait M Thilorier, ame parait} qe Iles on l'applique ; mais ce derai r'inronvéaicnt disaraitra quand on le sonlrouver sa justibcation us un cas analogue, On sait que Les liquides angmentent;|dra ou moyen de lavages préalibles, L'emploi du chaavr , Comme mauve fe pau de volume ‘au moment de leur solidification; Je même effet ne pourrait-il pas avoir |ter les plaies dei hanime et des animrmix . est atasi ancien que la chirierg & 6 fn hicu pour les gas, lorsqu is approchent du terme de la liquéfuchion. i[ecienre vétérinaire. L'idée méme dé blanchir cette, matière parle chlore s-ant Une autre particularité de l'achle carhonique bquébé, c'est qu ilest de tous lestlde la translurnmer en charae à déjà vite brise en pratique par plusieurs personnes, corps congus, Sins n excipter les ge eux-mêmes, celui qui st dilate et se con-[lactamemrat par Cadet de Vous el Gama. Aiuu, disent les comatissires , le tests tracte Le plus sous l'influence des variations de La température, Quoique la noin-! de M, Gaunal ronsiste celte vireun tonte à fabriquer el à pouvoir fournir ti dre chaleur snflise pour déterminer Lébailition de ce luquide, l'éballition u'a pas lille qualité qu'on sm Fa, Et à bus prix , one charpie blsor he, fine, Pgise, lon. licu quelle que so t l'élévation de température, M, à mesure g on échaufie le h-ligue on rourte, à volonté, exemque de toute milite animal ns, d'un aude, où augmente la pression dans une proportion convenable. À l'aide de ec!ltranspert commode et d'un emploi facile; ques M Gant dupe à son pro }

plus de souplesse, qu'il le rende plus prons que Pusage de la chaspie vierge ne sé répande promptement , surtout dans Les héjritaux militaires et civils, ;

M. Larrey ponrsuit la lecture commencée dans les séances précédebtes, de ses obsereations de clinique chirurgicale, { Nous dounerons un estrait de ce travail dans un de nos prochains numéros. )

M, Peloure lit un mémoire sur les produits de la distillution des acides tirtrique et paratartrique , suivi de ccusulérutions générales sur les corps pyrogénés.

L'acide pyro-tartrique fut découscet par M. Rose à l'occasion de recherches sur la liqueur nommée antrelo's acide tartrique empyrenmmatique ; Éudié ensuite par Fourcroy et Vauquelin. 1 n'est pas crpendant encore bien complétement connu, et M. Peloure a dû chercher à en compléter l'histoire af de pouvoir determinee,

si, comme il y avait lieu de de croire , il se rapgrochait par sa composition et par - son mode de production des autres acides priugines.

La distillation de l'acide tartrique comme celle des autres acides végétaux, doane des produits très-divess et en quantité très-vaniable suivant Ls température à laquellé on l'effectue,

Faite à feu no on oblent des huiles empyreumaliques, du gaz oléGant, de l'eau, de l'acide carbonique , de l'acide acétique presque cristallisable tant il est concentré , et une quantité d'acide pyro-tartrique si petite, tellement mélée avec des produits étrangers, qu'il est on ne peut plus difüc le de l'isoler.

Entre 200 et #00 degrés Les mêmes produits sc présentent encore: tuais dons des proportions très-différentes, et l'acide pyro-tartrique y est beaucoup plus shondant.

Entre 175 et 480 Les proportions de l'acide pro-tartrique de l'acide acéique ét de l'eau, augmentent cocore plus que des traces d'huile empyreumatique ; mais il y a des quantités assez seosibles d'acide acitique, d'hydrogène csrbone et de charbon, En évaporant ke produit de ectte distillation, on obtient des cristaux qu'il est ible de parifer, mais par une opération longue et délicate, Voici donc le procéde qu'il est préferable d'employer.

Co introduit dans une coraue de verre Le liquide complexe, dans le. uel se trouve dessous l'acide pyra-tartrique ; on le dis‘ille jusqu'à ce que le résidu ait acquis une consistance srupeuse, On change alors les récipivns et on contiaue la distillation jusqu'à siccité ; on expose le dernier liquide distilé à l'action d'un froid trés-vif ou à une éraporalion spontanée dans le vide, 1l s'en sépare dans les deux vas des rristaux irréguliers, encore jaunâtres et d'ane odeur cmpyre uniatique, On lessonmet à la pre-se cutre plusieurs doubles de papier joseph, on kes fat redissoudre dans l'eao et l'on traite La dissolation bouillaote par un peu de noïr animal. 1 s'en dépose par le refroidissement des erislaux d'acide pyro-lartrique pur,

Obtena par cc procédé, l'acide pyro-lartrique | n'e les propriétéssuirantes : ilest blanc, inodore, très-sulnble dans L'alcool, d'une saveur fortement acide, et comparable sous ce rapport à relle de l'acide taririque lui-même. Fusihle à 400° environ , il bout à 488"; et comme à moe lemxérature un peu plus élevéc il se décompose, on réussit difôrilement à le volatiliser sans résidu,

Une dissolution concentrée de cet scide ne trouble pas les egux de chaux , de baryie et de strontiane. Elle forme dans l'acétate de plomb fiquide un précipité blanc trés-abondant , insotutile dans l'eau , mais très-soluble dans un excès d'acctaie. Elle ne trouble pas l'acétate neutre et le nitrate de plomb.

Les sels de mercure au minimum où an masimum , le persulfate de fer , les sels de chaux et de bomte, kes sulfates de zinc , de manganése et de cuivre , ne sont pas précipités par l'acide tartrique libre,

La potasse forme avec cet avide un sel nentre, drliquescent, dont les réactions sur différens autres sels ont été étudices par M. Pelouxe , et se trouvent exposées dans son mémoire, L'acide preo tartrique à Fétat de liberté est représenté par la formule suivsnte : C° H° Of. En se combigant avec les bases, il perd l'atome d'eau et devient C° H° ©",

Le mémoire de M. Pelouze est terminé par des considérations sur les rapports qui existent entre sous Les acides prrngraés jusqu'a présent connus, ct les acides dont ils pror ivatient.

La deruière séance de l'Académie de médecine à eu lieu en comité serret , et a été consacrée à la discussion des titres des candilats aux places de COrrespundans. Voici one lettre qui nous est adresse à ce sujet par M. Veljieau.

Monsieur le rédacteur,

de voulais obtenir la parole paur dire que l'Académie doit choisir ses correspondaos, non-seulement parmi les médecins qui lui ont envoyé le plus de travaux . mais encore et snrtout parmi les hommes des départemens qui honoreut Le plus la profession, J'anrais ajouté que la liste présentée par La commission est extrém ment incomplète sous ce rapport, En effet , elle renferme, d'une part, des nums estimables sinus doute, mais qui n'ont cocorc ren fait , où presque rien fait | qui puisse leur mériter le titre d'acades icien , tamis que d'un autre côte, elle laisse dsas l'oubli uoe foule de confrèeis du plus grand merite et d'une haute réputaon.

Pour mos compte, jé réclame donc d'ahord en faveur de :

MM, 5° Gensoal, de Lyon, * Foville, de Romen, #° Moulimé , de Hordesus , * Stole, de Strachourg, 5° Tooucllé, de Tours, 6" Haime, li...

7" Denis, du Commerry, #° Genioon, de Chäteau-tm Loir, qui derraent, je cos , passer avunt biva d'autres.

Le

M. Gens oc, ge éenile des Ssuter et des Antoine Petit, Fun des cbirurgrues qui honoreut de plus lu generation actuelle , longtemps glacé à la tête du plus but prie de France, est trop connu pour que j'aie besoin de r. pyrcler ss Litres ioniques,

M. HMorndinut, caenrgien cn du É du graud hôpitalile Bordeaux ; est à peu prés

st à s'imbiber, el nous ne doutons pas || dans le même cas; j'en dirai

autant de M. Foville, M. $toiz, successeur naturel de Flammont, professeur distingué lui-même, et l'un des hommes qui promettent le plus à l'art des scrouchemens, est auteur d'un grand nombre de dissertations importantes ; c'est fui qui, le premier én France, a su Gixer l'attentiun des savans sar l'accouchement prématuré artificiel.

Serait il possible aussi que, par son Traité des maladies des enf ns, es Recherches sur be sang, ses Mémoires d'anatomie pathologique, M. Zenys ne se fût pas rendu digne du titre de correspondant ! .

M. Tonnelleé et chirurgien en cbef de l'hôpital général de Tours, et anteur = mémoires remarquables sur la péritouite et les altérations des siuus veineux

u crâne.

M. Haine à pablié un grand nombre dé faits concernant l'ampatation, les ruptunes de matrice, Les fractures par l'action musculaire, etc.;el son mémoire sur calet les fractures est on des meilleurs que nous ayons.

Quant à M. Gendeon, ses travoux sur les fèrres graves le placent certainement très-haut dans l'échelle médicale, outre que c'est lui qui a le premier essayé le mitrale d'argent daus les ophihslmies.

CORRESPONDANCE MEDICALE

OBSERVATIONS SUR L'EMPLOI DE LA NOIX VOMIQUE DANS LE TRAITEMENT DE LA PARALYSIE DES MEMBRES INFÉRIEURS, communiquées par M. Pennussez , D.-M, à Saint- Cyr, au Mont-d'Or.

Dans le n° 4 de cette annéc, la Gazette ménicatr rapporte une observation de paraplégie guérie par la noix vomique, et que l'auteur par rait avoir consignée pour détruire les doutes que certains praticiens conservent encore sur l’action vraiment heureuse de cette substance dans les paralysies de ce genre... En lisant ce nouveau succès, qui, ajouté à tant d'autres , doit décidément faire admettre la noix vomique comme d'une efficacité bien réelle de cette maladie , j'ai pensé que je devais profiter de cette occasion pour rappeler les FA Feel 6 goérisons que j'ai vu obtenir par l'emploi de ce moyen thérapeutique, et pour ajouter, si c'est possible, à la confiance que des médecins éclairés accordent si justement à ce nouveau moyen.

Quoique MM. Desportes , Magendie , Delile, Orfila et autres observaleurs aient constaté que la noix vomique est funeste à l'hotame, ainsi qu'à plusienrs animaux , il n'est pas moins vrai que ce moyen, qui peut être un poison violent , devient au contraire un médicament héroïque dans certains cas, quand il est administré avec prudence par des mains habiles, Des faits nomlireux sont là pour le prouver, et à l'Hôtel-Dieu de Lyon, où des cures merveilleuses ont été obtenues depuis deux ans, il ne se passe pas de semaine , de jour, où on ne puisse constater les bons effets de cette substance.

D'après les expériences cliniques de M. Fouquier, qui des premiers employa la noix vomique, on ne peut révoquer en doute les succès de cette substance conire les paralysies des membres inférieurs , de la vessie , el ses puissans avantages pour exciter l'action de la moelle épinière et des nerls qui en partent.

Il me serait bien facile de eiter no grand nombre d'observations en faveur de ce que j'avauce, puisque j'ai présenté l'année dernitre pour sujet de thèse une collection de faits où la noix vomique à été d’un heurenx succès... Faits, observations , que j'ai recueillis moi-même au lit da malade pendant que j'etais en service comme chirurgien interne à l'Hôtel-Dieu de Lyon.

Aussi, je suis pleinement convaincu , d'après ce que j'ai vu et d'après les expériences faites par des praticiens distingués, que la noix vomique est d’une efficacité presque constante dans les paraplégies seulemeut , n'osant pas en effet LN préconiser dans les héanplégies , où elle a réussi quelquefois, et où elle est le plus souvent meurtrière, comme le dit le professeur Lallemand dans ses Lettres sur l'encéphale , et comme je l'ai observé moi-même quelqnefois.

Si les faits sont de quelque valeur dans les sciences , si les succes obtenus presque tous les jours avec un médicament peuvent prouver en sa faveur, je crois que l'efficacité de la noix vomique dans le traitement et La guérisun des paraplégies doit être une vérité, et que des remerciemens duivent être rendus à l'homme savant et philantropique qi le wemier , à Faide de ce moyen, a délivré l'humanité d'une maladie hs et douloureuse.

Dans l'observation rapportée dans le n° & de la Gazkrre mipicate, la guérison a été obtenue aussi belle que possible; mais j'aurais désire que, pour la science et pour combaltre une objection qui à été faite, l'auteur nous donnit un peu plus de details sur la maladie ; qu'il nous dit, par exemple, si la maladie était due à une gibbosité des verntébres, si des cautéres avaient été employés.

Dans la diseussion de ma thèse, on ne me demanda pourquoi dans les cas de paraplégies avec gibhosité traitées par la noix vomique et des cautères, j'attribuais la guérison plutôt à la réserve qu'au moyen chirurgical, et on alla même jusqu'à attribuer tout le succès à l'action des cautères , me citant les cas de guérisons semblables obtenues bien avant nous par, Pott et autres.

C'était aussi pour répondre à cette objection que je prévoyais , que dans ma these j'avais principalement consigaé plusieurs observations de es uéries simplement par l'emploi de la noix vomique, ct dans lesquelles les cantères n'avaient pas été du tout employés. C'est ainsi , qu'aidé de ces succès j'ai cherché à prouver que c'était plutôt à la résine, dont l'action était plus générale, et se passait tont entière dans a moelle épinière, qu'à l'action locale des cautères qu'il fallait attribuer la guérison dans les cas où les deux moyens étaient combinés ; j'ai ce. pendant approuvé aussi l'avantage qu'il y a à se servir des deux, l'un en effet, agit localement, en détournant l'irritation, en donnant au pus une issue faverible , tandis que l'autre agit sne la moelle épinière, dont il réveille la sensibilité, comme endormie par une compression qui diminuera, l'excite, et lui rend son degré de vitalité qu'elle avait perdu ; telle esten effet la manière dont je m'explique ces différentes guérisons.

Suivant cet adage du sage: Nihil affirmat sapiens quod non probet, j'ajoute les deux observations suivantes,

PARALVSIE DES MEMERFS INFÉRIEURS, DE LA VESHE, DES MEMANES SUPÉRIEURE AVEC LÉGÈRES CONTRACTIONS DES FLÉCHISSEURS , (ratée sans succès pendant trois ans par plusicurs moyens, et gu-rie complétement par Li noix votnique au bout de quatre gois.

Ons, L — Mans B., âgée de 26 à 30 ans, d'une hanne eonditution, brune . d'uc tempérament nervoso-sanguin, fut prise d'une paralrse générale pour Laquulle ele evtra à l'Hôtel Dies de Lyon dans l'année 1426.

Plus tard la paralyie se Gxa eur certains organes, el affecta surtout lex membres inféeieurs et supérieurs , ainsi que la vessie, Les orgoues des sens étaient inacts; l'œil gauche seulement resta Jong-temps trouble et sujet à des ophthat. raies.

Cette femvree wavant éprouvé ancun sonlagement de tous es movens qu'on em. ploys pendant prés de trois ons, far bientôt soumise aux expériences qu'oi fai. sait alors à l'hôpital sur la noix vomique , et elle commrnça alors une aontelle tanienre,

La préparation de noix vomique était l'ext, slroolique employé en pilules à Ja dose d'un demi-geain pae jour. Tous les huit jours on angmentait la dote, Lu premier mois du traitement était à peine achevé , que la paralysie de Ja vessie avait cessé : Le cathétérisme n'était plus sévesssire , et déja des mouversens pou vaient s'esécuter dans les membres iferwurs ; les supérieurs reslaient toujours un peu contractés: l'avant-bras un peu féchi eur le bras: enûn, vers Ja du du quatrième mois, la malade prenant par jour 8 grains en pilules d'ext, alcuoliqne , présentait l'état le plos satisfaisant possible; la guérison étaii telle, que tous les monvemens étaient rercnus dans tous Les membres , et que la malade marchait et courail anse vite qu'une autre persounce.

I est bon cependant de faire remarquer que les membres supérieurs n'ont repris que les derniers tout-à-fait leurs mouvemens, et que dans tous ces cas de guérison que j'ai observés , c'est toujours la paralysie de la vessie qui a disparu la première, comme cela est arrivé dans cette observation dont je n'ai rapporté que ce qu'il ÿ avait de plus saillant.

CIBRORTÉ; PARALYSIE DES MEMBRES INFÉATEURS; AMÉLIONATION SCBITE ODTERUE FAR LA NOIX VOMIQUE.

F'iroure bien de tout ce changement, et a déjà changé sa face blème et décharnée coutre des joues pleines et volurées, J'espère, en coatiourat an pareil traitement à La fois local et général, arriver à réhabiliter la constitution dubile de cette fille, et à opfrer chez elle le même changement qu'on obtient chez ne Meur étiolée , en lun faisant ressentir a domec mfuenec du suleil et de la boire,

Dois-je attribuer les honneurs de cette rapide gaérison aux cautères ou à la résine? J'opive beaucoup pour cette dernière pensée , car Jes premiers n'étaient pas encore appliquées que déjà l'amélioration était sensible.

Si je savais qu'on conservdt encore du doute, et si je ne craignais d'être trop long, je citérais d'autres observations que je possède dans lesquelles, comme je l'ai dit, la noix vouique empluyée toute seule à parfaitement réussi. Or, dans de pareils cas, quelle a été l'action de cette substance? comment s'est-elie passée? si nous ne pouvons le dire, ou si ce que nous disions ne suffisait pas, on est au moins obligé d'ad- |mettre que l'action a existé puisque nous en avons observé des effets... Pourquoi done ne pas admettre cette mème aclion dans tous les cas où la noix vomique est administrée, quels que suient les autres moyens em ployés en même temps.

‘ai vu administrer par le professeur Lallemand le tartre stbié à bautes doses, pour abattre dans certains cas, l'eréthisme inflammatoire; certainement je w'atiribuai pas les effets non douteux , dont j'étais témoin, aux cautères ou aux vésicaloires dont le malade pouvait être porteur.

Je reste donc intimement convaincu des heureux effets qu'on pent obtenir avec la noix vomique, dans le traitement des paraplégies..…. m'alstenant toutefois de l'employer dans les hémijlégies où je la crois dan- |gerense,

J'ajouterai , en finissont, que la meilleure forme sous laquelle on doive administrer la noix vomique est, sans contredit, la préparation pilulaire, En effet , il en est de cette substance irritante et venéneuse comme de toutes les autres de même nature, et je crois qu'en donnant ce médicament suspendu dans un liquide ; on le met de suite en contact avec la membrane muqueuse de l'estomac qni, tonjours et seule portion du tube digestif, reste chargée de l'absorption du médicament , qui ne laisse pas par la suite de causer de l'irritation ou un embarras gastrique,

Je préfère le donner en pilules; car alors il arrive que l'absorption se fait dans tuute l'étendue du canal digestif parcourue par le corps pilulaire et qu'étant ainsi répartie , elle ne peut donner lieu à aucune irlritation , précautiun tonjours utle pont ue pas être contrarié dans les ets qu'on veut obtenir.

Si je retrouve plus tard l'occasion d'employer ce moyen, je vous promets de vous en envoyer l'observation.

SUR L'EMPLOI DU CHLORURE D'OXIDE DE SODIUM CONTRE LES FIÈVRES IXTERMITTENTES, par M. Muxaner, D.-M.

à Chätilion-de-Michailles.

Je viens de lire dans le dernier numéro du Journal de la Societé des sciences physiques et chimiques de Paris, dont je suis membre correspondant, uo article du docteur me qui constate la suspension paroxysmale d'une févre tierce sous l'influence du chlorure d'oxide de sodiwm. Le même article m'apprend que M. Roche a exposé une

Os. I — Pierrette Decrand, âgée de dix ans, hobitant La commune de $t- D théorie sur les fitvres intermittentes dans le n° 155 du Journal heb- Cr, donée d'une constitution faible et rachitique, présentant des déviutions dans | domadaire , laquelle théorie a conduit mon estimable confrère à tenter

la colonne vertébrale, daus les os du bassin, e1 une gibhosté de La grossvur d'une la

noix, formée par La saillie de la seroarle vertèbre lonthaire , fut saisie, dans lus 7 mivrs jours du mois ile anars de cette année, d'une paralysie des membres inrieurs, sans qu'il y ait complication de évlle de la vessie,

Appelé présae la malle, et assaut reconnue facilement ls nature de la maladie, je sougrai à l'emploi de la noix romique, combinée avec l'application de deux vantères sur Les eûtés de la tumeur, En attendant Fadhésion de 11 mère à ce dernier mosea auquel elle répugnait. je lis frotter d'abord, avec l'huile d: morphine, les articulations devenues dou'oureuses , et je prescrivis l'extrait alcoolique de noix vomique à la duse d'un duui-grain en deux julules pour chaque jour, La première dose fat prise le lendemain de}: prescription, le $ mars 1934.

Les cantéres ne furent appliqués que le Cinquiène jour, le 7 ovars, et cependant uns amélioration bien s-esile s'était déjà manifestéc ; la petite malade pourait se

mouvoir dans son Lit, Ma:s plus tard la scène changea en mieux chaque jour , et!

les effets observés furint si heuroux que j'en fas moi-mème étonné. En effet , le douritme jour, fs malade ponvat marcher sans avoir besoin d'oide, Elle ne pouwait avoir pris que 3 D geuius le noix vomique , et Les escarres faites par la pommade raustique étaivat à peine hien marquées,

Etouné de cette rapide guérison, je rontinuai le traitement avec la même sérérilé, pensant que celle atlaque d+ paraîysie n'était peut-étre que le prélude d'un rage morbide. Aujourd'hui la petite malade pread par jour ua grain d'e trait slcoul que de noix vomique, Les cautères dumicot ua pus de boune nature , et le régime auquel j'ai snamis la malade est fartifiant , composé surtout de viondes rôties, de boa vin, etc. J'ai conseil aussi de Feserciee en ple'n ais L'enfant se

vropriété febrifuge du chlorure , ce dont il prend date.

onfiné à l'extrémité de la Franec , au picd des Alpes jurasiennes , ne vous élonnez pas si j'ignore encore celte théorie de M. Roche, Je m'estime assez heureux quand un rayon, émané du foyer des lninières médicales , se réfléchit sur La pointe de nos rochers, et vi nt sillynner lmon obseur cabinet une fois par semaine. Ce rayon métaphorique est la Gazerre mémicale DE Panrs (1). Ignorant dans la théorie de M. Roche, je prends la liberté de vous apprendre que si j'expérimente le mème agent thérapeutique depuis septembre 1833 , c'2st par une conséquence de mes propres idées sur l'essence des fièvres marèca- Aeuses.

Depuis cette époque , et pour la première fois, quelques cas épars d'une semblable affection se munifestérent dans le quartier bas de Chätillon-de-Michaille , ma résidence, Pendant l'automne et Le printemps de 1833, récrudescence légère. Aujourd'hui même, et depuis la venue prématurée des beaux jours, l'épidémie règne d'une mamitre intense

(1) La mémoire de notre honorable confrère est en défaut. La Gazet:e fn cat à fait mention des idécs de M. Rorhe sur les Gèvres intermitteutes , anure 1833, p. 817,

sur la classe ouvrière ; je puis observer 115 malades dans le cercle|[dangers d'une hémorragie évéerne. Cor, comme les issus oponévrotiqnes et

ts À : j.[mustulaires se trouveront ains: coupés ataut qu'on ail ouvert le péritoise, eelasétroit d’un quart de lieue et sur une population de 1,200 ames eavi- ||. empêcher ke sang de se répandre dans Li cavité du ventre, par conséquent le ron, e chorurgiea s'apercerrs de suite de la blessure de l'artère, et n'au-a qu'a la sois Je n'ai pas pris date , comme le docteur Lalerque, pour un prémuer||et à la lier, La metho le oedinsire est hien loin d'offrir cet avantage: mais je crois et problématique succès par le chlorure d'oxide de sodium , obtenu le | {aussi que pr a À fout — ti Mont press avant d cie le coltet :

: # ptembre (8 3a sur la persunne du sieur Lacroix (Antoine), cordon-||et eue be curps du sac, pour étre dr d'avosr té toute espèce détranglensent

p . ; : : sÉ ‘ : ua pourrait résiler daus ce canal, et n'avoir point à y crense une fues que L nier. La inême raison me défendit de livrer tro lésérement à la publi- Le te press , 3 L pale

cité des gpuérisons isolées de la même affection par le cyanure de po-|| J'ai dit dons nron mémoire que M. Iesselliach fils avait au-si conseillé d'inciser

tassiom en Javement, par le charbon administré à l'intérieur, ele. [Île canal hermaire dans toute son éterine. Je me suis couvaines depuis que cette ; : ne un ,

Un esprit philosophique : d'après mon estimable confrère , re trouvel née sn'apprbent en propre , aunsi lien que Pine fon du collrt da sac favorise

« F + » : + 1 . M h n'inese be canal que dans L'eten: pas là de quoi baser un jugement solide , et les fièvres tierces ces- LE La pinces, M, Hesselhach n'incse al que dans tendue de trois hi

sent fréquemment sans remees. | . . J'ai l'honneur, ete. Cet esprit philosophique a exigé donc Le guérisans birn éviden- Couutex , tes par le même traitement, pour spécialiser mes recherches et m'en- Ducteur en chirurgie de l'université de Turn.

gager à réunir une masse de faits capable d'établir irrévocallement aux yeux du monde médical l'efficacité du chlorure d'oxide de sodium , combiné avec d'autres substances médicamenteuses, dans le traitement des fitvres murécageuses. n > :

Mes nombreuses occupations {et ce prétexte n'est pas bannal pour un BIBLIOGRAPHIE.

médecin de campagne qui fait metier obligé Sarre et de garçon! | |

apothicaire) ont été le motif pee qui à retardé porcs d'un|IPHYSINLOGTE ET HYGIÈNE DES HOMMES LIVRÉS AUX TRAVAUX meénoire sur cet important objet, et qui doit comprendre l’histoire en- ve L'espnr, où Recherches sur le physique et le

. . Ps he . + + #" core mcomplète de l'épidémie régnante. moral, les habitudes, les maladies et le régime des

Veuillez donc, monsieur te rédacteur, insérer dans votre journal la à | . ù A présente réclamation de priorité scientifiquement effective; car je me peus de lettres, artistes, SaVAns , hommes d'état , propose de présenter mon travail à l'Académie des sciences pour le Jurisconsultes, aininistrateurs, etc. ; par d.-H. Re-

verLLé-Panise (4).

concours du prix Monthyon.

Muxaner, D.-M. P.

Châtillon, 13 mai 1834. Nous avons promis une menton ctondue du livre de M. Reveille-

Parise ; là lecture atientive de cet ouvrage n'a fait qu'ajouter à la boane opinion qu'un premier coup d'œil nous c@ avait fait concevoir, Mais notre tche, fort agréable sans doute sous le rapport du plaisir et de l'instruction que noms cn avons relirés, est pourtant beaucoup plus difficile que nous ne l'aurions imaginé d'abord. Le Livre de M. Reveille- Parise n'est pas de ceux qui se prêtent à une analyse régulière, et qu'on peut résumer en quelques pages. L'esprit, l'imagination , le goût, l'e- {eudition , les Gmesses et les beautés d'art ne s'analysent point. Toutes ces qualités vivent de details ; on en jauit sans les posséder jamais d’une vue nette et précise; on les saisit au passage, inais on ne les saurait camper. Sous ce rapport, le livre de M, Reveillé-Parise est fait peur dérouter la eritique la plus bienveillante, Ne sachant où se prendre et tirée en tous sens, elle ne trouve pour se formuler que quelques vaines épithètes laudatives qui. tout en satisfaisant le juste amour-propre d'un auteur le servent en définitive assez mal aupres du publie , qui désire. avant tout, savoir de quoi il est question, Nous feruns de notre nuenx cependant pour donner nue idée à nos lecteurs d'un ouvrage destine par sa valeur positive et intrinsèque sous le rapport de la science, à un succès durable parmi les médecins, et par son éminent mérite litteiraire, à mn succés brillant et universel dans le reste du public.

Le sujet de ce livre n'est pas neuf : Tissot et bien d'autres encore

" est élair, dit M, Collies, que si on voulait inciser de col du axe de dhors)[l'ont traité ; mais y a-t-il un sujet neuf dans le domaine de la pensée et en dedans sans l'avoir préalablement écarté de lintestin à l'aide de piners , il ee : °

3 ! de la science? C’est l'originalité de l'écrivain qui fait l'originalité d'un rait presque impossible de ne pas blesser ce dermier ; mais en presant la préeau- Hivre. Les Litres d 6 banitres des livres à vai erits d tiou indiquée, je crois encore que l'incision de dehors en dedans serait plus ciel" Ye. Les Litres de tous les chapaires Ges lvres à veuir sont ceris deque celle qu'on fit de dedans : n dehors, comme où la pratique ordinai mont, Si [purs des siècles ; chaque generation sen sert tour à four, mais sans les maintegant on réauit ces deux prérautions, l'érartement à laide de pinces et J'in-Jfuser. et les remet à peu pres intacts à la génération suivante, Or, le sucisian de declans en ns le ter boutonne , où mieux encore avec des|liet d'un livre, c'est son titre, qui est la chose la plus i-sigmifante du ciseaux. il me parait que nol autre procédé ne pourra offrie une sussi grande sé- | ne: i] n'y a de vieux et de neuf dans les livres que la pensée et curité, En effet, avre Les pinces, la force qui doit produire l'écsetement agit sein l'art de l'écrivain. Ceci admi ons di d re à lement sur le collet du soc, tandis que, dans la méthode onlinaire , la force mit art de lecrivain. Ceci admis, Dous pouvons dire que ! ouvrage de doitle produire agit aussi bien sur le collet du sac que sur l'intestin. Ea effet , | M. Reveillé-Parise est de nature à satisfaire sous ce rapport les plus exice n'est qu'en appuyant sir lan et sur l'autre, que l'ongle ou le hout de La sonde||grans ; et sans préjuger rien sur son mérite absolu, on peut afürmer du ranneée peuvent 4: faire an espace pour pénétrer entre le collet et l'intestin ,[lnoins qu'il ne ressemble en rien à ceux que possède Ja Littérature médi-

pour pouvoir inciser Le premier de dedans en dehors. La conséqmence de cette Es ati as + ioinalité otre é manœuvre est, dess certains cas , Le creramee ivéviehle de l'intestin, Ex efict , cale sur des matières analogues. Cette originalité se montre également

supposez que les parois de l'intestin sont tellement affublies par l'inflammation||©t dans la disposition ou le plan de son travail , et dans l'exécution , daus l'endroit de l'étranglement, que leur furce de ressstance à la poissance di<-||cheses que nous examinerons séparément. tendante soit dy apirbe int à celle : he le collet du sac, commel! Le premier volume est consacré à des iecherches sur les condiunons cela srrive quand le colfet est précqne carülagineux , alors ilest évident que ls |lorganiques et physiologiques quidistinguent les hommes livrés aux tradr qu rh D bc een (Ivaux de l'esprit {savans, littérateurs, artistes, «io. ); il comprend une tinuité parallèle à la direction de l'étranglement, et dans l'endroit n'ême sec le- théorie générale des lois de la vie, et des considérations sur les phenoquel l'étrangkment agit plus fortement. Si donc il arrive à l'autopsre de trouver|linènes principaux qui la manifestent ; c'est la prédaminance de certains une solotion de continuité parallèle à la direction de l'étranglement, je erois|lde ces phénomènes et de res conditions organiques dans les classes d’inact code te or Ar Purr cucies gs le pan grd der mare dividus dont l'auteur à fait le sujet de ses observations , qui constitue Lu uno Mad à si nue ous MP |Iprécisément la physiologie particulière de cette classe. Parmi les ques- Mais il est évident que l'incision du collet du sac, pour offcie toute sécurité ltions les plus importantes de cette première partie, sont celles du temne peut être pratiquée qu'après avoir iacisé Le ranal heraiaire dans toute sa lon. - x = neur. Cette incision préalable du canal n'a pas seulement l'avantage de favoriser |? (1, Deux vol. in-8°, chez Deoto, rue d Efanth, n° 4 bis, et Palais-Rogal, gaincishon de coblet da sac , elle a aussi cel de mettre le chirurgien à l'abri des ee vitrée, n° Pt

SUR LE NOUVEAU PROCÉDÉ DE HERNIOTOMIE Proposé par M. le docteur Couurex.

M. le docteur Cofliex nous a adressé une réclamation au sujet de l'analyse de son mémoire insérée dans notre dernier numéro. Après une discussion longue et consciencieuse, nuus avons eu Le plaisir d’enteñdre M. Golliex avouer que l'incision du collet du sac, faite de déhors en dedaos comme 1l Le proposait d'abord, offrait plus de dangers que l'incision de dedans en dehors. Ctie question rapitale ainsi Étnigremens jugée, il est juste de reconnaïre que les autres modifications pruposces par M. Colliex, et telles qu'il les expose dans sa lettre , méritent une attention sérieuse de la part des pratiéens. En effet, l'inciston cumsplète du canal herniaire üte tout le danger de l'hémorrhagie, et jermet de suivre des yeux tout le temps du débridement; et peut être aus-i y a-t-1l quelque avantage à soulever le collet du sac à l'aide de pinces’, au leu de se servir de l'ungle et surtout de la sonde cannelée. À pr alous d'ailleurs mettre nos lecteurs à même d'apprécier les raisons de l'auteur,

pérament, et les rapports du cerveau et du système nerveux avec la vie Irendent maitres de la foule ; mais pour le médecin le héros n’est qu'un

intellectuelle et morale.

Le second volume eat composé de deux parties : la première traite de la pathologie, c'est-à-dire des principales maladies des gens de lettres, artistes, savans, ele. ; des causes exterienres générales ou spéciales qui les produisent , des organes qui sont le plus souvent affectés es 2e travaux intellectuels, et enGo des principes généraux du traitement. La deuxième partie est consacrée à l'hygiène : elle est fort longuement développée et ne laisse rien à désirer sous le point de vue pratique.

Cette division est parfaitement logique et fondée sur les principes d'une bonne méthode. J'en donne ie: le squelette , c'est dans le livre même et seulement dans le livre qu'on peut en avoir le corps et la substance. Comme tous les ouvrages des ubservateurs , celui-ci , je le répète, ne peut pas être réduit à quelques principes. Fruit de la pratique, il est abondant en préceptes, en aperçus, en faits ; toutes choses qui ne se résument point. On résume Brown ou M, Broussais, on ne résume ni Stoll, ni Sydenbam, ni Loënnec. Contentons-nous donc de prendre le livre , et de nous arrêter sur les points les plus intéressans.

Dans son discours préliminaire, M. Reveillé-Parise refute avec beaucoup de sens et d'esprit les préjugés défavorables dont la science médicale est l'objet, et qui tous se réduisent en somme à quelques plats et iasignifians sarcasmes sur l'incertitude de ses résultats et l'instabilité de ses principes. À ce compile, en effet, il n'y a pas de science ni d'art qui soient mieux partagés et mieux en mesure de satisfaire les exigences du scepticisme, Toutes ces déclarwations oiseuses ne tiennent pas contre le syllogismed"Hippacrate : il y a des choses utiles, il y à des Choses nuisibles, donc il ÿ à une médecine ; à moins de nier les prémisses, c'est-à-dire d'être fou. Cette introduction est un morceau achevé de discussion et de logique,

Le chapitre sur la vie en général offre les idées les plus sensées sur la portée et la vraie nature de la science humaine dans ces questions obscures qui ont pour objet le principe même de l'organisavon. « On a voulu, dit M. Reveillé-Parise, définir la vie, mais » cette tentalive a toujours été sans succès. Comment défioir ce » qu’on ne connait pas? la vie n'est pour nous que la manifestation de » l'action organique... L'incompréhensible ne s'éclaircit pas par des » définitions... La vie est en nous et hors de nous; nous la sentons , # nous la jugeons, nous en caleulons les forces , les effets, les degrés ; » tllea l'évidence d'un fait, expression de mille faits, et pourtant elle » conserve l'obscurité d'une abstraction. » On ne peut mieux penser, ni mieux dire, C'est là la vraie science du philosophe, c'est-à-dire une ignorance qui se connait.

Examinant dans son second chapitre la vie dans ses modes de manifestation dans l'organisme, M. Reveillé-Parise en trouve deux princi- Fe : la sensibilité et la contraculité. Sans aîtacher une valeur ab5oue à cette division, et sans croire surtout quelle embrasse tous les faits vitaux ,ila raison de la regarder comme fondamentale. Nous ne saurions non plus blämer Le pee qu'il en fait pour la détermination du tempérament spécial des personnes livrées aux travaux de l'esprit, qui nous semble très-bien caractérisé dans cette courte description : « d'une part : disposition nerveuse originelle, puis excés d'action , enfin prédominance extrème du système nerveux ; de l'autre, déminution graduelle et presque absolue de la contractilité. » Tel est le caractère distinctif, l'expression organique de ce tempérament, Il peut être associé à toutes les variétés des constitulions, inais dans l'immense majorité des cas la prédominance du systéme nerveux en est le fond et la Lo. La diminution correspondante de la contractilité est également un fait d'observation. Les cas où l'équilibre est conservé sont très-rares, surtout parmi les hommes qui ont hrillé par des Facultés extraordinaires. Le développement et l'explication de cette loi physiologique servent à M. Revaillé-Parise dans toutes ses recherches uhiérieures. Een démostre les conséquences par rapport à l'intelligence en général, aux divers actes intellectuels, aux caractères et aux habitudes, et mains directement par rapport à la destinée des individus et au bonheur de l'es-

tce, i Mais c'est surtout dans ces observations de détail que mon analyse ne peut suivre l'auteur. Les moindres points de doctrine ÿ sont accompagnés d'exemples sans nombre, tirés de la vie des hommes célèbres, etés à profusion, mais toujours avec un goût discret et sûr, qui subordonne l'écudition à l'intérêt de la question à éclaircir, de la chose à prouver. La biographie médicale des grands bommes dans tous les genres pourrait fournir la matière d'un livre plein d'intérêt, Personne ne pourrait mieux l'entreprendre que M. Reveillé-Parise, qui conte avec tant de grâce et de simplicité ces petites particularités de la vie intime. Ces détails ne sont rien pour le monde, qui ne voit et ne punt voir dans les esprits supérieurs que les qualités qui les font tels et les

Ihommne , vivant de la vie de l'espèce ; il est admis à s'informer de l'état

ide sa digestion et des fonctions moins nobles encore de cet être privi-

légié, et c'est souvent dans ces tristes mystères du corps qu'il trouve l'explication de problèmes moraux qui dépassent le vulgaire. M. Reveillé-Parise manie avec uv rare discernement et un tact parfait ces faits anecdotiques , indispensables dans son sujet. Sachant beaucoup , il ne cite qu'à propos, et l'exemple va toujours au but. Indépendamment de leur valeur scientifique, les faits biographiques dunt le livre est plein, ont presque tous par eux-mêmes un attrait vif et piquant; ils animent partout des discussions auxquelles le talent de l'auteur n'aurait pu tout seul ôter leur austérité naturelle. Ainsi, l'histoire se trouve mêlée à la science, et soit heureux hasard du sujet, suit plutôt habileté de l'écrivain, on se trouve toujours au milieu du monde et des idées littéraires sans sortir jamais de la médecine.

À propos des varictés et différences organiques que présente Ja constitution nerveuse, M. Reveillé-Parise tombe naturellement sur les systèmes phrénologiques et sur la doctrine Gall. Il ne convient point avec ces systèmes que tout l'être moral dépende de l'encéphale, et, conformément aux anciens et à Bichat, il rattche le côté passionné et aflectif de l'homme au système nerveux splanchnique et aux appareils mème où ces nerfs se distribuent. Sans entrer dans la discussion de cette opinion au fond , nous pensons qu'il a raison contre Gall et les phrénologistes, Quant à la doctrine de la multiplicité des urganes cérébraux, il se contente de dire que probable en principe, elle est en fait une simple conjecture que l'expérience n'a point confirmée. IL fait aussi à la cranoscopie quelques objections , à notre avis, ‘rés-pérempicires , entre autres, l'impossibilité de diviser le moi; objectien à laquelle aucun phrénologiste n'a jamais répondu , ni ne répondra, I ne nie point, du reste les rapports évidens qui existent entre le développement de l'appareil encéphalique et celui de l'intelligence. Les details qu'il donne sur la tête de Pascal, de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau, de madame de Staël, de Byron , de Gall, de Cuvier et de Napoléon, sont fort curieux, bien que quelques-uns soient insuffisans pour motiver une conclusion. Le crâne de Napoléon, par exemple, dont nous avons aujourd'hui le plâtre, est construit au rebours de ce qu'on sait ou de ce rs on croit du caractère et du génie de l'homme. ÎL est notamment peu d'accord avec les propres commentaires phrénologiques de M. Antomarchi qui l'a moule lui-même. A propos d'un crâne

e Nouveau-Zélandais, présenté à l'Académie des sciences en 1827, M. Reveillé-Parise dit qu'on peut considérer cette race comme le point intermédiaire entre le genre homme et le genre orang. Cette nation a été certainement calomniée par ce crâne , car d'après l'avis unanime des voyageurs et principalewent de M. Dumont-Durville qui en a fait l’histoire détaillée , ces insulaires sont le peuple Le rs brave, les plus intelhigent et le plus perfectible de la mer du Sud. Leurs enfans appresnent à lire aussi vite et plus vite que les enfans anglais, et font les mêmes progrès dans tout ce qu'on leur enseigne. Si je hasarde cette observation c'est que les histoires de sauvages sont en général fort es. ue re parles phrénologistes.

e premier volume est terminé par des considérations sur le mot d'Aristote « que la plupart des Lomwes célébres sont atteints de mé- » Jancolie. » de morceau, rempli de verve, d'éclat, de vues ingénieuses, a été lu et justement applaudi à la séance annuelle de l'Académie de médecine.

C'est surtout dans le second volume, et spécialement dans son bygiéne, que M. Revcillé-Parise a multiplié les ressunrces de son érudition , de son expérience pratique, de sa connaissance des hommes, de sa sagacité d'observation et de sun talent d'expliquer, de décrire, de raconter et de conseiller. C'était la partie la plus difficile de son livre; c'est aussi celle qu'il a traitée avec Le plus de supériorité. Mais ici encore les exemples, les faits, les détails se pressent et s'accumulent avec tant de richesse, que je dois renoncer tout-à fait à mes tristes essais d'analyse; je signalerai seulement deux chapitres comme particulièrement remarquables; le 5° (1°* partie}, qui traite des médecins en général, et de leurs rapports avec les gens de lettres, artistes, boromes d'état, etc. , avec les classes élevées, enün. Je soubaiterais, pour l'honneur de notre profession et des hommes qui l'exercent , que ce chapitre fût lu de tout le monde, Notre devoir social et moral y est tracé d'une manière si ferme et si digne, natre route sur celle mer semée d'écucils est indiquee avec tant de sûreté ct de tact, que nous ne pouvuns que profiter beaucoup à le méditer. L'autre chapitre est le 6° (2° partie), intitulé : philosophie de l'hygiène ; un extraitea a été publiédernièrement par la Gazerre mépicate, Nous ne connaissons pas de livre où les principes de l'hygiène soient exposés avec nt de méthode et de vigueur logique ; c'est un morceau court , mais jdein d'observations profondes et présea-

tées sous une forme concise qui en laisse voir l'enchainement théorique. tr géuéral par trop d'aménité, nos conriendrons volontiers que quelquefois

. ter “lé Parice énumi ce. Ia discussion drpasss les limites jusqu'alors admises. Suns trop pévétrer danslare- Dans les chapitres qui suivent, M. Reveillé-Parise énumère successive A der contes “ON IS Ds due à Ron sp œudir des résabmts. Une

ment l'action des agens nodilicateurs del écunomie, dans leurs rapports | ousctte école fat fondée qui renouvela la fare de la médecine opératoire , qui avec la constitution des personnes livrées aux travaux de la pense , ajouta aux recherches déjà acquises sur une foule d'autres points, et le profes l'électricité, le climat, l'atmosphère, le régime alimentaire , les bains , ||seur de la Vitié , écartaot ou brisant de furce tous les obstacles, a conquis désorles vêtemens, la veille, le somunvif, l'exercice, le repos, les sécrétions et DE #44 ges pe 1 A il Ve reste qu'un seul chirurgien auquel l'opinion ac- LE P H : L x 1: J Corde avant ho fa pren CE, exerétions, les aflections et les passions, etc. Tous ces élémens modif. Aclourd Led de qu'il pre sente aux concours de l'école, D'y a-t-il pas un jacateurs de noire vie physiclogique elsociale, et qui en forment comme la |} toute fait dramatique à voir ce redoutable athlète s'offcir désarmé devant trame , peuvent être la source de la santé ou de la maladie , suivant ||ses anciens adversaires ; les accepter pour juges , lui qui les a tant jngés lui-même, qu'ils sont bien ou mal réglés et adaptés à nos besoins. C'est cette règle |let s'appuyer cafin contre leur amoar-propre qu'il peut croire implacable , dans que M. Rereillé-Parise a voulu meitre en préceptes , travail difficile , # FE v ssh rh rom pm y md panel 5 s'at- : : : : à S : v: Ent | tàave » ; D. " mgret uytine, € plus qu'on ne pourrait le croire, mais qu la cxecule Avec qu'en effet il a Lait de croire sa supériorité assez bien établie sur ses compé = N uo raie bonheur, Il portera de hons fruits ; 1 fournira une instruction |terpe pour accepter le combat à toute chance , et toutefois cette position délicate nouvelle aux praticiens , etaux gens du monde de légitimes motifs de | confiance pour l’art. Il relèvera bien des funestes découragemens, et pré-

du principal cambidat vis-à-vis de ses jnges n'est pas un des moindres motifs qui font accourir à l'amphithéätre cette foule d'élèves avides de le voir et de l'ap-

viendra des imprévayances non moins dangereuses. Ecrit pour tous , il

sera utile à tous.

plaudir. Nous en avons été témoins à la première séance. Lorsque l'illustre pro- Quaot à la forme, à l'exécution littéraire du livre de M, Reveille.

ilesseur est venu dans cette enceinte, Monnée de le voir, s'asscoir modestement ist Le banc des candidats, une solve prolongée d'apploudissemens a salué sa bien-

Parise, nous en avons dit déjà assez pour faire comprendre que sous

ce rapport, aussi bien que sois celui de la science, ce n’est pas uncœu-

Lang , tt lui à montré toute l'affection que lui portent ces élèves, dont la plupart sont auss les siens, Ce a est pos cependant qu'il manque d'adreraires dignes de lai. Au premier +re ordinaire. À ne leconsidérer mème que comme nn ouvrage de Jittéra- ||MAPE $ plate M. Velpcsu, homme d'un savoir prodigieux, dont les ouvrages sur 1 ë lacé d L bre d'écrits oi Ep qer presque toutes les parties de La chirurgie sant devenus classiques et lui ont fait ture ,1 pu tre place au rang du peut nombre décrits ou notre admi- || üne renommée européenne. Vaincu jusqu'à présent dans les concours du pros rable et bonne langue conserve ses allures libres , logiques, rapides , |lsorst , il a presque toujours laissé en doute si révllement il aurait dà l'être, et sa clarté philosophique, son caractère brillant et animé. Ces sortes d'écrits sont rares aujourd'hui, et ceux de M. Revoillé-Parise sont du nombre. Au reste, cette appréciation sera faite probablement ailleurs L: dans une feuille médicale, et par des critiques auxques ce point

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