RUSTS MAGASIN FUR DIE GESAMMTE HEIL
KUNDE
Les deuxième et troisicme caluers du quatrième volume contiennent :! 1° observations sur plusieurs affections 53 mptomaliques qui se rencourent dans les cas d'irritation d'une plus ou moins grande por-
7" Les individus attaqués de la variole vraie avaient pour la plupart 10 à 30 ans. De 1 à 10 ans on ne compta que neuf cas, el autant de o à 50.
8° La mortalité fut à peu près la mème pour tous les âges. 0° Panini les personnes mortes , on ü en compte qu'une de vaccinée , et encore ce cas est-il douteux. | | 10° L'âge le plus exposé à la varioloïde et à la varicelle fut celui de 10 à 3o ans.
| Aux faits qui précèdent l'auteur ajoute , tant en s'appuyant sur sa ‘propre expérience que sur celle d'autrui, quelques considérations [dont nous dunnons ici {£ résume.
La variole vraie se montra partout avec sa marche et som carac
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d'autrefois. Dans certains cas , elle atlaqua plusieurs fois les mêmes individus.
La varicelle n’offrit également pas de grandes différences ; elle fut générale, grave jusqu'à mettre La vie des malades en danger. Quelques observateurs citent même des exemples de mort.
La varioloide, malgré son affinité avec la varicelle, doit être regardée comme une forme particulière.
Parmi les différentes espèces de variole connues depuis les Lemps a0ciens , celle dite £ymphatique fut la plus commune, On peut encore de nos jours poursuivre çà et là l'origine commnne de toutes les espèces de variole, ou du moins la démontrer avec assez de probabilités.
La varioloïde n'est point due à un principe contagieux particulier : elle paraît être née d'une modification dela varicelle à l’époque ra l'extinction de la vraie variole au moyen de la vaccination, en tant que cette dernière a été négligée. Depuis, elle est devenue une espèce par ticulière et a acquis un caractère plus malfaisant.
La vaccination, lorsqu'elle a suivi une marche régulière, est un préservatif sûr contre la variole.
Le plus grand nombre de cas de vraies varivles, et peut-être de varioloïdes après la vaccination, dépend le plus souvent d'une vaccination incomplète.
Les cicatrices ne prouvent rien en faveur de l'efficacité du vaccin, Ce dernier peut ètre légitime, mais n'avoir plus assez de force pour détruire toute disposition À la variole. Si le vaccin est bon, son action n'est pas en raison du nombre de: pustules ; trois où quatre, et même une seule suffisent.
IL n'existe aucune preuve que la vaccination ne préserve que pour un certain nombre d'années,
La revaccination est en général une mesure dont l'utilité n'est pas démontrée.
De 50 individus vaccinés régulièrement une première fois sous les yeux de l'auteur et soumis à une seconde vaccinaoa , un seul eut les symptômes de la vaccine; les pustules eurent beaucoup de ressemblance avec celles de la varioloïde et tombèrent le huitième jour ; encore estil à remarquer que la marche de la première vaccination n'avait pas été tout-à-fait normale.
OBSERVATIONS SUR LES PLAIES DU COU , par le professeur J,-F, Dier- FENVACH.
Dans ce petit mémoire le savant professeur de Berlin cite beaucou d'observations sur les plaies du cou, desquelles , ainsi que d'autres fait antérieurs , il üre les conclusions suivantes :
Les plaies simples du cou guérissent très-rarement par première intension.
Les plaies du cou, quand même elles ne pénètrent pas dans les voies aériennes , peuvent devenir mortelles par là suppuration et par le pus qui fuse vers le bas.
Les petites plaies, qui pénètrent dans les voies aériennes , sont souvent mortelles, les grandes qui divisent la trachée-artère et Le pharyox sont au contraire souvent guéries : dans les plaies petites et profondes l'inflammation et la suppuration s'étendent dans la profondeur: dans les grandes elles ont lieu plutôt à la superficie. Ù
La suture sanglante est inutile; elle augmente l'irritation et l'inflammation et peut donner lieu à un épanchement de pus dans les poumons par la trachée-artère,
La suture est surtout nuisible dans les grandes plaies , le travail qui produit les bourgeons charnus suffit pour rapprocher les bords de la trachée.
On doit surtout rejeter la réunion de la peau par la suture sanglante lorsque la suture de fa trachée-artère a été faite préalablement. É
On doit anssi rejeter la rénnion de la peau au devant d'une plaie non réunie de la trachée-artère, car le sang et la suppuration de la plaie peuvent couler dans le poumon.
Le bonnet de Kæhler est un bandage nuisible.
Le meilleur traitement est Le suivant : dans les plaies de là peau du cou on emploiera la réunion simple par les bandeleites agglutinatives ; dans les plaies pénétrantes de la trachée-artère où du larynx petites ou grandes, on n'appliquera aucun bandage, il suffit de la couvrir avec un linge mouille, en ayant soin de la tenirtrès-propre, Aulieu de faire usage du bonnet de Kaœbler, deux gardes se chargeront alternativement de modérer les mouvemens de la tête.
On fera en outre des saïgnées répétées, et on suivra en général la même méthode curative que pour les plaies pénétrantes de poitrine.
Lorsque le premier danger sera passé et que la su ppuration aura commencé, on appliquera un bandage qui laisse libre | ouverture des voies aériennes et on garantira cette dernière de tout contact avec le pus.
SUR LE PANARIS, par le docteur SixocowiTz.
L'auteur distingue, selon la forme , le siége , la marche et la terminaïson, trois sortes de panaris , qu'il appelle : 1° onychia, 2° paronychia, et 3° panaris proprement dit.
1°. Onychia et onychitis.
Par ces termes, M. Sinagowitz distingue les deux degrés , l'un léger et l'autre intense, d'une inflammation qui a son siège dans les vaisseaux nourriciers de la matrice de l'ongle ; celui-ci subit une altération matériclle. Cette affection est le plus souvent la suite d'un coup, d'écrasement, d'ébranlement et de compression de l'ongle ; elle peut naître aussi d'une diathèse générale ; elle accompagne sonvent les suppressions de règles et du dax hémorrhoïdal; on la voit survenir encore lorsque l'activité des vaisseaux capillaires de la peau a été ralentie, comme, par exemple , dans la paralysie où la congélation des membres ; quelquefois aussi il existe par suite d'un vice organique, une prédisposition particulière à cette maladie ; enfin, elle accompagne la plique polonaise et la syphilis qui , à la suite des récidives, et sous l'influence de canses atmosphériques et d'un traitement mal dirigé, peut se transformer chez les personnes serophuleuses. Cette inflammation est le plus souvent lente et chronique ; mais elle peut devenir aiguë par certaines causes irritantes ; elle a une tendance à passer à l'état Foleértise ,
roduit parfois la carie et entraîne souvent la perte de la phalange.
ans l'ouychia gr eur , on emploiera pour calmer l'inflammation les sangsues, les fomentations d'opium , et lorsque lus tard l'ongle est détaché de la racine, des bains chauds calmans et des cataplasmes ; enfio, lorsque la suppuration est établie, on donnera issue au pus, soit en fendant l'ongle jusqu'à Ja racine, soit en le soulevant par sa base. Dès que le nouvel ongle aura commencé à paraître, on le protégera jusqu'à son entière formation.
L'onychia symptomatique demande un traitement général selon la maladie qui l'accompagne ; il est à remarquer que dans ces cas tous les ongles peuvent être attaqués. L'auteur cite à l'appui de son assertion l’excmple de deux 6 pm de scarlatine observées sur des enfans, et de plusieurs autres de variole où ce cas a eu lien , tantôt avec gouflement inflammatoire et suppuration, tantôt sans aucune douleur.
2", Paronychia.
Cette inflammation du pourtour de l'ongle affecte la peau et peut, à cause de la proximité de la racine de l'ongle, donner heu à des abcè très-douloureux. L'ongle lui-même est souvent compris dans ces petits fuyers purulens ; on doit autant que possible empêcher cette dernière complication; alors la maladie se termine comme une simple inflammation avec suppuration. Le meilleur moyen de séparer l'ongle de la partie malade est de le cerner au moyen d'un Eve cylindre de toile fine appliqué exactement ; mais une fois que l'inflammation s'est propagée sous l'ongle, il faut sonlever celui-ci jusqu'au point où elle s'est étendue; on passe cnsuile une petite bande de toile, añn d'exercer une compression capable de réprimer la turgescence des vaisseaux, qui est ordipairement veineuse; par Ce moyen la douleur augmente, il est vrai, dans la premiere heure, mais cesse bientôt après ; on laisse ce petit appareil pendant deux à trois jours; s'il ne survient pas de nouvelles douleurs , ce que d'ailleurs l'auteur n’a jamais observé quand l'appareil a été bien appliqué, l'inflammation se dissipe ou est ramenée à sa première limite en dehors de l'ongle. La répression au moyen du cautère des bourgeons charnus , qui ne sont que l'effet et non la cause du mal , doit être proscrite; car le résultat qu'on en obtient n'est 26 momentané , bientôt l'irritation et le gonflement augmentent de nouveau,
M. Sinogowitz se prononce également contre l'incision d'une partie de l'ongle voisine de lislemmuten la regardant comme douloureuse et sans but, Au contraire, l'espèce d'appareil qu'il indique lui a rendu de grands services. Cependant il recommande, quand l'inflammation est vive, de la combattre auparavant au moyen de sangsues, de bains émolliens et du repas. On conçoit que cette maladie, si elle est négligée , peut donner lieu à la carie et même entrainer la perte de l'os.
3° Panaris proprement dit.
IL est le plus souvent l'effet d’une compression ou d'une lésion par un instrument pointu sur la face palmaire ou dorsale des doigts ou des orteils. L'auteur en distingue trois variétés :
1° Panaris palmaire , 2° panaris dorsal , et 3° panaris articulaire.
a. Le panaris palmaire survient le plus souvent à la dernière phalange , et est accompagné ordinairement d’une inflammation des ten-
oo dons , d'où lui vient aussi le nom de panaris tendineux. IL est très-|[nière l'exfoliation des parties aponévrotiques et tendineuses , ainsi que
douloureux, à cause de la grande quantité de nerfs qui se distribuent à cette partie, et se termine ordinairement par abces. Lorsque le puis s'est formé , il se fait jour par une, rarement par deux ouvertuses.
b. Panaris dorsal. L'inflammation du périoste au-dessous de l'ongle est très-rarc; elle ne peut survenir ordinairement que lorsque l'ongle a été enlevé et à la suite d'une onychia négligée ; mais lorsqu'elle existe, elle est très-douloureuse et dunhe ordinairement lien à une onychilis ; elle se termine par une sappuration qui s'ouvre aux deux côtés de l'on-
le où au-dessons. La ra 2 est dans le commencement profonde ct cinante, se fait sentir le long des tendons exteuseurs et devient Lientôt brûlante et pulsative au moment vù le pus se forme. Lorsque l'inflammation attaque une autre portion de la face dorsale située près
. d'une articulation, il se développe ce que l'anteur
a} ne 1
c. Panaris articulaire { atihrocace des doigts}. Celui-ci peut attaquer toutes les articulations des piels ctdes mains ; la marche enest plus lente, l'étendue du mal plus grande , il cummence par l'inflanmation du périoste ou des aponévroses.
Æs variétés du panaris proprement dit, qui ne différent entre elles que par leur siége , exigent à peu près le même traitement.
Les parties qui sont le plus souvent atteintes sont les preinières phalanges des doigts auriculaire, indicateur et médian. Dès que le mal s'annonce par une douleur brûlante et pulsative , il faut faire plonger le doigt dans l’eau chaude; quand on s’y prend à temps , la douleur dimiaue ; et l'inflammation se dissipe assez souvent lorsqu'on répète ces immersions. Dans l'intervalle, on fait des fomentations avec de l'extrait aqueux d'opium et de l'eau blanche, et des frictions avec de l'on-
nent gris. On administre un vomitif si le cas le permet. Par ces moyens, auteur à souvent réussi à faire avorter Le mal. Si l'inflammation a fait des progrès, mais sans eh ait encore carie , 1] recommande a quer le fer chaud au-dessus de l'articulation malade pour rappeler ir. ritation à la superficie. À cet cffet, 11 conseille de se servir d'un cylindre d'un pouce de longueur et d'un demi-pouce d'épaisseur , avec lequel on bit deux raies parallèles ; mais lorsqu'il y a déjà carie , on que les abcès se sont formes le long des gaïnes des tendons, qui ont leur point d'attache à l'articulation malade et menacent de s'étendre jusqu'au coude, en même temps qu'il se manifeste de l'inflammation dans la paume de la main, il faut de suite avoir recours à une saignée abondante pratiquée au bras sain , aux purgatifs salins ou au calomel, baigner tous les jours pendant une heure deux à trois fois le ras dans un Po alcalin une once de carbonate de chaux sur 6 quartes d’eau ; ensuite frictionner le bras avec de l'onguent mercuriel et le couvrir avec un drap, Quelques heures après, on donne, surtout si l'on veut produire une révulsion plus prompte et plus forte, un vomilif de tartre stubié à la place F ah purgaufs, on applique des cataplasmes chauds autour Le la partie affectée pour favoriser la transpiration; parfuis on fait prendre un bain général, et si la douleur continue on applique des sangsues à quelque distance du foyer inflammatoire, Au moyen de ce traitement, où surtout le vomitif administré après l'émission sanguine se montre efficace, la maladie prend de suite une tournure favorable, et l'inflammation est dissipce parfois dans les quarante-huit heures, ou bien il se forme des abcès superficicls qui n'intéressent que le tissu cellulaire sous-cutané , et qui quérissent sans laisser des traces. Si déja 1] y avait commencement de mecruse, celle ci s’arréterait et les portions nécrosées se séparcraivut naturellement sans le secours de l'art.
Faut-il inciser ou nou les pañaris? faut-il les inciser dans la période de l'inflammation pour diminuer la tension des parties et calmer ainsi la douleur? ne faut-il faire cette opération que plus tard, lorsqu'on soupçonne du pus dans la profondeur des tissus , afin de procurer une issue pere à ce dernier et empêcher qu'il n'exerce une action nuisible sur a capsule articulaire, les ligamens et les insertions des tendons?
À ces questions l’auteur répond : ok est rare qu'on atteigne le but que l'on se propose en De ant la période d'inflammation, Les malades, dit-il, loin de voir diminuer leurs douleurs, souffrent au contraire beaucoup plus qu'avant la petite opération ; et cela ne doit pas surprendre, car la plaie devient cause d’uncirritation nouvelle qui agrandit le foyer de l'inflammation et en augmente l'intensité, Un autre inconvénient, c’est qu'en coupant toutes les parties jusqu'à l'os, on s'expose à l'action si nuisible de l'air atmespherique, d'où résultert souvent la nécrose et la perte d'une phalange.
Quant au second point en litige, M. le docteur Sinogowitz regarde l'incision d'abord comme inutile, parce que de même que les aboës ordinaires , les furoncles, etc. , le panaris a une tendance à s'ouvrir spontanément ; elle peut même, ajonte-t-il, devenir nuisille en laissant pénétrer l'air dans le foyer purulent et en favorisant de cette ma-
la nécrose de l'os.
EXPÉRIENCES SUR LA VARIOLE, LA VACCINE, LA VARICELLE, LA Va- MOLOÏDE et sur les mesures de police contre la propagation de la première, par le docteur C.-E.-F. Marin.
Ce mémoire écrit à l'occasion de la variole qui s’est manifestée cette année à Coubus , est divisé eo quatre chapitres :
1° Description de la variole, de la varioloïde et de la varicelle ;
2° Origine et propagation de la variole;
3° Rapport de la vaccine avec les autres formes de varioles ;
4° Appréciation des mesures de police médicale contre la propagation de la variole,
Les idées principales de l’auteur sont les suivantes :
1° La maladie peut être produite aussi bien par certaines influemces du climat que par uo principe contagieux ;
2° Toutes les varioles ont pour base le même principe, mais il existe beaucoup de degrés intermédiaires entre la varicelle simple et la variole vraie ;
3° La varioloïde n'est pas un produit pathologique nouveau, elle était déjà connue des anciens ;
4° Une vaccine qui a suivi une marche régulière est un préservatif sûr contre la variole; si cette règle subit des exceptions, on peut les PES côté des cas où des personnes sont atlaquées deux fois par a petite vérole ;
5" Le vaccin n’est probablement pas dégénéré, et la revaccination est seulement à recommander dans les cas où il ÿ a doute sur la marche régulière de la première vaccination ;
6° Les mesures de police contre la propagation de la variole dans les épidémies manquent leur but et sont quelquefois nuisibles ; elles doivent être abandonnées là où la vaccination à été confiée à des mains habiles.
HI. HEIDELBERGER KLINISCHE ANNALEN.
Le deuxième cahier du 10° volume contient : 1° considérations sur le genie des maladies, sur les constitutions médicales et les affections pt io 0 par le docteur Fuchs. Ce sujet a été traité avec beaucoup plus de clarté et avec une profondeur plus philosophique par d'autres médecins de l'Allemagne comme Wittmann, Kuser et Walter; et ce travail ne contient rien que ces savans médecins n'aient déjà développé avec plus de talent; 2° essai sur les causes et La nature du choléra asiatique, par le docteur Sebregondi; 3° réapparition du choléra dans un faubourg de Fienne ( Josephsiadt) pendant l'annee 1832, par le docteur Biuner, Ces deux articles n'offrent rien de nouveau; 4° du sulfate de cuivre contre Le croup, par le docteur Droste. Sous ce titre l’auteur a consigné plusieurs observations intéressantes sur l'efficacité de ce remède contre le croup : ses résultats ont été ici aussi heureux que ceux obtenus par le docteur Serlo (Gazerre mébicaix , n. 25. 1834); 5° histoire et transformation remarquable d'une fievre nerveuse pure, par le docteur Hanff,
HISTOIRE ET TRANSFORMATION REMARQUABLE D'UNE FIÈVRE NENVEUSL PURE , par le docteur Havre.
Ons.—Mlle N..., âgée de 24 ans, née de parens sains , douée elle-même d'une bonne constitution , mais d'un tempérament irritable , régulitrement menstrucr depuis l'âge de onre ans , portait depuis six mois tous les signes apparens d'une phthisie au premier degré, Ces symptômes s'étaient déclarés à fa suite d'amour rontrarié. :
Le 6 norembre 483$, la malade ayant eu les pieds mouillés, devint encore plus triste et morose que de coutume; Le 7, oppression d- poitrine avec scotinient d'ansiété; abattement extrême; pleurs involontaires.
Le 10, lipotbs mie et perte de connaissance pendant jiles d'une heure : les accideus des jours prétédens se renouvellent ; face brülante ; peau chaude et sèche : diféculté de la pm rm points pleurétiques, {Sagnée géné ae, ) Soulagement momentané, mais bientôt après spasmes de poitrine, smbsbles à ceux que Sachs dontie comme caractérisant l'inflsmmation du nerf vague, La malade se tient 2ssie dans son lit, les genoux serrés et appuyés convulsivement contre le sternnm. Un imstant après elle change de pontion #t se rouchesur le ventre. Froid glacial de tout be corps À mm mortelle, regquration oppressde , gémissemens e: douleur incxprimable dans la poitrine ; point de toux. Cet état dure un quart d'heure.
Le 44, il ne reste plus qu'un léger ressentiment des sceidens de ls veille; mais un certain embarras dans les mouvemens de la langne, du tremblement dans les membres, la petitesse et la fréqurnec du pouls, unc lassitede extrèmie avec une respiration du reste libre et sans toux , la formation prudsut la puit d'un enduit épais et june bronôtre sur la langue, et, avant tout, nue disposition particulière de l'esprit, annoncent un changement dans le éaractère de ka maladie, qui va se montrer désormaisavec tous les signes d'une fiévre nerveuse pure. Figure tantôt rouge ét brlûlinte, tantôt pâle ; peau sèche et chaude, soif ardente , constipation opimiitre, pouls fréqueat ! plus de cent pulsations par minute); sensibiiie
des sens, deux carattères qui ae se rencostrent pas dans le typhus.
La fièr.e nerveuse parsuit sa marche sans accident remarquable jusqn'an 18
novembre. Ce jour, à onse heures du matin, la malade devrent tout à coup raide, froide, pâle; ses traits s'ailaissent, ses paupières s'abaiscænt à dent, sa ecspiration
est à pe ne sensible ; cependant elle fait entendre par signesqu'elle n'a point perd connaissanre, Le muse, douné à la dose de $ grains d'abonl toutes les demiheures, puis tontes les heures produit un soulagement marqué , mais de courte
durée ; des les cinq heures du soir, accès de délice d'abord tranquille pois furieux, et Guissant par se changer en uo véritable parosysme maniaque pendant trquel la malade o est occupie que par des idéxs de mort.
Le 19. deux nouveaux accès, venant l'un le motin et l'autre le soie ,en tout semblables aux précedens. Dans l'intervalle, ka malade est, au sortir d'un bain
alcalin , prise de stsanguric avec tencime à la vessie et fausse sensation de
gonflement aux parties g‘nitales externes , qui se trouvent au contraire piles el sans tuméfaction : mais l'orifice externe du csoal de l'urètre est spasmodiquement resserré.
Le 20, point de délires il survient à la téte une doulenr brûlante tellement imtoléreble , « u'elle jette la maladé dans uo véritable accès de fureur.
Le 24, apparition de symptômes tétmniques, rakleur à L ouque , trismus, dif. licaité de La déglutition et horripilations.
A mesure que ces phénomènes nerveux sæ prononcent davantage , ceux de Li bèvre dionnuent et finissent par disparaitre entièrement. Le pouls redescra 3 80 pulsations, la chaleur de la peau redevient normale, la liugne se nétoie, Le
soif cesse, et enËn l'accès de tétanos passé, 1 ue reste plus que la violente
douleur de tête.
La maladie a de nouveau changé de face, et se prisente maintenant sous la forme d'une névrose d'un caractère très-remarquable, Déjà dans la méme matinée, survient un accès de manie qui dure quatre hearés , et est annoncé par de nouveaux spastues télaniques , ua irritabilité nerveuse portée à l'eatréme, Tout à coup la malade étend tout son corps, et éprouve de pelites convulsions aux
mains et sux pieds; un instant après, au moment où l'aiguille ra quait neuf
heures et demie, elle se soulève dans son lit avec une vigueur et une agilité si
grande, qu'on à de La peine à l'y relenir, Dès lors, l'aberration des idérs
fut complète, cependant ce n'était plus du délire, tout caractère febrile avait disparu, et la malade avait une connaissance exacte des personnes et des choses; mais les rapports qu'elle élablissait étaient bizurres, et ses jugemens faux et crrons ; dans le délire pyrétique au contraire, elle s'abandoanait à de véritables Illucinations. Le lendemain 22, au coup de dix Leures, nouveau paroxyeue semblable à celui de la veille: le 23, l'accès retarde d'une ds imiheure; il est moins long, mais plus iutense L'opium à duse atser forte, puis l'hydrochlorate, en dernier lieu le sulfate de quinine sont administrés avec anccès : dès le 24, l'accès est moins fort, les suivans devienovnt de plus en plus faibles : euba ils Gnissent per cesser entièrement. Crpendant Le 5 décembre, par suite d'une révélation imprudente faite à la malade des aveux qui lui étaient échappés pendant sa maladie, les accès de folie apparaissent de nouveas et se répètent jusqu'au 40. Cette fois-ci encore ils cèdent à l'emploi du sulfate de quinine.
Le 44 , les règles, qui n'avaient été interrompues qu'une seule fois pendant le cor de la maladie, se montrèrent à l'époque ordinaire, et la santé se rétablit enthérement. Aujourd'hui {avril 4834}, la jeune fille est mariée et heureuse, et we ressent plus rien de son ancienne maladie, si ce n'est de temps ea temps quelques points qui se font sentir Çà ct là dans La poitrine,
Plusieurs choses sont à bre 7e dans cette observation : le mode de traitement, le caractère de la fièvre nerveuse apparaissant dans toute sa simplicité, sa triple métamorphose.
Le traitement avait consisté, avant que la fièvre nerveuse füt entièrement dessinée, dans l'emploi des saignées ct des remèdes rafcaichissans et calmans. On avait été obligé de renoncer aux premières à cause des accidens nerveux alarmans qui en étaient résuliés.
Plus tard on prescrivit la valériane et la serpentaire en infusion, l'acétate d'ammoniaque, l'acide acétique, la liqueur ammeniaeale anisce , des bains alcalins, ete. On comhautit la constipation qui se montrait opiniätre, par des lavemens et une fois par le calomel, Daus Les accbs de délire, on fit faire des fomentations froides sur la tête : on eut recours également aux sangsues. Enfin on fit raser la tête que l'on couvrit d'un large vésicatoire. En dernier lieu, lorsque la névrose apyrétique eut succéde à l'état fébrile, on administra , à raison du typr inter mittent de cette dernière, l'opium, l'hydruchlorate et le sulfate de quinine seul ou combiné avec l'opium.
Cette maladie nons offre l'exemple d'une fièvre nerveuse dans tonte sa sunplicité. Ce qu'il y a de remarquable c'est le masque qu'elle prit à son début : car qui aurait pu soupçonner que sous les apparences d'une maladie de poitrine se cachait une affection de tout le système nerveux qui allait bientôt rexétir la furme pyrétique ? Un fait non moins digoe d'attention est la manière dont les symptômes fébriles se dissipé rent, pour faire place peu à pou à ceux de jour en jour plus prononcés de la névrose; uo phénomène caractéristique de celte affection c'est que
de tout le saème nerveux exaltér ; cuir chevelu et cheveux douloureux at tou- |! cher; irritebilité de lonie telle que le plus léger bruit ne peut être supparté ; ahattement de l'esprit avor jactitation du corps; mouvemens brusques, mais sans vigueur ; insomnie , céphalalgie, délire tranquille ; surlout vers le soir; parole fente, mais intelligible et sine bégaiement ; intégrité où même sensibilité exaltée
les délires ressemblaient moins à ceux d'une fièvre typloïde qu'aux observations du somnambulisme ou de la marie. L
La forme et le type de cette névrose en font une des afections les ae rares iles plus euricuses qu'on ait jamais observées. Le nom qui ui convient le mieux est celut d’éntermittente pernicieuse cérébrale, manirque.
La nature et l'intensité des accès lui avaient imprimé un caractère de Sravité qui ne laissait que peu ou point d'espoir pour la guérison; cependant la malade se rétablit promplement et sans aucun accident con-
sécutif. Nous devons encore ici admirer la puissance du sulfate de qui=
nine qui parvint à enrayer les progrès du mal dès sa quatritme-ou cie quième administration.
1V. MEDICINISCH-CHIRURGISCHE ZEITUNG.
Les n* 34 et 33 (avril 1834) de ce recueil contiennent la traduction
svenska zæhare-sæliskapets arbeten, qui rend compte des travaux d'une société de médecins suédois. Nous en avons extrait les articles suivans comme les plus iutéressans sous le rapport pratique.
EXPÉRIENCES SUR LA SALICINE CONTRE LES FIÈVRES INTERMITTENTYS , par le docteur Roxanoen.
Ce médecin établit les conclysions suivantes : 1° 5 grains de salicine, donnés toutes les deux heures pendant l'apyrexie, peuvent guérir des fièvres tierces simples; inais les accès ne sont pri jamais enrayés par une seule administration , et il faut doubler la dose pendant la seconde apyrexie. 2" Ce remède agit rarement contre les fièvres quartes rebelles et les fièvres printanières. 3° Il est employé souvent avec succès là où les sels de quinine ont été administrés sans effet. Pourtant l'auteur ne peut indiquer les cas où la salicine serait préférable aux préparations de quinquina et à ses sels. 4° Dans tous les cas , on à à craindre les mêmes récidives. 5° Eofin, la salicine exerçant une action moins irritante, doil être administrée de préférence chez des personnes irritables qui ne peuvent pas supporter des sels de quinine.
GUÉRISON D'UN TÉTANOS PAR L'ACIDE PAUSSIQUE , par Enwium.
Un homme fort fut atteint, à la suite d'un refroidissement , de tétanos et de trismns ; la maladie durait déjà depuis quatorze jours lorsqu'on appela le médecin, qui administra successivement des saignées répétées , des purgatifs avec le calomel et le jalap, des vésicatorres, des bains tièdes, et enfin de l'acide prussique. Ce dernier remède, donné à la dose de 20 à 35 gouttes par jour, fut suivi d'un effet trèsmarqué ; les spasmes cessbrent d’abord an dos-et au cou, ensuite aux extrémités, et en dernier lieu aux mâchoires. 1 faut noter pourtant que des frictions mercurielles furent faites et poussées jusqu'à la salivallon. Avant l'administration de l'acide prussique , l’opium avait été employé à fortes doses , mais sans succès.
RAPPORT SUR L'EMPLOI DE L'ÉLECTRICITÉ EN MÉDECINE, par le docteur SævEs. .
Ce médecin a traité, pendant l'année 1831 , 147 malades au moyen de l'électricité; sur ce nombre , 47 ont guéri. Ce remède se montrait le plus efficace : 1° dans les AI de ; 2° sur G cas d'épilepsie , on F3 trois guérisons parfaites, et chez trois autres une Emdlioraticn notable ; 3° dans 3 cas de dyspaée , où appliqua l'électricité avec avantage le long du nerf vague ; 4° un garçon de 8 ans , privé depuis une annce de l'ouie et de la parole à la suite d’une maladie grave , fut guéri par l'emploi de l'électricité continué pendant trois mois.