DES DAUITS DU COEUR, —= LETTRE DE M. PBOUILLAUD
M. Bouillaud commence par établir qu'il existe au moins une triple source des bruits anorniaux da cœur,
Première cause des bruits anormaux du cœur.—Fille consiste dans les lésions dites organiques de la membrane interne du cœur et des valvules autour desquelles cette membrane se réfléchit. De ces lésions, les plus remarquables sont les di£férentes pe d'indurations des valrules, avec rétrécissement plus où moins considérable des orifices auxquels elles sont adaptées, Ces lésions produisent des bruits de souflle, de souîMet, de scie, de à de lime, et quelquefois un véritable bruit de sifflement où de cri d'oiseau que M. Bouillaud croit avoir signalé le premier.
Seconde cause.— Elle consiste dans les lésions du péricarde. Ainsi, par exem-
le, quan les surfaces opposées de ce sac membraneux sont devenues rugucuses, inégale il s'opère, pendant le glissement pe des nnes contre les autres , un frottement plus ou moius considérable ; de là ces bruits de rèpe diffus et superliciels, ou ce bruit de craquement de cuir neuf qu'on entend dans certains cas de péricardite. Les grands épanchemens dans le péricarde modifient d'une autre ma- Er les bruits du cœur ; ils les obseurcissent et les font parsitre plus sourds, plus
ignés.
Troisième cause. — Celle-ci consiste dans les lésions de la substance musculire du cœur elle-même où de son principe excitateur, lésons en verlu desquelles la percussion du cœur contre les parois de la poitrine est tantôt sugmentée , tantôt diminuée. C'est à la systole des veotricules que correspond cette dernière espèce de bruits anormaux,
M. Bouillaud, se demandant si les bruits anormaux constituent des argumeus favorables au système de M. Magendie , qui pense que le tic-lac naturel est produit par Le choc du cœur cortre le thorax, fait d'abord remarquer qu'il est bic évident que Les bruits descie, de râpe, etc. , qui sont l'effet du premier gcore de causes, ne sauraient déposer en faveur de ce système; car si le tic tac dependait du choc da cœur contre les parois pectorales, ce tic-tac ne serait remplacé par un bruit normal quand un des appareils valvulaires où nn des orifices est altéré, M, Magendie, il est vrai , dit que le rétrécissement des oribres du cœur empêche tantôt le premier choc, tantôt le secund, et que c'est à celte circonstance qu'il faut attribuer l'absence du premier bruit dans un cas, du second bruit dans l'autre cas, Mais M. Bouillaud fait observer qu'il a rencontré un grand aombre de cas de rétrécissement des orifices du cœur, dans lesqueïs cet organe , loin d'avoir cessé de choquer contre la région précordiale, choquait contre elle avec plus de force.
Les bruits que déterminent les diverses lésion{ de péricarde sont également loin de prouver que le double bruit du cœur reconnaisse pour cause un double choede cet organe contre les parois pectorales, Et, pour ne parler ici que des modifications des bruits du cœur dans les cas d'un ésotchemek très-chonteet daus le péricarde, n'est-il pas démontré par un assez grand nombre de faits que res bruits se font encore entendre affaiblis ct lointains , bien que le cœur ne puisse plus venir frapper la région précordiale ?
Reste à examiner les bruits anormaux de la troisièene catégorie, Or, dons le cas | prenant de cdté et d'autre, afin de mieux déguiser ce larcin, ils ont fait nécesss re-
où Le cœur produit un choc assez fort pour donner lieu à on bruit par'iculier, cela n'empêche pas de distinguer enrore le double broit du cœur.
re sur laquelle M, Mogendie éompte D: plus pour Le triomphe de sa doctrine, c'est l'absence des bruits du cœur dans les cas d'une bypertraghie con s-dérable de cet organe. I n'y a plus alors, sion M. Magendie, de choc propre. meet dit, et il ne doit plus y avoir de bruit. M. Bouillaud répon qu'ils observé plus de denx cents cas d'éypertrophie du cœur, et qu'il a toujours enten.le , et très-distinctement, les bruits da cœu : modifiés suivant le: complications soit dans leur intensité, soit dans lus nature et dans leur tmbre.
M. Bouillaud cond, de sa disens ion, que la théorie de M. Magendie ne rend pas un comple ansei satisfaisant des bruits snormaux du cœur. que celle qu cree cause du double bruit du cœwr dans le jeu des valeuls et dans be passige du sang à travers les oiifices de cet o: gane.
RAPPORT SUR UN MÉMOIRE DE M. CAFFOND CONCERNANT LES TUMFURS NL SCO TUM CONAUES SOUS LES NOUS H'ÉLÉPNANTIASES DTA ARABCS, DE MALAMIE CLANDULAIRE DES RARBAGES, ele, ; por MM. Lanner et l'ovx.
M Cafford comprend , sous le num d'éléphantissis des Arabes, les tumeurs du «rotor, tendant ainsi aus maladies de ces parties une dénomination dunnée ordissirement à la tuméfartion des memh es inférieurs, 1 à rreucilli avec nn grand soin , dans tous les anteurs, les observations r.latives à ertie malrdie , et il les a rapprochies, Les rapporteurs n'ont examiné be travail de M, Caford que sous b point de vue chirurgical , et il srsulle de ce travail une conGrmation de plus que l'armputation de ces énormes tumeurs cst praticable , et qu'il est possible d'en débarrasser les malades sons leur faire courir un trans g-ond danger,
Nous empruntons au mémoire même de M. Caffon] quetques idées sur Je siège de cetie maladie. Le siége de La maladie n'est pas dans la peau exclusivement, romme on le croyait Ce Hbarès, poisque cet organe reste sain dons quelques sirconstances , el que, lorsqu'il est affecté, s00 altération ne s'étend ordinairement qu'à la face antérieure de la tumeur, les autres restant intactes. Cetle maladie ne peat non plus consister dans un engorgement des ganglions lymphatiques, ni dans ane ruplure des vaissesux lymphatiques, La seule altération constante, c'est celle du tissu cellulaire , et c'est là que se trouve le véritable sidge de La ma: ladie. En effet , où voit tonjours des lames de ce tissu hipertrophiées, ses cavités agrandies , et sa fonction , qui est l'eshalation d'un fluide sér ux , augmentée,
MÉMOIRE SUR LA DÉFINITION DU MOT ESPÈCE EX 200L0Gir, par M. GroFrror- Saisr-Hinaine.
M. Geoffroy Saint-Hilaire lit la seconke partie du travail dont il avait lu La prumnière partie dans la prérédente séance : C'armetères et carrsalités de Lu loi de succession et de lu transmntation des espèces,
« Avant d'entrer dans la discussion, je dois, dit M, Geoffroy, commenrer quar deBnir le mot espèces, De quoi se compose une collection d'êtres organisés que l'on désigne sous celte qualification générak ? Chacun à pu lire dans les traités l'histoire naturelle , ce que l'on dit de ces espèces isolées où jngécs telles, Le tion, le tcæuf , le chat, ete, , sont indiqués comme forannt autant d'espèces à part; mais quel stns atlache t-on à ce terme ? Voyons-le d'abord, jus fous cxaminevous «à les espèces sont soumises invariablement à des conditions d'essence peimitive ou de germe; on bien si elles participent au contraire, sous l'empire de orr-
ment une foule de doubles emplois , et ont accru à un degré déplorable La confusson qui régaait déjà. [A sh
« De ces remarques , et de bien d'autres que je pourrais sons dificulté accamuler ici , je conclus, dit l'autetr , que l'espéec animale , surtout comme elle nous es1 donnee par les heres modernes, a perdu toute valeur d'essence; que ce n'est plus qu'un mot conventionnel que chacue ratend el applique à sa manière , chose vraiment monstruense qui réclame aujourd'hui d'autres règles , et surtout un paissaot réformatcur,
» Cepondant, poursuit l'auteur, ceci veut-il dire que l'espèce n'est nalle part ; qu'on Aristote, un Pline sauraient à tort embrassé sous cette quiiification certaines conditions d'isolement des êtres; que Cavier, sans y avoir été suffisamment fondé . aurait relevé l'importance de ce degré dans l'ordre des classifications , quand il 3 déclaré que la mature avait pris le soin de protéger les espèces contre l'invasion des agens modificateurs, Telle n'a puint Me ma pose , ét si j'ai insisté sur la confusion qu'a introduite dans la notion du mot espéce Le peuple des naturalictes, j'ai voula seulement témoigner que ces dernières el fausses combinaisons zoologiques devaient être exclues des recherches plulosophiques,
» Les naturalistes de Fantiquité, privés de modèles, ont fait comm les premiers
peintecs qui ont frodait sans le secours des règles d'admirables tableaux. Le génse est ininclif, ce qu'il sent il l'exécute , et ce qu'il a fait devient une règle pour les généralions suivantes. Les ancirns considérèrent fes êtres isolés moins sous le rapport ik Lurs form 4 que s00s cebai du rôle qu'ils étaient appelés par leurs balntudes à remplir sur la terre, Ainsi Le lion était trau en dehors de toute comparaison, é1 Buflon , tant que durérent les dis années de son sublime apprentissage comme patu aliste, Lar emprunta cette manière de voir, dans Le même temps que L'nare, pénétré de ln plus grande importance des formes , ne craiznit pas de braser l'opinioc , d'carourir ke ridicule ca prope ant La d'nomination de plis leo. :
2 Buffon , comme on le sait, livré dans sa jeunesse à l'étude de la géométrie , des sciences physiro-mathématiques, ne s'occupa qu'assez tard de l'lustoire des lanimaux. $ s premieres volumes feat plusieurs indires d'hésitation à l'égard de L near principes dant 14 Gnit plas tard par s'affranchir, En 4778 il admit an or- ‘dre pnssibl: de transformations, de mutatiôäns incessantes dans les choses; mais en 1750, portant toutes Les furces de son esprit sur les considérations zo0logiques . il partageait les opinions émises avant lui, et s'était prononcé pour l'inva- ‘riable perpétuité des eqpèces, Alurs il sdop'ait comme principe, que l'ensemble : d'êtres nés les uns des antres , où de parens communs, doit prendre le nom d'es- Le: Dans son article ne, cotaparant cet animal où cheval, 1 l'admet comme Tormiant une espèce distincte, en se fondant sur ce qu'il ne naissait du mélange de jee deux animaux , que des individus stériles. À celte époque il ne croyait pas qu'une espère jait étre prodaite par la dégénération d'une autre : « car, disait-il, 2 11 n'y aurait plus de bornes à Li puissance de la nature, et l'où n'aurait pes lort |» de supposer d'un seul étre elle aurait su Grer tous les sutrs Êtres organi és; # qu'ainsi tous les auimaux sraient venus d'un même spimal, qui, dans La suc- » cession des lemps, aurait produit, so se perfectionnant où en dégénérant , tou- Lu trs les races des autres animaux.
# Maisle principalargnmment de Buffon en faveur de l'inva-sbilité des espèces, a stérilité des mets, # trouvé détruit par les faits que lui-même cons gne plus
tard dans ses ouvrages.
“ Linnée, poursuit M. Geuliroy, à posé les eepices sans les rroommander ni en droit rationnel, ni en valeur de g néralisation : 1l écrit quelque part, à l'orca-
taines circonstances, à la tourmente universelle qui constitue la vie des choses , son des coupes de divers désrés employées dans ls clasdibcations , que l'espèce
leur assigne ua ordre de développement et les lance nécessairement au fur et à tete se reconuma de comm: éamédiutenr-nt dnnée par La nature, On
mesur: du parcours des ges dans une suite d'actes phénoménaax caractérisant shaque exist nee dans l'univers. »
Par suite des nouvreans travans des zoologistes , les espèces s€ sont multipliées d'une manière elfraçante, ce qui parait tenir à ane double cause: d'aborl à l'a. mour-proyre des oologisles, qui seulent chacun apporter une i ain d'y inscrire leur propre nom , ensuite de l'extension outrée donnée à l'observatien importante que chaque coutrée a ses animaux, Du moment, en effet, où ce principe vrai dans sa généralité, a été consiléré comme ue souffrant point d'excep-
Les à l'éditiee Me are, tandi: que ceux qui constituent hs
ur jrait inféeer peut-être d'autres passiges de ss éerits, quoiqu'il ne le dise Eenis fo nullement, qa‘il accoriail «ette prééminence au genre ; et cela semble résulter Înse exemple de sa nomenclature bina're (fadés Leo, anis vifgres, ctr.} Tous Les traits importans di conformation semblent se rapporter, comme indiridualité , am espèces sont présentés en quelque sorte
comme des accndrns qui modifient cet ladrvidu # Du reste, cette nomvbclature binaire que j'ai trouvée etaployée par Le penple en Egypte pour le. poissuns d'eau douce , Linnée l'avait empruntée aux anciens ;
ion . dl à fallu s'attacher aux plus ligères différences, et ériger eu espèces distinc- ainsi, par exemple, 14 ont be rat de montagne, le rat des bois, le rat des mai-
tes ce qui autrement eût à peine constitué une variété,
A celte occasion, M, Geoffroy annonce que parmi des oiseaux venant de l'Himalata et donnés an Muséum par madame Adélaïde, se trouve ane outarde houbara qui ne diffère que par de légères nuances de celle que M. Desfontaines avait ropportée de l'Atl:s, cependant , dit l'auteur, à cause de la position géographique , 1 n'est pas Jouteux que les ornithologistes ne fassent une espèce distincte de l'hon bsrs indien , el de reste où en établit souvent qui ne sont pas à beaucoup près si bien fondées. / . .
« La zoologie, dit M. Geoffroy , a ici dévié de ses plus anciens principes, pour s'en donner un au‘re basé sur des données géograp'iques, afin de servir le bu principal des naturalistes classilicateurs , el non la science dons sa généralité, dans son objet philosophique. Je n'ai cnnau . ajoute-1-il, qu'un srul savant qui résistät autorrent : ce fut Péron, penseur réfléchi et esprit généralisateur, Je l'ai vu dans les derniers momens de sa vie , l'ail Gxé sur ses riches collections , et sangrant au sal incurable qui devsit bientôt l'enlever, chercher une consolation dans l'idée
sois, lc, Le rot, voilà F'ndisido; c'est la donnée essentielle fournie par la nature 1lbe-méme; la seconde dénomination n'est que qnalificative. Ces trois rats ainsi
roses et qui ne différent gaère que par de légers accidens de rouleur , de lon-
fucur ou d'épaisseur de poil . & les Livndrez vous , dit M. Groïfroy , re autant d'espèces invariables? Que l'un d'eux sait ‘ransporté dns une région lointaine et très-différente, puis laissez l'action du temps peser sur une suile de générations , et probablement de ce séjour nouveau, de cutie autre patrie, il oaitra un nouvel être à déterminer, nommer et caractériser par les zoologistes d'alors, si les usages qui commenceot aujourd'hui à introduire sont destinés à prévaloir, »
Que conclure de tout cela, se demande l'auteur? rien autr: chose , si ce n'est que ces Coupes succrssives en règnes, classes, ordres, genres, espèces et rarétés , ne sont que des mo:ons artiGciels 3 l'aide desquels vous cherchous à micax jugre
[des affinités plus ont moins grandes qu'ont entre eux les êtres que la nature pré-
sente à notre observation.
a Une suxorité immense en ces matières, poursuit M, Gcofroy, c'est celle de
que ce ne serait pas lui qui publicrait Le détail de tontes ces espèces, « Ainsi, du inotre illastre chef d'école M. Cavier : son opinion énoncée dans res deax princi- » moins , disait-1l, je n'aurai pas à les présenter comme autant d'ispèses (ailes paus outrag s, quoique varisnt peut-Gire un peu de l'un à l'autre, est décidé: » par les mains de la nature dés l'origine des choses; ce ne sera pas de nu bouche, juuut en faseus dela Gaité des cpècrs, Plus tard, dans son Aigne arivral , après » mas de celle des ronlo,'stes qui compliteront ma tâche, que sortira re œen- lavoir discuté Ja probabilité dé cette opinion , il conclut en ces termes : « On cst » souge anli-philosophique, Passant avec le vsissesu qui me portait de contrée en |» dance obligé d'admettre certaines forces qui se sont perptaées depuis l'or'gine » vontrée, je n'ai vu que des modficitions climatérique: qu'avaicat subies les pre.» des choses sans excéder cvs limites , cn sorte que tous les êtres appartenant à “ wicrs aniaaux rencontrés, animaux que, dans ma premiere ignorance et dans ||» l'une de ces formes constiltint ce que l'on appelle espèce» { Buffon n'avait pas “ mon enthousiasme, je considérais coume formant autaut d'espèce, distinctes à dit «depuis l'origiac des » , et ses raisonnemens n'embrasient que be Ligue » traits bien arrétés et invariables dins la série des ca dé 0 ; [de temps écoulé me ur Aristote, ) Mais dans son grand ouvrage sur Les ossemens
Une cause qui contribue encore, sulon M. Geoffroy, à augmenter d'une manière | fo s lrs, notre profond roologiste attaque plus péremptoiremcat la pes funeste pour la science le nombre des espèces, c'est la manie qu'ont eu p'usseurs | d'une altération dans les forme; des corps organisés, «Les races actuelles, dit il, naturalistes étrangers de vouloir déranger ce qui avait été fail en France, Obligés » ne son nullement des modifications de ces races plus anricanes qui nons seat pourtant de tirer presque tout des écrits de nos naturalistes, parce qu'ils étaient [is révélées par l'exitencc de leurs d'pou Îles fossiles,» M. Cuvier pers de dome privés du sesours de grandes colieliors, telles que crlle, que nos pos-Cluns; et” dan. cette idée. à laquelle Dffuu s'était vu obligé de renoncer , qu'il s a cspce
DFE PARIS.
je immédiatement par la nature seulement dans le cas où se mon- Eofin , lorsque ni la dépression de la p * set er dora vera qui descendent les uns des autres où de parens comtmnns, LE disparaitre La rétention, M, Leroy d'Etioll:s
rouate ni la dilatation du col ne peuvent tente La ligature de La tumeur
“qu'un ne prul condidirer comme appartenant à noe méme espèce qe CEUE qui | au mayei d'insirumens qu'il a inventés à vet effet.
= se ressemblent entre eux autant qu'ils ressemblent à leurs parens, » |
» Cependant, reprend M, Geoffroy , si nous arons été compris, on senlira que celte d'fintion , sans doute fort élaire de l'espèce. n'est qu'une conception de l'esprit ; qu'on en pourrait donner une qui eût La mème sakear pour ke ge, l'ordre , la classe , vte, Je crois que ces coupes, destinées à marquer Le degré de
renté des des, sont purement conventivaneiles, «1 cela se voit clairement Lesu'os en vient à Pspplestion ; qu'on l'esaic , pa exvmple, pour l'espèce humaine. Ce mnt d'espéce, d'après les débnitions rapportées ci-dessus , indique qu'un seul homme est la souche de tous ceux qui sont actuellement répandus sur la terre ; mais ces hommes bises, noirset rouges se réssemblent-ils vn effet cu ire eux autant qu'ils ressemblent à leurs parens? Non, sans doute, et ils offrent des différences frappa tes, non-scabe nent dans La couleur, mais ilans a forme n dans les facultés plusiques, et ce qui est plés , dans les facultés morales et intrlleciwelles, J'arréte fa cuite explication; elle et bivo d'autres spparsitront dau le morveau EUITERE, w ,
DE LA CONDEMSATION ET DE L£ RARÉPACTION DE L'AIR, OPÉRÉES SUR TOUTE L'RABTEDE DU CORPS OÙ SUR LES NEMMRES SEULEMENT , £T CONSIDÉRÉES S00S LEURS RAPPORTS THÉMAPECTIQUES ; pur Théodore Juror.
A l'aide d'un appareil particnlier qu'il décrit, M. Juno augmente ou diminue la pression atmosphérique sur toul le corps. Lorsqu'on sugaiente de moié la pression uaturelle de l'atmosphère suc le corps de l'homme placé à l'intérieur du réripient , on observe Les phrnomènrs suivans : A
4° La membrane du tympan , refonlée vers l'orcille interie, devient le siège d'une pression assez iocommode. Toutefo:s , crite sensation se dissipe peu à pen, à mesure que l'équilibre se rétablit. »
2° Le jeu de La respiration se fait avec une facilité nouvelle ; la ropscité des poumons pour l'air semble augmenter ; les inspirations sont grandes et moins fréquentes : au bout de quinze minutes , 00 épraure à l'intérieur du thorax une chaleor agréable. .
3° l'ont de ia densité de Tair parait modifier la circulation d'une manière notable, Le pouls a une tendance à la fréquence: il est phim «1 se déprime diflicileuweot, Le calibre des vaisseaux veineux su iels diminu : et s'efface même quelquefois complétement, Le sang se porte en plus grande quantité vers le cerveau , dont les fonctions sont activé: s.
4" Les glandes salivaires et rénales sécrètent leur Auide en abondance, et cet effet parait s'étendre sur tout le système glandulaire,
Bi, su contraire , on diwiaue d'un quart La pression naturelle ,
1° La membrane interne du tympan se trouve distendue , ce qui produit une sensslion analogue à celle qui est causée par La compression ; elle se d'ssipe à mesure que l'équilibre se rétablit,
2° La respiration est génée; Les insp’rations sont courtes et fréquentes. Aa bout de quinze ou vingt misutes , à celte gène de la respiration succède une véritable
disprée.
$ Le pouls est plein, dépressible et fréuent, Tous les vaisseaux superbciels sont dans un état de turgescence aianifeste, Les paupiéres et Les lèvres sont dis tendues par Li suribomdance des fluides, Asez fréqueanment il suevivnt des hé. morrhagies avec tendance à la syncope, La peau est be siège d'une chaleur incommode. Le peu d'activité de l'hematose , l'expansion plus où moiss grande des gaz qui circulent avec le sang, li surabondance de ce liquide dans les vaisseaux saperfciels, expliquent assez le manque d'ésergie et l'apathie complète de Fiadivide soumis à l'expérience.
Les glandes salivaires et rénales, qui sécrétaient avec aboudance leurs fluides sous l'influence d'ane plus grande densité de l'air, présentent alors un effet toutà-fait contraire,
M. Junot spylique la pression et la raréfaction atmosphériques sur les mem bres ; outre lus phenomènes locaux qu'il «st facile de supposer, ct que prodait L cormpres ion atmosphérique, il sigaale les phénomènes généraux suvvaus : verti ges, lintemens d'oreille, gêne dus la resgu'ation, La raréfsction de l'air , prati quée sur uu meubre, prodait au contraire les phénomènes généraux suivans : ls tête à vivut plus légère, la peau pült , et it y à tendance à la syacope ; La respiration es plus Gode ; il surseut qiulquefois des vausées
M. Jünot a appliqué ses appareils à La thérapeutique , et il rapporte trois obsrrations où Fphes tou de ses mnyens à remédié 3 des accidens nerveux &t à des dyspnées.
MÉMOIRE SUR L'ENCORGEMENT DE LA PROSTATE ET LA PARALYSIE DR LA VESSIE ÿ NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR LE TRAITEMENT DE LA AÉTENTION D'URINE qrt Ex Est LE sésverar; par M. Lenor d'Euvile.
M. Leroy d'Etiolle rappelle qu'il a déjà la un mémoire sur l'engorgement de là prostate, et il insiste de nouveau sur cctie altération pathologique, qui cst, dans un grand nombre de cas, la cause méconnue des rétentions d'urine, Pois il expose le: moyens qui lui sont propes, ct par lesquels il combat cuite euladie, Le premivr but qu'il ce d'atteindre et de déteruncr l'affuissement de la tum-ur prostatique, qui forme une espèce de valvole au-devant de l'orifcc vésica!. Cette dépression s'exécute de La mani re suivante, Une bougie creuse est portéc dans la tessic avec un mandeis courhe ; on retire le mandein, et à sa place ou insinue une tige droite, qui pénètre lentement, au mogen d'un pas de vis et d'un éeruu fxé sur l'extrémité de la bougr, Ce petit appareil demeure dans l'urètre ane demibeure où une heure, Dejà plusiurs fois une seule application à sufi poar faire disparaitre une rétention rbelle depuis long-tenps à tous les autres remèdes, autres fois il faut ; pour obtenir cet effet, cinq uu six spplications.
La tumeur de ls prostate n'est pas loujours située au-dessous da col de la ressie ; dans un petit nombre de cas , elle est produite par le développement des lobes latéraux La dépress on ne peut stors avo'r d'effet , et la dilatation du col est Dir eflicsce M Leroy à imaginé des instrumens pour obtenir aussi ce résultat.
Sun travail est terminé par une série d'obserrations de rétrations pour Wsquels ss nouveaux provèdés ont dté mis en usage, aprés que les moyens ordinaires avaient échoué, En voici le ré-ultat : 49 cas d'application , 16 guérisons. Les malades vhez lesquels la rétention n'a pas cédé n'ont éprouvé aucun mauvais ‘Met des leatatives d'application des nouveaux procédés. La plupart des guéricons relatées dans le mémoire out été obtegues publiquement dans ma hôpitaux.
ACADÉMIE DE MÉDECINE
BÉANCE PUBLIQUE ANRCRLIE, = Préidence de M. Boulay,
La séance solennelle dé F'icadomie s'est tenue mardi 2 septembre dans V'emlithéitre de l'érole de médecine. MM Donlay, Paricet +t Renauldin étaient au Even en bahit académique ; les memtir s orcupairet La moitié inférieure des dus, séparés de Faudituire par une bolustr. improvisée. Un grand concours d'auditea:s st prescaient sur Îles gradins supérieurs; M, Dieffenbach de Berlin et M. Ciamquon de Bar assistaient à cette séance.
M. hrosuldo a commencé por lire Le compte-rendu des travaux de l'Académie duraut l'aunée écoulée ; puis out été proclamés les uoms des lauréats ausquels EAcadémie a accordé des prix pour la vaccine.
On à annoncé ensuile que l'Acadéntie n'ayant pas trouvé de travaux à couron: aer pour les prix qu'elle avait proposés, prorageait le concours jusqu'en 1836 et doutilait pour cetie année la valeur des médaiiles.
Enfin M. Pariset à clos la sécnex par l'éloge de Portal, dont il a apprécié des travaux et raconté a vie avec bne sûreté de jugement et an bonheur d'expressions qui lui ont valu à plusieurs reprises dis marques de satisfaction de l'auditoire. La sance ouvere à 2 beures à fini à quatre heures et demie.
er REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.
NOUVELLE FLORE DES ENVIRONS DE PARIS SUIVANT LA MÉ- THODE NATURELLE , avec l'indication des plantes usitées en médecine ; par J.-V. Ménar, docteur en médecine , membre de l’Académie royale de médecine. Troisième édition, 2 vol. in-18.
Gette nouvelle édition de la flore des environs de Paris se compose , comme la dernière, de deux volumes, dont l'un , destiné à l'étude des plantes phauérogames , a paru en 1831; le premier, qui renferme la cryptogamie, ne vient que d'êre publié tout récemment. Le retard apporté dans sa publication est largement compensé par de grandes améliorations qui en font, comparativement à la dernière édition , un ouvräge lout-à-fait neuf,
Jusqu'à l'époque de la publication de la Nouvelle Flore {en 1821), l'étude des plantes cryptogames des environs de Paris avait été trèsnégligée et n était cultivée in comme une spécialité et par un très-petit nombre de tavans; mais depuis que M. Mérat a donné , dans le premier volume , nue esquisse de cette partie de la botanique , le goût de son étude s'est répandn parmi Li jeunesse parisienne, et aujourd'hui elle est cultivée presqu'à l'égal de la phanérogamie, De là les nombreuses améliorations qu'offre dans cette edition le volume destiné à l'exposition de celte partie de ls botanique. Pour donner une idée des nombreuses additiens qu'il contient, sans entrer dans des détails spéciaux, 1 nous suflira de dire que ce mème volume qui, daus la seconde édition, n'avait que 290 pages, en a près de 400 dans celle que nous aononçous.
La seconde partie n'était pas susreptible d'aussi nombreuses additions, Cependant, M. Mérat y à décrit un certain nombre de plantes intéressantes et nouvelles pour les environs de Paris , où qui du moins n'y avaient pas encore eté reconnues jusqu'ici. Une amélioration qui sera surtout goûtée par les élèves , c'est le soin que l’on a pris de mettre en étaliques les caractères essentiellement distinctils de chaque espèce , ce qui permettra de les recunnaitre à l'aide de quelques mots et porfois d'un seul.
L'exécution typographique de cette jolic édition mérite aussi des éloges. Le caractère, rare plus fin que celui des éditions précédentes est cependant plus facile à lire et fatigue beaucoup moins la vue. D'ailleurs, les nombreux espaces de Llanc nécessaire pour les divisions des pee des espèces et des variétés sont habilement disposés , et le ormat in-18 , le méme que celui de l'édition précédente, en fait un ouvrage exlrémement portatif et qui convient également à tous ceux , étudiaas ou simples amateurs , qui peuvent donner de temps en temps
quelques heures à l'étude de cette science également utile et récreatire,
MÉMOIRE SUR LA NATURE DE L'INFLAMMATION , par J.- P. Carrorr, chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Narbonne.—Paris, 4829 , 66 pages in-#°.
MÉMOIRE SUR LES CARACTÈRES ANATOMIQUES ET PHYSIO- | LOGIQUES DE L'INFLAMMATION, par le méme.—Paris, 4854 , 1400 pages in-8°.
RÉFLEXIOXS SUR LA NATURE DE L'INFLAMMATION €L sur les effets qu'on lui attribue, par David Bapua , D.-M.—Glascow, 1854 ; GG pages in-8°. (1)
T'ant d'écrits ont été déjà publiés sur l'inflammation, tant d'opinions différentes ont été émises sur cet état pathologique , que l'on ne doit se livrer qu'avec la plus grande réserve à l'examen des nombreuses questions théoriques qui s’y rattachent et s'éloignent pour la plupart du cours que prennent actuellement les recherches médicales. Cependant il ne sera pas sans intérêt, nous pensons, de rapprocher et de comparer deux écrits publiés en même temps sur l'inflammation dans des lieux où des idées tout-à-fait différentes règnent sur ce sujet.
Le premier opuscule de M. Caffort est plutôt un exameu critique des théories les plus remarquables qui avaient été émises jusqu'alors sur le siége et EN nature de l'inflammation , que l'exposé de ses propres idées. Ce n’est qu'après avoir passé successivement en revue les théories des nombreux auteurs qui ont donné des explications si différentes des mèmes phénomène:, après avoir opposé l'opinion qui a régné sur le continent et surtout en France , où l'on a généralement été disposé à attribrer l'inflammation à un surcroît d'action des capillaires, à celle qui a dominé en Angleterre, où l’on pense au contraire que toute phlegmasie a son origine dans la faiblesse des capillaires artériels, et après avoirdémontré leur insuflisance , qu'ilarrive donner lui-mème sa propre
inion sur l'origine de l’inflammation, dont il croit trouver le véritaile int de départ dans l’innervation.
te idée n’est pour ainsi dire qu'énoncée dans la première brochure, mais elle est présentée dans la seconde avec tous les développemens dont elle est susceptible. Dans ce second travail , M. Caffort, partant d'un fait incontestable que tout organe enflammé renferme dans son intérieur plus de sang que dans l’état physiologique , texaminant quels sont les changemens que la présence d'une trop grande masse de ce liaide doit entrainer dans la partie, il arrive graduellement, et d'induction en induction, à l'explication de la plupart des phénomènes qui sont donnés comme les caractères de toutes les phlegmasies et des effets très-nombreux qu'on leur a attribués. Ainsi les phénomènes morbides les plus différens , tels que le ramollissement , la suppuration, la gangrène, l'hypertrophie , l'airophie , l'ossification, les divers tissus ou roductions cancéreuses , dépendent tous d'une seule ct méme cause , Fégéaieetion modifiée par des circonstances en apparence peu importantes. Ainsi encore, le pus une fois formé dans l'éconemie, suffit pour expliquer la formation des adhérences, des brides, des cicatrices, de la matière encéphaloïde, des tuhercules, des dépôis calcaires, de la mélanose, elc. , etc.
Pour donner une idée de la facilité avec laquelle l'auteur ramèue à un point de départ commun, à l'unité, comme il Le dit lui-même, toutes les altérations, tant anatomiques que physiologiques, quelque diverses qu'elles paraissent, nous rapporterons là manière dont il explique la gangrène qui survient si fréqremment dans Le cours des ficvres graves,
« Dans les fièvres adynamiques , atoniques , 1yphoïdes, le système nerveux est dans un état réel de faiblesse ; aussi H moindre compression sur les filets nerveux saflit-elle pour produire la gangrène du lieu où ils vont se distribuer, Les escarres au sacrum, sur les trochantess, sur les vésicatoires, qu'on voit se montrer dans ces cas, ne reconnais sent certainement pas d'autre cause. »
Nous ne pousserons LS plus loin l'analyse de ces deux brochures. Ce que nous en avons dit suffit pour faire connaitre la maitre dont
L'opuscule du docteur Badham , déjà intéressant par lui-même, nous offre un nouvel intérêt , surtout rapproché de ceux que nous venons de parcourir. Autant le docteur Caffort s'efforce de rapporter à une unité tous les phénomènes morbides et fait disparaître avec une facilité merveilleuse l'espace immense qui les sépare, an jugement de la plupart des pathologistes , autant le docteur Badham ch à démontrer qu'il n'existe ancune connexion entre la plupart de ces phénomènes, et qu'ils dépendent tous de causes distinctes et spécifiques. J1 commence par gourmander les professeurs Broussais et Chomel d'avoir voulu faire disparaître à l'aide d'un seul mot , l'érritation, toutes les difficultés , et d'avoir considéré l'irritation comme la cause suflisante de tous les phénomènes qu'embrasse la pathologie. Telle est mème la hardiesse avec laquelle il sépare ce que tant d’autres ont réani, et la répugnance qu'il éprouve à admettre ces rappro-hemens dont d'autres sont si prodigues, qu'il va même jusqu'à soutenir que la formation du pus n'est pas uo effet de l'inflammation . et qu'il considère la suppuration et l'inflammation comme deux actes , non-seulement distinets , mais même indépendans l’un de l'atre. Non-seulement la suppuration, mais l'ulcération, la gangrène, l'hypertrophie, l'atrophie , la couenne, l'urine albuminense, les altérations organiques , ne sont pas, d'après l'auteur , des effets de l'inflammation. Ne pouvant le suivre dans le développement des différentes discussions qu'il établit à ce su jet, nous allons nons contenter de fire connaitre en peu de mots là manière dont il cherche à pronver que la suppuration ne doit pas être cun-
'sidérée comme dépendant de l'inflimmation , celle de ces asscrtions qui
semble et est en elfet la plus extraordinaire,
La suppuration peut se déve'opper sans avoir été précédée d'inflammation , et, lors même que l'inflammation précéderait constamment la suppuration, il n'en irait pas qu'elle en s rait la cause. L'auteur cite à l'appui de la première de ces deux propositions , et d'une manière trés-abrégée , une foule de faits où l'on a vu du pus se développer, sans phlegmasie préalable , dans divers organes, au milieu de
caillots sanguins , de tumeurs adipeuses, enfin de parties qui offraient
toutes les apparences de l'état physiologique.
Mais quan mème, continue le docteur Badham , on arcyrderait que la suppuration est toujours précédée de l'inflammation , il n'en résulte rait pas qu'elles auraient entre elles le rapport de cause à cflet. Regarde-t-on le cartilage comme la cause efficiente de l'os, parce que dans un bon nombre de cas le tissu curtilegineux pré-ède l'ossification ? H1 est admis comme une loi générale de l'économie animale que la contractilité musculaire est plus forte chez Les animaux chez lesquels La température auimale est le plus élevée. En conclura-:-on que la contractilité dépend de la chaleur animale ? Ce sont deux effèts qui se suivent et dépendent d'une cause étrangère. De même la suppuration peut dépendre d'une canse ineonone qui pent être et est fréquemment , mais non nécessairement , liée à l'inflimmation.
Getie courte citation nous suflira pour faire connaitre la manière iso lée dont l'auteur considère la plupart des phénomènes pathologiques qui RM : dans son opinion , de canses le plus souvent spécifiques. On conçoit encore facilement les inductions qu'il est ble de urer de cette théorie pour la thérapeutique de ces divers étais morbides, qui, dépendant de causes diflérentes, peuveut réclamer des trartemens tout-à fit différens, tandis que dans la théoric de l'auteur des eux © uscules précédens , et dont nous avons cru inutile de faire conuaitre les nombreux rapports avec la doctrine physiolugique , puisque wutes les maladies dépendent de l'inflammation plus vu moins dégui sce , il ressort également que la même médication, à de légères modifications près, duit suflire dans la plupart des cas.
ESSAI SUR LES PALPITATIONS DU CŒUR , par G.-P. Durné, D.-M. , chef de clinique à l'hôpital Saint-Eloi , ete. — 149 pages in-8°. — Montpellier, 1834.
Cette brochure est peu suscepuble d'être analyste. D'ailleurs, l'au-
l'auteur à traité son sujet, la direction qu'il a donnée à ses recherches { teur ne parait point avoir eu l'intention en la publiant de reculer les
et l'enchainement auquel il soumet les elfets les plus variés. Nous en * bornes
la science, et nous n'y trouvons aucune de ces idées origina-
avons dit assez également pour mettre le lecteur à même de rapprochertles, aucun de ecs points de vue nouveaux qui appellent l'attention et ectte théonse de celles qui ont été émises récemment sur la même mi- {méritent d'être examinés, Si nous en jugeoas d'après ce travail, plas tière , et de la comparer ave celle de l'auteur anglais , que maintenant Lriche d'érudition et de faits recueillis par les auteurs » Et Surtout par
nous allons exposer.
les anciens, que de ses propres observations , M. Dupré nous donne à
L | peu près exactement l'état actuel de la science sur la pluparsdes ques-
(4) Reflections on the nature of inflammation and its slleged consequences. By hp que soulève le sujet dont il s'occupe. I s'el ve avec raison contre
David Badham , M>D, Ghscow, 1834
é | la prétention de ces médecins théoriciens qui se disant, sé croyant inêwe
Diaitized
veut-être plus habiles que les autres, s'imaginent pouvoir expliquer tous les phénomènes morbides par des modifications organiques appreciables à nos sensations, et il sait rester dans le doute et avouer 500 ignorance lorsque l'occasion l'exige. Cependant , nous devons aussi le faire remarquer, peut-être ne fait-il pas assez de part aux progres de l'anatomie nathologique , qui appartiennent spécialement à l'école de Paris , et que nous croyons avoir d'autant plus le druit de réclamer, que c'est à ua petit nombre de faits de ce genre bien constatés que se borneront tous les résultats des immensrs travaux fais depuis une vingtaine d'années. L'auteur s'étonne que l'on ait rapporté comme une chose extraordinaire, dans la Gazerre ménicane, lhistoire d'un typhus qui n'a poin: laissé de traces anatomiques de son passage. Les faits de ce genre sont , d'après lui, si cowmuns à Montpellier, que leur publication est regardée tout au moins comme une vérité biea triviale. Quant à nous , que l'on ne suupçonnera pas de prartialité en faveur de l'anatomie patholugique, nons pensons que M. Dupré n'est pas reste ici dans les bornes de la vérité, et qu'il n'a pas tenu un comple exact des travaux faits dans ces dernicrs teups. Au reste, c'est surtoul, comme pous l'avons déjà dit par Ja connaissance des faits recueillis par les auteurs anciens que se recommande le travail de M. Dupré , et c'est seule ment sous ce rapport que nous le recommandons à nos lecteurs.
SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M. TUQURET-NOROT
4° Lerrar ve M. Manc, méoecix bo RoT.
Monsieur et très-bonoré confrère ,
Je m'empresse de vous envoyer ma cotisalion pour subvenir aux frais du pourvoi en cassation formé par le docteur Thouret- Noroy.
Quelque faible que soit eclte souseription, elle servira du moins à me placer un des premiers sur la liste des médecins qui prennent Le plus vif intérêt iù posibon Bchuuse et, selon mai, non méritée où se trouve le docteur Thouret- Noray.
Veuillez agréer l'assuranre de la haute estinie de votre dévoué confrère ,
Masc,
Médec n du roi, membre titulaire de l'Académie royale de médecine, ete,
2° Lerrnr ve M. Lispranc.
Mansieur et trés-honoré confrère ,
J'apporte avec emprestene ut ma faible part à la souscription ouverte par Ia Gazette Mémeurr, C'est l'indépendance du médecin au lit du malade , ce sont les progrès et Pavenir tot entier de La scivarc qui sont mis en cause, Votre appel doit être vntealu de tous les amis de la science et de l'humanité.
J'ai Dhonnenr, ete, ,
essai su8 Le chour, considéré principalement sous le rapport des symptômes , du danger , des causes , de la préservation et du traitement, avec quelques observations pratiques précédées de l'examen des avantages et des inconvéniens que peuvent présenter le traitement topique et la trachéotomie ; par G. Fousquer, D.-M.—In-8°, 104 pages.
Lisrnaxc, Vice-président de l'Académie royale de médecne, ehirurgien en chef de la Pitié.
# Lerrre be M. Conxac.
Monsieur et irès-honoré confrère,
J'ai le ce matin votre derwier numéro de la Gazette mÉmGALE ; je m'assouie de grand cœur à la souscription que vous Recevez, je vous prie, ma faible offrande, qui contribuera à prouver à M. le docteur Thowret-Noroy le vif imérét que ses confrères au succès du procès qui n'aurait pas dû lui être iatenté , et qui ne pouvait être perdu : le public me parait aussi intéressé que le corps médir cal au succès de cette cause.
Je suis , avec les seutimens d'un parfaite considéralion , monsieur ,
Le eu la prétention de donner quelque chose de nouveau ; il n'a vouqu
portant sur cette terrible maladie. Son essai contient tout ce que l'observation à appris de plus positif sur le croup : il y 4 joint quatre ob-
servations pratiques dont trois lui sont propres , et qu'il accompagne de v réflexions jicieuses. L'historique de la maladie et des différentes épi- Pers démies qui en ont été observées depuis 1747 jusqu'en 1807, époque où mines de l'hsblinte.
Paris, ce 26 août 1834.
4° Lerrae De M. Crrintr.
Monsieur ét très-honoré confrère ,
Je m'associe avecempresement à la souscription que vous avez ouverte su pro- Gt de notre honorable confrère M. Thales. ke m'associe en même temps à la pensée qui vous a dirigé dans cette circonstance, et je proteste arec Lous les méderins qui sont jaloux de l'honneur et de la dignité de notre profession, contre le système de responsabilité médicale qu'on teuf à in{roduire Dos meurs et notre législation. |
maladie.
| Agréez, etc.
ANALYSE ET PROPRIÉTÉS MÉDICINALES DES EAUX MINÉRALES a * + 5° Levree px M. Drirrrrsnacu.
DE CASTELLAMARE , publiées par ordre du ministre | de l’intérieur ; par MM. les professeurs SERMENTINI, Monsieur et très-bonoré confrère ,
Vuzers ct Cassoua. — Traduites de l'italien par LE. Cuevauuer ve Rivaz, D.-M. P. — In-8° de
78 pages. Naples.
Quoique je n'aie pas l'honneur d'étre compté au nombre des médecios français, permettiz-moi d'apporter ma faible part à la sovscription que vous avez ouverte au profit de M. Thonret-Noroy. J'ai pris connaissance du procè: et des ‘cop desend intentées à ce malbrureus médecin, En Allkmagne, comme en France,
bommes qui pratiquent l'art de gnérir trouvent odieux qu'on les rende respoasalles des actes qu'ils commettent dans l'exereice consriencieux de leur ministère. Je suis heures de protester, au nom de mes confrères triotes, contre cette doctrine, qui est aussi contraire à l'indipendance du n que nuisible aux progrès de la médecine,
6" Lerrus ne M. Aimé Mocuer.
Les noms des auteurs de cette brochure , le travail du docteur Chevalley , qui ne s’est pas borné au rôle de simple traducteur , mais a accumpagné sa traduclion de notes destinées à compléter l'intelligence dn texte on à suppléer à son silence, sont une antie de l'exactitude des résultats et des faits qui y sont avancés. Bien que les eaux de Castellamare soient éloignées de la France, .. pous n'en devons pas savoir moins de gré au docteur Chevalley de nous avoir mis à même de connaître leurs propriétés , de Les comparer à celles de nos eaux qui ont le plus de rapport avec elles, et d'avoir ajouté sous ce rapport à nos sichesses bibliographiques. Aussi nous ne recounandons pas seulement s0n travail aux voyageurs qui iront visiter le beau pa de Naples, mais encore aux personnes qui veulent se tenir au courant de tous les travaux impertans publiés de notre temps sur les eaux minérales.
Monssur le rédocicor ,
Vonlant m'asocier de cœur et d'ame à toutes les démarches qui pourraient être faites dau le but de protester contre le système déplorable adopté par la magstrature rt conçu pour Parilissement de notre belle profes-ion, je m'empresse de m'inscrire pour la somme de 44 fr. sur la liste de souscription ouverte à voire bureau à l'occasion de la malheureuse affaire Thouret-Nuruy, Agrése, ele.
Aimé Micuez , D.-M, PF.
Smue (près Mureigey, Ssbne et-Loire, 26 soût 1854.
ISIN