EFFETS DE LA FOUDRE
Ov nous érrit de Bologne , le 30 août 1834 :
Hier, à trois heuees dé l'a mudi , un orage éclata sur la ville. Les éclairs sillonnsient le ciel, Le roulement du tonne-re +e faisait entendre au loin. Tout à coup la foudre tombe dans La Sera Stefano , sur l'une des maisons qui bordent la ruée , ct bientôt elle en sort pour frapper le docteur Mazxoni , qui, avec son frère et ses Gls, se disposait à rentrer chez lni. Heureusement , ele bé pénétra
la poitrine , l'estomac , l'abdomen , des-
qu'entre la cravate et le cou , effleura
cendit Le long de l'une des cuisses , et par la jambe s'écoula de l'une des bottes : elle déchira en sortant , après avoir tracé ss route sur le corps entier par ua
sillon très-visible. Le docteur Mazzoni «n a été quitte pour La peur , et pour une
longue et douloureuse écorchure.
Ce qui a le plus émerreillé nos savans , c'est qu'à l'instant même , nou-seulement le docteur et ceux qui l'accompagnsient tombèrent privés de toute force : mais que quatre ou cinq personnes arcourues sur les lienx , soit par curiosité ! soit pour duauer des secours , lombèrent également , et avec le méme symptôme d'un affaiblissement général , qui an reste n'a pas eu de srites alarmantes, On cite enlre autres le docteur Calcioa , très-connu dans la ville, On s'efforce d'ex iquer Le phésomène par le contre-coup , par l'induction cr re par un écou t continu pendant un temps Gxe de l'électricité du 30]. Le fait est qu'on est encore loin de s'être mis d'accord sur ss cause.
— M. le baron Larrey, membre de l'institut de France , jaspecteur À des hôpitaux militaires , est acrivé le 44 à Toulouse ; il a visité les hôpitaux de cette ville et devait partir Le lendemain pour coutinuer sa tournée.
— Le 20 août dernier, on présenta à la pharmacie de M, Estienne une ordonnance de M. le docteur Lossis , prescrirsnt uoe potion dans laquelle entrait ane certaine quantité de proto-chlorure de mercure, où ealomelss » Médicament d'une nature assez inoffensive. M. Estienne étant absent , l'un de ses élèves , jeune Brodly, soit par distraction , soit que le mot proto-chlorure fût mal conf. guré, délera, au lieu de la prescription demandés , une potion composée de deuto chlorure de mercure , ou sublimé corrosif , substance vénéneuse extrême mcat active. Cette Lee était destinée aux teois jeunes enfaos du sieur Melissen : dont l'ainé était âgé de 7 ns, Tous trois , après en avoir pris, succombèrent bientôt au milieu d:+ plus horribles convulsions. La par l'autopsie , n'avant laissé aucun doute sur la cause de ce déplorable évênement, M. Estienne et son élève étaicat traduits ce matia à raison de ce fait de. tant le sixième chambre de police correctionnelle comme prévenus du délit d'ho wiride par imprudence , savoir, le jeune Brodlv pour avoir délivré une potion vé. néneuse noë presrite , et avoir ain-i opéré la mort de trois jeunes enfans » © Estienne comme coupable d'aroir occassoné le même secipent en négligeant de tenir sous clé \a substance vénéneuse qui avait été admin:strée par erreur, Le tri. bunal a condamné , à raison de ces faits , l'élève Brodly à un mois de prison , pharmacien Estienne à 50 fr. d'amcude , et tous deux solidirement à 2,000 fr. de dommages intérêts, au proËt du père des trois innocentes victimes de cet horrible accident,
présence du poison, obtenue
— Le cercle des études pharmaceutiques | eomme celui études , ent d'être nouveau programme année. .
4 semestre. Chimie pénérele . professée caou ; minérslogie , M. Lepelletier ;
iqr de toutes les autres andi par M. le ministre de l'instruction publique, Voici Je Cours que les éludians en pharmacie devront suivre cette
M. Le.
aux , M. Guibourt. des v-
2" semestre, Chimie organique , professée par M. Caventon ; physique , M. Soubeiran ; botanique organique et physiologique , M, Gniard : ‘histoire naturelle pharmaceutique des animaux , M. Guilbert ; bolauique rurale et descrip üve, w. Clarion.
— Une lettre de Saïnt-Pétersbourg , 23 août , contient ce qui suit :
+ Depuis plusicurs semaines il n'est point tombé de pluie en cetie ville ni dans ses environs , et la chaleur est encore plus forte qu'elle ne l'a été pendant tout le cours de cet été, Dans Les forêts voisines , il y à des incendies qui durent depuis plusieurs jours. La fumée qui en provient obscurcit l'atmosphère , et en pénétrant ici couvre la ville de vaprurs si épaisses, que les rayous du soleil peuvent à peine les traverser, |
» Le climat de notre nouvelle conquête , la province d'Eriran , paraît funeste à ceux qui l'habitent. Selon les rapports du gouverneur-général , il ÿ règne main tenant des disentéries et Gèvres pernicieuses qui font de grands ravages, Le gouvernement vient d'envoyer des méderins à Erivan et dans fe district de Eatitschesan , qui auront an traitement annuel de 400 roubles en argent.
par M. Bussy ; pharmacie histoire naturelle phiratcctiqus
— ÉTUDES SUR LES CAUSES, LA NATURE ET LE TRAITEMEXT DE La MALADE SCROMHULEUSE , pur AC. BauorcocQue , docteur et agrégé de la Facuité de mé. decine de Paris , médecin de l'hôpital des Enfans , ete, Ua fort vol, in-8°, Prix - Tr.
Paris. Librairie des scicnces médicales de Just-Rourier et E Le Bourier de l'Evole-de-Médecine , n° 8, 4834,
————————————n ne Le Rédacteur en chef, Juurs Guéni.
rue
RUE ou CADRAN, N° 46.
N° Ai,
La GaseTre Mévicats De Panis (Gazette de sonté et Clinique des hôpitaux réunies } paraît tous les samedis de cheque semaine; chaque numéro est composé
de 46 pages in-4”, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les
Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr. pour 6 mois,
et 40 fr. pour trois mois. Pour l'Étranger 44 fr, Les sbonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 4 Avril, 1 Juillet,
1* Octobre, — On s'abonne à Paris.
reçoit que les lettres affranchses
SOMMAIRE
1. Taavaux ontcrxaux. Mémoire sur un nouvel instru. ot, dit ostéalome, pour l'ablation partielle des os, — Revue des cliniques médicales de l'itôtel Dieu de Paris pendsnl les mois d'août et de septembre : Affection typhoide sous forme inflammatoire : prescription des saignées et des chlorures ; variole confuente ; emploi des tuniques, — Fièvre iatermittente tierec : emploi du sulfate de quimine par la méthode endermique. — Érysipèle à la face : emplui successif des saignées et des porgatifs. — Rhumatisme articulaire : traitement par les anti phlogutiques; emploi d'un vésicatoire, — Métro-péritonite : emissions sanguiues , frictions mercuriells, purgatif. — IL. Acavémirs. Aradémie de médecine, séance du 7 octobre, — TI. Connesroxnaxce. Traitement de la fièvre trphoile jar l'emploi de l'eau de Sedlitz, — Cas d'avortement où ke placenta est resté duns la matrice; nouvelle gestation: second avortement où Le fœtus etses antexrs sont sorts, à nsi que le premier placenta, — IV. Binriocrarie. Suite des lettres sur Les cu es et les e (Mets de ea des gaz où vents dans les vois gastriques, — Souscription en [aveur de M. Thouret-Noroy, — Fruitimion. Lettre médicale sur Paris.
eu ua MÉDECINE OPÉRATOIRE.
MÉMOIRE SUR UN NOUVEL INSTRUMENT, DIT OSYÉOTOME, POUR L'ABLATION PARTIELLE DES os ; lu à l’Académie des sciences par M. le docteur B. Herxe jeune, de \Wurtzhourg.
$ 1. — Coxsinénarions GEnÉRALES.
Pour ceux qui cultivent la médecine pratiqne , les moyens nouveaux pour le traitement des rmusladies , qu'ils soient pharmaceutiques où mé-
#euilleton.
Notre correspondance s'est ralentie depuis quelque temps, mou cher confrère : la faute en est à La disette de nouvelles et de faits intéressans. et an peu sisi à MM. les phrénologistes qui ont fait, avec tant de bonne grèce bes hoanrurs de nos dernitrs feuilletons. Nos savans adversaires sont forts contens d'eux-mêmes ‘ dit-on ; ils vont partout célebront leur victoire ! qu'ils la savourent à l'aise! qu'ils se félicitent en se palpant respectivement Les protubérances de l'esprit, du talent et du génie! Personne de long temps ne troublera bars joies : car notre ami , leur relloutable adversaire, le spirituel auteur du commentsre hrénologiea on Napoléon, est allé se repos-r des fitignes de La guerre sous Le sé ciel de l'Iulie,
au bureau du Journal. se Paissonnière , n° 5 , et dans les départemens , chez tous les Directeurs des postes. — On ne
caniques , sont d'un tout aussi grand intérêt la nature des maladies. Sous-ce rapport, l'attention des médecins mérite d’être dirigée sur la pathologie des os , et particuhèrement sur leur ablation partielle, Bien que cette opération ait déjà été pratiquée vers le milieu du siècle passé, elle est encore jusqu'à ce jour une des plus
que les faits pour éclairer
rares et des plus extraordinaires; elle n'a été pratiquée de temps à autre que | les chirurgiens les plus distingués et les plus hardis. grandes difficultés qui s'opposent si fréquemment à leur exécution , les unes
ont leur cause dans 1n nature et la position des parties elles-mêmes , les autres dans l'imperfection des instrumens, Cette impcrfection a été bien plus vivement sentie de nos jours, ce qui a donné naissance à un certain nombre d'inventions remarquables , faites par des chirurgiens célè bres, qui ont cherché à y remédier , soit par des types nouveaux d'opérations, soit par des instrumens particuliers. Aucun instrument cependant n'a parfaitement répondu à l'attente et n'a comblé la lacune daos notre appareil chirurgical; aucun d'eux ne peut être employé dans tonte l'étendue et avec une égale facilité dans tous les cas posell leur emploi est plus ou moins limité à l'une ou à l'autre des opérations. Il suffit de rappeler ici les nombreuses et les différentes espèces de scies à manche, à molette, à chaînette, de trépan et de tréfine , de tenailles InCISives , etc, , etc,
La plupart de ces instrumens n'opèrent l'incision ou la division de l'os qu'en étant mus à sa surface ou autour de sa circonférence avec un mouvement de va et vient de leur tranchant ou en tournant en une courbe ; ceci exige un mouvement de tout l'instrument » €t par conséquent l'espace nécessaire pour des mouvemens semblables, À ais Ja disposition apatomique des parties du corps, et la particularité de chaque cos pathologique , rend leur usage tout-à-fait impos.ible dans un grand nombre de lieux ( par exemple , à la région orbitale }, où des lésions accessoires dont l'étendue et la nature rendent bien souvent l'opération plus dangereuse que la maladie que l'on veut guérir, deviennent nécessaires pour se procurer l'espace indispensable,
Tous les instrumens employés jusqu'à [résent pour des opérations
Que vou dirai-je cependant ? vous avez vu avve intérêt s ns doute l'empressement des médecins de Poris et des départemens à perndr. part à la cause de M. Thouret-Noroy. Vous avez lu tuc foule de: protislitions cenformis à vos idées sur la respon-abilité médicale; sas comptes rendus de l'asséinl.lée géuérale des médevins de Paris vous ont mis au courant des moindres détails de cette importante affaire ; enfin vous connaissez la Litre quiaété votée dans la dernière séance. Que dites-vous de cetle spontanéité d'opinions ? de cette conformité de vues et de principes ? Y a-t-il licu à désespérer d'un rapprochement entre les médecins ! celle circonstance ne prouve-L.r!le pas , que , sans ré der à l'esprit d'une aveugle solidirité et aux préjugés des anciennes corporations, on peut reconstituer l'union médicale sur la base d'un intérét bien entendu ? L'essai d'association testé sous l'heureuse influence de M. Orfila porte déjà ses fruits; sons ce moyeu de rapprochement personne n'eût songé à le provoquer , où plutôt, personne n'edt dé assez puissant pour L'opecr. C'est donc là nn premier pas dans la roje de l'association.
A propos de l'initiative que l'association de révoyance s'honore d'avoir dans cetle circonstance, vous me demandez si la Gaxerre MÉINICALE n'a pas de s plaindre quelque peu de cette prétention ? Il n'est pas juste, dites-vous, que l'association de prévoyance se donne le mérite d'avoir provoqué la première une manifestation de principes et une sonsrription en faveur de M. houret-Noroy , et qu'elle mette ainsi, par «a déclaration solenoelle, uu nésnt et dans l'oubli ce que nous avons fait avant elle dans le même but. Ce petit déni de justice est tout àfait sans conséquence : c’est un léger mensonge que tous les médecins de Paris sont censés avoir signé, et dont personne n’a la responsabilité. 11 en sera de mème
droit
sur les os ont plus ou moins d'inconvéniens, dont nous ge citerons que les suivaas.
1° Pour couper l'as, il faut toujours que la scie aille et vienne ; par ee mouvement de va et vient, l'as ainsi que les parties molles, sont considérablement irrités et ébranlés. C'est particulièrement en sciant
des os creux , et entre autres dans l'excision des maxillaires , que les.
vaisseaux et les nerfs qui ÿ en sont tiraillés en tous sens, ce qui peut occasioner les accidens les plus graves.
2° Pour procurer à la scie l’espace nécessaire pour se mouvoir libre ment , il faut inciser et séparer de l'os les parties molles dans une étendue qui surpasse de beancoup la partie qui doit être enlevée ; plus celleei sera profondément située, plus sera grande l'étendue dans laquelle il faudra la mettre à nu pour y arriver,
3° Par suite du mouvement de va et vient de la plupart des scies, l'os se trouve toujours coupé au-delà du point qu'on se propose d'inciser , inconvénient qui peut même être objecté à la scie à molette , scie avec laquelle j'ai fait an grand nombre d'essais infructueus et qui a de pombreux défauts ; on ne la fixe à l'os qu'on veut couper qu'avec beaucoup de difficultés et qu'après bien des préparatifs; son action est incertaine, Avec de petites scies à molette, on ne peut agir qu'à une profondeur peu considérable , parce que l'axe touche bientôt à l’os et em-
he l'action ultérieure ; et si pour éviter cet inconvénient, on choisit
es disques plus grands, ceux-ci, pour pouvoir être mus , demandent
un espace trop étendu par rapport à la longueur de l'incision qu'on veut pratiquer à l'os. |
4° Beaucoup de scies, les scies fines des orfévres, par exemple,
nent aisément une direction oblique , et s'enclavent fréquemment. Ceci a lieu avec la scie à chaînette, qui souvent même se rompt lors de son emploi.
5° En se servant des scies connues, il faut souvent séparer de l'os des parties molles encore saines , parce que dans leur action on ne peut se borner aux limites étroites de la partie molle ; c'est ce qui arrive dans l'application d'une couronne de trépan.
6° Dans les fractures du crâne d'une certaine étendue et compliquées d'esquilles , il faut souvent enlever des parties considérables tout-à-fait intactes et nullement lésées, afin de pouvoir éliminer les esqailles,
® Dans l'emploi de tous çes instrumens , les parties molles ne sont pas à l'abri de toute lésion; il est pourtant nécessaire de les éviter dans certains cas, par exemple, dans la trépanation du crâne, de la colonne vertébrale , ete. ; en
8° Certaines parties, dans des cas de désorganisation auxquels souvent où ne peut remédier que par des opérations , n'ont pas encore pu être soumises à l'excision, malgré le nombre des scies inventées jusqu'à ce jour.
Ÿ Plusieurs de ces instrumens assez fréquenment employés , tels que la pince, la gouge et le maillet , agissent d'une mavière trop violente , on pourrait es dire trop grossière, et affectent péviblement le malade ; leur emploi peut alors aisément produire de nouvelles lé. sions de l'os et des parties enviroünantes.
Les douleurs propres aux maladies des os sont encore auzmentées par le vice des instrumens inventés pour y porter remède, Comme l'art ue peut qu'imparfaitement atteindre son but, on abandonne à la nature
la plus grande partie du travail d'eliminalion ; la guérison se fait at-?
tendre long-temps ou n'a pas lieu, car souvent on procède trop tard à
de toute la lettre qu'on à adressée en leur nom à M. Thouret-Noroy. [Cette lettre il
né parait pas avoir satisfait tout Le monde. Plusieurs de nos confrères l'ont trouvée
l'extirpation des parties malodes dans la crainte du danger de l'opéra.
tion, intimidés d'ailleurs par les difficultés qui les entourent , diflicul-
tés d'autant plus grandes que des instrumens convrnables manquent
pour les exécuter.
Ces inconvéniens étaient tout-à-fait inhérens à la forme et à la manière d'agir des instrumens insentés jusqu'à ce jour pour l'incision des parties dures, et selon qu'ils étaient formés sur l’un ou l'autre type, ils ne pouvaicnt servir qu'à faire certaines incisions droites ou circulaires très-bornées. Chaque praticien qui a eu occasion de se servir ou de voir employer l'un lune de ces iastrumens , sait apprécier combien ils laissaient encore à désirer. Pour reculer les bornes de la science , il fallait qu'un nouveau mode d'action fût inventé pour les instrumens tranchans; ce mode d'action ne se Lornera pas seulement aux scies et aux instrumens qui leur ressemblent , il s’éteudra aux instrumens destinés à d'autres usages. C’est ce but que l'ostéotome , dont nous allons donner la description, est destiné à remplir.
$ I. — Descuvrion Er MODE D'EMPLOI DE L'OSTÉOTOME (1).
La construction de l'ostéotome est basée sur ce principe, savuir, que cet instrument doit agir sur les parties dures de la même manière qu’on agit sur les mr molles A bistouri on le couteau, et qu'il doit être applicable dans une égale étendue , c'est-à-dire dans tous les cas et dans toutes les circonstances.
Sous le rapport de la forme et de son action , l'ostéotome doit être comparé à un couteau ou à ua bistouri des plus forts.
Il représente un scalpel à lame droite et à manche fixe.
La lame se compose de trois parties principales , qui sont : la partie ivférieure, que j'appzlle porte-scie; la moyenne, nommée cage, et la partie supérieure, qui entre dans le manche.
Le porte-scte forme nne lame, terminée en pointe par sa partie inféeur, dont l'un des bords est convexe, et l'autre presque droit ; ceue lame, formant pivot vers sa partie inférieure, s'implante pat un prolongement à jour ou à fenêtre dais la cage de l'instrutaent.
La cage est formée par deux lames superposées , entre lesquelles se trouve une roue dentelée mise en jeu par unc manivelle.
C'est sur cette roue et sur le porte-scie que s'étend , en forme d'ellipse, une scie articulée, composée d'anneaux articulés les uns aux autres et formant trois rangées de dents de front.
Cette scie, formant une chaine réunie par ses deux bouts, que l’on peut décrocher à volonté, a, sur son bord antérieur, des dents appelées dents à incision, et, sur son bord postérieur, des dents à mouvement, qui sont mousses : c'est au moyen de ces dernières que la scie glisse à son extrémité supérieure , c'est-à-dire dans la cage , dans une coulisse, sur une petite roue dentelée, munie à son centre d'an axe surmonté d’une manivelle et sur sa périphérie de petits enfoncemens dans lesquels viennent s'engrener les dents mousses de la scie, pour communiquer le mouvement à celle-ci; et à son extrémité isférieure ,
au Ca 4 . e + . “ pong Len es que des lieux communs. Personnes n'a le mérite nile bläme d'une
telle œuvre, Je n'ai pas cutenda les çrojets de lettres spportés pa: chacun , mais piavé l'artère brachiale, alors que plus tard an troisième ne reconaut qu'on tromje crois fermemcnl qu'il s'en est pas un qui ne valût celui de tout le monde. Quand malle cerveaux sont forcés de penser ensemble et en commun, personbe Be ense. Ce qui a généralement élé désapprouté, c'est la réticence qu'on a alectée à l'égard du fait principal du procès, l'accusation de piqûre de l'artère, Le laconisme avec lequel on dit à M. Thouret Noroy : « Nous he trouvogs pas dlens le procèsles documens indispensables pour une instruclion suffisante, pour une conscienciense conviclions ; n'& pas dû plaire beaucoup à cé médecin, Ses ennemis pourront, au bn soin, tirer parti contre lui de la déclaration des médecins de Paris ; car le passage cité plus baut ne veut pas dire autre chose que ceci : votre ochs renferme des documens contre vous, mais is ne soût pas sulisans ; il Plieu de croire, d'après les relations des témoins, que vous avez ouvert l'artère de Votre malade, mais cela ne suflit pas pour jurer que vous l'avez ouverte, » Grand} i e mérei du service ! On avait propow d'abard une adhésion complète à la conal- | nos chirurgiens orateurs ont «ans doute de bonnes raisons pou: ne pas imiter Le ation des médecins de Bowen ; 1315 quelques chirurgiens rigoristes n'ont pas osé] grand poite de l'Angleterre.
qui est la partie active pendant l'opération, la scie glisse sur les bords et ]
Pour plus grande sûreté dans certaines opérations sur les os , par
extrémité d’une lame dont elle suit lesdiverses directions, en vertu de fexemple dans le trépan, au crâne et à la colonne vertébrale, l'on peut
son articulation et de sa flexihilite. NE
Pour faire agir la scie , on tourne la manivelle; la scie glisse alors, et, exécutant le inouvement que nous avons décrit , elle incise sur son tranchant, pendant que la lame reste immubile. La lame et le tranchant dentelés de l'ostéotome sont deux parties distinctes étroitement liées. Le tranchant est susceptible d'un mouvement tout-à-fait indépendant de celui de la lame; celle-ci ne sert que de support au tranchant, et en mème ternps d'appareil À rs le mettre en jeu : à chacun de ses mouvemens une autre partie du tranchant agit au même endroit de la lame,
De son cûté, la lame a scie, avec son tranchant mobile, peut être mue à volonté dans les paities molles , en tous sens , en ligne droite où dans une courbe, à l'instar d'un couteau.
Pour imprimer ce mouvement, on à pratiqué, à l'extrémité supérieure de l'insteument, un manche commode ; et, pour plus de sûreté et de fixité, il se trouve à gauche un support latéral mobile en tous sens, afin de pouvoir être appliqué partout.
Ces deux mouvemens, tout-à-fait indépendans l'uù de l’autre, d'un côté celui de la scie articulée, et de l'autre celui de la totalité de l'instrument , permettent la plus grande latitude possible dans son emploi, et offrent en outre des avantages que nulle autre scie ne possède.
C'est encore ce double mouvement qui établit une différence essentelle entre K'ostéotome et le couteau. Dans ce dernier, le tranchant ne saurait se mouvoir sans que toute la lame se meuve , tandis que , dans l'ostéotome , le tranchant , bien qu'etroitement lié à la lame, peut être mis en mouvement sas le communiquer à cette dernière. D'un autre côté, pendant que le couteau ne pénètre à sa pointe que Nar pression, l'ostéotome agit à la fois par pression et pe Wracuon, el surlont par cette dernière. On n'appuie que légèrement la lame sur l'endroit à inciser; la pointe, par son mouvement indé adant de là lame, continue alors de séparer par trection, de manière à éviter les nouvelles secousses, Un tranchant de scie de 15 pouces de longueur pent, de cette manière, par la plus ite incision possible, de uelques ignes.seulement, agir à la pointe de la lame , sans qu'il lui fulle plus d'espace que la ligne à inciser.
Afin de préserver de toute lésion les parties molles environgantes, l'on à pratiqué, sur les bords de la lame de l'instrument, deux couvrescie qui glissent dans deux chässis situés en travers du porte-scie ; ils touchent presque les bords de la scie, et se rencontrent à leurs extrémités inférieures , au-dessous de la pointe qu'ils couvrent. Ils peuvent être avancés et retirés au moyen d’un ressort qui se trouve dans la cavite droite du manche. Poussés en avant, les couvre-scie s’éloignent et s'écartent à volonté des bords de la scie et de Ja pointe; retirés, ils viennent se rapprocher de la scie. On eut les faire agir séparément ou tous les deux à la fois.
C'est entre ces couvre-scie et les bords de la scie qu’on peut saisir les os, quels qu'ils soient. Si on fait alors agir le ressort, les deux parties, c'est-à-dire les couvre-scie et la scie, sont attirés vers l'os avec une force égale; si donc on fait jouer le scie, elle coupera l'os en se rapprochant du couvre-scie. Les couvre-scie servent ainsi de guide sûr à la scie jusqu'à la fin de son action , et eo mème temps de sonde exploratrice
savoir où en est l'opération et quand elle est achevée. Outre cela
adapter au côté droit de la lame une échelle graduée qui sert en même ur > de support.
‘est par ce mouvement particulier et propre à l’ostéctome , mouvement qui est en même temps préservatif, que l'on évits les inconvéniens énumérés plus haut. Sans avoir aueu des vices mentionnés des tasirumens imaginés jusqu'à présent pour les opérations sur les os, l'estéotome présente une foule pen s tant pour la chirurgie opératoire que pour la physiologie expérimentale, En les exposerons dans une autre uecasion ; je me bornerai à indiquer iei les principaux et en particulier ceux que l'ostéotome présente sur la scie circulaire ou à tré-
pau.
$ VIT. — avanraGes pe L'OSTÉOTOME COMPARÉ AVEC LES AUTRES INSTRUMENS.
1° Avec l'ostéotome on peut faire aux os non-seulement toutes les opé. rations exécutées jusqu'à présent avec d'autres instrumens, mais il est encore à présumer que par la suite on pourra l'utiliser à celles qui jusqu'à ce jour étaient impraticables même pour les plus habiles opérateurs, au moyen des instrumens connus. On peut avec l’ostéotome séparer et exciser des parties d'os de toute forme et de toute grandeur, dans toute profondeur et dans toute direction et avec prompttude , par une pression douce, sans sccousse , sans produire des esquilles, ni endommager les parties molles environnantes.
expérience est déja venue à l'appui de ce que la structure de l'instrument faisait supposer à priori.
2° L'ostéotome ne marchant pas par un mouvement de væ et vient, commun à toutes les scies ordinaires, ne tiraille et n'ébranle point les os et les parties molles, car il agit plutôt par traction que par
pression ; 08 doit juger de l'importance de ce mécanisme dans la sec-
tion des os creux , puisqu'on évite le tiraillement des nerfs et des vaisseaux qui passent pat leurs cavités.
3° En vertu de l’action particulière et propre à l'ostéotome, les parties molles environnantes sont bien mieux ménagées ; car, pour procurer aux autres scies l’espace nécessaire à leur mouvement de va ét vient, il faut inciser ces parties et les séparer de l'os dans une étendue qui surmn de beaucoup celle de la partie à enlever, et plus l'os est profon-
ément situé, plus il faut agrandir cette incision, tandis que l'ostéo-
tome agit dans un étroit espace par la plus petite incision des parties molles et à toute profondeur ; il faut seulement découvrir la partie d'os à enlever, ce qui se pratique à volonté et successivement par plusieurs petites ou afin de restreindre l'espace à inciser au bénéfice des parties molles,
4° Dans l'emploi de l'ostéotome , on n’est pas comme dans celui de la couronne à n, obligé d'enlever une surface plus grande que ne le demande absolument le but de la guérison ; attendu qu'avec l'ostéotome on peut inciser au gré de l'opérateur des lignes droites où courbes, grandes ou petites, ct culever ainsi des portions d'os presque linéaires et très-longues.
C'est ainsi que même un corps etranger enclavé, par exemple, une balle, un morceau de mitraille, des fractures à esquilles , des dépressions, un fongus de la dure-mère, une partie nécrosée ou une fissure du
our Les couvre-scie protégent et garantissent parfaitement les parties molles. [crâne , peuvent être circonscrites exactement à leurs bords par une in-
Maintenant que tout le eorps médical a protesté en faveur de M. Noroy, vous |
me demandez ce qu'il en arrivera? La chose n'est pas bien claire. Notre confrère déposera d'abord son pourvoi. Il requerra de la Cour de cassation qu'elle ait à reformer les jugermmn: des tri umux d'Évreux et de Rouen, Il se présente cependant une defbrulté qu'on a'avait pas prévue, Lors de sa première condamnation , M. Noroç ne fit opel devant la Cour de Rouen que de l'enquête ordonnée par le tribunal d'Erreux. Noire hosor:ble confrère acceptait ainsi le jugement, et ne rcpoussait que l'enguéte, dont il demandait le renvoi aux personnes de l’art. Cet isolement des deux élémens capitaux de la condamnation a beaucoup nai à La caute de l'aceusé. En n'appelant pas du premier jugement, M. Noroy est censé avoir reconnu sa validité en principe, c'e-t-à-dire qu'il a acceplé La responsabilité médicale telle cu la veulent les tribunaux , à la condition seulement que les faits du procès seront appréciés par de: médecins, Cette prétention était raisonnable et montrait la eonlisnre que M. Noroy avait dans sa cause ; mais en se bornant à repousser l'enquête, il a mis la Cour de cassation daus La nécessité de ne
ononcer que sur celle partie du procès. Il s'ensuit que la question de responsa-
lité médicale ne pourra pas être agitée, et que si la Cour suprême ne trouve pas de motif à casser l'arrêt des tribunaux de Rouen et d'Evreux en ce qui concerne l'enquête, elle confrmera leurs jagemens en toat point , leur donnera force de loi
pour l'avenir, et nous placera définitivement sous cette réroltante juridiction. D Que deviendrons-nous alors, mon cher confrère? L'expérience nous l'apprrnd |
déjà. Un malade des environs d'Évreux n'a pas attendu que la Cour de cassation eût prononté en dernier ressort; entouragé par l'exemple du seor Guigne (c'est le malade de M. Noroy), il a intenté ou procès à son médecin en dommages et
intérêts pour lui avoir guéri, sans smputation, l'articulation du coude, affectée de fracture romminative. Ce brave homme voulait ni plus ni moias que son chi urgien lui eût rendu moe articulation parfaite, et à cet effet il demandait je ne sais combien de dommages el intérèts, Vous pensez, sans doute, qu'il a été condaruné : point du tout, Averti par quelques personnes sensées , et peut-être aus i pur un peu de conscience, qu'il commettait un acte d'injustice ct d'ingratitude révoltante , il a consenti à ne pas donner suite à s: denisade , et il à Goi par payer les honoraires du médecin. Celui-ci n'en a pas exigé davantage, et il à ea rai. son , selon moi. Bien lui a pris de ue pas réclamer toute la justice du tribunal, Nous ne nous en Lireron- pas loujours aussi bien , royez-moi. La mode viendra, quon nous rclonerons nos honoraires, qu'oi nous ré ra par uué assignaon! La plupart d'entre nous aimeront aùeux perdre le fruit de leurs peines que d'avoir à comparailre devant Les tribunaux , f-ce même pour la meilleure cause. Beaucoup de gens feront ce facile raisonnement. Voyez, d'ailleurs , ce qui vient d'arriver à un de nos confrères de Lyon. Vous lirez dans ce numéro une lettre de M. Gensoul qui ne laisse rien à désirer à cet égard. J'y joiadrai l'histoire d'un fait qui m'est personnel ; il n'est pas récent, mais il ne fera que mieux conÿrmer mes prédictions.
Je fus appelé , il y a quatre ans , par un de nos confrères, pour terminer auprès d'une de ses clientes, une fausse couche à quatre mo:s; c'était la nuit, et La malade halutait bes Champs-Elysées. Je n'arrivai qu'après la sorlie du fœtus et ne
dus faire aucune espèce de manœuvre pour opérer la délivrance, Je coctinuai à
de vue, Un an s'était écoulé saps que j'eusse reça ni boneraires, ui remerciemens,
lex suvant l'usage , la malade pendant quelques jours, après quoi je la perdis
dision correspondante. C'est ici surtout qu'un simple essai sur des os secs montre l'avantage de l’ostéotome avec une force de conviction qui n'a pas manqué jusqu'ici d'entrainer les suffrages des chirurgiens célébres de la France et de l'Allemagne qui l'ont examiné.
5° A l'aide d'une simple incision de peu de longueur et d'une ligne de largeur au plus, on peut faire sur le crâne des trépanations exploratrices qui, tout eu admettant l'introduction d'un stylet dans tous les sens, guérissent néanmoins complétement et avec une extrême facilité. Ce procédé promet d'immenses avantages pour les cas d'épanchement, où Le lésion du cerveau, ou de ses enveloppes membraneuses et osseusts.
6° L'action de l'ostéotome u'est pas comme dans la couronne à trépan, horizontale ; elle est perpendiculaire de bas en haut ; c'est par ce inouvement que l'on découvre et relève des esquilles recouvertes par la eau du crâne et qu'on n'a pas encore aperçues, lorsque l'on incise avec
ostéotome sur ses bords; landis qu'au contraire l'action horizontale de la couronne à trépan ne fait que déplacer les esquilles.
Avec ocla le point d'appui peut être choisi en dehors de la partie à enlever.
7° L'ostéotome perce rapidement une ligne après l'autre; tandis qu'au contraire , l'opération avec la couronne à trépan offre en plusieurs endroits des inconvéniens et même des dangers à cause de l'épaisseur variable des os du crâne , lors de dépressions occasionant la séparation de la table intérieure d’avec la table externe,
Quelquefois une portion du cercle formé par le trépan est déjà entièrement percée , Landis que l'autre ne l'est qu'à demi , ou est à peine entamée.
8° On peut fixer l'ostéotome sur la partie même qui doit être excisée, Dans les instrumens qui agissent par un mouvement de va et vient, on essaie fréquemment d'empêcher la mobilité de l'os, en le faisant tenir par des aides qui de cette manière eompriment les parties molles , mais qui ne sauraient empêcher l'os de se mouvoir en dedans des parties molles.
9° Certaines parties , telles en l'articulation coxo-fémorale, et spécialement la cavité cotyloïde, dans les cas de désorganisation qui ne peut être arrêtée que par l'opération, n'ont pu être extirpées jusqu'ici avec aucun des instrumens connus, attendu que la lésion des parties environnantes , lésion qu'on ne peut éviter, était considérable et trop dangereuse , et faisait reculer d'efiroi l'opérateur. Dans l'emploi de l'ostéotome au contraire ces lésions peuvent être très-circonscrites.
J'ai plusieurs fois excisé la cavité cotyloïde . soit en partie, soit en totalité, sur des cadavres injectés. Il n'y 3 jamais eu de lésion de nerfs ni de vaisseaux importans ; j'ai exécuté plusieurs fois cette opération sur des animaux vivans, avec un entier succes.
$ IV. — ExrÉniENCEs FAITES AVEC L'OSTÉOTOME SUR DES ANI- MAUX VIVANS.
J'ai pratiqué avec l'ostéotome des opérations de toute espèce, avec un très-heureux succès. La guérison réussit parfaitement ; les fonctions de la partie opérée ne furent presque point altérées. |
Au crâne d'animaux grands et petits, pour la plupart des chiens de tout âge, j'ai excisé des parties triangulaire, D He rondes et longitudinales ; en un mot Jde diverses forme et grandeur ; afin de pouvoir observer la différence entre la guérison des blessures rondes et angulaires. 11 en est résulté que les blessures angulaires guérissent mieux que les blessures rondes. . | .
A la colonne vertébrale j'ai excisé en plusieurs endroits une on plusieurs lames avec l'apophyse épineuse , en sorte que la moelle épinière était à ou. Dans deux cas la guérison fut parfaite et il n'y eut aucun trouble de fonctions. sue
J'ai fait des excisions en divers endroits sur la continuité des os. par exemple : aux côtés, à l'humérus , à l'avant-bras, au fémur , au tibia, au bassin , ete. Moins les parties molles furent lésées , plus la reproduction fut complète, et plus fut rapide le rétablissement de la fonction de la partie opérée. ns, |
Aux articulations, par exemple celle de la mâchoire inférieure, à l'articulation coxo-fémorale , à celles de l'omoplate, du cubitus et du genou , j'ai fait des excisions afin de pouvoir observer la formation de nouvelles aticulations. L'excision de l'articulation coxo-fémorale, de la tête du fémur avec la cavité cotyloïde , la plus importante de toutes, et
ui n’a pas encore élé essayée sur l'homme , fut pratiquée par mot sur
e sr hs avec le plus heureux succès, Il s’est formé une espèce de nouvelle articulation, et les fonctions de l'extrémité se rétablirent parfaitement.
$ V.—ArPLICATION DE L'OSTÉOTOME SUR L'HOMME VIVANT.
Mais ce n'est pas seulement sur le cadavre ou sur Îles animaux vivans que nous avons fait des essais. L'ostéotome a fait ses épreuves sur le corps humain vivant; de nombreuses opérations faites avec succés sont là pour prouver ce que nous avons avancé sur les avantages que cet instrument offre au chirurgien. : :
Le nombre des applications dans des cas pathologiques s élève presque à cinquante ; el puisqu’en chirurgie il ne s'agit pas seulement d'ioventer des instrumens , de les préconiser et de promettre de faire avec eux les opérations les plus difficiles sans en apporter les preuves, sans les avoir même employés sur le cadavre (chose inconcevable, mais dont les exemples ne sont que trop fréquens) , nous pensons bien faire de joindre ici l'énumératon des opérations qui ont été exécutées jusqu à ce jour sur l'homme vivant avec l'ostéotome.
A. Opérations pratiquées à la tte. Huit trépanations pour des blessures d'armes à feu et d'armes blanches, par le profess. Demune, de Zurich.—Une pour carie, par le professeur Jacger de Wartæhourg, Fe m'a chargé d'en pratiquer une autre dans sa clinique. Éxcision
‘une pièce de l’arcade orbitale supérieure , faite par mot à Ja clinique du professeur Stark, à Téna.
L'excision du menton à été faite deux fois par le professeur Diez , de Nuremberg, et le professeur Jaeger de Wurtzbourg, ct une fois par le
professeur T'extor, de Wurthourg.
10° Avec l'ostéotome on peut atteindre et même surpasser tons les ef fets et avantages que présentent tous les instrumens réunis ; ainsi, pèr exemple , les diverses espèces de scies circulaires et les instrumens à trépan , lesscies à chaïnette, la gouge et le maillet , les ciseaux et les tenailles incisives , etc. ; tous ces instrumens offrent des inconvéniens , surtout dans des opérations à la campagne et sur les champs de ba. taille, où il est impossible de les avoir tous et où pourtant il faut s'attendre à des événemens imprévus,
J'en parlai au médecin habieel qui r'invita à envoyer ma note: m'ioformant que 4 Jamais animal n'a fait tant de bruit. On le montre partout : rent sa cliente, chargée anciennement d'approvisionner la table de Louis XVIII de fruits et de légumes. avait gagné à cet ins emploi, environ quarante mille livres de rente. Je me rassurai à rette nouvelle el mis, avec mon estimable confrère, sur le compte de l'oubli, le retard de ls royale verdurière. J'avoue même que je fus presque tenté de ne pas envoyer ma note, Je m'y décidai cependant. Savez-vous quelle fat la réponse ? Un chiffon de ge “ à beurre où il y avait autant de fautes d'or hographe que de letires : autant d'impertinences que de mots, et où l'on me déclarait bien hardi de réclamer des lonoraires pours'avair stroppid pour l'avie la femme que j'avais sccouchée , aflirmant que MM. Dubois, Dapuytren et autres avaient constaté be fait. de fus un moment interdit ; mais con- Gant jusqre-là dans la justice des tribunaux , je chargrai un huissier de la négocia tion de mon affaire. Ma victime parut tenir bon d'abord, puis me {it fire des! offres, marchawdant cinq francs Le cinq francs, comme sl eût été question d'une fourniture de haricots ou pommes de terre, Elle finit par s'exécoter
Je vout Le demande, mon cher confrère, cette aoble dame eût - elle été d'aussi bonne composition #i elle avait su que, moyennant quelques témoins de la force de ceux de Festimable M. Gu'gne , elle eût pu se dispenser de n'honorer, que dis-je, elle eût pu obtenir des dommagrs-intérêts ! Si La condamnation de M. Noroy vieal vo jour jusqu'à elle , il y a beaucoup à parier qu'elle regrettera d'avoir fait une fausse couche si aturée.
Oa parle toujours beaucuup, dans le monde médical , de l'acarus soubiei, Cet! intéressant ineete a occupé trois où quatre séances de l'Académie de arédeci ! ne ; a même cu les honneurs de la dernière stancc de l'Académie des s'ieuces,
res Le représentent ; il est définitivement à la mode. On assure que plus d'an fabricant le fait dessiner et broder sur sos étoffes, Ne soyez donc pas surpris si votre femme vous demande us jour une robe à l'acarus.
Après l'acarus, j'ai mauvaise grâce à vous parler de plusieurs grands chirurgiens qui se trouvent en cc moment à Paris, et qui occupent hesucoup moins les esprits
e l'auperceptible animal. Nous vous avous déjà dit quelque chose de M. Diefeabach et de ses merveilleuses restaurations : cel ingénieux opérateur continue à volgariser parmi nous les procédés à l'aide desquels 1l donne des paupières à ceux qui n'en out plus, refait tes ner de ceux qui les ont perdus , en ua mot , rivalise avec la naturs. À côté de lui brille un autre chirurgien a'lemand, M. Heine, de Warizbourg, inventeur de l'ostéotome, Vous livrz dans la Gazerte d'aujourd'hui l'histoire de vel sdemicable instrument ; ce sera ane des belles conquêtes de la chirurgie moderne. 1 fers révolution dans la médecine opératoire. Je crains bien, et je ne suis pas le seul de cette opinion, que l'ostéotome ne fasse aussi révolution daus l'art de s'approprier le bien d'au‘rui, dans l'art d'enfoncer les postes rt de briser les caisses. Avec l'ostéolome de M. Heine , les voleurs seront dispensés de faire le moiore bruit : ils enlèveront avec la plus grande facilité une pièce carre où triangulaire à une ports, à un coffre-fort , et vous La replaceront sans que rien y paraisse, Les tribunaux seront fort embarrassés ils auront à juger cette nouvelle manière d'opérer. 1! n'y aura plus de … avec effraction ; vous verrez que l'ostéotomr fers révolution jusque dans le Code pénal. Je laisse à nos Cujas de remettre le langage de la loi d'accord avec les faits, éar il n'y aura
En 1833 M. le professeur Walther, à Munich, a enlevé, pour cause font presque toujours suivi son application , l'avantage de l'ostéotome
d'hypertrophie avec induration de l'os , toute La partie inférieure de la méchoire inférieure , depuis l'une des branches jusqu’à l’autre , en conservant le bord alvéolaire avec les dents. Dans cette opération M. Walther confia l'emploi de l'ostéotome au docteur Joseph Heine. Le malade a été completement guéri. Cette opération , inouie jusqu'à présent , et dont l'exécution avec le nouvel instrument ne se bornera pas seulemeot à ceux qui ont le privilége d'un grand génie chirurgical ou d'une pratique étendue, nous parait le plus fort argument en faveur de l’ostéotome,
En 1833 et 1834 MM. les professeurs Jacger et Diez ont incisé un côté de la mâchoire inférieure, afin de pouvoir la désarticuler de ce côté, Cette opération a été pratiquée deux fois par M. Diez , et deux fois par M. Jaeger.
Le professeur Jaeger à encore fait en 183, l'excision d'une partie de ja méchoire inférieure droite, depuis la symphise du menton jusqu'à la branche ascendante. Dans cette opération l'inventeur de l'instrument a été chargé de son application.
B. # tronc.— Le professeur Jaeger a excisé en 1834, à la clini-
e chirurgicale de Wurtbourg, une pièce semi-circulaire du steroum,
‘un pouce de long sur un demu-pouce de large, pour cause de carie.
Ec 1834 j'ai enlevé moi-même pour eause de carie une apophyse épineuse.
C. Aux extrémités supérieures, — J'ai enlevé en 1833 à Breslan arr portion de la partie moyenne de La première phalauge du doigt médius. ,
Les professeurs Jaeger et Textor ont, chacun une fois, en 1834, excisé l'articulation da bras avec l'avant-bras. La même opération a été et par M. Moisisowitz, chirurgien à l'hôpital principal de Vienne en
À Vienne on a extirpé en 1833 une partie nécrosée de l'humérus.
On à fait l'extirpation de l'olécräne; dans les trois dernières opérations l'ostéotome a été appliqué par mor.
Le professeur Jaeger ; à Wurtzbourg , a enlevé , il n'y a pas longtemps, une pièce osseuse de l'extrémité inférieure du cubiius, au point de son articulation avec le carpe , à la suite d'esquilles occasionées par un coup de feu,
D. Aux értrémités inférieures. —J'ai enlevé quatre fois à Wurtzbourg, en 1831, une foisa Berlin et une fois à Lena , à La clinique de M. Stark, en 1432, des parties nécrosées au tibia. *
Le professeur Jaeger, à Wurtzbourg, a extirpé au tilia une exostose de trois pouces de long sur un pouce d'épaisseur.
En 1832 j'ai, pour cause de deénudation par suite d’une fracture, excisé la malléole interne à l'hôpital militaire de Wurtzhourg.
Le professeur Jaeger a excisé trois fois en 1833, et j'ai exeisé une fois l'articulation tibio tarsienne.
Le professeur Textor a excisé nne fois à Wurzhourg, et moi une fois à Téva en 1833, des fragmens du tibia.
Le professeur Walther à Muuieh a exeisé en 1834 le péroné dans l'articulation tibio-tarsienne.
A la clinique chirurgicale de la Faculté de Wurtzbourg on a excisé sur une jeune fille de 5 aus le calcanéum carié, eu conservant 'a tubérosité pour l'insertion du tendon d'Achille.
Tous ces cas ont non-seulement prouvé par les heureux résultats qui ‘falciforme sans que sou intégrité en s00
sai, après m'être assuré, eu soudant , de
en général, mais aussi sa préférence aux autres instrumens dans les cas désespérés.
Qu'il nous soit permis , avant de passer aux opérations pratiquées en France sur le vivant avec l'instrument qui fait l'objet de ce mémoi. re, de joindre ici une courte relation de 5 trépanations faites avec l’ostéotome par le dosteur Demmé, professeur à la Faculté de médecine de Zurich, suivies de quelques considérations pratiques de ce chirurgien sur l'emploi de l'instrument, parmi lesquelles nous avons oasis celles qui sont conformes à ce que nous avons dit plus haut, C'est le professeur Demmé qui le premier a exécuté sur le vivant la trépanation à l’aide de l'ostéotome.