‹ Gazette médicale de ParisChapitre 320 sur 394 · PHYSIOLOGIE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DU CERVEAU

DÉ LA SPÉCIALITÉ ORGANIQUE CONSIDÉRÉE DANS LES FONC- TIONS INTELLECTUELLES DU CORPS HUMAIN, par F. Lé- LUT.

Les fonctions intellectuelles proprement dites different de celles des trois ordres precédens, les fonctions assimilatrices, les fonctions de mouvement, Les fonctions de sentiment, en ce que les organes de ces

ns

dernières , ou au moins les résultats, les produits de leur action , et souvent tout rela à la fois, sout soumis à l'appréciation immédiate de nos sens, ce qui n'a pas lieu dans les fonctions intellectuelles , qui ne nous sont connues que par l’état qui les constitue, c'est-à-dire par le fait de conscience : état qui n'est pas même, comme dans la sensation proprement dite, rapporté à l'action immédiate de tel ou tel ordre d'objets extérieurs sur telle on telle espèce de nos sens.

Aussi, apres avoir été à peu près d'accord sur la détermination spéciale des viscères de la vie d'assimilation, sur celle des organes du mouvement et des sensations, sur la spécialité de leurs nerfs et des points d'insertion de ces derniers dans l'encéphale et dans Ja moelle, enfin sur le sensorium commune anatomique, c'est-à-dire sur le lieu où se réunissent les principaux cordons de transmission des impressions de loutc: sortes; toutes choses dont les sens nous instruisent d'une manière plus ou moins immédiate; apres avoir, dis-je , été d'accord sur tout cela , les physiologistes cessent subitement de l'être sur la répartition qu'il ÿ à à faire des diverses parties du cerveau à celles de ses fonctions qui ne nous sout connues que par le fait de conscience ; et non-seulement sur celte répartition, mais sur $on principe, sur sa nécessité,

Si l'on se bornait à dire avec la plupart des médecins que le cerveau esten masse l'organe de la sensation et de Ja pensée, en même temps qu'il exerce une influence puissante sur la production des mouvemens et sur celle des actes de la vie d'assimilation, 11 n’y aurait pas de difficulté à résoudre, car il n'y en aurait pas eu d'abordée, Mais ces quatre ordres de fonctions du cerveau : l'influence sur la vie d'assimilation, l'excitation au mouvement musculaire, la réception des impressions faites sur les organes des sens, enfio la création des mouvemens ou états intellectuels , sont trop distinets l'un de l'autre pour que, d'après l'analogie fournie par l'inspretion des sens dans la spécialisation des fonctious physiques ct de leurs organes, on n'ait pas cherché à effectuer daos le cerveau une répartition pareille pour les diverses fonctions dont il est chargé.

Feuilleton.

DISCUSSION pu PROJET D'ONGANISATION PRÉSENTÉ FAR LA COMMI SION DE L'ASSOCIATION MÉDICALE, — TROISIÈME SÉANCE,

Avant d'entrer dans les détails de la disenssion .

que dire de l'aspect général Ncons'ater be travail des é

LG QG QG QU QU TN É muniquer à nos lecteurs le froid qui se fait sentir dans les amphithéâtres presque déserts.

Nons en étions restés aux conditions exigés des élèves pour La scolarité ct pour les réceptions.

cnavtme 1, — Des élèves et de La scolarité.

ant. 48. No n'est admis à la scolarité dans les écoles préparatnires de mére cine , sil n'est reçu bachelier sletires. — Adopté, asT, 19, La durée de la scholarile dans les Ceoles préparatoires est au mains de deux ans, Quelques personnes voulaient rayer ces mots : ent mobs, canrme inutiles ; l'assemblé n'a vu aucun inconvénient 31 s conserver, anr. 20. Des examcns ont lieu, ou terme de la scolarité dans les écoles préparatoires, par un Poe pris dans le sein des collèges de médecine, pour élèves et leur aptitude à poursuivre la carrière de la méde-

qu'elle présente? Hélus! hélas! l'indifférence me fait que s'arcroitre; l'apathie va À cine dans les écoles de haut enseigaement.

empirant tous les jours ; à chaque sésnce pour me servir d'unecxpression célèbre,

Cet article, admis en principe, à dté rrovosé pour La spécilication du juez ,

où remarque up jlacgeand nombee de manquans: an dirait La chambre des jucqu'après la diseussion relative aux colléges de médecine,

dépatés à l'approche des vacances, Heureusement que la beogae avance , que les |

déats tirent à leur Ga ; sans quoi j'aurais grand’ peur que la contagion ne vint à xzener Le petit nombre d'intrépudes qui assistent encore aux séances; € qu'a la Ga il ne restit plu que le rapporteur pour lire ses articles el le bureau pour les approuver, Nous frons donc comme l'honorable assemblée elle-même, «t nous pasterons rapidementeur les astiel s d'une importance ordinaire pour ne pas com-

art, 21, Nol nest admis à la scolirité dans les Éicultés de médecine, s'il n'a Teshibé La preuve de denx années d'études dans une école préparatoire, en notme temp que Le dipléme de bachelier &.-sences et le certificat d'spitude délivré

par nn jury spécial, conformément aus dissocitions de l'article privédent. y Ë

Une discusion trèschau de a eu lieu sur cet article, relativement à lesig bolite du diplôme de bachelier ès sciences. M, Molgagre s'est priucipalement lrsé conr-

Néanmoins il est vrai de dire qu’il n'est pas une seule de ces fonctions , depuis Les impressions les plus viscérales jusqu'aux actes Les plus inre qui n'ait été départie, soit par des auteurs différens , soit mème quelquefois par les mêmes physiologistes, au cervelet, au cerveau el même aux éminences quadri-jumelles.

Ainsi le cervelet, investi par Willis, Viensseos, Duncan, Aid-|

ley , etc., de la production où de la régulation des mouvemens involontaires et des actes de la vie assimilatrice , tels que la digestion, la circulation, la respiration ; par des auteurs plus modernes, MM. Ro- Jlando, Serres, Magendie , Flourens, etc., de l'excitation ou de Ja direction, ou de la coordination des mouvemens volontaires; par Willis, des instincts des animaux , tels que la succion du mamelon, la construction des nids; par le même auteur, de l’instinet de la musique et de la mémoire des sons; par Gall, de l'instinct de la propagation ; le cervelet, dis-je , a encore été chargé Le Érasistrate et Malacarne des fonctions intellectuelles proprement dites ; il a pris en quelque sorte ainsi la place du cerveau, et suivant Haller , 51 n'est pas plus que ce dernier exclusivement affecté aux fonctions de Ja vie assymilatrice.

encore on ne les leur a pas attribuées de la même manière ; ou l'on a différé pour le siége à assigner à chacune de ces facultés dans la partie de l’encéphale où on la plaçait.

Ainsi le cervelet qui, suivant M. Magendie, est l'organe du mouvemcot en avant , suivant M. Serres est dans ses sarties laiérales seulement l'agent excitateur des mouvemens en général et de ceux des membres inférieurs en particulier, Suivant M. Flourens, il n'excite pas un mouvement : c'est l'office de la moelle allongée ; mais 11 met de l'harmonie dans les mouvemens , il en est le régulateur. M. Rolando , au |contaaire , croit que le cervelet ne régularise pas les mouvemens, et à plus forte raison ne les ordonne point, deux choses qui sont l'affaire du cerveau ; mais qu'il ne fait que donner aux muscles la faculté de se mouvoir d'après les ordres de ce dernier.

Quant aux tubercules quadri-jumeaux , si l'on s'accorde à leur attribuer deux fonctions bien distinctes par leur nature, une fonction de sensation relative au sens de la vue, et une fonction de motilité rela- Lie aux mouvemens des membres , encore n'est-on pas d'accord sur la manière dont ils exercent cette dernière; puisque tandis que la plupart des physiologistes leur attribuent un simple pouvoir d'excitation motile, M. Serres les regarde plus spécialemeot comme les régulateurs, les coordinateurs des mouvemens , fonctions que , au Coniraire,

Quant aux tubereules quadri-jumeaux auxquels Willis, avant le rang! M. Flourens rapporte au cervelet, et Rolando à la moelle allongée et et l'importance que leur ont donnés les recherches de l'anatomie com-| au cerveau.

parée moderne, avait fait une certaine part daos l'excitation aux passions et dans les déterimiuations de l’insunet , ils sont d'abord un or-

Mais c'est surtout dans ce dernier organe , où viennent converger et ur ainsi dire se résumer toutes les functions, toutes les facultés de

ganc de sensation, puisqu'ils forment un des points d'origine des nerfs! l'économie vivante , fonctions de la vie outritive, fonctions de la vie

optiques , ten outre, suivant M. Flourens, M. Serres, M. Rolando! et quelques autres physiologistes, ils exciteot un mouvement musculaire daus les membres,

fonctions affectées au système nerveux central. ds plus spécialement, par les anciens comme par les modernes , des fu

Mais c'est principalement le cerveau qui réunit tous les ordres de! la diversité de leurs o: P

{de relation ; c’est surtout , dis-je, dans le cerveau qu'ont dû être plus raudes et la difficulté d'assigner à ces diverses facultés des parties ou es organes séparés, et l'incertitude des observateurs à cet égard, et inions.

Je laisse de côté “hs qui fait de la substance blanche du cerveau

nctions intellec- | l'organe des mouvemens ; et de La grise celui de Ja pensée , ou , pour

tuelles proprement dites, il a été en outre investi par Gall de toute la! parler plus généralement , de la substance blanche du système nerveux partie instinctive de l'intelligence , qui était auparavant l'apanage du. central l'organe du mouvement, et de La grise celui du sentiment. Noncervelet ou de la moelle allongée ; et pour l'exercice de l'instinct comme ! seulement elle est trop vague et trop peu applicable à la diversité des pour celui de la pensée, il ne peut pas ne pas prendre connaissance de; fonctions motiles et sensitives de l'encéphale ; mais surtout elle est en

toutes les sensations dont la moelle allongée a été regardée anatomique ment comme l'organe propre. Iudépendamment de ces deux attributions , qui rentrent dans le domaine de l'intelligence , il lui en à été dévolu , soit par la théorie ancienne, soit par les expériences modernes, deux autres qui n'ont pas ce caractère : d'abord l'excitation , la fusiou des mouvemens volontaires; ensuite, une influence essentielle sur La

oduetion et la régularité dés actes de la vie purement assimilatrice, *

tsi, pour la première d eces deux fonctions , on à cru pouvoir déter-

tre; il a rappelé les efforts des élèves pour abolir cét examen, efforts couronnés de succès en 1430 ; et dout l'école elle-même reconant alors la justice. En effet toutes les sciences qui font l'objet de cet examen se retrouveat on dans l'examen pour le baccalauréat éshetires, où dans l'examen sun devant uu jury spécial suivant le projet; ou enlin dans les examens du doctorat relatifs aux sésences accessoires, M. Gibert s'est montré le plas chaud partisan du baccalauréat ès-scieaces ; il a insisté surtout sur la nécessité d'imposer des difficultés plus grandes aux candidats en médecine, et de resserrer le seuil de cette professiui déj trop encormbeée; et en définitive il l'a emporté à une faible majoré. L'artiche quoique adopté ne nous en parait pas moins mauvais, Exigr? des élèves plus de garanties; multiphez les esamres, rendez les surtout plus sévères, nous vous siderons dans cetie œuvre de progris; mous tous applaudirons de tout notre pouvoir. Mais que ces examens portent du moins sur dés sciences médicales ; et que nous ne royious pas cette sorte de contresens de soumellre un caadidat ea médecine à un seul examen pour l'anstonue, pour les accouchemens, pour chaque pathologie , et de lui eo imposer trois pour la chimir, la physique et La botanique ; sciences Cort importantes sans doute, mais qui pour la medecine ne seront jainais que des cannaissances acctiauires.

ant. 22. La durée de la scolarité dans les facultés de médecine est au moins de trois ans, — Adopté.

Dispositions géré ales.

ant. 28. La présence et l'assiduilé aux cours des écoles préparatoires et des

contradiction avec une foule de faits anatomiques, physiologiques et pathologiques, qui permettraient tout aussi bien d'établir la propositon contraire.

Avant de passer à la discussion d’assertions moins légèrement éauses, je ferai remarquer d'abord qu'il n'est pas une seule partie du cerveau , quelque bornée qu'elle soit et quelque intellectuelle qu'on la supot là lésion ne puisse avoir de l'influence , et souvent une inuence très-grande, non-seulement sur l'altération de la pensée et de

facultés de médecine sont constatées par des inscriptions mensuelles prises au secrétariat des écoles et des facultés de médecine, — Adopté.

sut, 24. Le programme des étudrs et des répétitions pour chaque cours, le réglement de police intérieur pour l'ordee des études et des exercices, seront affichés d'une manière permanente dans l'enceinte des écoles et des facultés de médeciae,— Adapté, |

CIRAPITRE 1V.— Adceptions.

ant. 25, Les élèves en médecine ne sont réputés candidats eu doctorat qu'après einq années révolues d'études où cinquante inscriptions prises dans les écoles préparatoires et Les facultés de médecine, conformément aux dispositions des articles 20 21,22, 23 et 24.

On voit que Les inscriptions desront ètre prises de mois en mois. co qui a pour bat d'empéeher un certain nombre d'élèves de se sauver en vacances itamédiate ment après s'être mscrits.pour ke dernier trimesirs de l'année scolaire. Cette précaution u': pas paru suffisante encore; un amendement qui s été alopté, oblige les. élèves à prendre des inscriptions mensuelles toute l'annéc-et supprime ainsi les vacances. Zidé iræet fucrymæ, Nous étions absens dans ce moment, et n'ayant connut cet amendement que le procès-verbal , nous ignorons à qui doit en être rapporté Livpitorable motion. Supprimer les vacances! mais €’est léser à Ja fois les druits des prolesseurs, et des gens de bureau , el des élères , rt des grands «1 des petits parens. A-1-0n bien pensé à la perturbation générale que cette suppression peut occasioner dans Les chasses , dans les fites dansantes , dans les vendanges? Nous ne s rions pas surpris que cet article escitit un toile plus

la sensation , mais encore sur celle des mouvemens volontaires et des actes de la vie organiqne. 1 résulte de 1à tout d’abord que dans le cerveau même, dans la partie la plus intellectuelle du système nerveux central , les organes excitateurs de ces diverses fonctions , s'ils ne sont pas identiques, ont au moins entre eux des rapports tellement intimes que cela pourrait presque équivaloir à ua manque de spécialité; mais ce n'est La qu'une conjecture dont il s’agit d'examiner la valeur.

J'ai déjà dit qu'on n'a pas pensé à rechercher les parties du cerveau sous la dépendance plus spéciale desquelles se trouvent placées les fonctions de la vie de outrition. Quant aux mouvemens volontaires , on leur à plus particuliérement affecté les parties centrales de cet organe, qui sont un plus riches en substance grise , c'est-à-dire en sûthstanc: surtout sentante, suivant certains auteurs ; ces parties sont les corps striés et les couches optiques, etla partie la plus centrale de leurs radiations. Je ne mentionne point leur action cronsée latérale , parcequ'elle ne fait rien aux questions de Psychologie que je discute : je ne w'arrète pas davantage à l'action croisée postéro-antérieure , et antéropostérieure , qui ferait des couches optiques l'agent excitateur des mouvenens des membres supérieurs, et des corps striés celui des mouvemeus des membres inférieurs, par la même raison ; et ensuite pareequ'à mou avis cette opinion est non-seulement hasarder, mais fausse, Je ferai rewarquer seulement , que les couches optiques qui sont d'après cela un organe des wouvemens, sont en outre, dans leurs rapports avec la vue, un organe de sensation; et ensuite que dans l’altération d'une partie quelconque du cerveau suivie de lésion des mouvemeus, il ÿ a toujours et sévitablement lésion de l'intelligence , lésion pa même plus marquée que celle de la moulité, Je n'ai pas vu un seul cas où il ea ft autrement; et si, dus quelques faits rapportés par Les auteurs , il a été tenu peu de compte de la lésion de l'entendement , c'est que ces auleurs purement patholugistes ne voyaient et ne décrivaient que ce qu'ils étaient dans l'habitude et que ce qu'il leur importait de voir et de décrire.

Quant à la partie du cerveau qui donne lieu aux sensations, elle est encore bien muins déterminée et bien plus difficile à l'être, que celle qui excite aux mouvemnens volontaires ; et cela, à raison du twélange perpétuel et nécessaire de la sensation et de tous les actes subséquens de L pensée. On a donné à la moelle allongée le nom de sensorium commune, comme pour dire qu'elle est l'organe des sensations; mais ce n'est là qu'une vue auatomique : ce sensorium commune n’est qu'un rendez-vous de nerfs, où 1l ne se fait que des impressions ; et pour que ces impressions deviennent des sensations il faut de toute nécessité que le cerveau les perçoive; aussi presque toujours a-t-ou confondu le sensorium commune avec le siège de la y ou de la pensée ou de lame, et ce siége 4 varié suivant les bases d'où l'on est paru pour l'établur,

Ainsi la situation centrale et toute particulière de la glande pinéale , les deux brides par lesquelles elle semble conduire Le cerveau, détermivérent Descartes, et apres lui Gaukeset Muralt, à regarder cet orgaue comme le siége de l'ame. Une position semblable du corps calleux et du septum-lucidum, etcetié circonstance qu'ils sont un moyen d'union entre les deux hémisphères cerchraux, leur valurent le même honneur, au premier de la part de Bontekoë, Lancisi, Lapeyronie ; au second , de celle de Digby, Kenalim , Duncan, ete, Des idées purement théoriques sur Les fonctions intellectuelles du cerveau , au moyeu

de la formation et de la circulation des esprits aoimaux, engagèrent Galien, Boerhaave, Soemmering, à placer le siése du sensorium commune dans les parois des ventricules latéraux. Éañn, de semblables idées, jointes à l'importance du corps strié et de la couche optique, leur firent attribuer cette fonction par Willis, Pourfour-Petit, Saucerotte et Sabouraut.

Ces divergences d'opinion proureraient, si cela étaitnéossaire, que si, par ue analyse de l'esprit, il est possible de distinguer la sensation de la pensée, il ne l'est point de leur assigner dans le système nerveux central des organes différents. C'est l'organe pensant qui doit aussi sentir; et cet organe, ce n'est pas la moëlle allongée , mais le cerveau.

Mais la pensée est loin de n'offrir qu'une seule forme. Elle comprend une multitude d'états très-différents les uns des autres, et qui, dans tous les cas, peuvent se rapporter à un certain nombre de divisions pere tellement tranchées, qu'on a cru pouvoir leur assigner dans le cerveau des parties également distinctes , à l'instar des divisions établies par la nature pour la partie externe des viscères de la vie d'assimilation, et des organes du mouvement et des sens. J'ai déjà rappelé quellesavaient été anciennement les tentativesfaites à cntéqed, et j'ai dit de quelles bases ou était parti en cherchant, par exemple ; à 1 it dans l'encéphale les organes du jugement , de l'imagination. de la mémoire. Je ne veux que faire remarquer en ce moment qu'il n'y a ici guëres plus d'accord entre les physiologistes qu'il n'y ea avait et qu'il n'y en à encore eutre eux, pour la détermination dans le cerveau des organes centraux des actions viscérales, des mouvemens et des sensations. En effet le sensorium commune ou le centre de bn vase , placé par les anciens daos les ventricules latéraux , l'a été par Descartes dans la glande pinéale, par Lapeyronie dans le corps calleux, par Wallis, Vieussens, Duncan dans fe corps strié, etc... La mémoire a son siège, suivant Galiea et plusieurs philosophes scholastiques, dans là partie postérieure du cerveau , ou dans le cervelet, ou dans le ventricule de ce dernier organe ; suivant Vieussens, dans le centre ovale suivant Willis et Duncan, dans la substancæ corticale du cerveau. L'éimagination réside, d'après Galien, dans la partie frontale de cet organe ; d’après Vieussens , dans la partie supérieure des corps striés et dans le centre ovale; d'après Willis, dans cette dernière partie et le corps calleux; d'après Duncan, dans le corps calleux, et ainsi du reste. Pres contraire le plupart des physiologistes plus modernes croient avec Vésale, Ridley, Haller , qu'un ne doit assigner aucun organe cérébral particulier an centre de perception à l'imagination , à la mémoire, ete. ; et que ces diverses facultés appartiennent chacune et indistinctement à tout l’ensemble du cerveau.

Cela n’a pas empêché Gall d'affecter dans l'encéphale des organes distincts à des facultés intellectuclles également distinctes. Mais àl est parti d'une base psychologique différente de celle qu'avaient admise les auteurs de teutalives analogues et antérieures à la sienne ; tentative qui du reste n'eut avec elles aucun point de comparaison. Les facultés primitives de Gall ne sont plus les facultés des écoles. Ge sont des facultés ralliant d'abord et essentiellement à elles tous les phénomènes des passions et de la volonté ; des facultés qui sont des besoios, des sentunens , des aptitudes, et qui ont chacune pour modes d'action le facultés intellectuelles des écoles , ainsi que je l'exposerai ailleurs.

De même que les facultés peimordiales de Gall ne sont point celles

énéral encore que le rétablissement du baccalauréat ès-sciences; heureusement,

ant. 29. Les quatre derniers examens seront souleaus devant un jury spécial

1 affecte de trop nomreux et trog puissans iotérêts pour passer jamais, nous | composé de cinq membres , élus par voie de scrutio dans le sein des colléges de

l'espérons da moins, autrement qu'en projet,

mwdecine,

ant. 26. Les exanieus exigés pour le dotioral cn médecine sont au nombre de Ces deux derniers articles nous parais ent donner la solntion la plus avanta-

huit , savoir :

Le 1*° sur l'anatomie et la physiologie ;

Le 2° sur la botanique , l'histoire naturelle médicale et ls théropentique ; Le 8° sur la physique, la chimie et La pharmacologie ;

Le 4° sar la médec ne légale et l'hygiène ;

Le 5° sur les sccouchemens , les maladies de femmes et des enfans ;

Le 6° sur la pathologie et la clinique extcrnes ;

Le 7° sur la pathologie et la chinique internes ;

Le 8° sur uu sojet de dissertation insugural.

La rédaction a été changée en © sens: examens ét une thèse ; mais des modiGcations plus importautes ont été faites à l'ordre de ces exanvens, Ainsi les trois premiers gardant leur rang , le 4° sera consacré à la pathologie et à la clinique externes ; be 5° à La pathologie et à La clinique internes ; le 6° aux acconcherever aux maladies des fensmes et des enfans; le 7° à l'hygiène et à la médecine

gnc.

ant, 27, Tous les examens se composent d'épreuves 1héoriques et praliques.

ant 28. Les Iris premiers cxamens sont soutenus derant un jury composé de trois membres de La Faculté. , dt

se du difécile problème posé por M. Double, savoir : Pintro-luction des mécins praticiens À sé les jurys pour Les examens du doctorat. Les trois premiers ont trait à des sciences qui s'onblicnt facilement dans la pratique , et en 2 des juges ussez expérimentés pour ne pas être exposés à examiner des élèves plus forts qu'eux-mêmes ; les autres cone rnent des sciences Loutes pra'iques, où l'expérience médicale domine presque seule ; et l'introduction de juges nouveaux et souvent renouvclés apportant à La discusson leurs doctrines «t leurs observations sonuelles n'ajoutera pas à ces épreuves un médiocre degré d'instruction et Miutérèt. La commission avait proposé de laisser encore La médecine légale et l'hygiène su jury de la Faculté ; Fassemblée en a différemment décidé. Du reste, Me sera la composition du jary spécial, et devant qui sera soutenue la thèse.

ce sont là des question non encore résolues ; l'article 29 n'ayant été admis qu'en

incipe, et se trouvant renvoyé après la discussion des colléges de médecine ,

mt il y est parlé.

Ant. 30. Ne seront souris qu'aux quatre derniers examens les médecins étrangers qui roudraient s'établir en France, non plus que les sfliciers de santé qui aspirerasent au litre de docteur, pourvu qu'ils aient exhibé un diplôme.

Cet article a été vivement discuté et considérablement smendé, On a d'abord ajouté aux quatre exomens , la chèse qui était de droit, Puis M, Villeneuve a fait remarquer qu'il ve serait ni juste mi prudent d'appeler à si peu de frais aux hen-

de l'ancienne psychologie, de même leurs organes dans l’encéphale ne sont point ceux qu'avaient vaguement assignés à ces dernières les anatomistes d'il y a plusieurs siècles. Ces organes, en effet, ne sont point

is dans l'intérieur du cerveau , mais à son extéricur ou à sa surface.

sont les circonvolutions que déjà avant Galien quelques médecins regardaient comme l'organe de l'intelligeuce , suivant uve opinion que Galien lui-même n'était pas éloigné de partager, et dont Vésale le blämait en la rejetant.

Bien que circonvolutions cérébrales ne soient point isolées les unes des autres, et qu'elles se tiennent toutes d’une manière continue ; bien qu'elles ne soient pas tout-à-fait semblables d'un hémisphère à l'autre, soit sous le rapport de leur forme et de leur volume, soit même sous celui de leur nombre , et que souvent dans un des deux hémisphères on trouve une anfractuosité an l'eu qui dans l'autre est occupé par une circonvolution; Gall a néanmoins admis, dans les circonvolulions cérébrales de chaque hémisphère , vingt-huit organes distincts , disposés par paires congénères ; et ce nombre, ps à trentc-cinq par Spurzheim, ne peut manquer de s'accroitre par les progres de la phrénologie. Or, tout cela ne peut avoir lieu , non seulement sans changer la position, la circonscription ; et par cela mème la détermination des organes, mais surloul sans er plus que de l'incertitude sur la vérité du

rincipe même de leur distinction , et sans montrer combien eo physioogie sont difficiles et problématiques , pour ne pas dire plus, les divisions que la nature n'a pas établies elle-même pour Les soumettre à l'appréciation immédiate de nos sens.

(La suite à un prochain numero.)

oR————.———.—————“———__a ELLE

THÉRAPEUTIQUE

NOTE SUR L'EMPLOI DU CALOMEL DANS LES AFFECTIONS TYPnoïines; par M. le docteur Wezer de Mulhouse , ancien interne des hôpitaux de Paris.

I ne parait guère de revue dans la Gazerre mépicazæ où il ne soit question d'affection typhoïde, et c'est à bon droit. On ne peut en effet assez proclamer cet important résultat de la médecine d'observation qui a succédé au règne de la médecine physiologique , d'avoir bien élucidé tout ce qui appartient à celte grave maladie, d'en avoir fait une maladie spécifique bien distincte de toute autre, malgré la variété de ses formes, depuis la fièvre muqueuse la plus légère jusqu'à l’ensemble des symptômes qu'on a désignés sous lenom d’ataxo-adynamiques. Honneur à tous ceux qui ont contribué a établir cette grande vérité; honneur entre tous à M. Louis dont l'ouvrage si consciencicux et les leçons l'ont surtout mise hors de toute contestation !

Mais si le caractère de cette maladie est maintenant si bien établi 5

que n'en est-il de même de son traitement ? Quoi.de plus vague, de!

plus nul, dirai-je, que ce dernier? Quel médecin , après avoir succes-

sivement tenté en vain tous les moyens préconisés contre cette cruelle ! ; À sets ne!

sait comment la combattre, et se voit forcé à cette triste médecine d'ex-

imoladie, ne treinble au senl soupçon de son existence,

pectation qui se contente de tenir note des progrès du mal, trop beureux s'il ne tarit pas jusqu'aux sources de la vie ?

C'est donc une des plus grandes difficultés de la thérapeutique «4 le traitement de l'affection typhoïde; car se voir en présence de maladies chroniques dont les lésions connues d'avance enlèrent tout espoir de guérison, c'est une chose pénible , il est vrai; mais il y a loin de là à l'angoisse que l'on éprouve de voir une maladie aiguë qui ne paraît point devoir être au-dessus des ressources de notre art, moïssonner plus que toute autre la fleur de la jeunesse, T1 suit de là que c'est répondre à un besoin généralement senti que de chercher à améliorer ce traitement et que c'est un devoir de publier au plutôt tous les essais qui promettent d'heureux résultats, Je crois donc ne pouvoir tarder à faire connaitre la méthode de traitement qui est depuis quelque temps employée dans notre département par la plupart des jeunes médecins , et qn'ils doivent aux communications empressées d'un des plus distingués d'entre enx , M. Mübleobeck.

Ce praticien a été conduit par la lecture de Hildenbrandt sur cette maladie à essayer cootre elle lecalomel : ce pathologiste en effet signale presque constamment des désordres cérébraux dans ses autopsies de typhus, et l'on sait combien le calomel est efficace contre’ les affections cérébrales en général. Quoi qu'il en soit de cette donnée, que je ne venx ni attaquer mi défendre parce qu'elle n'importe pas à mon sujet, on est bien autorisé à tout tenter dans une maladie aussi rebelle à tout genre de remèdes.

Le succès répondit aux essais de notre confrère au-delà de toule attente : il ne guérit pas seulement les affections légères qui guérissent par ou malgré toutes les méthodes de traitement ; mais plusieurs cas des plus graves où déjà tout espoir de succès semblait perdu , où la fièvre intense , le délire continu, les soubresauts des tendons , la langue sèche ct fuligineuse, enfin tous les symptômes d'un fâcheux prognoslic se tronvaient réunis, s'amendèrent comme par enchantement sous l'influence du calomel,

C'est aiosi que sur environ cinquante cas d'affection typhoïde que M. Müblenbeck à traités depuis trois ans, il n'a pas eu d'insuccès à prope parler; car il ne faut pas compter comme tels ceux où on trouve les malades expirans, ou chez lesquels on n'est appelé qu'après que la maladie a parcouru presque tous ses périodes, lorsqu'elle est déjà dans son troisième septenaire. Ceux de ses confrères qui ont imité son exemple, sans pouvoir ciler des faits aussi nombreux, ont été également heureux ; et je puis ici attester ma propre expérience, sans compter que j'ai été témoin d'une partie des observations qui appartieavent à M. Müublenbeck. J'ai eu entre les mains des affections typhoïdes que, sans le secours du calomel , je puis hardiment l'assurer, j'eusse cru perdues, Je n'ai pas le temps ici de citer des faits de détails; d'ailleurs nous sous proposons, M, Mublesbeck et moi, d'en recueillir encore un certain nombre pour corroborer par länos assertions. Mais il est temps dès maintenant que cette méthode de traitement soit iteatée an grand jour des hôpitaux et en éprouve la sanction. I est impossible de se taire plus long temps lorsqu'on voit cette cruelle maladie faire tous les jours tant de victimes ; el ce serait encore le cas d'agir d'après l’axiome : « melius anceps remedium quäm oullum. »

Voici la manière d'adininistrer le calomel : dès que la maladie est conoue par tout l'ensemble des symptômes qui lui sont propres , tels que la fièvre intense. la chaleur frontale, la céphalalgie, le bourdonneme nt

nears du doctorat les officiers de santé ruçue per exemple Ja veille loi serait promulguée. |

M Forget a progasé d'insérer celle clause : Les officiers de santé qui anrairnë] trois ans d'exercice à conper lu jour de lei réception ; d'autecs ont der nié | cinq aus. Le principe dr l'amendement à dé gévéralement admis : quant au tecips d'exercice, une assez forte minorité sppuyait les cingannées ; toutefnis l'amende mept de M. Forget à été adopté. On à rappelé aussi an fait important coustaté dans les débats qui ont eu leu sur le nvtent sujet à l'Académie; c'est que dans certains pays étrangers, les médecins, méme avec le titre de docteur, ne jouissent pas tous dis mémesdruits; en d'autres Lerimes, qu'il csteertaines universités qui né conférent que des diplmes de docteurs de seconde classe, équivalant des lors à ceux de à nos officiers dl sauté, 1 était donc convenable d'assujétir ces doctvurs mévarrs la condition des Hiois ans d'exvecice exigée de nos officiers de santé dk Feance: retamendement à été aussi adopté, et l’article pour la rédaction définitive reu: bar à la commistion,

di s'est préseniée La question des oficicrs de santé militaires, oubliée per la omission de l'a-souistion, aussi Lien qu: par La commission de l'Acaémie Dans l'état attuel des choses, Les officiers de santé miltaires reçoivent l'instruction dans quatre hôpitaux mulitaires, Paris, Lille 4 Metx, Strasbourg : il y à aussi wo petit nom're d'häpitaux d'instruction pour les chirurgiens de marine, Les élèves sont snriuméeniets, où sous aides; 3 est méme encure ds aidesemajors de régiaent qui ne sont pas reçus dueteurs, Devant les Facultés, le temps de serrieu st complé aux SUHBÉrures comm six avaient étudié près d'une Favulté: emis Hs paient la totalité ile feges inccriptions. Les sous-aides ont l'avautage de ne paver que moitié du prix Gé par l'université; mais la déduction a été répartie

du jour où la

principalement sur les dernitres inscriptions, aucaqnelles on arrive rarement far serriecs militaires, d'une manière si ingénieuse que les premibres inscriptions sont payées plus des deux tuer<, 35 fr. su heu de 55 fe, Comment évaluer dans La loi nouvelle, rés études dans des hôpitaux qui ne sont à prourement parker oi des écoles préparatoires, ni des Facultés? M. er 2 a soumis à La commisshon une Hlée assez simple ; les études faitesdans tout hôpital d'instruction compteraient cuaime études préparato res pour les deux premières années; passé ce terme, elles seraient évaluées comme ét s ailes dans une Faculté, mais seulement dans les vills où les hôgstaux d'instrachion sifgeraient près d'ane Faculté , par exemple, à Strasbourg et à Paris, Quand aux mosores fiscales, on ne voit pas bieo pourquoi les enenuméraires qui servent L'état graluilement , doivent payer leurs inscriptions plus cher que les sout-aides, qui erçoivent des émolumens ; et l'on ne comprend guère mieux prirquui le gouversemeut, qui paie ces officiers de ssnté pour leurs services dans ses hépitaux, les oblige à payer dans les Facullés des inscriptions qu'ils n'y ant pas prises ; Le demanderait qu'ils ne fussent soumis qu'au paiement de leurs examens, Mais ceci forme ane petite part du budget naiversstaire; et le budget est la dernière chose à laquelle il «st permis de toucher.

Ces observations ont été renvoyées à la commission , qui devra présenter à la disrussion les articles nécessaires.

Anar. 31. Les sujets de thèse sont au clroix des candidats; mais ceux-ci somt tenus de rappeler à la suite de Leur dissertation, ec de faire sorment de les obser. ver Gdélement, tous ls devoirs que brur impose le Utre de docteur, tels qu'ils se tronrent exposés aux titres de la législation , de la moralité et de la police de La médecine.

Le premier paragraphe, qui consacre ce qui existe atéelhment , à êté adopté;

des oreilles, a rep , encore himwide, mais pointillée de-pa: pilles rouges, le délire moins l'agitation ns uaess un certain empdtement que fait ressentir le ventre et qui en précède le ballonnement , mous donnons le calomel. Si les symptômes que nous venons d'énoneer sont à leur degré le plus: léger, il suffit ardioairement d'un grain le matin , un à midi et un troisième le soir; s'ils sont au con. taire plus graves , il faut donner de à à 3 grains dans la matinée, de 4 à G grains dans la soirée ; augmentant ou Ppisst ainsi les doses suivant l'intensité du. mal et l'effet qu'on es obtient. Si l'appareil symptomatique est plus grave encore, s'il y # somnalence:ou délire cont:nuel ,-stupeur , surdité , ballonnement considérable du ventre, langue sèche , noire, dents fuligineuses, nous dounons deux grains tontes les deux beures, Nous n'avons jamais donné plus’ de deux grains à la fois, et nous préférons donner les plus fortes doses le soir pour prévenir autant que | ossible l'agitation nocturne.

Le calomel ainsi administré produit ordinairement des garderohrs natnbreuses, dont les premières sent très-fétidess dès lors:il y.a soulapes : la tête est plus hbre, là fièvre morss intease, le ventre moins

Honné ; la peau devient moite, la langue s’bnmecte et s'élargit. Quel. quefois il n'y a que peu de garderobes, mais l'action du calomel sûr la bouche est beaucoup plus prononcée ; il y a un commencement de salivation ; les gencives sont blanches; alors il ÿ à également du micux: Dans les deux cas on peut de suite diminuer la dore du calomel; dans le dermer. on est mème quelquefois obligé de le suspendre tout-à lait pour éviter une salivation, à moins que la gravité des symptômes n'en ordonne autrement et ne force de continuer. le mercure doux malgré cet inconvénient. Dans ce cas et en général dans tous coux où les doses de mercure que nous avons inchqnées ne suffisent pas pour vaincre là constipation , on emploie avec succès comme auxiliaire une pution gurineuse avec l'huile de ricin,

Ladiarrhée, qui appartient si souvent à l'affection typhoïde, n'est nallement un obstacle à l'administration du calomel; #11 semble d'abord l'augmenter, bientôt elle diauaue et l'amendement marche comme dans les autres cas.

Pour pen que les symptômes paraissentreprendre quelque intensité, on augmcnie la dose du caloumel, ou on le reprend si on l’a suspendu : ce médicament parait avoir un effut si certaux ct si immédiat que uns avons vu-des malades redemandir les poudres. le soir pour passer de bonnes nuits , malgré la répugnance avec laquelle ils les prennent d’abord, se rappelant combien ils en avaienteu de soulagement ; j'ai notamment traité, 1] y a peu de temps, une femine enceinie qui s'en trouvait si bien , que j'avais tonte peine de l'empêcher d'en preodre plus que je n'en ordonnais , car je tenais à éviter la salivation,

Par cette méthode de traitement, on n'abrége point l'affection typhoïde ; elle dure presque toujours, comme avec les autres méthodes , de trois a quatre: seplonaines; mais où la réduit à une sorte de statu quo qu'elle parcourt tranquillement, surveillée avec assiduité par le médecin , qui au moindre écart lui oppose le calomel , qu'il augmente ou diminue ainsi, suspend ou ben suivant qu'il en est besoin. C'est ici surtout qu'il ne faut pas oublier crtte grande vérité, qu'a également si bien signalée M. Louis, qu'on ne jugule pas les maladies, qu'elles ont pour la plapart un cours réglé auquel ik faut se soumettre, On ne

tude danse pronestic. Les malades et ceux qui les entourent, qui sans cela sont sans cesse à vous harceler sur la longueur de lx maladie dont ils ne voient pas la fin, se trouvent, au contraire , lout émerreillés lorsqu'on leuwr-dit que la maladie durera environ trois semaines ; et que l'événement vient justifier la prédietion.

Les moyens detraitement accessoires sont : bien rarément une: ssignée : il faudrait que la constitution du sujet füt Lien pléthorique et le caractère de la maladie bien inflarmmatoire pour Fautoriser : cam it fut être sobre de pertes de sang à cause de la longue durée de la maladie. C'est: plus souvent le cas d'appliquer des sangsues , soit derrière lesoreilles , si la congestion cérébrale est très-miense, soit à la région épigastrique où à la région iléo-cœcale , s'il y'a douleur assez vire dans ces res pour l'exiger ; mais il est aussi bien des fièvres typhoïdes où aucune évacuation sanguine ne devient nécessaire. Les bains de pieds, et, si la faiblesse du malade ne les comporte plus à cause de la fatigue qu'ils entraînent , les cataplasmes sinanisés sont à peu près d'un usage journalier ; seulement on a soin d'en varier le point d'application. Quelquefois l'intensité des phévomènes nerveux force de recourir à l'emploi.de vesicatoires camphrés aux mollets. Des lotions vinaigrées à la tête, des compresses fraiches , des vessies remplies d’eau froide sur le front , des cataplasmes mème sur le ventre, sont des auxiliaires utiles du traitement, qui en outre se compuse de horssons mucilagineuses et snerdes , telles que mauve, racine de guimauve, chiendent, eau de rixs, ré. giisse, etc. ; de quelques potions gommeuses ou fañes avec du sirop de manne ou d'orgent . et de deux où trois lavemens simples où lruileox donnés chaqne jour.

Les boissons acidules ne nous semblent convenir que lorsque, dans: le troisième septénure environ , des selles sangainolentes semblent indi. quer la période de desquamation des plaques agminées, Le régime du malade nrérite aussi beaueonp d'attention, car on ne peut pas le laisser durant une si longue maladie sans alintens: aussi, sanf Les jours où le mal est à son plus haut point, nous accardons constamment du Jaÿt coupé avec du tilleul, ou du bouillon de veau où de poulet légèrement épaissi avec une cuillerée de riz qu'on fait cuire avec le bonllon, ou nrême , si l'état du malade le permet, de légers potages. Mais si d'un côté nous ne privéns presque jamuis le malade de toute alimentation, d'un autre côté nous ne pouvons assez insister pour qu'on n’en vicine trop tôt aux alimens solides et aux loniques, méme dans la convalescence de la maladie. Oa ne pent user ici de trop de précantions,.et nous avons vu bien des rechutes causées ainsi par l'imprudence des malades ou de ceux qui les entourent. La fievre et les phénomènes cérébraux se raniment avec une étonnante facilité; mais ce qu'il y a de bien remarquuble, c’est que contre ces rechutes le mercure doux jouit encore d'une étonnante efficacité.

L'essentiel dans l'affection typhoïde, encore plus: qne dans touts tutre maladie, c'est de la reconnaître dès son principe, afin de lui opposer à temps les remèdes convenables ; mais malheureusement rien n'est plus diflicile. Pour quelques cas où elle debute franchement, combien

: d'autres fois ne véition pas nn calarrhe polmeuaire, une irritätion d'esi ltomne, no embartas gastrique , un lumbago, etc. , dégénérer sourde. | ment en fièvre typhoïdé , et le praticien ne peut être trop attentif pou, ‘ne pas se laisser surprendre. Pour peu que dans une maladie la Gèvr,

‘ne soit pas en rapport avec Les sympiômes locaux, qu'il surveille aves

* * “ “ * * “ “ : L saurait croire combien la connaissance de cette donnée fournit de certi- | soin le front, la langue, le ventre ; qu'il se fasse rendré compte déc.

le second, ste la prepüsition de M, Villeneuve, qui n'a va à qu'une obligation ünérense nex éléveset vtile seulement sox imprimeurs, a él rejeté.

La finissait Le chapitre de la comntission. M, Bréon a réclimé contre l'oubli qui à été fait des conditons el du mode de réception des siges-femmrs et à présenté sue ce sujet quatre articles edditionaels, Ces articles ont été renvoyés à la coumission , et leur discussion ajournée à ln fin du projet.

Nous passons à la deuxième section , pratique d. la médecine.

Car. V. — Des médecies praticiens.

Au, 82 M nv ours désurmais en France qu'une seule class de praticws, des docteiers en médecine,

Le laut trésselair et très évident dé eet artiche était de smpprimer les offciees de santé, institution fatale contre laquelle tout le monde s'ébive., victime immolée au salut d'Israël: L'article sllut dogc passer à Punsaimité, quand d'ausres considérations $e som fair entendre, Si nous n'avous plas que des ducteurs, qui nous fa. briquera des bandases hernisires? Qui nous arrachera les dents # Qui nans extirs pera nos duriilons? Exigera-t-00 du dentiste où dn pédicare ua diplème de doce leur en médecine M, Malgaigne proposait de eréer pour ces spécialués une chasse de praticiens à pet, desquels on exrgerait des étndes purticuhères, de la mème Madère qu'on bivre aux sages-femmes une branche de l'urt non moins importante, les accuachemens. Cecialsenson côté séduissnt; esp, kes gemades vies ne pouvant se passer de dentistes, par exemple, dites-moi à qui vous aimeriez nicox confier votre mâchoire , d'un docteur ayant bien répondu sar la chimie, la physique, la botanique , la mébccine légale ét le reste, où d'un homme moins crudil en ce-

hautes sciences. mais parfaitement ferniliarisé avec Va clé, le davier et la

de dents artificielles? Beancoup de gens, et nous sommes du nombre, iront À soyen

tôt pour toutes ces chotes clus MM, Pernt ou Désirabode, bien que fort peu docteurs, je suppose, que chez M. Dmist-en et M, Likfranc, malgré leur répu= tatiou et leur diplôme. L'assemblée en à prés autrement; nul désormais né pouren extraire une dent sans avoir passé un eXsmen sur les accouchemens. Les chi. rurgiens hrrniaires stront astreints à fournie la mème garantie, Le diplôme sers nécessaire aux orthopédistes, précaution très-néces aire, attenda Le développe. ment que cette branche a pris depuis quelques annéts. Oculistes et reboutesré servat docteurs où renonceront à Leur pratique; l'assembloe n'a réculé que devant les pédicures, qi lur ont par gens trop infmes pour les élever au dorrorit, Une réflexion de M, Malgaigue à jeté cependant quel jue doute ; l'aet du pélicure comprend anse des opérations tellement praves que M. Dujiytren n'a pas craint de mésallier son grand talent en en modilisnt kvs provédés, Où ne pauvait permettre à des artistes «ane mission d'enlever on ongle entré dans les chairs ; on ne voulait pat mettre dans l'article le mot de pédienre, Difficulté terrible! où en est sorti pourtant; un amendement heureux ajouté aux diverses professions dont nous venons de donner da biste, un ete CFE en dit plus qu'il n'est grûs’ Par cet etc, Ë défense est faite à ME. Simoneau de Livry d'aller au-delt ds cors, oignons et dÿrillons:; ne sutor ultré crepidum., Mais it demeure entendu qu les cnrs, oiimons et durillons sont hors du domaine doctorat, bien que nus Derionnaires en triitent, et que de récens anatomistes À 4 ai nt élevés an rang des outils,

Ant, 33. Les docteurs en médecine tiennent de leur diplôue fé droit d'ensei-

er et d'exercer tautes tes partics de L'art de guérir, — Adopté.

Ant. 94. Tous les docteurs en médecine hintant lc réssurt d'us arrondisse-

qui s’est passé la nuit , et certes au bout de deux à quatre les doutes seront levés.

C'est en nous efforçant aivsi d'apprécier les premiers linéamens de cette maladie , et en lui opposant le calomel des que les symptômes prenvent quelque gravité, que nous sommes arrivés à ne plus observer si souvent qu'autrefois ces langues sèches et fuligineuses , ces faces terreuses et exprimant la stupeur, ces ventres gonflés comme des outres , où la maladie est facile à reconnaître, il est vrai, mais où souvent aussi les remèdes arrivent trop tard.

Voilà les idées que, par une observation attentive des faits et par des réflexions mutuelles, M. Mühlenbeck et moi mous nous sommes formées sur le traitement de l'affection typhoïde , et nous croyons être assez sûrs de ce que nous avauçons pour oser appeler d'autres praticiens sur nos Lraces.

CORRESPONDANCE MÉDICALE

HISTOIRE D'UNE DANSE DE SAINY-GUY AVEC DES PHÉNOMÈNES DE VENTRILOQUIE, par M, Manc, membre titulaire de l’Académie de médecine.

La Gazerre mévicace du 27 septembre 1834 contient une observation extrêmement curieuse d'une danse de Saint-Guy s’accompagnant de phénomènes extroordinaires.

‘ai eu, ilya 42 ans, l'occasion d'observer un fait on semblable, et il a fait le sujet de ma thèse inaugurale publiée sous le titre de : dissertatio inauguralis medica sistens historiam morbi rarioris spasmodici, cum brevi epicrisi ; Erlangæ, 1792.

Ons.— 11 s'agissait d'une fille de 44 ans, d'une constitution lâche, sujette à des affecuions vermineuses et muqueuses, qu'on avait combattues par une médication conforme à ces circonstances.

Vers la fin de février de 1794, elle fut prise , après un écart de régime, d'un vomissement muqueux et sanguinolent qui fut calmé par l'huile de momordica. À ce vomissement succéda l'excrétion menstruelle ; car, malgré le jeune âge de l'enfant , elle était déjà réglée depuis quelque temps.

Huit jours après cet accident , on commenca à observer chez elle, ue toujours vers one heures de la nait , de l'anxiété précordiale, de l'étouffement et des

dmes convulsifs qui souvent changesient de forme et offraient un assembge in olite de spasmes accompagné d'un état de somnamibulisme. Ce somnambulisme, qui p it ou suivat les accès, se manifestait assez souvent aussi pendant le jour, et lors de sa durée la malade se livrait , sans pourtant en avoir la conscience, à divers actes qu'elle avait l'hab:tude d'exécuter lorsqu'elle était dans l'état de veille.

La marche des secès était à peu près la suirante :

lounédiatement srant chaque accès, augmentation prodigieuse des forces musculaires; pouls accéléré, presque febrile; hilarité accompagnée d'éclats d'an rire convulsif; bientôt rire sardonique; mouremens spasmodiques des yeux suivis de l'immobahté du globe de chaque œil ; refrmdissement des extrémités inferieures ; pâleur de la face ; pouls petit , serré, tantôt intermittent, tantôt plus ou moins accéléré, Le sang parait quitter la périphérie; il se concentre vers l'intérieur, Bespirauon petite et pénible ; bas-rentre dur, tendu , bouff. Sarriengent ensuite des mouvemens convulsfs des membres. Ces mouremens sont tanlôt toniques, tantôt eloniques ; parmi eux le trismus prédomine. Ils durent avec plas ou moins de violence pendant un quart d'heure , même ane demi-heure, et se terminent presque loujours par quelques sauts précipités ou par plusieurs culbutes, Ces cul-

ps 1 quelquefos d'une manière étonnante. Un jour où ls malade

la promenade par son arcès, je lui en-ai vu -faire-une-cisquéntaitie,

e tout ceci se passait, elle contervait quelquefois sa. connaissance ;

d'autres fois elle Ja perdait, I survenait oies opitimionnee le pleurotopes , , qui ne

l'angine spasmodique , rarement le tétanos univ durait que très-peu de temps. Peu à peu ces mouvemens violens derenaient doux ; Late +: contractaient alternativement, c'est-à-dire que le supérieur droit ‘était

convulsiunné en mme temps que le membre inférieur gauche, et le membre supérieur gauche ea même temps que le membre inférieur droit. Il survensit une sueur copieuse suivie quelquefois de sommeil, Après l'accès , la malade disait sou vent avoir bien dormi, ne ressentait même quelquefois aucune Cit'gue , embrassait ses compagnes et se livrait avec elles à des jeux enfantins.

Ces accès arrivaicot ordinairement le soir, après dix beures. On les faisait ces-

ser quelquefuis par des frictions aux pieds ; mais presque toujours ils reparaissaint bivotôt avec plus de vio'eace, . Ils se comportérent de la manière qui vient d'être dite depuis ls Ga de février jusqu'au 14 avril. À celte se manifesta un phénomène des extrsordinaires. Je le rapporterai tel que je l'ai consigné dans ma thèse, on puisse mieux juger sa similitude avec celui que ke docteur Plath à fait connaitre.

# Sic se habehat insultuom decursus, inde à Gne februaris usque ad diem 14 aprilis. Nuac +ero noro quodam map parerpre. difécilhime explicando! strepilu scilicet ia articulationibus , illi simik, quem mares rodendo in parietibusexcitare solent, vel qui aud tur, dum unguibus asseres Iransverse radimus, Efic strepitus in quimeumque sapellectilem , ab ægrota tactam, transire videbatur, ac si ex illà proreniret, non ex hujus corpore ; et supellectilis ingenio et indole, et vi; ita ut, exempli causa, ægra wlia imposits , strepitus in selle bgno quasi perciperelur. » k

Le 16 et le 47 avril, le mème bruit fut observé, quoiqu'à un degré moindre. Le 17, on it faire à la malade une enade en voiture, et depuis ce moment elle n'eproura aucan accès mi agp it jours ; mais le 24 s'être bien portée peniant toute la journée . elle éproura un accès vers dix du soir , et le somnambulisme se prolonges jusqu'à trois heures.

Je ne suivrai pas Fe loin le journal de la maladie. 11 sufôra de dire qu'une signée fut pratiquée le 2 mai après un accès des plus violens ; qu'à dater de cette époque les paroxysmes devinrent de plus en plus faibles, et qu'ils cessèrent eoun-

cent vers la Gn du mois.

Je n'entrerai dans aucune explication sur cette singulière maladie bien que dans ma thèse j'aie cherché à en donner une. Toutefois je ne suis pas éloigné aujourd'hui de lui assigner une origine semblable à celle du cas dont parle le docteur Plath.

Mon but principal était de confirmer la vérité de l'observation de ce médecin , et je le puis avec d'autant plus d'assurance que non-seulement j'ai rendu les plus célèbres urs de l'université témoins du phénoméène extraordinaire qui s'est offert à mon observation; mais ad me suis méfié et garanti de toute déception en faisant mettre la dans un état complet de nudité, et en la portant ainsi au moment où l'on ne s'y attendait pas dans uo autre appartement , sans que le bruit de grattement inexplicable ait cessé pour cela de se reproduire,

Manc.

HÉMORRHAGIES DES ARCADES PALMAIRES ; LIGATURE DE L'ARTÈRE BRACHIALE AU VINGT-UNIÈME JOUR DE L'ACCI- DENT ; GUÉRISON ; par M. Dusaeuiz , professeur à la Faculté de Montpellier. ;

Multiplier les exemples qui assurent à la méthode de Hunter une préférence qu'elle mérite généralement, et rappeler ainsi aux praticiens

ment ct qui ne se trouvent pas dans les cas d'exception prévus par l'art. 35, s'as socient dans un double but scientifique et adwinisteatif sous le Uitre de Coileéges de médecine,

La rédaction un peu équivoque de cet arlicle à failli engager une forte discussion. Plusicurs membres, prenant le mot d'associalion pour ce qu'il signifie en effet, réclamascat la liberté d'en faire partie ou d'es sortir à leur choix. Quelques explications ont déterminé la majorité à adopter l'article; mais le doute est resté; et plus tard Li discussion à repris de plus belle, et a exigé de nouvelles explications. Cela iwlique à notre sras un vice de rédaction qu'il importe «le corriger. Si l'on eût dit par exemple :

« La totalité des docteurs en médecine résidant dans un arrondissement consitue le collège de medecine du cet arrondissement. u

On aurait eu l'idée nette qui à prévalu dans l'assemblée, et qui ne laissait aucune prise aux objections. Ce fantôme d'une association forcée, arce un cortège de réglemens et de peines, disparaissait ; on entre dans un collège de médec ne par le fait du diplôme et ds la résidence, conune on entre dans le corps des médecins praticicas. Rien de plus effrayant que cela, Mais où est l'avantage alors? Le voici; c'est que si les lois qui rvglent l'exercice de la médecine sont mal observées, si La profession reçoit une injure , il y a là un centre suquel aboutissent les plaintes, unelète qui agitet dirigé pour défendre et protéger, Ainsi qu'on l'a dit dan. la discussion , siles médecins de Paris eussent formé un collège lars de | injusieuse exhibition de l'ordonnance de 1666, une protestation du collège en masse n'aurait-elle À 8 été plus accablaute encore que toutes les protestations isolées? Et dans l'affaire encore hgrante de M. Thouret-Noroy , si Lout le collége de l'arrondissewent, si les collèges réunis du département araient pa se faire entendre, qui

sait si le tribunal, micux avisé, aura t compromis de cette manière son infaillibilit médicale ? C est là une partie des avantages qu présente une organisation de re genre; elle existe déjà en partie sue Le mn car dans chaque arrondissement il y a uoe liste des medecins sur laquelle chacun d'eux est tenu de s'inscrire; mais elle est Là comme morte, sans action, sans pr et c'est l'action et la vie qu'il s'agit delui donner. Au reste, l'article à été adopté dans cesens, etil est probable qu'il sub ra plus tard une rédaction nouvelle.

HÆanr. 35. Ne feront partie des colléges de médecine que les docteurs reçus dans une Facul:édu royaume. . .

« Ne pourront y être admis les interdits, non plus que ceux qui se seraient rendus passibles de peines infamantes où jeorresti pour toute autre cause que pour délits politiques.

» Pourront en étre exclus Lemporairement ou définitivement, etc. »

Les deux premiers paragraphes de cet article ont été adoptés, ea retranchant ces mots : où correctionnelles, Le troisième paragraphe ayant trait à des peines discipliaaires ou à des obligations nouvelles i aux membres du collège 2 été renvoyé à la Gn de la discussion ; il en à été de même de l'artiche 36. .

Nous en resterons là pour celte fois. Il nous reste à donner la fin de ce chapitre! puis deux dernières sections qui traitent de la législation et ile La moralité d: la medecire, La ière est dejà en partie discutée. et la seconde le sera probablement très-vite, si même on la discute jusqu'à la Ga.

Nouvelle séance d manche à trois heures,

La confiance qu'elle doit leur mspirer, tel est le but que je me propose en publiant l'observalion suivante.

Oes, — Antoine Lavigne , âgé de 33 ans, d'une forte constitulion , marchand salcur à Cette , mauiait un instrument en fer pointu, rougi au feu et destiné à détruire les atpérités que présentent les ouvertures des barils de sardines pour recevoir ls sauroure, quand l'instrument poussé avec force et venant à gisser, arme ne qu dans la partie moyenne de la paume de ls main gauche. La

, d'abord violente, cessa bientôt , et le lendemain Lavigoe partit jour la foire de Beaucaire ; mais deux jours après son arrivée dans cette ville, des ymptomes inflammatoires intenses se manifestèrent à la main; la ivre se déclara. Des bains locaux, des cataplasmes émolliens compostrent le seul traitement opposé à cet état. Le malade quitta Beaucaire et revint à Cette.

Huit jours alors s'étaient écoulés depuis l'accident; où ne pet méconnaître Les si ua dépôt se formant s008 l'aponérrose palmaire. Le gonllement s'étendait à l'avant Le docteur Labat , chirurgien expérimenté, Gt ia med une saignée générale qui fut répétée le mème jour, Cependant rien ne calema les vives et coutinuelles souffrances, suite de l'étranglement des parties sous-jacuntes à l'aponévrose. Noire confrère se décida à inciser dans la paume de La main pour apérer le débridement. L'incision fut prolongée transversalement dans wné grande étendue et donns issue à une matière te mélée de sang, Le soulagement qu'éprouva le malade fut prompt, mais il derait n'étre que passager.

Le leudemain , il fallut ouvrir un nauveau dépôt Pour cette fois, le malade se félicitait de l'état de bien-être qui saivit cette séconde incision , quand cinq jours après, et spontanément, du sang artériel jailit en abondance par la plaie. La

ion pratiquée sur elle n'arrêta l'hémorrhagie que pour pea de temps ;

elle reparut à des intervalles ra és. Un tlourniquet appliqué à la parlie supérieure du bras est luissé quelque temps en place, L'état du malade état grave : affaibli par les hémorrhagies qui, si on persistait dans l'emploi de la com on, ne pouvaient svoir qu'une funeste issue ; tourmenté par Les douleurs qu'orcationait Le gonfement inflammatoire de la maio et de l'avant-bras, il demaodait surfout qu'on se rendit maitre du sang. C'est dans ces circonstances que je fus sp. pelé de Montpellier pour voir Lavigne. À mon arrivée , j'eolevai l'appareil, et le sang jaillit aussitôt par plusieurs ouvertures. La Lo de la paume de La main était profonde et Leo 4 tntervalle y sépare le côté interne du second espace inter-métacarpito du cdté externe du quatrième, Je présuma que les deux arcades palmaires avaient été intéressées ; des foyers purulens dis-éminés existaient à la ain, Je craignais que le pus, fusont sous le pre annulaire intérieur du carpe, n'eûl pénétré dans les gaines tendineuses des Méchisseurs. Je me bôtai de replacer l'appareil compressif, en attendant d'avoir recours à un moyre bémostalique plus sûr. I n'y avait plus à balancer; je me décidai pour la ligature de l'artère brrachiale. J'eus , il faut l'avouer, quelque peme à faire partager mon opinion au médecin traitant, qui cons rvait toujours une sorte de prédilection pour La com ion. E n'y avait plus à lemporiser , et j'opérai aussitôt, Un aide intelligent comprimant la brachiale, je pratiquai une incision d'un pouce et demi au-dessus de la partie moyenne et au côlé interne du bras. La section de La peau donna issue à une séroaité abondante; l'infltration, écartant les parties, avait légèrement mod Gé teurs rapports. Les battemens de l'artère , quoique obscurs, me dirigèrcot #ürement et promptement vers elle. C'est à l'aide de l'extrémité mousse d'une sonde cannelée que je divisai la gine Gbreuse qui la contient , ménageaet le laine de même nature qui la sépare du nerf médian. Des deux reines satellites de l'artère, la plus rolumineuse était située en drdans; l'autre à sa partie postérieure, Par le toucher et par le calibre de l'artère. je jugeai qu'elle n'était pas représentée par deux branches ; isolée dans une petite étendue , je l'entourai d’un 6 ciré simple, ét, par une constriclion sufGsante , les Inniqnes moyenne et iaterne furent divisées ; j'en eus la certitude par cette sensation toute particulière, et qu'on ne saurait décrire, mais que reconnaissent ceux qui ont l'habitude de Lier les artères. en suivant ie procéde de la section des deux tuniques, Je coupai nn des fls de la ligature et réunis la plaie par première intention. É malade supporta l'opé. ration avec courage ; il ne perdit pas vue once de sang. On procéda aussitôt après à ls levée de l'appareil compressif de la main ; le sang s'échappa encore avec force, vérmeil et rutilant. Pour cette fois, Thémorrhage provenait da bout inférieur des artères divisées et de l'endroit où les arcades palmaires s'ensstomosent et où! les artères digitales se bifurquent pour donner naissance aux collutérales. Force! fat d'appliquer ser ke leu de l'hémorrhagie des tampons de charpie soutenus par! une bande médiocrement serrée. D'où provenait ke sang ? L'usage du lourniquet, L compression continue, avaient plus ample , et le sang était ramené par le bout inférieur des vaisseaux palmaires| divisés. J'espérai que la L'éature de la brachiale diminuceait l'impulsion du sang et eme de nourelles hémorrhagies, prévision qui nc tarde pas à se réaliser. Jne heure après l'opération, Lavigne éprou+s cette perturbation générale , mais passagère, du système nerveux , résultat assez ordinaire de la ligature des artères

ut-être déja établi ne circulation collatéraic!| CRUTE

conséquent ramollis, n’est pas seulement ivutile, mais dangereuse ! Une intempestive confiance dans ce moyen hémostatique a coûté, en de semblables circonstances, la vie à plus d'un blessé, L'on nous objectera que la compression seule et appliquée directement sur le trajet des artères radiale et cubitale, a sufh quelquefois pour arrêter l'hémorthagie d'une ou deux arcades palmaires, comme le prouvent des chservations iosérées dans ce journal. Le succès d'un tel moyen dépend de son application immédiatement apres l'accident; il n'y a plus à ÿ compter quand, mis en usage un certain temps après la blessure, il doit agir sur des parties enflammées.

Reportons-nous à l'époque où les premières hémorrhagies parurent , à la chute de l'escarre, résultat de l'action de l'instrument rougi au feu ; la tuméfaction s'opposait à une compression méthodique, Ai-je besoin de rappeler que les plus légères connaissances de l'anatomie de la main excluent toute possibilité d’inciser dans cette partie pour chercher à lier les arcades palmaires (1), qui ont d'ailleurs entre elles des anastoinoses si multiples ? Fallait-il reconrir à la ligature des artère radiale et cubitale, tr y à la partie inférieure de l'avant-bras? Mais , voisines du foyer de l'inflammnation, elles pouvaient ne plus être dans les dispositions voulues pour supporter la ligature ; d'ailleurs, un fait qui mérite d’être rapporté ici m'avait trop frappé pour n'être pas resté gravé dans mon souvenir. Îl ÿ a quelques années que je fus mandé en consultation par notre Delpech pour un jeune homme qui , tombant sur une bouteille, avait eu l'artère radiale ouverte par les morceaux de verre. La plaie occupait la partie inférieure de l'avant-bras ; des hémorrhagies graves et répétées firent rejeter la compression, qui avait été pratiquée durant plusieurs jours. Nous décidimes que l'artère radiale serait d'abord liée et puis la cubitale. Peu après cette double À cg ; le sang reparut de manière à compromettre la vie du blessé.

raignaot que la compression ne fût encore insuffisante, mon co!lègue n’hésita pas à lier l'humérale à la partie supérieure du bras. Cette opération d'abord pratiquée ne pouvait-elle dispenser des deux autres ?

Les motifs que je viens d'exposer me semblent justifier le parti que je pris d'employer la méthode de Hunter. Appelé plus tôt près de Lavigne , c'est encore cette méthode que j'aurais adoptée.

Dans des considérations judicieuses , et après avoir posé pour ainsi dire les faits en regard, le rédacteur de la Gazerre mépicase, établissaot suivant les divers cas les avantages respectifs de la compression simple, de la ligature simple unie à la compression , ou de la ligature double, conclut que la ligature à la méthode de Hunter, appliquée aussitôt après l'accident , a réussi complétement, M'étayant du fait que je viens de citer, j'étendrai la proposition de mon confrère en disant que la méthode en question tentée, mème plusieurs jours après l'accident (je n'opérai que le vingt-unitme jour}, et dans des circonstances en apparence peu favorables, est encore couronnée de succès.

N. du R. Nous avons seulement conclu des faits par nous mis en regard , que la ligature simple offre bien moins de chances, quand la Eee est déjà un peu ancienne ; et les deux faits rapportés par notre

onorable et savant er , confirment pleinement cetie dédnetion, porn a fallu s'aider de la compression dass un ci, et renouveler l'opération dans l'autre. D'ailleurs la position de la plaie excluait ici La double ligature , et la ligature simple était parfaitement indiquée.

ve 40 pieos De uavr faite par une jeune fille, observée et soignée par MM. Bénsnn jeune et Pi- GEAUX.

Ons. — La nommée ***, Agée de 4 ans et demi , ayant le dos appuyé contre la

d'un certain volume. Le membre conserva toujours la chaleur et la sensibilité na-|| devaniure d'un balcon grillé en hois, tomba à la renverse, entrainsot dans sa

turelles. Le lendemain de l'opération, un sbeès s'ouvrit dans la paume de la main, !| chute une partie du châssis , dont la rupt L'écoulement de la matière amena la diminutioo de l'intumescence de la main et|| libre,

de l'arsot-bras, La bande rlächée fut enlevée sans qu'on Ja remplaçät ; les com | presses ct les tampons de charpie se détachèrent au sixième jour, et perrirent de voir La plaie de la main. Diminuée de la moitié de son étendue, elle marchait vers la cicatrisation, Le malade était exempt de fièvre et réclamait des aliens ; l'absence de toute bémorrhagie avait relevé son courage abattu.

Le quincième jour, la ligsture tomba, el quatre jours sprès La plaie da bras était fermée, Lavigne ne conserve, aujourd'hui 7 septembre et vingt-sixième jour de l'opération, qu un } pe ei de Li raideur dans les doigts. J'ai lieu de

ouches

peuser que les boues et les d'eaux minérales de Balaruc , si efficaces en semblable circonstance, rendroat incessammeut à la main Ls Liberté des mouvemens.

Ce fait isolé n'en donne pas moins matière à plusieurs réflexions. Puisse-t-il, joint à tant d'autres possède la science, convaincre les praticiens que la compression appliquée à des tissus enflammés , et par-

ure inopinée lui avait fait perdre l'équi-

Les particularités de son accident sont à peu près inconnues ; cependant il parail que, dans be cours du trajet de 40 pieds environ qu'elle parcourut pour tom ber sur le pavé de La rue , elle fut séparée du grillage, et quais allèrent wolément toucher la terre, La position dans laquelle elle se trouvait au moment de sa chute fail présumer que la tête a dû d'abord prendre la position la plus déclive ; Les traces des ecchymoses ne permetient cependant pas de douter que les extrémités io férieures n'aient touche le sol arant toute autre partie du corps, et nous devons eu coudlure que l'enfant à dû eprouver en Lombant au moins un mouvement com plet de rotation sur l'axe traustérsil du corps.

Un cri per + u cri d'angoisse , qu'on pourrait dire pathognomonique pour celui qui l'a ae fais entendu, fut poussé par l'enfant au moment où il se sentit lancé dans l'espace ; les personnes qui la ramassèrent la trourèrent sans connaissauce, L'évonouissement ne fut pas de longue durée ; car il avait déjà cessé su moment où arriva M. ke docteur Bérard jeune, arcouru au broit de l'accident, qu s'etait passé presqu'en face de ses fenêtres. Son rer s0in {ut de favoriser le

rétablissement de la circulstion et de l'innergation en faisant boire à l'enfant

olques euillerées de à in et en exrrçant de domees frictionssor ls région précorle ; vous procedimes ensuite à lesamen de la petite tnlade, et voicioe qne nous avons obserré : {*pleur générale de La facecet de ous les légunwmns du corps, la Ggure éxprime un air de frayeur et d'étonnement ; la resuration est suspiriense et atelénér; des membres, suevessivement examinés avec le plus arand soin, ne présentent reine apparence de solathon de contiuité, La sente plc extérieure qui le smeéconler un peu de sang est one lagère déciarare de Lx commissure poser mre de ls valve. De simples écorchurss s'observaiént en plusicurs endroits, soit sur le coude-péed du coté droit. soit sur le bord exterue de: B rotule de ce chté. Des traces d'attrition plus où moins marquées, el qui se è cuite eû mére à cchymose Ligire, éraient snsibiles sur la face externe de la jambe droite, sue fa acc interne de la jambe gauche, ser Le partie posté. rieure el interne de 1 ourtse traite, sur le bord interne et légèrement antérieur de la cuisse gauche, enlfie sur Le périnée et les partis externes de La génération La face antérieure el infomeure di Fabdomens offert également par la suite des indéces d'un contasion ass 2 forte, Les mains ont aussi fortement Loachéle ol, sinsi que partie pestéreure des avsut-hras ; la moitié droite de la face , an dire des assistans . à aussi porié contre les pavés dans li ébu'e; cependant elle n'offre sn. cuné trace de violence extérivare qui puisse venir à l'apyai de cette ophion, L'abdomen, exploré dans Loutes ses régions, ne présente qu'une légère souffrance, à la pression modérée de la main ; il me parait pas plus développé qu'à l'état nor. mal. Les mouvemens du cbté sont sensiblemunt accélérés. La riapiration s'entend] d'allrurs bien partout, Les evvuvemens du cœur , d'abord aftaiblis et préciqutes

Il nous paraît évident que l'élasticité des o$ et des eartilagés, et la souplesse des articulations ont préservé les membres inférieurs et spé: rieurs de fracture et de luxation ; et que d'autre part la violeuce de la chute à été anortie par ln rencontre successive des pieds, des jambes, des cuisses, du périnée, du ventre, puis des malns et des avant-btas sur Le s0l, de telle sorte que quand le trouc a iyuthe le paré, la vitesse de son mouvement, graduellement ralentie, n'a entrainé dans les organes centraux aucune déchirure grave-et ya produit qu'une légère

commution.

ONSERVATION DÉ LUXATION COMPLÈTE DU CGENOU, ComM-

iqué ? d Lo Y

muniquée par M. le docteur Lourca-Vissenmay, membre titulaire de l'Académie.

Vous m'obligrrez, mon chez confrère, ‘en inséränt dans votre estimable recueil l'observation smivante. C'est um ‘nouvel exemple de luxaton complète da genou, très-analogne à crlui rapporté par M. le doc-

par suite de l'émotion morale, commenvent à se ralentir et dise rassurer. Aprés [teur Gardé, dans votre numéro 43 du mois dermer ; elle offrira quel-

Cut essaie , qui donasit déjà an si grand espoir de sauver bes jours de ln malude, le pouls setat relevé; li chaleur gracrale de la peau était bonue et se maiuteait.

Pose horirontaälement sur on lit, Lo jeune enfant paraissait pensouîrie au repos ; maisle. mouvemens divers imprimés oux parties de son éurps sontiis à notre csansen lui faisarent jeter des cri- phintifs, scasihlementecagéris par l'émiotiont et la présence de es paruns, Nous lui pr, scrivimes , de concert ave M. Bérard , wa bain général où li malade dut rester Le plus long-temps pussible ; plus, une potion calmonte et légèrement tovique, à prendre par cuiliurées d'hiure eu beure.

La chutéavait eu heu «ue les deux heures; à cinq heures, quand nons rerimes La malade , la réscaion brie connmençant à se prononcer v:rement , d'un com. mur avis À fat décidé de lus faire ane sagnre d'environ deux palettes, La potron éthérée fut spendue, La mnt fut assez calme, mais sans sommeil profond ; plu sus fois Le malade ge réveille en sursaut en jetant ses maius cn avant comme pour se présvever d'un chirte.

Le lendemain . le bain fut répété; des cata; larmes furent posés sur Les purties contuses, qui s'élicoltumefées, On romarqua que la partie inférieure de l'abdomen était un peu hallunnée et senablement plus douloureuse que la veille, Come || le jour précédent, la petite malade pouvait remuer tous ses membres: la douleur | sæule en Lmitsit le: mouvemens, La diète , le repos et des boissons adouci-santes furent prescrits, Dès ke soir, le mouvement fébriie était tunbé ; il ne s'est pas re. kvé dejnis.

Le troisiime jour, l'état général de La malaie était des plus sitisfnsns; le progrès des ccchiymoces avt Wint en bleu foncé toutes les parties du co qu qui avaient été vontuses dans La chute. On les Ôt recouvrir de linges trempés dans de Peau suturéce de sel marin. La malade n'ayant pas été à la garde-robe depuis trois jours, on lui prescrivet vo lavement buibeux qui produisit le mel effet, À

# dk ce moment, le gonflement du ventre à cesse d'étre sensible La F im se aisait sentir; où permit quelques cuillerées de potage plusivars fuis répétées dons le cours de la jnurnée. La gaieté et la vivacité de langage et d'expressions di [a malade commencérent à régaitre, Jusqu'alors, elle avait cé moruse «t grogmon : bientôt, avc Ha diminution de ses souffrances, elle pe fat plus rcronuaissable.

Les jours suivans, l'amélioration alla loujours croissant, An bout de mit jours , elle me laissait presque aucune crainte sue la guérison prochaine dents. Le. Neaumoins Ls moavemess de col et de la tête étaicut tougours diffiviles +4 douloureux; ceux de 1: jambe droite demeuraent bornés à une faible didecticr latérale; ce membre ne pouvait pas éncore quitter le plan du bit sue léquel 53 re.

sait. Les eochymoses étaient en pirine résolutron, Le redressement dé la eo

oone vertébrale était impossible: tous les mouvemens qui tendaient 3 l'effectucs ar-achaieut des plaintes à la msl,de,

Le repos, one abmentation légère, des boissons rafraichi-sautes, furent coutinués.

Quelques jours après , la malade put res'er dans son lit dans quelque position qu'on la plaçät , re qu'elle n'avait encore pu faire jusqu'alors ; les mouveimens de la téte et de La jambe druite prenaient plus d'extensido; ils étaicut moins péaibles. Les ecchymusrs étaient à peine sisibles.

4 bout de quinse jours , l'état général de Îa santé était it, Ti ebt été difticile de soupçonner, en voyant La malade, le terrible accent qui bai était arrivé quelque temps auparavant, L'appéut est complétement revenu; la soif est nor male ; toutes les fonctions s'esécutent avec une complète régularité, La seule in commodité qui lui r.ste est une gêne notable dues les monvemens de la jambe droite, ane foiblesse encore sersible dons les extrémités inférieures , qui ploient sous le poids du corps, et uu peu de sensibilité à la pariie inférieure droite de l'abdomen.

Aa bout d'un mois , La malade vient sa-devant de nous et se promène dats la chambre sans paraitre souffrir en aucune manière ; La jambe drotte est cependant encore un peu plus faible que la gauche. Quand ls malade se baisse poar toucher Le: carreau de d'appartement, vile a soin d'écarter la jambe droite pour faire porter tout le pouls du corps sur a jambe saine, à l'esemple des malades atteints de sosaige. Dès durs nous abandoundmes la malice aux sains de sa mère, enjoignint dem pas Lrop OR GUERRE 08 DER; EX OS PRE due Le tenips et la marchn naturelle de la convalescence pour readre au membre toute sa force et

sa: : prommerés. . à 4“ 1, 26 mi AB, aix semaines se sont écankées l'rceident ; l'enfant semblé aussi alerte qu'apast' sr ebute, et peut faire: à dans Paris des

corses aus bonpers que par Le pesé.

Êne pouvait faire le moindre L EU AA : L ‘Udemmads ét obtint d'être évacué sur le Val-desGrâce, où il arriva le 24 do même

que intérét , oclui au moins qui se rattache à da memoire d'un de nos plus célèbres publicistes.

Ons. — Benjamin Constant , se prnmentnt à la campagne su: en plan très-inclins, Ge ane chute, Le poids du norgs poussa partie infériviine de Li cuisse ei has et en arrière, tandis que de prod possnt sur be sol portait ba jambe en avant ; 11 en résubta nne fuvation complète du genve droit. Les deux chndiries du fermer étaient-placés entre les os de La jémbre et des mascles du mollet; d'extrémite set périeure du Libia, recouverte de le rotole etes topumens, faisait saillie en arant. il v avait un raccowrcissement conilerabde du mettre.

Prévenn en toute hâte, je me tramsportai de suite obée M Pnpastren , et tions nous rendimes à Meudon , où nous troutümes près du malalle docteur Athonf, chirurgien très-cupert, qu avan reconnu ls malade. Noirs fümes chargés 40m les denx de l'extension et de la contre-extension et none granit chirurgien opéra la réduction avec autant de fucihté que de promptitude, On <'en étonners pes si l'on se rappelle que le malle, d'une tale levée et due charpente en apparence très forte , était cependant d'un tempérament fort 1 x om pe et 1rès- peus robuste. Tous ses amis furcat emchantés da peu de douleur qu'il avait témot-

La convalescence Gt de rvpides progrès; mais son devoir, et plus encore son patriotisme , appelaient Benjamin Constant à ba chambre. 1,à, le spectacle des intérêts nationsax sacrifiés avec tait d'imped ur (c'était sans la restauration) encitat savent son indignation et le faisait convie à la tribune, Par suite de cette prioccugation , il se heurta plusieurs fuis Le genou . et ces co tusion- rendirent 1m sible ane guérison complète; aussi toute sa vie Benjañiin Constant cénsteru-t 4l une demi-auky lose de cette arcmlation.

A l'époque de eut accident un chirurgien qui occupe tin Hing élevé dans La Pidrarchie médicale bléma la réduction, prétendant qu'il en serait résulté nne ankylose complète, ctavança qu'on eût dû pratiquer l'ampatation de la cuisse. est probable qu'appelé près du malade la réflexion l'eût mieux mepiré, de pense du reste comme vous, mon-cher confère, qu'il faut atteibuer la facilité de la rélnetiôn à la déchirure des parties musculaires, et que les luxations qui sembleraient devoir cotrainer les accidens les plus graves en sont ordinairement exumptes, quand tuutefois, comme vous Le doutes obsei ver judicicusemout, les tégomens sont antacts.

Louvsn-Vircenmtar,

LUXATION SCAPULO-HUMÉRALE DATANT DE ÀT Jours, réduite au moyen du moufle réglé par le dynamomètre; observation recncillie dans le scrvice de M. Sédillot à l'hôpital du Val-de-Grâce, et comminniquée par M. H. Gama, chef de clinique.

Ous, — Colontbard {Charlus-Chéri}, âge de 25 ans, né Somincille, départeeut de La Meuse, d'un lempéramvcat émnemrurat fonçun , soldat an #lapciers,

détaché à l'infemere vétérinaire de Beta, était à l: promenade be 2 octobre 1854,

lorsque son cheval s'étant abattu le rouvre sous lui, Déharrassé di 51 monture,

Colombard éprouva dans l'épaute droite de miolentes douleurs qui le forcèrent à

gagoer immédiatement linfirmerie, | | On envoya chercher aussitôt un médecin de endroit qui cxsmina le blessé €h

recouvut une laxation scapulo-humérale , qu'il cbercha à réduire en jliçaut Le bras du malide sur son épaule, tandis qu'il agissait sur latgnt-bras qui lui servait de fevier et que le corps du oulade soutenu par déux militaires servail de contrepoids, Après quelques efforts, it dit au malade que La lusation était réduité, vi sans avoir imprimé aucun mouvement ou bras, il le pl

aça dans une & harpe el “escrrvit des fomentotions emoilicntes ui , plus tard, forcét rensploctés par des tions saturmives; cependant Le malade continuant à souffeir de so biras dont À et n'aperotrant auçuu changrueulilans son état,

(DE PARISE IX, 0 723

grande utilité pour vaincre les contractions musculaires, permet de mesurer. là paissatide, de l'angmenter Ipar degrés et dé sivoir au juste quelles forces on emploie. Je crois done que e moyen de rédaction apyliqué aux luxations anciennes, est dans ce cas presque indispensable, et qu'il peut encore offrir d'heureux résullats dans quelques Amen récentes, bien que dans ce dernier cas le danger attaché aux procédés ordinaires ne soit pas si grand, la résistance étant moindre et les fortes à employer moins considérables.

mois. Le ehirurgièn de puede esta la réductions moyen -du talon appliqué dns

“pee mais sputilement. .

lendemain, à la visite du maün , M. Sédillo!, dans le service duquel se trourait ée bléssé , conistatà une luxation én bas ét eh avant; ‘en imprimant pare

quélle-on apercevait une dépression corresponilant à la ravité glénoide. Le doigt qd ce point me sentant aucune résistance et pouvait facilement s'assurer que bte de Los n'était point à la place qu'elle doit occuper dans l'état nor nal,

M: Sédillot ayant résola de faire usage de son appar: il pour la réduction des léxations anciennes, en Ga l'application au 29 courant. Le jour arrivé, il procdila à l'opération en e de MM. Roux, Lançau . Larrey fs, Tarralet de pluséürs autres médecins. La contre-extension fut faite où moyen d'en sous d'aisseile, selon de à ordinaire, et assujéti à ao point fix ; œais jour eatpécher l'omoplate de basculer et pourvoir assurer +08 imimwbilté d'une mamière esacte , M, Sédillot Gt usage d'un bandage auquel 5 a donné le nom d'a cromial, dont le plein placé sûr l'avrontion fixe solidement l'épaule et s'oppose à ce que l'omoylate suive les monivémens imprimés à l'humérus perdint l'extension Afin de pouvoir angmenter où diminner ceite pression , 08 à soin de Üxer au s0l les deux extrémités de cette pièce d'appareil au moyen de deux cordes qui passent dans une poule à double gorge, et dont chaque bout est conbé à un side. Apris avoir fait flechie l'avant-bras sur le bras à angle droit, M. Sédllot appliqua un bandage roulé s'étendaat des doigts au-dessus d:s tubérosités de L'humérus et destit à prévénie l'éngorgemnt . et rélevant forfesrent la peau du bras, il apjilique sur este partie , immédiatement su-dessus des condyles, un brarelrt de peau convenablement remhourré, et embrassant Le bras de manière à pouvoir agir directement sur l'extrémité osseuse sans eotrainer les parties molles.

Æn mcttentle bras dans ta demi-dexidn dn relèche les fibres du muscle biceps, tandis qu'en comprimeut Le musch: Lricéps on s'oppose à sa contractiva. On agit alors, il est vrai, sur un levier de moindre étendue, mais c te perte est nulle dans l'extension et ne peut être sensible que dans les mouvemens latéraux ou de hant en bas; dans ce as où peut se servir de poulies de renvoi, et om a en obtre Favantage de pouvoir imprimer au membre des mouvemens de rotution , avec la plus grande fscilité , en se servant de l'avant-beus conime d'un levier. .

C'est à ce bracelet qu'est fixé un moufle qui correspond au dynamomètre chargé d'indiquer la forre employée dan- l'extension ; au moyen de cet appareil on à continuellement sous les jeux la mesure exacte de la puissance . que l'on peut rendre continue, augmente où diminner surcessivement à volonté, Le moule étant attaché au braccet au mosen de detrx liens qui. en se rapprochant pendant l'opération , ponrraicat comprimer les émhences osseuses; où place entre eux un morecau de bois érhanére à -es extrémités et qui, en tenant bes Lens écartés, se trouve arrêté d'autant plus solidement que la traction est plus forte.

Toul ayant été ainsi disposé. on commenga l'extension qui, portée ee à peu à 120 livres, fut maintenue quelques minutes à ce degré pour fatiguer musches et lasser leur contraction ; portée eneuite à 230 livres, mavitnnm de la force employés pendant l'opération , la tête de l'humérus se trouva au niveæs de l'acromion et en avant de sa cavité. La douleur ne prruistait pas trés-forte , et que les tissus n'é. iaient pas tellement distindus qu'on nefüt à nwme d'augmenter la furce esten sjve sans aucune apparence de danger pour le pativnt. IL était facile de tentrr da cosptation ; mais avant d'y avoir recours 00 iprima au bras quelques monremens de rotation afa de détruire Les adhérences qui auraient pu exttrr Appuyant alors la poitrine sur 4e coude du blessé , M. Sédillot le porta en avant Landis que ses mains placées dans l'avselle portaient en hat et en dehors la tête de L'humeérus en même temps qu'on mettait des parties en rapport; l'aide chargé d'agir sur le

dimiaua peu à pra extension, et finit par, la suspendre completement. L'épaule avait repris 53 forme et la luxätion était réduite, ramme pur: nt le con. stater M. Roux et les autre. médécins qui ssistsient à l'opération; bien ‘qu'on n'eût point entendu be bruit du choc qoi caractérise b réduetron lorsque Lot à recours dux moyens ordinaires ;-cist-à dire lorsque l'extension suspendue instantanément permet aux surfaces erliculaires de venir frapper l'une contre l'autre, Le membre ayant été d'bsrrañsé de son appareil, où vit que non-seulement il} swnlle, dais Inquelle leufnnt crie et jure continuellement ; 1 dit souffle hotrin'existait aucune déchirure, aucune exrorialion, mais pas même d'engourdisse- Ê biement de toutes les parties de ‘on corps, ‘anf de la têtes H refitse de boire :‘oh went; les parties étais nt dans l'état où elles se trouraient avant l'opération , qui} sent l'y contraindre et ke faire boire dous une fiole de sirop; il en casse ke"col avait duré 12 minates. L'huméeus, malgré sa réduction ; ayant une tendance à sefestse Là dents. L porter en bas et en avant , on appliqua sur le bras dn bandage ayant pour eîfet de} Dans la nuit , il recouvre la vuc et son entière connaissance; dès lors, 1 deporter le coude vn avant et en haut, et la tète de Fos en haut et en arrière. mande à boire et à ranger.

Le 4 oovembre , sixième jour 4e la rédaction, on débarrasse le blessé de sonf Le 24, il est sans fièvre etentre en ronvskescence. (Bemillon clair.) bandage et on soutint le membre par une écharpe ; le malade ne souffrant aulle- j bai 28, de jeune h@mme s leve, se promène et n'éproute piles qi'uin ment et pourant au besoin se servir de son bras. sentiment de faiblesse ; €s digestions se fuut facilement , et tout annonce qu'il | est à l'abri de tout acc.dent.

CÉPHALITE COMPLIQUÉE D'ASCITE AIGUE ET D'ÉPILEPSIE ; guérison par tes évacüations sanguines abondantes ; par M. Leconte, D.-ML. à Beaurepaire.

Ons. — Pierre Bouchard, de Saint-Barthélemi , âgé de 1$aus, prend , dus les premiers jours de ju llet 4894 , une affection cutanée, qui d'aprés le rapport iles purens a le caractire rubéolique. Cette maladie, abandonnée au efforts de la hature , dure seulement trois jours; l'enfant se livre au sitôt h es excreires et à ses ttavaus ordinaires ; ile tarde pas à ressentir ds douleurs de tête violentes, qui chdent à dre hémorrhagie nasale. 4

La céphalalgie reparait bientät ; Les pieds et Les jambes s'ælématient ; ceite infitration s'accroit, ét'gagne incenablement les bourses et le ventre,

Le 24 juillet, Le jéurte hotime est frappé dans la matinée de plusienrs accès d'épieprie ; il seiploatdaes des intervalles d'une douleur de tête qui lui srrache desceis, et qu'il rapporie dans toute la tête. Bientôt il grd la tuéetla parole, et tombe daus l'assoupissement. Retour fréquent dis accès d'éprlepsie, perdant lesquels le dl “'engorge considérablement ; la Gigure devient violette, la bouche se remplit d'une éeune sangriavlenie , dont le malade rend uov grande quantité ; les contorsions sont horribles.

Appelé-ce jour-là pour la gremière fois. je le vois sais’ devant oi d'un accès qui dure plusicurs mautes. Cotume il a été dit plus laut , les pieds , les jambes et bes bourses sont infiltrés et Le ventre plein de sérosité.

Aggheation de 42 smgsües sur Le trajet dis jugulaires ; vésicatoire camphré à chaque eue; tcdtopladnse émet entsue le ventre. A l'intérieur, tisaire mwucilaginoue nitrée; administration répétée toutes les brures de 40 gouttes d'étlier suifurique étendues dons un pest d'ésu ‘Ce n'est qu'avec ane grande difficulté qu'on parvient à faire avabee au malade quelques gouttes de lquide ; à cause de la contraction convulsive ds musches des mächuires. Retour fréquent dans la uuit des sécès , comtiauatidn de l'état carotique.

Le 22 20 matin , méme état que La veille ; pouls dur, accéléré ; pnpille excessivement dilatée, insensible à la lumiére ; les +atremités infirivures et le bas-véentre sont dans le même état. (Saignre du bras droit d'environ 42 oncts.} Jde rrste ne beure auprès du malade; il reprend un accès # mblable aux précédens. Avant de le quitter, je réitère ls sigare et tire encore environ 9 à 10 onces de sang. Dans lajourmée, par suite des moatemers que fsit l'enfant dans ses scobs, le bandage di la saigave se déplire bémorebagie forte, dort on pb soir, à lieu par l'ouvert La veines tont le côté droit est ensanghinté, On trouve à côte de Ii cinq à six caillots de sang du 1olume d'un gros œuf. Dès lors cessation des accès, qui n'ont pas reparu depuis,

Le 23 au matin, ponls peut, faible et souple : d'sparution Lotale d' l'ascite et de l'œtémotie des extrémités inférieures. Du reste, Àassoupi sement est le même, et L'enfant ‘n'y voit point encort ; il na juas repris la parole. Nranmanns , l'état grave dans quel il était la veille s'etant amvndé, j'ose promettre aux parcns qu'il sera bientôt rendu à La santé, On panse les vi sicatoires des cuisses; la dons leur est cxcrssive , él dans ce moment le malade s'agile, crie et vocfère plusicues jatemnrs; mais Ïl me tarde pas à s'atsonjir.

Moutsrde appt qhée aus pivdsiet aux jambes, À l'intérieur, potion, dans laquelle je fais entrer la teinture de castorum , ele de succin et Péther salfarique ; poûr boisson ordinare, infusion de laurier-cerise «1 de fouilles d'oranger. Lavemént avec la décoction de fougère müle,

À midi. retour de la parole; l'assoupissement fait plare à nne agitation conli-

Si je publie cette observation, cen'est point dans l'intention deprouver qu'au moyen du moufle appliqué au dyvamomètre , on à pu obtenir une réduction pour laquelle on avait déjà fait deux tentatives inutiles. On pri supposer que les moyens ordinaires conduits d'une manière méthodique cussent Gni par réussir, bien que la luxation eût 27 jours de date , et que les parties déplacées eussent déjà contracté des

rences assez fortes ; mais je demanderai si alors la réduction eût été plus prompte, moins douloureuse et surtout si l'extension faite pe des aides dont les efforts n’ont lieu que par secousses, d'une màn: non continue , dont la force ne pt mesurée même approximalivement et peut par suite exposer à une foule de dangers tels que les dé. chifüres des artères, des nerfs, dr être comparée à celle que l'on obtiebt an moyen de l'appareil de M. Sédillot, qui, outre l'avantage de pouvoir exercer une extension soutenue, ce qui est de la

Cette observation prouve combien il est impradent , après les affections cutances, de s'exposer A tt aux intempéries de l'atmosphère. : Le jeune homme qui en fait le sujet aurait indubitablement sucéombé sons le poids de sa maladie, sans les saignées “bondantes qui lui . été pratiquées. | a A ais

ette guérison promple et intspérée prouve aussi Que. ià de doit pas role à es largement dans les affections 1nflematatoires du cerveau , et dans les hydropisies aiguës qui en sont la suite; celle dont il est ici question a disparu comme par enchantement, ##ns ue les urines aient augmenté en quantité, non plus que les sécrétions de l'orgue cutané.

hi

LETTRE SUR L'IMPERFORATION DE L'ANUS, par M. Gov- AND; chirurgien en chef de l’hospice civil d’Aix.

Monsieur le rédacteur,

J'ai lu avec étonnement dans votre numéro du 25

octobre, que le mémoire que j'ai publié sur l’imperforation de l'anus était le même, quant au Fond des idées, que celui de M. Roux de Brigoolles , dont vous avez donné l'analyse dans votre numéro du 28 juin, en rendant compte de la séance de l’Académie, dans laquelle M. Capuron à fait son rapport sur cetravail. Mon mémoire était achevé quand M. Cspuron fit son rapnort. J'ai fait mon opération le 12 mai, en présence de mon estimable confrère M. Corse, des internes de l'hôpital et de La sagefemme de l'hospice des Enfans-Trouvés; tontes ces personnes ont observé le petit malade jusqu'à sa mort , et ont assisté à la dissection du sujet ; la pièce anatomique est conservée dans la collection de l'hôpital ; je puis la montrer à qui <era curieux de la voir. Ces faits ont, je crois, toute l'authencité désirable ; ils sont tous antérieurs à l'époque où le travail de M. Roux a eu de la publicité.

Je ne sais pas si le mémoire de M. Roux a déjà été imprimé dans les farioules La l'Académie ; mais jusqu'à présent je ne le connais que parce qu'en ont dit différens journaux , notamment le vôtre, en rendant compte de la séance de l'Académie du 24 juin.

Convenez, monsieur le rédacteur, que si le mémoire de M. Roux ne différait pas du mien quant au fond, | analyse que vous en avez donnée dans le temps et à laquelle vous renvoyez aujourd'hui vos lecteurs ,#rait bien ineéxacte; convenez qu'en ce cas M. puron n'aurait teny aucun compte de ce qu'il y avait d'uriginal dans ce travail : en effet, la seule chose qui paraisse avoir frappé cet académicien dans le travail de M. Roux , c'est le conseil que donne ce chirurgien, de pratiquer l'anus périnéal par dissection, au lieu de le faire par ponction ; mais qu'y a-tail de nouveau dons ce précepte? Ne le trouvez-vous pas tout entier dans le Dictionnaire de chirurgie nr de Sam. Coo-

(1), dans la Médecine opératoire de M. Velpeau {2}, et dans excellent Manuel de M. Malgaigne (3)? Cette idée n'appartient donc pas plus à M. Roux qu’à moi.

J'ai donné dans mon mémoire une description anatomique que je crois originale ; je l'ai écrite le cadavre sous les yeux, et je n'ai rien vu qui y ressemble, ni dans les auteurs, ni dans les analyses d'après lesquelles je connais le travail de M. Roux. Les idées qugj'ai"émises sur le mode de développement des portions extrinsèque et trinsèque du sphincter anal, sur l'absence de sa portion intrinsèque , et le développement extraordinaire de sa portion extrinsèque dans les cas d'atrésie de l'anus | sur le mécanisme du spbincter après l'opération pratiquée suivant les principes que j'expose, sur les rapports du péritoine avec le cul-desac rectal, ne doivent pas se trouver dans le travail de M. Roux, M. Capuron en aurait parlé. 1] ne paraît pas que M. Roux ait comme moi passé en revue les nombreuses dispositions que peut offrir l'intestin dans ce vice de conformation pour en déduire ms indications variées br den se présenter.

nfin si vous comparez n0$ procédés, vous reconnaîtrez , je pense, qu'ils ne se ressemblent qu'en ce que nous conseillons l'un et l'autre d'air par incision de la peau aux parties profondes. Les résles que j'étalis dans mon mémoire, relativement à l'étendue qu'on doit donver à l'incision de chaque couche , à la profundeur à laquelle on peut aller inciser le eul-de-sac du rectum , ne doivent pas se trouver dans le travail de M. Roux , et ce sont ces préceptes , et le conscil que je donne de vider la vessie avant l'opération et de laisser la Petite algalie dans cette ee pendant l'opération chez l'eufantsmäle , qui rendent mon rocédé aussi sûr que ceux des lithotomistes, Il ne paraît pas que

+ Roux ait établi pour cette opération des règles aussi précises,

Au reste , je suis loin de vouloir déprécier le travail d'un confrère que j'estime, et je ne fais cette réclamation que Pour prévenir une ac- Cusation qui ferait tort à mon caractère, Les personnes qui ne conuaissent le travail de M. Roux et le mien que d'après votre journal , lisant dans votre numéro du 25 octobre, que ces deux mémoires ne diffèrent en rien pour le fund des idées, en evncluraient tout naturellement que celui qui a été publié le dernier n'est qu'une copie de l'autre, de cou prie de vouloir bien insérer cette lettre dans votre excellent journal.

Aïx , 219 octobre 1834.

11) Tome 1, pag, 178 et 474 : traduction de 1826, 2, Tome ll], pag. 981, 3) Psg. 614.

N. du R. M est très-vrai que ce qui à le plus frappé l'académie dans le mémoire de M. Roux, est précisément ce procédé de dissection recommandé déjà par d'autres auteurs; et il est vrai aussi que c’est là ce , qui constitue la ressemblance des procédés de M, Roux et de M. Goyrand. L'introduction d'uve algalie dans la vessie est de'si peu d’importance, que M. Goyrand lui même l'a omise dans l'observation qu'il Fr: porte; M. Goyrand a décrit parfaitement le sphincter anal d'après fait qu'il à observé; mais M. Roux l'avait vu de même , autant du moins que nous pouvons en juger, puisqu'il dit avoir écarte ces fibres par la dissection. Nous noterons en passant que ces deux faits contre. disent l'opinion de MM. Blandin et Velpeau , qui pensent que le sphincter manque toujours dans ce cas ; tandis qu'un fait mentionné par M, Blaodin met quelques limites à l'opinion de M. Goyrand qui pense qu'il existe ioujours. Le fond des deux mémoires était donc à très-peu

ès le même; quantaux détail, nous ne connaissons encore celui de M. Roux » Que par le rapport de M. Capuson. Reste la question de

riorité sur laquelle nous avions énoncé une opinion bien formelle ; N. Roux et M. Goyrand sont d'ailleurs assez riches de leur propre fouds pour qu'on ne puisse pas les soupçonner d'avoir besoin des idées d'autrui,

LETTRE À PROPOS DE LA DERMITE CONTUSIFORME ; per

M. Mernige, D.-M. à Ornans.

Dans le numéro du 4 octobre de la Gazrrre ménicare se trouve une pote sur une maladie qui n'aurait point encore été décrite, et que l’auteur de ce travail appelle dermite contusiforme.

À ce qu'il m'a semblé, cette affection n'est autre chose que l'errthema nodosum de Willan, admis aussi par MM. Carenave et Schedel , d'une part, et Rayer de l'autre, dans deux ouvrages ( 1) qui, soit dit en passant ; paraissent en beaucoup d'endroits copiés l'un sur l’autre, et notamment à l'article dont il s'agit. ;

Sila dermite contusiforme n'est que l'érythème noueux , c'est une maladie depuis longtemps connue , et tellement fréquente que, moi qui ne suis pas encore nn de ces gérontes dunt a récemment parlé votre spirituel collsbarsiqur M .Parise, je l'ai rencontrée plus de dix fois depuis peu d'années. À ce sujrt, je dirai que c'est presque uniquement sur des filles ou femmes mal réglées, et à la partie antérieure des junbes, que je l'ai vue: le plus souvent une saignée y mettait fn. sr k

Voila une critique de fait; en voici une de mots : c'était dermatite qu'il fallait dire, et non dermite. Les composés , tels que celui-ci, se Urent du génitif: on ne dit pas odusite, mais odontite. On pourra m'opposer une foule de mots de fabrique nouvelle et qui ne sont É plus régulièrement formés. Un abus n'en saurait autoriser un autre, Ne fournissons pas à nos voisins, surtout à ceux d'outre-Rhin, une occasion de plus de nous accuser d'un manque d'érudition qui n'est parfuis que trop réel.

s vous pensez comme moi que ce soit servir la science que d’empécher qu'elle soit encombrée de choses et de mots inutiles, veuillez, monsieur, accueillir ces observations toutes bienveillantes d'un confrère qui a l’honneur d'être, avec la plus haute considération, etc.,

P. Mevmixn, D,-M. P.

Ornans , le 17 octobre 1834.

— Nous recerons de M. Duparcque la réponse suivante :

Les descriptions que les auteurs donnent de l'eryibema nodosum présentent dans leurs points principaux des différences notables avec celle de la maladie que j'ai décrite sous la dénomination de detmite ; où pour me conformer à la remarque très-judicieuse de mon savant eritique, dermatite contusiforme. En outre ces descriptions sont tellement incomplètes qu’elles laissent un libre champ aux interprétations. |

1° L'article du Dictionvaire de médecine et de chirurgie pratiques qui résume tout ce qui à été dit sur l'ergthema nodosum, rattache cette affection aux constitutions molles et lymphatiques. Or, j'ai vu, et les observations propres à M. Meynier me semblent confirmer que la dermatite contusiforme , affection essentiellement inflammatoire, attaque fé blement les tempéramens sanguins et irritables; 2° je nel ai jamais observée qu'aux jambes , bors une fois seulement y AUX bras ; l'article cité indique que l'erythema nodosum se montreordinairement au menton, etc. ; 3° on parle bien d'une teinte bleuâtré qui succède à La rougeur primitive ;

SR

Q) Abrégé pratique des maladies de la peau , ete. — Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques. , Fort

mais on ne dit rien sur les transformations si remarquables de teintes que présente notre maladié ; 4° on assigne à l'er tbema nodosum une durée totale de 10 où 12 jours. La maladie que j'ai observée n'a jamais mise méins de 30 à 40 jours pour parcourir ses diverses phases. Cette dif: férence dndeut-cle à ce que n'ayant en général été appelé que quand l'affection était à son apogée , le traitement antiphlogistique qui plutôt | l'aurait fait avorter, me pouvait jlus avoir pour lors que peu d'influence sur l'altération plus profonde de la peau ? 5° Le professeur Alibert {Monographie des dermatoses) donne encore des potions plus équivoques! sur l'erythema nodosum, 1} borne son histoire à ce peu de mots : « En- Ga on & que l'érythème est noueux {erythema nodosum} quand La peau est comine hérissée de petites aspérités ovales qui donnent à la man

Maentoifises.… nc poumots Uvoraciquesrlibeés:

Oiseaux. , + + + + poumons thoracico-abdomiaaux, Reptiles, , «ss À Pere thorauico-sbdominaux libres. Pousons 8 à A rauchics.

Das les monotrèmes, quel type y trouvons-aoas ? Rien de particalrer mi

| d'annemal dans le système respieatoire ; la structure de leurs poumons est celle

des mammifères ; leur disphiragme est entier:

&i nous considérons le cœur , nous voyous que cet organe est composé dans:.les mammifères de deux oreillettes et de dur ventricobes avec une sorte gauche per rmspente; dans les reptiles , de deux orvillettes, d'un ventricule et de ps aortrs persistantes; et dans les poissons, d'une sœule oreilletie et d'un seul rentricule. Dans les munotrèmes, vous avons les deux ventncubes et les deux orcilleites, et

dl l'aurte qui se courbe au-dessus de La bronche gauche, 51 est vrai qu'ils se rappro-

chent du type oripare en ce qu'ils ont deux veines cates supérieures distinctes 64

as qui les touche La sensation de er artr » Quelle analogie peut-on trouver entre cette maladie et celle dont j'ai donné l'histoire ? Je laisse à votre sagacité, mon trés-chec confrère, de juger de la conrenance ou de l'inutilité de cette justification , et suis de cœur ; Votre tout dévoué,

Dérancour.

+4 octobre 1834

TRAVAUX ACADÉMIQUES

Séasce uv $ rovemsre 1É54.

PLUIES NE POIssO»,

L'observation suirante est communiquée par M, Vital Masson , curé de Belligné, :

point d'ouverture pour la veine coronaire dans l'oreillette droite ; mais cette sùumalic ne se voit pas seul-ment dans les monotrèmes, on la trouve aussi dans rs marsupiaux et dans plusieurs rongrurs,

Si, poursuivant cette comparaison, on jasse à l'examen de la trachéc-arière et | du larynx, et que partant de La suppontion que l'ornithorhinque est ovipare eu cherche à savoir si la règie d'Arisiote se confirme à son égard, si la déviation du type des mammifères est démontrée par l'absenes de l'épiglotte , que trouve-on ?

que chez les monotrèmes il existe une épiglotté proportionnellement assez grande

qui protége le largax supérieur, Les reins de l'éraithorhinque nons affrent-ils les caractères d'homogénéité dans leur substance , de dirisiou arborescente dans leurs leonduts, d'ane double circulation veineuse ? Non, ces organes sont cogstruils sur le même type que ceux des mounmiféces; ils sont situés, comme chez ces mammifères, trèshaut dans l'abdomen, position qui, comparée avec celle des reins des ovipares , semble étre eu rapport avec Le développement utério du fttus, li serait inutie, dit M. Owen, de pousser plus loin la concordance entre les mo- | motrèmes et les manmiferes:; de F poursuisre, par exemple, ducs Le système | uerveux où dns le systéme tégumentare , après la comparaison savante qu'en s | faite M. de Blainville.

D'après toules les analogies philosophiques d'organisation , on est donc, pourlait l'auteur, pleinement sutorisé à ranger Les glandes qui remplissent les fone tions mammaire cher les ornithochinques, dans la même catégorie que les glandes

canton de Varade, département de la Loire-Inlérieure

Dans l'été de 4820, dit M. Masson, Félais maitre d'études si petit séminaire de Nantes, el je passais avec Les élèves les jours de congé dans me maison de CATREIERE , tuée à ut quart de liene de ls ville, Un jour, pendont que ] Étars à cctie campagne, 1 survint un oragé; lorsque Ja pluie eut cessé, jé fs une pramenade acenenpagné de cinq où six Ex oliers de quinte à seice ans. Quétle [nt notre

surpris d'apercevoir tout à coup une quantité prodigeuse de petits porsioas de ;! ÿà 42 ignes de longueur qui sautllaueot sur l'herbe mouillée, et cela dans nu chef

min Long de 400 pas, de ne saurais expliquer leur apparition dans ee Lits qu'en admettant quis sont tombés avec ba plaie; var it n'y à pas moyen de supyoser dans ce cas, conune où l'a fait pour les crapauds, que crs animaux sortaient de dessous térre.

ORAITRORMIXGQUES,

On x la teaduction d'une lettre de M. Owen , lettre dont l'original avait été présenté à b sésnce du 45 ortobre.

« Les résultats de mes recherches de (845 et 1832 sur les glandes mammaires de ornithorhnque, dit M. Owen, n'o:t condoit swrémstiblement & dis con! clusious sur leurs fonctions, opposés à celles que M. Geoffroy Saint-Hilaire a! adontées, En comhottant mes opiiions, Ce sarant s, par oubli sans doute, sup-| rimé mon principal argament, celui qui se tire des phses ubstevées dans le développement des glandes mammairés; il m'ettribue aussi des omisstunrs qui n'existent point dans mon mémoarc smprité dons des Tesnsactions pluboscplitques , pr rapport à l'appareil urinaire par € atriplé n ndis qu'il est di dons ce mémaure que la duepoutiwn des urelères Est # blalble à celle des tortues, ce que da planche corresponilante montre également

Ce fut eu 1825. dit M. Owen . que j'eus la première occasion dde disséquer une

femelle d'ornithorbinque , afin d'examiner el de préparer bis glandes auxquelles!

la description de Meckel et les obscevations de M. Geoffroy avaient donné ui si) snd intérét. Cette dissection et d'autres que mes amis de a Nouvelle-Hollande m'ont mis à porlée de faire, m'ont cunduit à découvrir Li cocrespoudance qui,

existe dans les phases de développement des glandes mammaireset des ovaires , ||

corr nee qui se pourait s'expliquer que par la théorse maminare {which :

could only be erjlainel on the mammary theory }. L'injection des glandes, L'observation de Lamaniire dont les conduits lactifères conve \ vers une aréole qui, comme je l'ai pensé alors, corcespoadrait es grasdeur à la bouche da jeune avimal, et la découverte des glandes mammiares dans l'échidaé farent le résultat de mes recherehes. |

Les objections soulevées contre La théorie qui ransülère les glandes abdomins- Les des moaotrèmes comme des glandes mammiaires , se rattachent plus où moins directement à l'ane des deux idées suivantes : La première, que les monotrèmes forment parmi les vertébrés une classe distincte ; la secomle, que l'oviparilé «st incompatible avec la lactation. La première opinion a élé mise en arant par Lamarck avaot qu'on eût découvert chez ces animaux des glandes mammaires ; ét les conclusions déduile; de ce caractère supposé [urent, jusqu'à ua certain point, confirmées par l'analogie de certaines parties du squelette avec celui des reptiles, et par la structore de leurs appareils génitaux, Mais, dit M. Owen , ces deux svstèmes sont du nombre de ceux qui offrent ke plus de variations dans les mismniféres, et qui, par conséquent , sont le moius propres à fournir des caractères de] classes,

Portons notre attention sur des systiwes rs rat plus constans et plus essen-| tiels, et voyons à quoi nous conduira leur considération relativement aux mono trèmes. Pour les organes respiratoires, le type des diverses classes de vertebrés peut-être représenté ainsi :

lactifères dus mammulères ù À cs élecés, On peut d'ailleurs prévoir que la sérié de ces glandes présentéra différent degrés de complication dras Le groupe d'animous qu'elle caroctérise , ct que l'état le moins compliqué se rencontrera dans les monoirémes.

| L'opinion de la péopart des hommes qui font antorité dans la science a été que | la lactation est esseuticilement cocsistante de la génération vivipare, Ans Cuvier remarque que la question relatire au mode de génération des monotréines sera résolue lorsqu'on aura bien déterminé La nature dé leurs glandes abdominales"; et Laireille , après avoir parlé des mammifères, dit : Tous les agimaux dont notes traiterons desormais saut ovipares où oro-visipares , él par conséquent dépou: vis dé mueelle, La mére idée se trouve exprimée dans de nombreux écrits dirigés centre la théorie qui considère les glandes abdominales des monotrèmes comme des glandes mammaires. Les argumens en faveur de la génération avipare de l'ornishorhinque sont sans cesse présentés à l'appui de l'ojinion que ces glandes re {sont point des mamelles, qu'elles ne sécrètent poigt dy lait , wsis un Equide [un , du maeus où toute autre substance,

Si la génération avipare rigoareusement définie consiste dans co fait, que le F ‘4

| fœtus n'est pas attaché par un placenta aux parois de l'utérus, mais reste sépaté

de ce dernier par sa mémbrane ba jus extérieure ; alors, dit M. Owen, non sew-

lement les monofrèmes, ruais tous lea sutres marsupsaus différent da reste des Linsmmifères par le caractère d'une génération Gvipare maenfestée dans la modifcation ove-vivipare, Mais tous ces animdns ont des jlandes wammaireset forment douc ainsi la sous-classc des mamns/üres ovo-vivipares.

La oalore de La nourriture d'un animal nonvean-ué est en rapport nécessaire avec l'organisation el arcc les facultés dont il jouit shors, Ainsi, que le jeune crnithorbinque soit aveugle an moment de sa naissance, il ne pourra suivre $es porens à l'euu, rerenie au nid, éte,; ainsi il sers imposable qu'il se nourrisse , comme on l'a supposé, de mucus exsadé et répaodu dans l'eau, Du reste , l'exis- 1ence des mènes glandes dans une espèce terrestre el louisseuse, l'échidné , dispense d'insisler sur cette considération.

Dans le jeune ornithorhiuque , l'appareil mandibulaire se troure modifié dans sa ctrocture el ses proportions, de maniere à être propre à exercer La succion. La langue , au lieu d'être logée très en arrière dans la bouche , atteint à l'extremüté des mérhoires. Ces mächoires sont elles-mémes molles et fexubles, et l'ouveriure de la bouche est préciément de la mème étendue que l'espace vers lequel convergent fous les conduits factifères chez la mère, Y a-t-1l lieu après cela d'étre surpris si l'on teouvr du lait coagulé dans l'estomac des jeunes? Ce lait, dit M. Owen , je l'ai examiné au microscope comme le demandait M. Geoffroy, et j'en ai reconou 1rès bice les globules,

Les jeunes ornithorhinques ont done de commun avec les mammifères: la nature de leur premier aliment, des poursaus thoraciques nou adhérens, un diaphragme complet , une épiglotie, des reins haut-placés el munis de vaisseaux artéricls desunés à la sécrétion , un pénis perforé et on système tégumentaire pieux.

Cepeudant le jeune ornitborhiuque offce à la mâchoire supérieure le resti d'un corps analogue à celui qui sert sux oiseaux pour rompre la coquille à La LA de la période d'incuba’ion. Je sais, dit M. Owen , qu'ou pourra der de ce fait des conclusions rélatirement su mode de géaéralion , et je suis tout disposé à aimetire celles qui seront déduites logiquement. Les deux questions de l'oviparité et du mode d'alimentation m'ont toujours paru indépendantes l'une de l'autre ; cependont je ferai remarquer que le fait de l'incubation suppose dans l'œuf deux conditons : Desbtence d'un grand vitellus qui est le pe caches de l'ovaire , et la présence de deux chalases qui purssent maiatenie le germe à proximité des surfaces échauflées. Nous ne savons pas encore si ces deux conditions existent dans l'eraithorhinque.

nn

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