‹ Gazette médicale de ParisChapitre 322 sur 394 · ELECTRICITÉ · texte numérisé non relu

ELECTRICITÉ

M. Pecket adresse un mémoire dans lequel il se propose de déterminer T'inflaence des circonstances qui accompagnent La production de l'électricité dans Paie, par le frottement de deux corps dont l'un au moins est manrais conducteur ; c'est- 3-dire l'influence de La vitesse, de 1x pression , de l'étendue des surfaces en contaet, de l'espèce de frottement , de l'état de là surface des corpt el de Kur épais-

srur,

Pour mes expériences , dit l'auteur dans la lettre qui acrompagne cet envoi, je! me sois servi d'ue cylindre de verre arrondi et poli sur le our , et d'ue cylindre de résine nu ou enveloppé de soie ou de taffetss ciré; ks frottoirs étaient en papier nu où couvert de cuivre, d'étain , d'argent; en cur et en différentes étaffes de lin , de roton et de soie, L'appareil était disposé ile manière que l'oa pôt facilement changer les Lotioirs et la pression qu'ils supportaieut , et transformer le frottement de friction en frottensent de roulement. La tension électrique était mesurée par un électromètre à pendule ; et j'avais pris toutes les précautions nécessaires pour que la permanence de déviation, quand elle se manifestait, malgré différentes variations des élémens du frottement , ne pét pas être attribuée à une esnèce de maxis, résultant , où de la grande déviation, ou de la perte d'électricité du cylindre où du conducteur, par l'air et les supports.

Je me suis d'abord assuré que l'instrument donoait toujours les mimes ind-cations , et que l'influence du temps était nulle.

J'ai reconnu ensuite que pour tous les corps, à partir d'une certaine limite dépendant de l'état hygrométrique de l'air , ua accroissement de vitesse de 4 3 8 était sans fnflu. nee sur La leusion, excepté pour les corps bons condurteurs recouverts d'aspérités, pour lesquels la tension croit avec la vitesse ; j'ai démontré dans mon mémo re que ves anomalies provenaient de l'action du cylindre ei des poiots oa-d:1là du contact.

Quant à La pre sion, poursuit M. Péclet, j'ai démontré par de nombreuses expériences, qu'à partir d'une certaine limite, un accroissement de pression de 4 3 #0 ne prodaisait aucune variation dans la tension. J'ai aussi reconnu que par ces variations de pression l'accroissement des points de contact était peu consid rable , et que chacun d'eux éprouvait réellement un grind accroissement de pression , même en ayant égard à la pres-ion de l'air. Cepeadant tous les corps ont présenté, dans dés circonstances qu'il m'a eté impossible de caractériser, des anomalies eu général très-faibles, mais toujours de mime signe pour chaque corps et de signes contraires pour Les corps bons et mauvais conducteurs J'ai constaté que ces anomalies étaient dues à la chalcur dégagée par le froitement.

M. Péclet a également reconuu que les variations d'épisseur des corpsfrottaus et l'étendue de leur surface ne changent pas la tension ; mais que pour Les corps bons conducteurs la courbure du frottoir au-delà du contact a une influence sensible sur la tension du cslindre ; elle diminue avec le rayon de courhore ; elle parait provenir de l'action de l'électricité du cytiodre sur l'extrémité du frottoir,

Pour ce qui est relatif au frottement de roulement , Les expériences citées daus le mémoire établissent : 4° que pour ce mode de frottement, comme pour le frottement ordinaire, la vitesse, la pression et l'étendue des surfsces en contact sont sa0s influence; 2° que la tension développée dans les mêmes circonstances par le frottement dc friction et de roulement est la même; 3° que quanil il y a adhérence entre les denx corps, le frottement de roulement produit une plus faible tension que le frottement ordinaire, et quaad l'adhérence est très forte il x s chingement de signe.

« Eo résumé, dit M. Péclet en terminant , il résulte des expériences consignirs dans mon mémoire que la tension de l'électricité développée par le frottement est indépendante de la vitesse, de la pression , de l'épaisseur des corps frottans , de l'étendac du contact et du mode de frottement ; qu'elle dépend, pour les corps bons conducteurs, de la courbure des fraltoirs, et que Les anvmalies que présentent certains corpsproviennent des aspérités qui recouvrent leur surfacr, ou de la chaleur dégagée, où de leur imparfaite conducubilité, oa cafin de l'adhérence. »

ostÉOCÉLE.

ML. Bérard jeune lit an mémoire sur le rapport qui existe entre la direction des conduits nourriciers des os longs et l'ordre savant lequel les épiphyas se s00dent avec l'os.

On sait que les os longs +e développent par plusieurs points d'osafeation dis. téncts , on ponc Le cneps et un ou plusieurs pour les extsénntés ; on sait également

ec l'osibealion da rorps est la plus prcace ; que celle de chaque extrémité d'un même os, beaucoup plus tardive que celle du corps, n'auparait pas à la même époque aux deux bouts de celui 1; que l'extrénnke où épiphyse se soude catièrement avec le corps de l'os par l'ossitication dla cartilage qui l'en séparait , ct que cette anion mn se fait pas à la méme épaque de la vie dans les deux bouts d'un sûme 0; on sait enfin que les épiphyses qui s'ossilient Le plus tard sout en général selles qui se réunissent le plus tard u corps de lus,

Si l'on fait attention aus époques où cette soudure a lieu pour les diMéreus as, on ÿ remarque quelques singalarités dont il est d'abont d'fGcile de se rendre raison ; ini, aux nwmbres supenenrs, CC soit les extrémités des as du bras et de l'avant-bras qui se touchent à l'articulation du coude, qui se rénoissent les premières aux s des trois os langs, tandis qu'aux membres inferienrs L's ex. trémités voisines du genou sont celles qui restent Le plus long-termps séparées. C'est la cause de ces bissrrerics que M. Bérard s'est occupé de rechercher et qu'il a découterte.

Les faits caposés on détail dans son mémoire conduiscat aux conséquences sui vantes :

4° Dans un os long qui se développe par trois points principaux d'assificatio , uu pour le corps, un pour chaque extrémité, c'est l'extrémité virs laquelle se dirige le conduit nourricier qui se soude la première avec le corps de l'os.

2° Dans on ox long qui se développe par deux points d'osufcation, un pour le corps, conjointement avec une extrémités, un poar l'autre extrémilé, € st l'extrémité sers laquelle se dirige le condait nourricier qui s'assilic conjointemeat avec Le corps,

3° La rapidité de la marcbe de l'ussification à partir du ceutre d'un os long vers les catrémités, plas prononcée dans ua sens que dans l'autre , est Je résultat de La vitesse plus considérable du cours du sang dans la branche directe de fartère nourricière que dans sa branche réfléchie.

Les deux premières conclusions reposent sur une disposition anatomique facile à vérifier ; la troisième est hypothétique; mais, dit M, Bérard, le point de phy-:

siologie sur lequel elle rrpose sera bientôt éclairci , si j'ai réussi à appeler sur elle l'attention des sarons.

A quatre heures, l'académie sc forme en comité seret.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance où 11 xovewnne, — Présidence de M. Boulay

. M. Csrron du Villarde adresse deux opuscoles, l'un en français, l'autre en italien , et demande à être inccrit comme camilbidat à une place d'adjoint dans ls section de patholagic chirurgicale on dans celle de médecine opératoire. M. Andral père e-t chargé de rendre compte de l'opuscule italien.

M. Munsert de Michailles envoie un mémoire sur un nouvel appareil pour les fractues. Rapporteurs : MM. Roux et V. pan.

DIMINCTION DES VACSINATIONS À PARIS.

À propos d'un acticle de correspondance touchant la dimiaotion des raccinations dans Paris, M, le président donne les détai's suivans :

Le conseil d'administration da troisième arrondissément avait remarqué que le nombre des vaccinations gratuites dans cet arrondissement avait tellemeut diminué depuis trois anoées , que le chiffre atteint en 1833 ne s'élevait pas au quart du chiffre de 1431. On chercha à en déterminer la csuse , et où crul [a tronver dans la rédaction de la prime accordée aux femmes qui apportaient des enfans à vacciner; cette prime qui était de 5 fe. d'abord ; n'est plus aujourd'hui que de 3 fr. ; et son insullisance est tullemept constatée à raison des courses obligées pour apporter les enfans, les rapporter pour constater leur raccine, puis pour laisser recueilhr de vaccin, que beaucoupde femmes ne sont pas revcoues après la prenvère, et ont ainsi préféré perdre leur prime. La réalité de cette cause a été constatée par le tableau du décroissement des vaccinations depuis 41834 , dernière aunée où Ja prime de 5 fr. ait été payée.

Ainsi le clullrs des raccinations en 1831 était dé 4,056

ea 1832 465 cn 1833 251.

C'est ce tableau que le conseil d'administrstion du troisième arrondissement adresse à l'Académie , en l'invitant à provoquer la confection de tableoux sem blables dans les autres arrondissements,

M. Devexs. Déjà M. Fiard s'est livré aux mêmes recherches pour d'autres arrondissémens et il a oblenn des résultats anslogues.

M. Vussewé, Attendez qu'il survienue ue bonne épidémie de petite vérole ; le chiffre des va cinations s'accroitra.

— M, Lonsaent prend la parole à l’occasion du procès-verbal, Il ra Le du calorique appliqué à l'aide d'un instrument métallique 1re ns l'eau bouillante pour obtenir des vésicatoires, a été indiqué, svaat M. Mayor, par an chirurgien militaire dont le aom nous échappe, Il trempait dans l'eau bouillapte un bouton métallique , et l'appliquait sur la peau ; La cloche se levait tout de suite, Ceite observation n'a pas été publiée à La vérité ; ma's elle est dans les cartons du ronseil de santé.

e que

—M, Carcros Lit un rapport sur une lettre du docteur Chailly, touchant la ligature du premier cordon ombilical dans l'accouchement de deux jumeaux .

L'auteur rapporte qu'étant appelé près d'une fcmme enceinte de deux enfans , 11 La Je cordon ombilicsl après La sortie du premier fetus; le second enfant vint presque aussitôt , sans obstacle, sais mort et dans un état exsangue, La délivrance se fit également peu attendre ; les deux placentas étarent réunis en une masse au centre dé laquelle s'inséraient les deux conlons. Avec cette masse sortirent des vaillots de sang nombreux et considérables; la face utérine des placentas était toute couverte de sang coagulé.

Cutie observation , dit M. le rapporteur, manque des détails aécessaires pour jui donner quelque valeur ; d'ailleurs quelle induction pourrait-on tirer d'un fait isolé ? M. Chaïlly La fait suivre de réflexions où il montre qu'il De manque ni de qugique ni de bon $.04; mais il est évitent que ce tratail pèche par défaut de sa pilité,

M. Le paésinexT, Je ruets aux vois le rapnart et ses conclusions, { Plusivurs vois : Mais ilo'y en a pas. — À re général.)

M. Capunos relit ses dernières phrases : c'est l'Académie, ajoute-t-il. à y mettre d'antres conclasions si elle Le juge nécessaire, Cependant il se laisse échir aux réclamations de ses coligurs, el propose le dépét aux archives et dés remerciemcos à l'auteur. — Adopté.

M, Esquinor. lit un rapport très-détaillé sur un ouvrage écrit cn français par aa médecin ruste , ct portant pour titré : Considérations sur le iraitement des alienés. Leg deux pivois du traitement, selon l'autenr, sont an ctablissement bien organisé, et le travail bien dirigé des aliénés, Cet ouvrage, dit M. ke rapporteur , sers Lès-utile pour La Russie, où Les aliénés n'ont pas reçuencore jusqu'à présent les so us nécessaires ; l'auteur se recommande d'ailleurs par des travaux sur le choléra qu'ila étudié en Angleterre avec Delpech et dans les hôpitaux de Paris, Je propose donc de déposer sou livre à la bibliothéque de l'Académie , d'adresser des remerciemcns à l'auteur, et de l'inscrire sur la liste des “’andidats aux places de correspondans étrangers.

Le rapport et les conclusions sont adoptés,

M. Lepelletior du Mans à la parole pour la lecture du mémoire suivant.

MÉMOIRE SUR UNE LUXATION DE L'AUMÉNUS HN BAS ET EN DENORS DANS 1.4 rose sons Érineuse; réduction après quarante-cinq jours ; guérison parfaite ; par M. Leresserion du Mans.

La luxation de l'humérns en bas et en dehors, dans la fosse sous-épinruse , à peine admise à l'époque où Boyer écrivait son grand ouvrage, n'estre gardée comme

tion sur le cadavre; et 1] l'avait admis sur le vivant dans le cas de luxation 8 bas

ce savant pathologiste qu'autant qu'une grande invlinsison en dehors

reproduisait le déplarement.

Desoult n'avait point vu cette luxation ; et les faits observés par sir À. Cooper. Physick , Coleg , Toulmin et quelques autres, sont tellement mcomplets sous le rapport des symplômes, que les descriptiuns générakes qui ont été tracées de cette luxation semblent plutèt de pures inductions de La théorie que des résultats de l'observation. M. Lepelletier Le ter dei la liste des sysmplèmes mentionnés par Boyer , sir À. F, Manve de Toulon, Roche el Sanson, et récemment par M. Sédillot ; passe au récit de sa propre observation.

Ons. — M. Beucher, âgé de 45 ans, fortc constitution, Gbre musculaire sèche, fait Le 4 juillet 1834 , une chute dont il ne se rappelle pas bivu Les crcertistances ; il parait seulement que l'effort de La chute fat concentré sur l'épaule et le bras droits. Immédiateinent après, douleur , déformation du membre , impossibihté d'exécater Les mouvemens du bras. La rebouteur est appelé, fait des trac tous iautiles durant plus d'une heure, et fait par déclarer au malade qu'il restera estropié. Ce ne fut que le 46 août, 45 jours après l'accident, qui M. Beuchier cou sulta M. Lépelletier conjointemwat avec le ducteur Bachelier, médecin trés-distingué du Mans, Il présentait le: symptômes suivans.

Inclinvison prononcée de La tête à droite; déformation pen marquée de J'époule de ce côté, agrandie cependant dans son élemlue transversale; le deltoïde était Lrès-peu aplali et l'acromion à peine saillant ; l'humérus offrait une obliquité notable de haut en bas et d'arrière en avant; et le membre der flérhi était entrainé tout entier daus cette direction, Ea conservant cette obliquité le coude pouvait se rapprocher du tronc; mais ce rapprochement était impossible si l'on ramenait le membre dans une direction parallèle à celle du tronc. Le bras mesure de l'acromion au coude offrait uu allongement de 9 lignes. On vuysit une tumeur dure , arrondie. vers la partie sopérieure et externe de La fosse sous-épineuse, dans La direcuion de l'huméeus ; tandis que l'aisselle était vide, L'épaube était aplatie en savant : et vers le milieu de cette dépression s'apeércerait à l'oœt, mais sur. tout su toucher, une saillie située sons l'extrémité scapulaire de la clavivule, et formée par l'apophyse coracoide. L'omojilate suivait les mouremens de l'humérus auquel elle semblait fixée ; toutefois les mouremens du bras en avant étaicut Bhres, tandis qu'en arrière ils étaient douloureux et difliciles ; et il était jmpossile de HD main sur la tète,

La luxation reconnue, on procéda à ls réduction. L'extension verticale indiquée par Wlute et Mothe de Ë on, et que M. Milgsigne a le premier bien raison née en lui donnant une valeur poslive, 8e réusut pas, On fit done lextensnn horizontale , à l'aide de lacs Grés au poignet et tirés par trois aides intelligens ; les tractions furent faites d'abord en avant et en bus. pais horizontalement et en dehors , tandis que le chirurgien portant son avant-bras gauche sous le bras luxé, le plus près possible de l'aisselle , et saisissaut le coude de la main droite, imprimailtuo mivement de bascule à Lhumétus de manière à élever la tte de cet 03. L'humérus céda et la réduction fut opérée immédiatement, sans aucun bruit; tous les symptômes de la lusation disparurent ; l'épaule reprit sa forme normale et le bras la liberté de ses mouvemens. Les chirurgiens purent s'assurer alors qe l'omoplate ne présentait ai de ce côté ni ducdté sain aucun vice de conformation propre à fr roriser la luxation en dehors.

Dans la joie de sa guéricon, le malade roulant montrer aux assiston, les change mens effeciués dans son membre, Gt un grand mouvement du bras en avantet rxproduisit Es luxation. M. Lepelletier parvint seul à la réduire de couveau , pres que sans eort, par la mameuvre indiquée, Pour prévenir tout danger de récidive, on maintint l'haméeus en place à l'aide d'un bandage qui portait son estrémité seapulaire en avant et le coude en arrière, Quelques précautions de eégime e1 des fomeatations sur l'épaule avec l'eau de Goulard empéchèrent l'inflsramation de se développer; et SFr 20 jours d'appareil, le membre fut rendu par degrés à tons ses inouvemens. 10 vctobre, 54° jour après la réduction , il était absolument dans l'état normal.

L'auteur déduit de ce fait les conclusions qni suivent -

4" La réalité de la luvation en dehors sans aucus vice de] conformation de l'omoplate ;

2" Le vague et l'iosuflisance des 3

$° La r'union des symptômes par lui reconnus pour fonder d'us manière fre et précise le diagnostic de cette luxation ;

4° Parmi ces symptômes les principaux sont : l'aplatissement peu marqué da delioide ele peu de saillie de l'acromion; — l'allongement du membre; — le rapprochement du coude vers le tronc dans l'ebliquité de l'humérus en avant ; — la tumeur formée par la tète de l'os; — l'aplatissement de l'épaule en devant et la saillie formée par ob coracoide ; ce signe n'a été indiqué EL par Mann et par M. Sédillot; et le chirurgiea instruit qui à vu le malade avec M. Lepelletier, ne sachant d'abord à quelle cause attribuer cette saillie, craignait qu'il n'y eût complication de fracture.

5° Cette luxation peut être réduite comme celle en dedans après un espace de 45 jours ;

6° Enlia l'extension verticale semble moins applicable à cette sorte de luxation rique luxations en dedans, pour lesquelles M. Lepelletier l'a employée plusieurs ais avec un graud succès; mais il ajoute qu'ut fait uaique lui parait insollisant pour établir une règle générale (1).

mptômes donnés par les auteurs ;

(4) Nous sjouterons à cette réflexion de M. Lepelletier, que l'expérience à conraincu M, Malgaigne lui-même que l'extension verticale ns réussit aussi bien dans Les luxations anciennes que dans les luxations récentes; les adhérences contractées et déjà solides exigent un autre procédé. Au reste, nous publierons promn sur cette importante matière un traval complet de D peut

rur. A e

Ce travail étant d'u correspondant de l'Académie ne peut faire l'objet d'un

glénoide y predispose sensiblement. Il avait vu ce vice de conforma-|! rapport ; 1 est renvoyé au comité de publicativa.

— M. Rocx. attendo l'heure avance, remel sa seconde commun cation

verbal.

La séunce est terminée par ua rapport de la commission dis remèdes secrets, qui ne présente cien d'important à noter, Tous cs prétemlns remèdes nouveaux ne sont ni nouveaux ni effescrs, tt sont rrjetes l'un apees l'autre sur les couclusiuns de la cummission,

ét en dehors observé par M. Fireau , d'après La grande facilité avec laquelle à la séonce prochaine ; 1 aura la parole immédiateecnt après La lecture du procès

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

LOIS PHYSOLOGIQUES, par B. Mosox , professeur hono-

raire d'anatomie et de physiologie à l'université rovale de Gènes , etc., etc. ; traduites de l'italien, avec des additions et des notes, par le baron Micuez.,

D.-M., officier de la Légion-d'Honneur, etc.

Bien que nous ne soyons que des ignorans dans la science de la vie, ue la cause du plus petit À para vital nous soit inconane , que la Des Lsis soit encore couverte de ses voiles, il n'en est pas moins vrai que nous avuns assez d'acquis, assez de richesses pour être obligés de les énumérer et les classer. Les lois en vertu desquelles s'exercent les fonctions de l'économie ont surtout besoin d'être étuliées dans un certiio ordre qui en fasse sentir l'importance et la liaison ; mais pour les faire ressortir , pour les rendre saillintes , il fallait peut être les sépacer, les présenter isolément, sans pourtant perdre de vue le grand vincipe de l'uvité vitale, Tel est le but du travail de M, le ducteur Mojon et de son traducteur, le docteur Michel, qui s'est tellement identube à l'œuvre du médecin génuis que leurs noms sont inseparables.

Mais ici se présente une grande difficulté, difficulté qui n’a point échappé à l'auteur, Par quelle loi physiologique doit-on commencer ? par quelle loi physiologique peut-on finir? Qu'est-ce qui est loi dans l'économie? qu'est-ce qui manque de ce caractère? Le corps humain n'est-il pas un vaste ensemble d'action et de réaction? 11 n'y a qu'use seule et puissante impulsion vitale , et, comme je l'ai dit ailleurs, d'après un ancien physiologiste, La méme force à courbé la vote du crane et l'ongle de L'orteil. La plus petite fonction étant liée à la plus graode , qu'admetira-t-on? que rejcttera-t-on ? Car tout est lai, tout est harinonie, tout est rapport, parce que lout est nécessaire. L'auteur a senti La valeur de l'obiection, et 1l à su en triompher autant que possible par la classifisation qu'il a adoptée. Groupant les lis dont 1l fait l'exposition dans un ordre tres-méthudique, 11 est facile d’en suivre l'enchaînement, De cette manière, Les points d'intersection s'effacent , et le vaste ensemble des phénomènes de la vie se présente dans un espace peu étendu.

C'est dune une idée heureuse que celle d'an pareil ouvrage. Toutefois cc travail, pour être utile, exigeait deux qualités pour ainsi dire contraires : une facilité d'avalyse assez profonde bien connaitre et bien juger les phénomènes vitaux, et un esprit de généralisation capable de leur assigner un rang, de les élever jusqu'à en faire une loi d'après leur importance.

L'auteur, appréciant avec justesse la difficulté d'une bonne classification , s'est déterminé à adopte la suivante. I établit d'abord deux grandes classes des functions du curps humain : l'une comprend les fonctions couservatrices de la vie , et qui sont relatives à l'individu ; l'autre renferme les fonctions qui la propageut et ont rapport à l'espèce. Ces deux grandes classes sont ensuite divisées et subdivisées en 0 et en genres, selon leur enchaïnement et leur mutuelle dépendance, Ainsi, la première classe renferme les fonctions qui appartiennent à la vie de nutrition et les fonctions de relation ; puis viennent les genres où sont classées la digestion , la circulation, la respiration, l'absorption , la nutrition , la calorification, les sensations, les facultés intellectuelles. La seconde classe, se composant des fonctions de la génération, à par ordres et par genres tout ce qui appartient à l’action des organes sexuels, à La fécondation , à la gestation , etc. On voit que cette classification est à peu prés celle qu'ont adoptée la plupart des phystologistes modernes, avec cette différence néanmoins que notre auteur ne Bit qu'une classe de la vie de nutrition et des phénomènes de relation.

Si L'on craint, malgré cette classification , qu’il n'y ait de l'obscurité dans ces Latest genéralisés, voici la réponse de l'auteur : « Bien des lois que j'établis, dit-il, s'éclaireissent les unes par les autres. Ainsi, j'ai cru devoir souvent en grouper plusieurs qui auraient dû, d'après

pier étant donnée , la couvrir le plus possible de phrases , de mots et de aob-stns.

l'ordre adopté, être séparces; j'ai mis par là en évidence leurs liens réciproques d'action. Si parfois l'on tronve dans ces lois quelque répétition, on le doit à l'inévitable inconvénient de tonte classification physiologique; car comment parler , par exemple, de la di tion , sans dire sur La salive , la bile et autres humeurs, ce qu'on doit répéter à l'article sécréions ? La respiration exige bien quelques mots sur la chaleur animale, qu'il faut pes vs à l'article calorification, etc. » :

On doit sentir que l'ouvrage dont il est question ici est peu suscepdible d'analyse; mais pour en donner une idée précise au lecteur, nous citerons quelques-unes des lois admises et présentées comme telles par l'auteur. : | ;

« Naitre par génération, être sensible, volontairement mobile, avoir un organe central pour l'assimilation, croître par la nutrition et Go r par la mort, tels sont les caractères généraux et communs à tuus les aniinaux. » |

« Les différens désirs des animaux tirent leur origine de la privation des excitans nécessaires et habituels. »

« Les animaux reçoivent avec l'existence tout ce qui leur est nécessaire pour la conserver, c’est-à-dire le besoin, le sentiment de ce besoin, la connsissance de l'objet propre à le sausfaire , le penchant pour ce mème ubjet , et les moyens pour l'obtenir. »

« Les êtres vivans ne se nourrissent que des corps qui ont déjà vécu ; il résulte de là que les substances organiques seulement peuvent alimenter les corps animes. »

« Chaque être vivant a sa maniere particulière de mourir, comme il à sa manière de vivre, »

« Pour distinguer une sensation quelconque, il faut la comparer avec une sensation différente, »

a L'influence de l'organisation cérébrale sur nos actions et sur nos pensérs exclut en nous Le libre arbitre absolu. La pluralité de nos actions est inhérente à notre organisation ; elle nous entraine et vous maitrise. »

æ Dans les différrntes classes d'animaux, la fécondité est presque der en raison directe de la fragilité de leur organisation, de La rapidité de leur croissaner et de la courte durée de leur carrière vitale, On pourrait presque affirmer que la faculté régénérative des espèces va toujours en diminuant d'intensité par gradations , en suivant l'échelle zoologique, depuis les zoophytes jusqu'aux mammifères. »

Certes, il y a dans ces Lu , et daus la manière de les présenter, de la force , de la précision, de la clarté, et souvent même une sorte de laconisme nerveux qui les imprime profondément dans l'esprit du lecteur. Ces principes ont bien le caractère de lois, puisqu'ils embrassent une foule de rapports. Cependant , parmi toutes les lois qui composent la totalité de ce livre, il en est quelqries-unes qui me paraissent destituées du caractère que je viens d'énoncer, Obsrures, inutiles, ou de peu de valeur ; elles me semblent usurper dans ce beau tableau une place qui ne leur appartient pas. En voici quelques exemples :

“ Les besoins physiques des animaux dépendent directement de leur OrpaDisation , etc. »

« Tous les animaux qui ont la faculté de reproduire de nouveaux organes vivent plus que les autres. »

a La capacité du thorax chez le fœtus est dans une proportion déterminée avec la grandeur absolue des organes qu'il contient. »

. 4] n'y a point de sensation qui ne produise plaisir ou douleur , désir Où aversion., »

« La lumière est l'excitant le p'us direct pour mettre en action l'organe de la vue. »

« L'orcille est l'apparcil destiné à percevoir les sons, »

« Tous les apimaux châtrés sont dans l'unpossibilité absolue d'engeodrer. »

Au reste, ces exemples sont rares , et nous ne les rapportons peutêtre que pour prouver l'attention avec laquelle nous avons lu l'ouvrage dont 1 s'agit. Cet ouvrage, nous en avous la conviction, ne peut manquer d'obtenir un plein succès ; il me parait indispensable aux médecins

ui déjà instruits veulent cependant avoir un tableau complet et rapide phénomènes de la vie. C'est un excellent compte-rendu de nos richesses mena dr Nous ne terminerops pas sans adresser aussi quelques éloges mérités au traducteur, Non-seulement il à parfaitement saisi les idées de l'auteur, mais il a ajouté au livre de M. Mojoo des notes aussi nombreuses qu'instructives, Ces notes éclaircissent le sens du texte, lui donnent de la valeur; elles rendent clair ce qui est obseur, précis ce qui est vague, et meilleur ce qui est bon. Le livre de ces deux médecins est donc du petit nombre de ceux qu'on relit avec plaisir et intérêt, bien différent de ces ouvrages dont les auteurs ne semblent occupés qu'à la solution du problème suivant : Une main de ja“,

ENCYCLOPÉDIE DES SCIENCES MÉDICALES; Par une réunion de médecins, etc.

Première division.— #natomie et physiologie. —Au bureau de l'Encrclopédie , rue Servandoni, n° 19.

Encore un monument à la science! vaste et futur en des connaissances médicales , limenté sans cesse par les progrès de l’art et riche déjà des précieux matériaux que l'antiquité nous a légués. Anatomistes, physiologistes, accoucheurs, pathologistes, ete., tous nous sommes appelés à la construction de ce superbe édifice ; les hommes même de la tornbe concourront à cet œuvre colossal. Réunir toutes les branches de l'art de guérir, coordonner leurs matériaux sur de larges bases, Les choisir et les présenter à l'examen avec ordre et méthode , tel est le but de l'Encyclopédie des sciences médicales. Cette tâche diffcile de compulser les ouvrages de l'antiquité, pour la rendre tributaire de ses meilleures productions, est eonfiée à des hommes dont les noms sont garans du succès de leurs efforts. Pour répondre à un des besoins les plus impérieux de notre époque, ils écarteront ces milliers de volumes qui pleuvent de toutes parts dans la science sans la fertiliser, et ne choisiront que les travaux utiles au progrès de la médecine, Les auteurs ont aussi résolu une question d'économie politique, en comblant le vide de nos bibliothèques par des productions scientifiques dont l'acquisition nous aurait sans doute privés.

Voici l'esprit et l’ordre qui présideront à la rédaction de l'Encyclo- 1e, , rade division. Sciences préliminaires.— Anatomie générale et

descriptive. — Physiologie.

11° div. Médecine, —I1l" div, Chirurgie. —[V® div. Obstétrique. — V® div. Sciences accessoires. — V 1° dv. Mistoire de la médecine, — Biographie et bibliographie médicales. — VH® div, Collection de La traduction des meilleurs auteurs anciens.

Hätons-nous d'encourager les auteurs dans cette entreprise laborieuse ; c'est une idée heureuse et fertile dans ses conséquences , que de la couronner par la nouvelle traduction des œuvres d'Hippocrate, Cælius Aurélianus , Celse, Arétée, Syÿdenham, etc. Faire revivre les doctrines de ces grands hommes, c'est nous familiariser avec l'esprit d'observa- Lion, et mettre à profit Les leçons de l'expérience de tous les siècles.

Les quatre premières livraisons viennent de paraître ; nous ne saurions en faire le résumé ; les œuvres du génie ne s'analysent point; et les auteurs nous donnent l'anatomie descriptive et générale de Bichat comme introduction obligée à l'étude de la ei : félicitons-les de so0 choix, on ne pouvait débuter sous de plus beureux auspices.

COURS D'HISTOIRE NATURELLE MÉDICALE.—Tome [*, physique médicale. — Chez Just-Rouvier et Lebouvier. 4 volume in-8°, prix 5 fr.

L'intitulé de ce livre semblait nous promettre des applications multiples des sciences naturelles à l'étude de la médecine. Éavisagé sous ce point de vue, cet e eût comblé un vide qui tous les jours se fait sentir davantage ; mais la lecture du premier volume nous laisse beancoup à désirer sous ce rapport. Cette tâche , il est vrai , n'était pas facile à remplir; mais la manière dont les auteurs traitent les questions

u'ils ire. nous fait penser qu'elle n'était pas au-dessus de leurs

roes. Îls ont fait néanmoins une application heureuse des effets du choc à la théorie des plaies d'armes à feu, des fractures directes du crâne, et par contre-coup. Sans avoir épuisé cette matière , les auteurs la traitent avec intelligence, et la clarté du style et la méthode d'exposition sont des qualités qui les distinguent. La théorie du plan inchieé les a conduits naturellement à s'occuper de son emploi davs divers cas de solution de continuité des os. Mais je pense, d'après leur examen, que nos auteurs sont plutôt physiciens habiles que praticiens. Les principes d'hydrostatique et d’hydiodynamique étaient riches en applications médicales, et pourtant ils les ont complétement négligés. Les mémes reproches peuvent s'étendre à plusieurs autres questions de physique qui offraient des applications physiologiques directes. Espérons

e, leurs prochaines livraisons, les auteurs n'oublieront pas qu'ils Lit traiter la chimie et la zoologie médicales.

SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M, THOURET-NONOY

Monsieur et très-bonoré confrè:e :

J'ai l'honneur de rous adresser la comme de 75 franes, montant de la souscription onrerle à Tours en faveur de M. le docteur Thouret-Noroy, si injustement condamné par ke tribunal d'Evreus et la cour royale de Rouen.

Les poursuites doat cet honorable confrère est l'objet touchent de trop près à l'indépendance da corps médiesl, pour que nous ne l'aidions pss à sortir vainqueur d'une lutte qui doit décider de nutre avenir.

Agréez, cie.

ANCHAMBAURT ,

Scerétaire-général de là Société médicale’ ONZIÈME LISTE DE SOUSCRIPTION.

Socscairrios nes Ménrcixs be Tours, M. Tonnellé père, 5 fr, ; M, Toanellé fs, Sfr.; M. Godefrov, 5 fr.; M. Crorot, 5 fe. ; Ml. Archambault, 5 fe.; M. Nerbouneau, 5 fr, ; M, Thomas Tonnellé , 5 fe.: M. aime, 5 fr.; M. Herpin, Sfr.; M. Hulin, 5 fr, ; M. Moreau, 5 f.; M. Bretonneau, 5 fr.; M. Menou , 5 fr. ; M, Besoaed , 5 fr. ; M, Léclere , 5 fr. ; total , 75 fr. M. P. Cazcaux, interue à l'Hôtel-Dieu de Paris, 5 fe. — Total, 80 fr.

Sonseription de la Gazerre ménicae. 1,476 00 Motant de la onsième liste de souscription. 80 00 Total de la liste ouverte à l'assemblie générale, 1,932 dû

Total général des souscriptions. 3,488 00

EE VARIÉTÉS

Monsieur le rédacteur,

* GLACES Dame ar meents

À la page 691 da dernier numéro de la GazetTe MÉGCALE on Lit en note: « Lo fait qui s'est ilermièrement passé à l'ôtel-Dieu prouve combien il est Jau-

reux d'attendre la macération du fœtus : Une femme en couche, dans ls matrice LÀ laquelle on avat laissé la tête de l'enfant après l'accouchement du troue, y mourut. À l'ouverture du corps, le fond de la matrice présenta ane perforation spontanée.» : , :

Attache depuis deux ans au service dés femmes en coaches de l'Hôtel-Dieu , je puis vous assurer que le fait est complétement erroné, Aucun accident de ce genre n'est arrivé à l'Hôtel-Dieu. Je compte assez sur votre obligeance, M. le rédecteur, pour démentir cette assertion, avancée sans doute d'aprés des rensignemens invsacts, et qui pourrait faire naitre une opinion defsvorable sur la manière dont les médecins chargés du service s'arquittent de leur devoir,

Veuillez agrècr, ele.

P, Caztacx, interne à l'hôtel-Dieu,

— On nons communiqne l'arrêté suivant, qui été pris par La Faculté au sujet du cinquième examen :

Art. 47. Le cinquième examen n'aura lieu que les mardis, les jus et les samedis de chaque semaine,

Art. 2, En exécution du réglement du conccil royal de Finstruction publique. en date du 26 août 4834, cet examen se composera : 1° d'une question à Laquelle les cavdidats répondront par écrit et en Latin, conformément à l'art. 6 de la loi du 49 ventôse an XI; 2° de l'examen d'un ou de plusieurs malades ; 3° d'un examen oral,

Art. 8. La question à traiter par écrit «era donnée à 7 heures en été et à7 heures et demie en hiver,

Ant. 4. L'examen pratique commencera à 6 heures en été et à 8 heures et demie en hiver. Huit malades, choisis autant que possible parmi ceux qui se rendent à la consultution , seront présentes aux quatre candidats, qui les interrogeront et les examineront en présence du jury et du À eg

Art. 5. Dans cet examen, chaque candidat explorers un ou plusieurs de ces malades, sans qu'il puisse disposer pour cela de plus de quinté minutes.

Art. 6. Quatre des malades indiqués par le jury seont atteints de maladies dites internes , trois de maladies chirurgicales ; le huitième , autant que possible , sera chaisi parmi les femmes enceintes ou accouchées, où parmi les enfans nouveaunés.

Art, 7. L'examen oral commencera à 9 buures en été et,à 9 heures et demie en hiver, et ne durera pas moins d'une heure.

Les élèves pourront étre interrogés sur La composition écrite, sur les malades examinés, où sur tout autre point de lascienre,

Art. 8, La disposition de l'arrêté du conseil royal, en date du 22 octobre 1825, qui prescrivait Le rédaction de six observalions , st sbrogéc.

1 + aura probablement des malades à l'hôpital de la Faculté dès lundi prochain; les leçons chniques commenceront mercredi où jeudi de l'autre semaine, et l'examen pratique sera çn activité au 1% décembre, ,

Nous ajoutcrons que M, Orfila s'occupe d'organiser anssi on examen pratique semblable deus les Facullés de Montpellier et de Strasbourg ; et déjà ces écoles ostété consultées, non jus sur la ronvenance de cette innovation , qui ne saurait être qu'universell. ment accue.llie , mais sur des mayens d'exécution,

— On écrit de Sable : i

« Le choléra avait faibli pendant deux jours, et l'on croyait qu'il allait finir cs

pavages; mas depuis be il Ja cu récrudescence, Deux individus ont été frappes a

PARIS. — ÉVERAT, IMPRIMEUR

d'une manière foudroysnte ; trois heures ont suffi por les enlerer. Ce soir, on cite trois où quatre nouveaux Cas, Les médecins afBrment que cet état ne peut durer. Des prières publiques ont lieu chaque jour à Sablé, afio de détourver le terrible fléau qui déciwe la population depuis trois semaines. Les ecclésiactiques , dont le rèke est admirable, sont accablés de fatigue. Jour el quit ile sont occupes à prier ou à porter des secours. La dysrntérie continue ses ravages dans be Maine, dans l'Anjou et en Bretagne, On cite un bourg de celte dernière province où , sur 1,200 babitans, 600 ont été atteints par l'épidémie dans l'espare de trois semaines, »

— On lit dans le Propagateur, d'Arrss :

# Le choléra vient d'éclater dans la commune de Blache-Saint-Vasst, Les progrès qu'il y fait sont tels que le maire a cru devoir demander à l'autarité superi ure deux médecins pour venir au secours des nombreux malade+, A Vitry, celle cruelle maladie (ait ve grand nombre de victimes ; on parle d'une soixantaine de

aues en peu de jours, C'est plus qu'à Arras alors que le Îléan sérissait avec e plus de molence. »

— M. Arago a annoncé à l'Académie des sciences qu'une lettre arrivée à Paris apprenait que le cclèbre chimiste suédois Berzélius, qui avait été atteint d'une violente attaque de choléra, se trouvait maintenant bors de tout danger.

=— On lit dans trs journaux de Strasbourg :

a Un assez grand nombre de cas de dysentérie se sont déclarés à la Robertsin. M. Harring, médecin eantonnal adjoint , à prodigué, dès le commencement de l'invasion de la maladie, les soins les plus asssdus aus malades, et, de concert avec M. Schweighæuser , commistaire-adjaint de police , il a réclamé l'intervention de M. le maire auprès de M. le préfet, à l'effet de solliciter un secours sur les fonds départementaux pour faire des distributions de bons vêremens et d'alimens réconfortans oux indigers frappés de l'épidémie ; et qui sont en état de convalescence, afin d'éviter les récidives, qui sont plus dangereuses que les preeières attaques. M, le préfet s'est empressé d'sccorder 800 fr, pour cet objet, et M. le maire, ayant en outre réclamé le concours du bureau de bienfaisimce, celuici s'est également empressé de metre une semblable somme de 300 fr. à la disposition de ce magistrit.

u Les distributions sont se faire conjointement par M. Schweighæaser et par M, Harring. Les médicamens pour les indiens sont, en outre, délivrés gratuite ment par l'administration des hospices eirils de Strabourg. On peut espérer de ces mesures Je mcillsur résultat pour l'extinction du fléau. »

— On lit dans l'Écbrireur de La Méditerranée :

« Le choléra continue toujours ses ravages à Oran, Le nonhre des malades dans Les hôgitanx militaires, depuis le 26 septembre jusqu'au 11 octobre inclusivement, s'étève à 443, el le nombre dis morts à 54,

n À Mers-el-Kcbir, du 29 septembre au 41 octobre inclusirement, le sombre des nulsdes était de 74 , et celui des morts de 30.

n Le choléra ue parait pas faire autant de mal à la popalation de la ville. On n'a signalé comme en étant atteints qu'un petit nombre d Européens xt quelques Maures, Quant aux juifs, qui, selon toutes les prévisions, devaient avoir le plus à souffrir «le ce flrau , à cause de leur état premawent de malpeoprité, deux d'entre eux ont été atteints,

u À Alger, aucuo symptôme de choléra ne #'éta L manifesté au départ de la Chimère. Les autorités prenaient des mesures pour le repousser où se préparer su besoin à be combattre avec efficacité, Les Habitans étaient rassurés par tous les moyens hgiéniques que l'on adoptsit , ct déjà la peur, qui peut fairc autant de mal que Le fléau lai même , était bannie de tous les esprits. »

— Une sutre lettre porte :

a Le cholrra contique ses ravages, Déjà un dixième de la population de noire fort n'est plus, et néanmoins, chose inconcevable! Îles patentes de santé sont nettes, avec une petite annolation dont voici la substance : « Quelques vas de » choléra sporadique se sont manifestes an fort Mers-el-Kebir psrmi les condam- » nés aux travaux publics; mais ces cas sont attriboë: à l'intempérance des indi- » vidus et à l'insalubrité des livux. Quatre des malades ont succombé, »

» Jeudi, cette apostille fut mise sue une patente de santé déli-eée au capitaine du navire français la F'érginée, partant pour Marseille, Le capitaine de ce bâti mat en fut furt étonné , attendu qu'à cette époque Le nombre des décès s'élevait déjà à nne quarantaine. Dans La ville, cette miladie commence avec force. Hi r 42, dsus La nuit, il est evort 27 individas de tous Les rangs, parmi er ser on av deux ofBcers de la légion étrangère , an pharmacien et ua adjudant des hôpitaux, »

— Où écrit de Constantinople . 2 septembre :

a La peste n'a pas encore atteint son apogéc; elle fait tous les jours de plus rands ravages. On compte cette semaine jus de 500 victiucs de tous les états: es envoyés européens eux-mêmes ne sont pas ménagés. Depuis la mort de linter-

pes anglais, M. Wood, les Franes sont alarmes et s'éloigaent par centaines de a capitale,

— M. Piorry, professeur agrégé à la Faculté de médecine, a commence, le mardi 4 novembre, à l'Hôtel-Dicu, après la visite qui se fait à sept heures tt deme. salles Sarnt-Landey et Saint-Joseph, secvice de MM. Bally et Piorrg, un cours publie de séméiologie et de disgnostie. I le continuera les mardi et samedi de chaque semaine à la mème heure, M. Piorry parlera d'abord des maladivs de porn.

La première Leçon de clinique paur le semestre d'hiver a cu lieu le lundi 3 ro-

sembre 3 La mme heure, elles leçons suivantes ont lieu les lundi, mercredi rt von] cdi de chaque semaine.

Le Rédacteur en chef, Juuxs Gu£nix.

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