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de l'excrétion normale de l'urine ; et les opinions généralement admises sur ce point ne paraissent pasen harmonie avec les faits.
Dans l'état de vacuité, les parois de la vessie, comme celles de tous les organes creux, sont appliquées les unescontre les autres; leur écartement exige teujours un certain effort, L'urineest poussée dans la vessie et n'y tombe pas, comme on l'a-dit; elle ne s'y acenmule que parce-
u'elle y est retenue, d'un côté par l'orilice vésical de l'urètre , et que
e l'autre elle est poussée par les reins et les uretères qui jouissent d'une contractilité La Da trouve la preuve de ces propriétés dout jouissent le col de la vessie et les uretèrrs, d'une part dass la rétenton d'urine par paralysie de la vessie et spasme du col, d'autre part dans tous les cas d'angliation exagérée de la vessie. La rupture des parois de re viscire, dans quelques os de strangurie prolongée, ne peut en effet s'expliquer que par la force expulsive des organes sécréteurs de l'urine, toujours supérieure à la résistance des parois vésicales.
Dans l'état normal, les parois de la vessie n'entrent en contraction pour surmonter la résistance du col, qu'au moment où elles sont écartées par l'urine, autant que le permet la longueur de leurs fibres musculaires. La vessie ressemble donc à la matrice dans l’état de gestation , c'est-à-dire, qu'entre l'action de sen corps et celle de son col, 1 règne un accord partait sans lequel la fonction ne saurait s'exécuter d'une manière régulière.
La disposition des fibres musculaires du corps de Ja vessie , dont les principales ont leurs points d'insertion sur Le col de cet organe; le point d'appui que leur fournit en outre le liquide accumulé éans la poche urinaire en suffisante quantité pour leur procurer l'allongement nécessure à leur force contractile, sout autant de raisons qui confirment la théorie qui vient d'être émise. La résistance du col est donc vaineue par la force antagoniste des fibres musculaires du corps.
Quant à l'organisation de ce col vésical, moins bien conoue que ses usages, 5205 Joie l'existence d'un splucter musculiire, contestée
par les anatomistes dunt le scalpel n'a pas encore découvert dans cette partie des fibres aussi prononcées qu'au pouriour de l'anus, je le re-
feuilleton.
DISC SSION DU FROJET D'ORGANISATION FRÉSENTÉ PAR LA COMMISSION , DE L'ASSOCIATION MÉDICALE. — CINQUIÈME ET DERNIÈRE SÉANCE.
Art. 58. Les remèdes secrets, quels qu'ils soicat, sont prohibés. Adopté.
Art. 53. ILn'est admis aucune dema de breviis, patentes et autres pridiléges relatifs à l'exploitation exclusive de remèdes quelconques, Voici on article qui semble impériensement réclamé par les abus que chaque jour voit multiplier ; et cependant, à l'examiver au fond , il serait peut-être assez difécile de dire sur quel fondement on s'appuie pour enlever à de inventeur ce qui est pour lui une véritable propriété, On exciterait ane émente parmi les indastriels ca bear proposant un projet semblable : et si l'on veut on exemple pris dans une profession plus Hhérale, le plus mince prasateur comme le plus grand poëte s'unraient en ane clameur commune, sè quelque hbraire, plus avide que prudent, s'emparait sans permission de leurs œuvres, Ils supportent mème fort apatemment que ce droit de proprieté ne dure point éternellement après cux ; et en délimtive il est certain que vols une classe de propriétaires que La société chépossèée sans motif bica opparent que son propre probt. On n'alléguera pas sis doute que La société, qui s'empare de l'invention d'un médecin , lui offre une récompense préalable? Qu'est-ce qa une compensation que le vendeur ne pent discuter, que l'acheteur seul est ar-itre d'évaluer ou de refuser même? Si nous sun-
mes entrés dans ces considérations, à Dieu me plaise que ce soit pen érier à l'in justice où pour combattre un article qui est depuis long-temps la règle de eonduite de tous les médecins honorables ; mais nous ne pouvions laisser échapper celle orcason de montrer combien la médecine est plus Lhérale que les arts et les professions qui s'iotitulent Lhérales par excellence ; combien parmi nous l'intérét social l'emporte sur l'entérét paniculier, puisque nous d'acceplons pas stulement un tacribec qu'aucun legisleteur n'a encore osé nous demander, niats nous aflons au-devant et nous le réclamans nous-mêmes.
Art, 60 Les collèges de médecine proposeront , le gouvernement on les Académies accorderoat, s'il + à lien, des tudemnites en faveur des remèdes où dis mo thodes thérapeutiques dont J'utihié aura été sufisamment ronstaiée.
Adopté avec un amendement qui brise au gouvernement seul le deuit d'accorder sur la proposition des collèges de médecine el des Académies.
Art, 64. Les pharmaccns wnaat offre sont seuls autorisés à La | réjaration et à la vente des medivanins composés.
Cet article à d'abord causé quelque surprise ; 6h ne concerait pas pourquoi tl se tromeait dans un projet qui nulle outre part ne fait mention des pisrntaciens. Avec une autre rédaction on edt parfaitement saisi l'intention de Li commission ; l'article n'est pornt fit directement pour les pharmaciens: il ct fat contre les médreins qui vendent des remèdes par spéculation pare, ét qui out d'sitant plats d'a vantage à le faire, qu'ils font à la fois la commauile et la livraison de leur marchandise ; véritables uégocians pour qui la santé de leurs malades n'est trop souvent qu'un objet secondaire. Où à heureusement smendé cet ailiche en ajemtaut une expresse mention du droit laissé aux médecins, de distribuer des remèdes dans Les eux où iln'y aura point de pharmaciens. Là, en effet , il n'y à gilus spcculating ,
garde come formé d'uu cercle Gbreux éminemment contractile , destiné à retenir l'urine et à résister à l'action expulsive du corps du viscère, aussi loug-temps que l'accumulation du liquide n'est pas suffisante pour distendre la vessie. Ce qui a été dit par quelques physiologistes modernes sur d’autres usages du sphincter de la vessie , tels que celui d'empêcher le sperme de pénétrer dans la cavité de ce viscère, ne me parait pas digne de nouvelles recherches.
L'action des deux puissances aptagomstesen vertu de la quelle s'opère l'excrétion de l'urine a ordinairement lieu sans effort , d'une mamière instinctive et, pour ainsi dire, sans la participation de la volonté, Mais quand l'harmonie qui existe entre ces deux puissances vient à se rumpre , on observe alors dans La fonction ua trouble’dont on parvient aisé. ment à se rendre raison.
Les deux forces dont il est question ont chacune des auxiliaires sonmis à l'empire de la volonté, et dont le concours, fort utile dans quelques cas, peut dans d'autres devenir une source d’accidens graves. Les muscles des parois abdowinales sont des auxiliaires précieux de la puissance expulsive de la vessie ; les muscles du périnée sont des auxiliaires du col vésical. Des eflets ficheux peuvent résulter de l'abus et de l'usage mal dirigé de ces puissances ausiliaires de l'appareil excréteur de l'urine. C'est ainsi que des efforts souvent répétés pour vider la vessie sans nécessité finissent par enlecer à cette poche son élasticité et sa capacité, ax point de la réduire à ne pouvoir plus contenir qu'une très. pelite quantité de liquide. Il en est de inème quand un calcul sollicite par sa présence de fréquens besoins factices d'uriner.
La contraction des mu:cles du périnée, en aidant celle du sphincter de Ja vessie, permet de résister au premier besoin d’uriner, l'action seule de ce sphincter étant insuffisante pour faire équilibre à l'action des fibres du corps; mais celte faculté, ieuse dans certains cas, devient souvent une cause demaladie. U'est de laen effet que vicanent la plupart des cas de paresse et de paralysie de la vessie, et le spasme du col de ce viicère. La vessie surdistendue par l'urine qu'y poussent sans cesse Les reins, perd la faculté de se contracter ; elle est alors d'autant moins apte à se débarrasser du liquide qu'elle contient , que la résistance de son col, d’abord purement physiologique, passe à l'état mabide en :e prolongeant.
Il en est de même lorsqu'une irritation vive et subite envahit une certaine étendue de l'urètre ; les parois de ce canal se crispent et perdent momentanément leur ressort. Cette contraction temporaire peut aller au point de résister aux furces expulirices de la vessie et d'occasioner une rétention d'urine.
La distension des parois urétrales, l'abus du coït , l'action de certaines substances telles que les cantharides, l'usage de la bière, l'émission d'une urine âcre , toute irritation directe ou indirecte de l’urètre , les contractions fortes et prolongées des muscles du périnée, etc., peuvent déterminer cct état spasmodique du conduit urinaire. M. Brodie regarde les maadies des reins et du rectum , les hémorrhoïdes , la pierre , la gravelle comme également capables de le provoquer. Les ni les émotions vives de l'ame peuvent produire le même résullat , ainsi que j'en ai vu des exemples.
Ces diverses causes tantôt produisent une simple gène dans l'expulsion de l'urive , qui cesse d'elle-même , tantôt une rétention complète qui exige Les plus prompts secours.
Le siège ordinaire de la maladie est au dessons de l'arcade pubienne,
à la partie de l'urètre qui reçoit le plus l'influence de l'acte générateur, et sûr laquelle porte l'action des muscles du périnée , du cathéter , des caustiques , etc. Cependant elle peut aussi se manifester dans d'autres points du canal , notamment à la partie spongieuse , ainsi que j'en ai récemment rapporté un cas remarquable,
Le diagnostic de ces coarctations spasmodiques est faci'e. Le trouble u'elles produisent dans l'émission de l'urine est subit et temporaire ;
il n'y a de douleur que celles qui résultent de l'impossibilité d'uriner. Ce caractère suffit pour les faire distinguer de toute autre affection ; il y a aussi absence de tout écoulement. Le cathétérisme où mème l'introduetion d'une simple bougie sont toutefois les moyens les plus sûrs de reconnaitre la véritable cause d'une rétention d'urine subite. Il est essentiel dans ce cas de metirela plus grande lenteur dans l'introduction des instrumens ; en agissant ainsi le chirurgien n'éprouve pas, pour arriver dans la vessie, plus de difficulté” que s'il n'existait pas de spasme.
Quand il n'existe pas de complications et que les accidens sont peu
raves , la guérison est prompte. Mais le lieu que le spasme occupe et a cause qui Le produit , les états morbides qui l'accompagnent, L vent exiger des modifications dans l’emploi des moyens euratifs. Dans le premier cas , des bains, des sangsues, des app ications émollientes suffisent souvent pour faire cesser la rétention d'uriac. Si au contraire les accidens ont déja acquis une certaine gravité, il convient de les faire cesser sur-le-champ par le cathétérisme évacuaat on même par l'introdaction d'une bougie. Le traitement médical au reste doit varier suivant La cause qui à déterminé l’état spasmodique. ;
Une des canses Les plus importantes à signal: r de la rétention d'urme chez les femmes est le séjour prolongé de la tête du fœ’us dans le petit bassin, et la compression qu'elle exerce sur l'urètre pendant l'accouchement. Cet accident peut avoir les suites les plus graves. L'accumulation de l'urine dans la vessie détermine alors chez les femmes en couche des symptômes nerveux formidables, qu'on attribue souvent à toute autre cause, et que l'évacuation du liquide par le cathétérisme suflit pour faire disparaître, ainsi que j'ai eu fréquemmi nt occasion de l'observer. Dans ces cas de spasmes de l'urètre après l'accouchement, le col de LEUR vessie et la partie moyenne du canal sont plus particulitrement le siège du rétrécissement. Les fistules urètro ou vésico-vaginales sont dues le plus souvent à cette compression de l’urètre et du bas-fonds de la vessie contrele pubis. La rétention d'urine qui en est la suite cuncourt puissamment à augmenter les effets secondaires de cette compression, qui sont la phlogose et la gangrène de la partie meurtrie.
Si l'introduction d'une simple bougie dans l’urètre, si le cathétérisme suffisent, par le seul frottement de l'instrument, et sans qu'il ÿ ait dilatation des parois du canal, pour déterminer une rétention d'urine momentanée chez quelques sujets à constitution irritable, on ne doit es être surpris que le même eflet soit , dans certains cas , produit par ‘application de la lithotritie, J'ai déjà signalé cette circonstance dans un mémoire lu récemment à l'Académie de médecine. Cet accident n'a ordinairement aucune suite fâcheuse dans ce cas, mais il convient de ne jamais quitter le malade qu'on vient d'opérer avant de l'avoir vu uriner. sil éprouve quelque difficulté , il faut de suite vider la vessie ; et ce qui est digue de remarque, c'est que les difficultés ne reparaissent plus quand on a pris cette précaution.
IL est une particularité qui a exercé la sagacité des physiologistes
il ÿ a urgence, nécessité, intérit public. L'article ainsi amendé a été adopté, Nous regrellons qu'on n'ait pas songé à le compléter ea y ajoutant une sanction pé nale, La législature, dira-:-on, remplira celte lacune, La législature est d'abord fort peu compétente toates les fois qu'il s'agit de lois médicales ; et le Code indigene qui nous régit en re moment en fourmi plus d'une preuve, Et puis, même ans des questions d'un ordre mains spécial, n'est-il pas arrivé souveut que des lacunes laissées dans les projets sont demeurées dans Les lais ? et pourquoi voulezvous que de bons députés qui s'en Seront d'ailleurs à votre vigilance, aillent s'occuper d'une omission qui a échappé aux intéressés? Tout ceci est dit dans l'hypothèse que la législature s'occupera de nos projets, ce que Dieu veuille, et ce
e nous n'espérons guère ; lle a bien trop d'occupations pour cels. Du moins k, Orfila nous a déjà avertis , dans cette séance même , de sous tenir pour certains que l'on ne s'occupers pas de nous dans cette session, mais dans une autre, un peu plus tard, quand on aura le moment. Ainsi soitl!
Art. 62, Toutes les prescriplions des médecins doivent être exprimées en caractères connus, intelligibles, et sigaées en toutes lettres.
Art, 63. Les ordonnances des 5 décembre 4666, 4 novembre 1788 , et 8 mars 41804, portant obligation aux médecins de faire à la police la déclaration des secours qu'ils ont administrés à des blessés, sont Hole
Toutes cesordonnances étaient déjà a écs dans la conscience de tous les médecins; mais il importe de n'en pas laisser de traces dans notre législation. Adopté à l'unanimité, non-seulement des médecins présens, mais nous osons dire de tous les médecins de France,
Art. 64. Toutes dispositions législatives
porlant obhgalion au médecin de se porter dénogciateur, sont abrogé:s. Adopté. °
Art. 65, Le service de la garde nationale est facultatif pour les médecins, com me étant incompatible avec le caractère de leur ministère.
Ce petit article a fait plus de bruit dans le monde politique que tout le r.ste du projet. Il a fourni d'abord une très belle amplification oratoire à M. Langlois, a:0cat, capiraine-rapporteur près de je ne sais quel conse} de discipline , et qui à ea la gloire de faire condamner un de nos confrères convaincu d'avoir oublié sa garde. La Gazette des tribunaux a rapporté, comme de raison , le victorieux plai doyer de M. Langlois ; l'honorable rapporteur de La commission , M. Jolly, y # répondu par one note pleine de sens et de logique ; et la discussion semblait trminée avec quelque avantage poar nous, lorsque le Constitutionnel en propre personne, dans son numéro du 6 novembre dernier, a jugé à propes de se méler de la querelle. Ses argumens ne sont ui bien nouveaux mi bien forts. « Le service, dit-il aux médecins , vous fatigue et vous pèse ; il nous fatigue et aous pèse au. tant qu'à vous. Pourquoi donc une classe de citoyens vcillerait<lle à La trauquillité de ceux qui ne voudraient veiller eux-mêmes que pour leurs intérêts ou leur.
laisirs ?e
; Lorsque les médecins réclameront pour leurs plaisirs , nous devons convenir que l'arguæent do Contitugonnel aura une grande force; mais ils réclan nt & nom de leurs intéeëéts, le Constitutionnel l'a dit, et nous ne vonloas pas change ses termes; seulement , nous permetira-t1l de lui faire observer qu'il est 1
dans une grave erreur en confondant l'intérét du médecin avee celui de l'avocat de l'ageat de ch , du marchand, du manofactéeier, et enfio du Con-titntéon nel lui-même ? Oui, noire intérêt à nous médecins nous donue ke droit de récla mer en parville matière ; notre intéeët est d'être près de nos malades Le maïin, }
soie, à tou'c heure; notre intérêt est d: les soulager, d: les guérir le plus promy:
sans que les explications qu'ils ont successivement présentées soient fort
satisfaisantes. Chez beaucoup de personnes le coït rend l'émission de
l'urine plus facile pendant quelques instans; on voit même des malades
attaqués de rétrécissement organique de l'urètre, uriner après cet acte
pr un jet assez volumiveux. Mais souvent aussi le coït trop répété o
nne lieu à la rétention d'urine.
Cet accident, dans le cas dont il s'agit, tient à la contraction spas: modique de la partie de l'urètre située au-dessous du pubis, notamment
chez les personnes qui onteu plusieurs blennorrhagies'et qui ont uu com.
mencement de rétrécissement organique de l’urëtre. Il importe de distinguer ces deux états particuliers; et c'est pour n'avoir pas lenu compte des phénomènes spasmodiques dont ces rétrécissemens de la courbure de
l'urètre sont le siège, qu'on est tombé, à mon avis, dans de graves méprises sur les effets de quelques moyens thérapeutiques.
Tout ce spasme de l'urètre, soit qu'il ait son siége à la courbure de ce canal, soit qu'il attaqne l'endroit même sur lequel la cause vient d'agir. Le col de la vessie n'est atteint dans ces cas que d'une manière secondaire.
Mais il existe une espèce particulière de spasme qui résulte d'une perte d'équilibre entre l'action des fibres du corps de la vessie et la ré.
sistance que leur oppose le cercle fibreux qui coustitue le col vésical. Cette espèce d'état spasmodique est beauconp plis fréquente qu'on ne
pense. Ainsi qu'on a pu op le remarquer en parcourant les conside-
rations préliminaires dans lesquelles je suis entré sur le mécanisme physiologique de l'excrétion de l'urine, l'action de la vessie, dans cet
acte important , est toute organique et par conséquent indépendante de la volonté; mais elle peut se trouver soumise à cette dernière puissance
pe: les auxiliaires que la nature a donnés, soit à la force expultrice de a vessie, soit à la force contraire. L'action des parois abdominales pent
amener l’expulsionde l'urine avant que la vessie soit suffisamment dis-
tendue , et.la contraction des muscles du périnée angmenter la resis.
tance du col de la vessie au point d'empêcher l'urine de couler, lors
mème que ce viscbre se cuntracterait avec force. Mais cette sorte de
lutte entre deux puissances antagonistes à pour résultat ordinaire d'ame-
ner un resserrement spasmodique du col de la vessie tellement pronvncé, qu'il s'en suit ane rétention complète d'urine. Ces cas ne sont pas rares; on voit tous les jours des malades ayant résisté pendant un cer. tain temps au premier besoin d’uriner, se trouver ensuite dans l'impossibilité ds satisfaire, quoiqu'il devienne de plus en plus impérieux et qu'il conduise aux angoisses effroyables de la rétention d'urine.
Ces cas présentent de nombrenses variétés; mais quand la réteation est complète, il faut toujours se bâter de recourir au cathétérisme qui ne présente oi difficultés ni danger. Les moyens accessoires qu'il convient d'employer en même temps sont déterminés par l’état général du sujet, l'intensité et les complications de la maladie locale.
Une autre variété du spasme du col vésical se rattache aux accidens occasionés par l'emploi des cantharides; elle ne diffère des autres que par sa Cause , et ne réclame pas d'autres moyens.
Les opinions émises dans ce mémoire sont appuyées sur des faits nombreux dant plusieurs ont été recueillis dans le service des calculeux à l'hôpital Necker , et les autres dans ma pratique particulitre.
J'en citerai ici quelques-uns.
tement et le micux possible; notre intérit est d'arrêter une bémorrhagie quand elle se déclare, de veiller près de la femme qui va devenir mère quand les douleurs aerivent; et malheur à notre clientele, en vérité, si de pareilles nécessités, lorsqu'elles se présentent, nous trosvent en sentiselle à la porte de quelque mairie, sous La giberne et le fusil du fantassin. Mais cet intérêt, nous pouvons le proctamer haut et sans crainte, parce qu'il se lie tellement à l'intérêt publie, qu'iln'est au pouvoir de personne de les séparer ; et très-probablement M. Langlois , ou les rédacteurs du Cavrstitutionnel, trouveraient moiss de force à leurs argumens s'ils étaient gravement malades , qu'aujourd'hui qu'ils se portent bien. La société est dune bien oublicase où bien ingrate! n'y à pas bien long-temps encore que cette raison toute paissante, l'intérêt du médecin, leur semblait aussi puissante qu'à nous-mêmes ; c'est quand notre intérêt, s'accroisant en raison du nombre des malades et de ceux qui avaient prar de le devenir, nous entrainait sans repos. sans reliche, d'un fit de douk ue à l'aut e , vers ces milliers de choleriques ago misins qui reclamaient nos secours, Notre intérêt , Lintérét da médecin . nous défendant de dormir alors, et nous ne dormions pas. Notre intérêt nous empéchait souvent de finie ua repas commencé; nous lui obéissions encore, La loi de la garde nationale sc taisait abors ; Le médecin avait grandi de toute la hauteur de sa sajote mission ; on ne lui demandait point de veslter à la porte d'un corps-desrde désert ; il veillait nuit et jour, sentinelle avancée . au salut de La populition
sait ce que le choléra nous s rapporté ; combien de pertes doulonreuses ont éclaire; 008 rangs; où à donné à ceux qui survivaient une médaille de brouze. Nous séricne ARR Lous encore, Lou , parce qui nou $ avons une pensée commune qui nous dirise et qui manque à tons ces avocats, banqui rs, marchande, que vous osez bien mettre sur notre ligne; cette pensée, sous ne La Mletrirez pas en l'appelant l'üntérét clic medecin ; nous accvpions ce mot et Lou le répéterons
qui vient d’être dit se rapporte aux accidens produits par le
SPASME DE L'LRÈTAE FAR SUITE D'UX LACÉS NAXS LE Coir,
Ons. 1. — M, le capitaine B...., âgé de 36 ans, d'une constitution robuste avait eu plusieurs blennorrhagies dont ik s'était débarrassé militairement avec autant de succès que de bonheur. Sa santé générale élait excellente; il ne sc ressentait ni des fatigues de La guerre , ni des excès dans le coit; mais à La suite de Fun de ces derniers, il se trouva dans l'impossibilité d'uriner : tous les moyens généraux furent inatiles ; les efforts les plus grands demeuraient sans résaltat. L'introdui tion de la sonde donva sseue à trois potes d'urine, mit on lerme aux angoisses , et les fonctions de la vessie se rétablirent immédiatement,
Quelques mois après, il sorvint des accidens semblables , dont je n'eus pas de peine à arrêter le développement. Après avoir vidé la vessie, je m'assurai que l'urètre au dessous de la symphyse pabienne était beaucoup plus iritable que dans l'état normal : l'ivtroduction de quelques bougies molles détruisit cet excès de sengibilité; d'un autre côté, le malade sentit la nécessité d'user de modération dans le coit ; aussi n'a-t-il plus éprouvé depuis un an aucun dérangrment dans les onctions de la vessie,
J'ai été appelé dans un grand nombre de cas de ce genre et toujours le succès a suivi l'emploi des mêmes moyens. La guérison est d'autant plus prompte et plus facile que l’escarre est moins ancienne. Lorsqu'il existe comme dans le cas précédent un excès d'irritabilité dans un point du canal, on le détruit par l'emploi des bougies molles, introduites tous les jours et laissées chaque fois un quart d'heure.