‹ Gazette médicale de ParisChapitre 360 sur 394 · MACHINE MISE EX JEU PAR LE MAGNÉTISNE · texte numérisé non relu

MACHINE MISE EX JEU PAR LE MAGNÉTISNE

M, Jacohi, mécanicien à Kœnigsberg , adresse une note relatire à une machine nouvelle , dans laquelle on à pour la première fois employé le magnétisme comme force motrice, Cette machine a été mise en jeu dans différentes occasions ,

et A de plusieurs savant, aa nombre desquels sont MM. Bessel et de Humirotdt,

L'appareil consiste en deux systèmes de huit barres de fer doux , d'une longueur et d'une épaissear d'un pouce ; chacun a été placé symétriquement et à angle droit sur deux disques , de manière que les bouts où ples des barres se trouvent vis-à-vis les nos des autres.

L'un de ces disques est Ge | mon que l'autre tourne autour d'un axe, et Éait passer le système mobile des barres le plus près possible de celles du système lie.

Les scixe barres sont entourées de 320 pieds de fl de cuivre de l'épaisseur d'un quart de 'igne, et les bouts de ce GI sont en contact métallique avec les pôles d'un appareil roltaique,

La masse totale en mouvement , réduite à ane vitesse de 6 pres par seconde , se monte à environ 5 livres , ce qui fait une force vive assez considérable , pendant que be travail utile gagné par cet appareil , et mesuré par un frottement ap-

ali d'une manière semblable au frein de M. Prony. équivaut à un poids de 10 à 12 livres, éleré à use hauteue d'un pied par seconde. Ce sueès , dit l'anteur, est di principalement à use construction nouvelle du gyrotrope ou commutateur, par lequel s'upère le changement des pôles , changement qui se fait lit fois pendant uoe révolation , on haut fois en une demi seconde ou trois quarts de se conde , ce qui est La vitesse ordinaire de l'appareil pour un liquide conducteur si peu acidulé que le developpement du gaz est à peine apprécisble! Cette circonstance est intéressante , puisqu'il n'y s presque pas d'allération du sine, et que par ronséquent les frais d'entretien qu'on aurait pu supposer considérables se réduiront à peu de chose , au mains pour cette partie de l'appareil,

L'importance qu'on doit attacher à un pareil agent peut être appréciée d'après les considérations suivantes :

4° Le mécanisme d'un tel moteur est très-simple ; comparé à veloi des machines à vapeur. [n'y a nicyHndres , ni piston , ni soupape dont la construrtion exige une grande exactitude et éntraice de grands frais. 1] n'y a pas heu , comme dsns ces machines, à de grands frottemens qui consumeut beigcoup de foroe eu pure perte. Lei il n'y à d'autre perte que celhe qui résulte des fo temens des axes contre Les c incs De plus , la mechine nouvelle donne immé liatement ua mouvement circulaire continu qu'on peul transformer en d'autres mouvemeas pour l'appliquer au atécanisme productif, avec Lrausvouy plus de facilité et d'avantage que Le mouvement rectiligne de va-ei-sient des moteurs ordinaires,

On éloigne d'ailleurs le péril des explosions, ce qui u'est pas à dédai-

per.

- 2° Tous les moteurs emplayés jusqu'ici soet , dit M. Jarobi, irrévocahlrnens sujets à La loi que leur inteusité où puissance est directemeht propo-tionnelle à l'effet économique où aux frais que coûte Leur pro-luetiva ; ici l'intensité de 1 force magnétique peut étre augmentée de trois mamières : par l'agrandissement de l'appareil voltaique ; par l'augmentation des Gle métalliques dont on entoure la barre ; ealin par l'agrandissement des dimensions de celte barre , principale ment dans le sens de l'épaisseur,

La première manière augmente en même temps les frais d'entretien ; mais ledeux autres n'exigent que le prémier débourst, et l'usage ne becs détériore pas.

L'agrandissensent de l'appareil voltaique à des liunites au-dela desqu. lies l'effet maigoétique n'augmente que d'une maniere peu sensible. L'allongement du fil né. tallique a aussi ses limites, mais qui sont beaucoup moins ressereres, Quant à l'effet qui résulte de l'augmentation des dimensions du fer souris au pouvoir magoëtisant du courant électrique, il n'a pas de limites connu: s,

Un graod nombre d'observations confirment la vérite de es propositions importantes, Mais M Jacobi, avaat de construire sa maclune, à cherche à conGremer par ses propres expériences la loi du pousoir magnétisant résullant de L'action golraniqu+ , et ses observations lui ont fourni des règles pour l'étabit serment de div. vses pièces de l'appareil, k

Aiosi ce nowveau moteur $e distingue, dit l'auteur, de tons ceux qui avaient été jusqu'à présent appliqués aux machines , «o ce que pour celui-ci 11 n'ya plus la proportionnalité précédemment signalée entre l'effet et Les frais.

— L'Académie se forme en comité sveret.

— Londi prochaio, la séance annuelle commencers à ugc heure précise.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séancx vu 2 pécemene, — Présidence de M. Bou‘ey

La correspondance imprimée comprend trois ouvrages en allemand] adressés par M. le docteur Benoit Kimel, de Ca-svi (Ilesse électorale), avce deux lettres eu français, dont lecture es donnée à l'Académie.

Dans la première, l'auteur, aprés avoir insisté sur des dangers de la igature et Les inronveniens de la torsion pour oblitérer les orières, snuouve qu'il a invente une opération nouvelle et selon lui bien supérieure , qu'il dé-igue sous le uom de perpliecatian. Cest l'objet d'un des ouvrages qu'il envoie.

La seconde bettre sccompigne un autie ouvrage sur le caillot formé dans le vaisseaux. Quand on met en regard les observations de MM. Aura, Gendrin , Ceuveilhier, etc. , on arrivé àcctte conclusion que Les travaux de l'etit, de Mo. rand, de Janes, de Béclard, ete. , on! sur ce point fort peu avances la seienre, Agrès de nombreuses expésiences sur kes animaux , M, Rom a trouvé 4° que ta formation et organisation du caillot préseetait diverses périodes qui fan, die d'stinguer ; 2° que le ea:llot n'est pas absorbé, mais qu'il sdbére au tissu astériel, avec lequel il se contione ; S° enfla qu'il en nait des vaisseaux sanguins de forma tion nouvelle, qui sont très probablement €eux que des observateurs ot dejà + gnales à extrémité des arières ohlitérées. L'auteur destine cet ouvrage , ainsi qu'un troisième sur bequel il ne donne pas de détails, au concours pour le prix Monthron.

Une voix. Mais alors c'est à l'iastitat qu'il a voulu les adresser ?

M. Panier. La suscriplion porte : À l'Académie royale de mélecine. Du reste, comme il y à deux exemplaires de chaque ouvrage ; il sera facile de rermpl r

es intentions de l'auteur en en envoyant un escarplaire à l'Eustlut , avec copir es letires d'envoi.

M. Marc est chargé d'examiner le premier ouvrage ; M. Renauldin le second. M Amussat preod la parole pour dire qu'il n'a pas compris en quoi consiste Le nouveau prorédé : on repond qu'il est décrit dans l'ouvrage dunt il A at l ex gag de M. Double, MM. Amussat et Sanson seront adjoints à M. pour

aire ua rapport ‘ur ceite opération nouvelle.

M. Velprau écrit qu'il se démrt de sa candidature pour la place vacante de membre titulaire. M. Tanchon écrit au contraire pour se mettre sur les rangs.

Os donne lecture d'une lettre de M, Souberbielle ; cet honorable chirurgien informe l'Académie qu'il est chargé par la Glle de Perchet , sucieu chirurgien de Chartes TV, roi d'Espagne, de lui offrir le portrait de son . À celte lettre est jointe une notice sur Perchet, dont nous avons extrait les détails suivans :

Jean Perchet, né à Dijon au commencement da siècle dernier, vint à Paris faire ses études chirurgicales. Lorsque la peste éclata à Marscille , il y fut envoyé avec une mission de gouvernement. Il eut le courage de s'inoculer la peste ; l'inoculation réussit ; et après s'être guéri, il se consacra tout entier an salut des autres. À son retour à Paris, le gouvernement le décora de la croix de Saiat-Roch , et un peu ples tard du cordon de Saint-Michel, Enfin des lettres de noblesse lui fure nt conférées. Lorsque Charles IT, roi de Naples, invita l'ancienne Académie de chjrargie à Jui envoyer wo chirurgien pour sa personne, ce fat Perchet qui fut nommé. Il se rendit donc à Naples: et lorsqu'en 1759 Charles HI passa aû trône d'Espagne sous Le now de Charles IV, Perchet suivit son maitre, en conservant tou ours le titre de premivr chirurgien. La chirurgie espagnole lui fut redevable de notables encouragement ; il rés un collégé éalical à Barcelone, releva l'école de Cadix, ete, 1 avait en Espagne les honneurs de la noblesse, qui ont été conservés à ses desrendans, On sait que ce fut Perchet qui, dans des expériences entreprises à l'hôpital de la Charité, mit le premier les chirurgiens français sur La voie du procédé de lithotomir de Cheselden, que Morand alla t chercher en Angleterre.

M. Conxac rappelle qu'un article du réglement dit qu'aucon buste ou portrait d'aucun membre de l'Académie ne pourra être admis dans la salle des séances que cinq as après sa mort, et après on rapport fait par nue commission spéciale. Rien n'a été indiqué pour les portraits de personnes étrangères à l'Académie ; ais je crois qu'il faudrait au moins exiger un rapport

M. Dounse. ne sugit pas cnrore de savoir si ce portrait sera mis dans la salle des séancrs, mais si l'Académie l'acceptera, Oe, je ne pense pas que sous puit-ions Haas par un refus k une offre faite avec tant de bonue grôce et de politesse.

Appavé !

M. Cornac retire sa proposition Le portrait est accepté, et des remerciemens seront adressés à la donatrice,

— M. Le rrésioent annonce que l'Académie vient de perdre un de se membres. M. Hédelhoffer. I y a leu de croire aussi que M. Gardien, qui s'est retiré dans le Berry, yest mort. Depuis 7 à 8 mois au moins M. Bodson l'a assuré à M, Bousquet,

M. Barr, D y à deux mois que j'ai rrçu des nouvelles très-posilives quant à l'existenre de M, Gardien.

M. Roux, M Bodson a peut-être intérêt à ce qu'il avance. (Rires et murmures.) Je dis peut-être,

M. te paémiorxr rappelle à cette occasion qu'il import rait braucoup, au moment de réimprimer l'Annvraire de L'Acadé nie, d'avoir des données certaines «ue Je nombre de ses corresponclans. Aïnd on dit que M, Grandkhamp est mort. Nous ne connaissons pas la résulence de M, Kéroche , dela Lorère,

M. Moneac. Il serait file de s'informer dans Ls départeme is près des autorités, à

M cernécorar, Cela entriinerait trop de r.tards: nous pricrons seulement ceux de os coilégues qui posséderaient quelques renseigncmens de celte nature de nous Les communiquer.

NOUVEAUX RENSEICNEMENS SUR Li PATE DE CHLORURE DE 2ZIxC.

M. Vecrsac J'ai regret d'avor 3 apprendre à l'Académie que les ficheuses prévisions de M. Dumvril se sont déjà réalisées Depuis voir- dernière sésmee on a fait grand broit dans les jaurnous politignes d'en prétendu rapport de l'Académie sur La pâte de M Canroin et sur les succès de son auteur ; M. Cancoin luimme ne se fait pus faute de distribuer des prospectus, des ailresses ; et même , ilest fécheux de le dire, exige de ses Les de l'argent avant tout traite-

Î a quelque autre chose à dire à propos de sa communica' ion. Je ne le chir a népai point sue sa priorité ; quoi que L'on puisse démontrer que Le chlorure de zinc a été appliqué au traïlement du canrer dès Le trriuème siecle. Nais M, Cancoin qui voulait le tenir secret, où bien n'est pas bin an courant lui même d s propriétés de l'agent qu'il emploie, ou bien a voula tremper l'Académie. 1] tant , dit-il, employer du chlorure de zinc parfaitement anhydee ; prendre garde mime qu'il n'absorbel humidité de l’aie, qui le eonvertirait en hydrochlurate et lui àterait toute sa cu ticilé. Mais La pâte de M. Cincoin ne peut +e faire sans esn ; s0û sblorure doit donc se transformer en hydrochlorate Ceci est important à savoir ; rar le chlontre de sine est très-cher, tandis que l'hydrochlorate «1 à bou marché. E-t-il vrai après cela que L'hydrochlorate employé de prime-abord pour faire la pâte. soit aussi inactif que le prétend M. Coucain ? Pour m'échiser suc ce poin”, 1 ai fait deux pütes, lune avec le chlorure , l'autre acc Ehydrochlor.te ; en voies ds échelons : on n'y peul voir sucune différence, Je les ai appliquées toutes deux; toules deux ont produit des «scarres ; mais il fandra atteniire la ol: € de res sscarres peur décider quelle pâie Les sura faites plus profondes. Not: z encore ici une conlion ess mlielle . capitale, que M. Cancoin nousateéaur cachée ; c'est. m+ la pâte ne prend point sur l'épdermes 11 faut d'afrord mettre ie derme à au, your que l'application ant les resultats qu'on désire.

Quant à l'addition de chlurtre d'antimoine pour rendre ls pâle plus molle et plus duct.le, je ne saurais comprendre ni sa ité ni son ntdité; car rons pouvez juger par bes échant:llons à ra je présente avec quelle facilité ou peut manier et sppliquer la pâte d'hrdrochlorate.

M, Linaxc, Je demande la parole pour un rappel au réglem ‘nt. Cette communication el une critique dirigée contre ue travail qui est év're les mains d'une vommiss on; il est à ba fuis contraire au réglement et au: vtages de l'Acidémie

mm,

de commencer aiusi une attaque avant que la commission ait Fait son rapport, {Bruits divers.) . :

M. Vesreau. Je n'ai que deux mnts à ajouter, Le qublie , abusé par la come mnoication incomplète et par les annonces de M. Cancoin , a hesois qu'on l'éclaire ; fout « u'on sache que La pâte d'hydrochlorate , suant qu'on peut dès à

éseut le présumer. a autant de propriétés que la pâte de chlorure de zinc ; etenfin, pour ceux qui voudront répélér les expériences , je vais indiquer les proportions dont je 1e sers.

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