‹ Gazette médicale de ParisChapitre 373 sur 394 · ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

MÉMOIRE SUR L'ANATOMIE ET LA PHYSIOLOGIE DU FOIE the anatomy and physiology of the liver); par - Francis KiEnxax.

Ce mémoire à été inséré dans les Transactions philosophiques de l'aonée 1833. Il est destiné à éclairer la structure À ms organe dont les anatomistes et les physiologistes se sont beaucoup occupés, et sur lequel il reste encore bien des doutes et des obseurités, Je crois que le remarquable travail de M. Kiernan en lève plusieurs. Il expose des idées neuves et vraies, ce me semble, sur la disposition des vaisseaux dans le foie, il montre quece viscère n’est composé que d'une substance unique. De là découlent nécessairement des aperçus nouveaux sur la physiulogie et les aliérations pathologiques du foie. Tout cela m'a en-

agé à faire connaître avec détail aux lecteurs de La Gazerre méDicax fa eau mémoire de M. Kiernan.

Les travaux de fine anatomie ont toujours un grand intérêt. De même que l'anatomie : j'appellerai plus grossière par comparaison, a été nécessaire pour l'explication du mécanisme des organes entre eux , de même les recherches sur la structure intime de nos parties sont indispensables pour pénétrer plus loin et éclairer des phénomènes qui sont plus reculés de nos ÿeux. M. Kiernan étudie dans le fuie 1° les lobules; ce sont les grains reconnus depuis long temps par les anatomistes : 2° les surfaces du foie : il en distingue trois, l'extérieure, celle qui correspond à la veine porte, et celle qui correspond aux veines hépatiques ; 3° la structure des lobules.

Des lobules. — Le lobule est caractérisé par la présence d'une petite veine hépatiqne qui en parcourt le centre, et liinité par les rami- Gcations de la veine porte, de l'artère hé atique et du conduit biliaire, ramifications qui le circonscrivent et qui park

feuilleton. .

PLAN ET ONGANISATION DES HOPITAUX D'ALIÉNÉS, suivi de la description détaillée de l'hôpital de Siegburg, par le docteur Maximilien Jacoer {1.)

Aujourd'hui l'on s'occupe avec activité de l'aliénation mentale , et cependant ce sujet important trouve à peine place dans l'enseignement des Facultés , où il n'en est question que pour mémoire. Mois si les professeurs enseignent peu, eu revanche Les auteurs écrivent beaucoup, el nous possédons d'excellentes monographies

(4) Ueber die Anlcguag and Earichtung von rren-Heilanstalten mit susführheher Darstellueg der Irree Beilanstall zu Sicgburg. 4 vol. in-8° de 472 pages avec quinze planches litbogeaphiées. Berlin , 1854,

sur les d'vers genres de fulie. Mais jusqu'ici l'on avait pou fait connaitre les dé. fails relatifs soit à La construction , sait à l'organisation des maisons d'aliénis. Les auteurs se so01 pour la plupart bornés à des préceptes généraux, Le docteur Maaimœilien Jacobi a senti cette lacuge et l'a remplie avec une scrugailense exactitude Son ouvrage mérite d'être médité, car toutes les idées qu'il contient sont le fruit de l'observation et de l'expérience, I! est otile aux médecina chargés de dirigee ces établissemens et aux administrateurs qui les élèvent où les surveillent.

L'auteur divise son ouvrage en deux parties : la première à pour but de faire connaitre Les principes généraux qui doivent pré.ider à la consteuction et à l'or- | momies d'une maison d'aliénés; principes que l'on pet facileisent appliquer à “arrangement d'us bâtiment que l'on voudrait consacrer à cet usage,

La première question qu'il traite est celle de la nécessité de ces hôpitaux , où le traitement des shénés présente plus de chances de suveès, puisqu'on } Ross réunis tous les moyens que l'on ne peut rencontrer dans les maisons particalières De plus les médecins qui sont à leur tête ont une expérience que sont loin de pos séder ceux qui ne sont pas habitués à traiter ces maladies dont les formes sont si variées, 11 les préfère encore aux maisons de santé particulières où Je prix de la peasion esi à la portée d'uo trop petit nombre de personnes. Eu un mot, il se prononce pour l'isolement , à quelques exceptions près ge déterminent la situa- Uon du malade et les circonstances dins lesquelles 11 se trouve.

Toat en admettant que les constructions Erimud différer en raison du traite. ment auquel on veut soumettre les malades, il pense que l'on peut rapporter aux suivantes les indications générales à remplir daus une maison d'aliénés : sûreté des gens de service contre Les malads et de ceux-ci contre eux-mêmes : moyens de roércilion pour contraindr. les aliénés à « soumettre aux règles de Îa maison ; 2.

ds AU

Les veines hépatiques avec les lobules ressemblent beaucoup au tronc, aux branches et aux feuilles d'un arbre. Les lobules peuvent être comparés aux feuilles; leur substance est disposée autour des petites veines hépatiques de la même manière que le parenchyme d'une feuille est disposé autour de la nervure principale. M. Le nau donne le nom de veine iatralobulaire à ce ramuscule qui occupe le centre du lobule. Chaque veine intralobulaire est composée d'un vaisseau central et de quatre, six où huit plus petits vaisseaux

ui se terminent dans le vaisseau central. Les lobules ne sont cepennt pas des corps plats comme les feuilles ; ils ont les trois dimensions et autant de portions qu'il y de petites veines retournant à |a veine le: tralobulaire. Ce sont de petits corps serrés les uns à côté des autres se ressemblant dans leur forme générale , et à peu près dela même re seur; et comme chaque veine intralobulaire se réunit à une “ue: lus pe que M. Kiernan nomme sublobulaire, il en résulte que 1 Pr ules sont rangés autour des veines sublobulaires. Les pa pu fermentles veines hépatiques peuvent s'appeler canaux ou ax = hé patico-veineuses ; et attendu que la base Le chaque lobule sise .

une veine subiobulaire il est évid i j , ent que les Canaux qui r ineot » q cofer !

ces veines sont formés pir les bases de tous les lobules du foie re * 4

surface externe de chaque lobule est couverte par un i capsule de Glisson qui le réunit aux lcbales contigus et l'en sépare

Les lobules paraissent plus grands quand bules | quand on les irecti des veives intralobulaires ; et plus petits quand ae Lieu)

salement. Les lobules superficiels (et sous ce nom il faut entendre non-seule.

ment ceux qui forment les surfaces convexes et concaves du foie, mais | d j è devient anguleuse,

| parentes.

‘dant, les fissures et surtout

encore ceux dont les faces capsulaires constituent les canaux pour cer

eg Ga ces veines vont finir dans les veines sublobulaires. Da es lobules superficiels au contraire , les veines ES LT rer en immédiatemant à la surface; ils semblent moins e aits dans leur forme où inoins développés que ceux de l'inté ar comme s'ils avaient perdu | i éri à es ee nt perdu leur partie supérieure. La connaissance de sposition permet de limiter , en ijectant les veines bépatiques *

l'injection à ce systi jection à ce système de vaisseaux, car on n’a qu'à retirer Ja seringue

au moment où | injection apparaît par petits points à la surface du foi : pa du foie. — Le foie a trois surfaces, 1° celle de l'ext É 2° celle qui correspond aux canaux des ramifications de la sei ps 3° celle qui correspond aux canaux des ramifications des vei mm a Les canaux qui conticnneat certaines branches de la Su » op e l'arière hépatique, des conduits hépatiques , et les can ine-purte , ferment les troncs des veines hépatiques oc sont pas autre ra RÉ Le a rage e la surface du foie, Chose que des 1° Surface extérieure. — Exami à .

foie, les lobules présentent toutes Re enter Sr de ment anguleux Ja où 1ls sont le plus serrés ; là Sécel ils nc générale. petits, parce qu'étant rangés verticalement par rapport pee pi fuie, où n'en voit que les extrémités, Aux bords du EH vi surface du moins nombreux et moins serrés, ils ont une forme arrondie kr sys obliquement ou parallélement à la direction de la surfa < pe batr-n sent plus gros. Îls sont plus angulcux dans les enfans ss ils parais-

paration des genres de folie qui pourrai ï éani avoir les unes sur les ph Le ares Du ; pers : à moyens qui peuvent concourir au télallissement de la pré I fa maison ait un caractère laut spécial, Il ne faut pas que F D done que le 2 soit un hèntal ordinaire, sait un asile pour ls os sun ro de détention. L'auteur ne veut admettre dans |hüpital que à spin pleurs ment ; il né reçoit pas ou renvoie ceux qui ne sont pas a + ge eu traite-

er il reconnisse qu'il est souvent dificile d'étsblie La *3 d'itre guérs, il regarde généralement comme incurables les aliégations séresegnl er dr sions traurmatiqnes du cerveau, ainsi que par les altération à pis ere r des léorganes renfermés dans le crâne ; l'ihotisene et la démence ocDièes du tien des l'idiotisme et la démence suites de l'apoplesie et coincidsnt pe pre CA FER diotisme, la manic et la démence survenant à la suite d'une ec la paralysie; Fichronique. encéphalite sigué où

L'hôpital doit contenir au le pa plus difficile.

Sous le rapport de l''conomie, l'auteu i tnt le mème établissement. Cependant . st ps pre «re MuCS dans ment, rend la surveillance plus difficile et complique Je Pers. F R d'emplaceforment mille intrigues, il préfére que l'on ait des table anel dans lequel se ar red nues - que la chase est possible, mens séparés pour les

re que les ahiénés soient placé ï

ble, fertile, et assez sèche, pro eu El 2 Dep NE ques des forêts, ainsi que de belles promenades, Ils doivent ns écs, des prairies, à quelque distance d'ane pelite sille où d'an bourg. préférence se trouver

ui peuvent tous Îles

plus 200 malades : un plus grand nomare rendrait

lélaient, comme ceux

taines branches de la veine porte L ] te, et ceux des troncs i hépatiques } diffèrent en un point des lobules fes ere]

fe > i s ‘ > .

nveloppent entièrement les veines intralobulaires , excepté à leur Si points, et ils s2 rapproc

daos l'adul- Sile mercure est injecté

te, chez certains animaux, le chat, par exemple, que chez d'autres, tels que le lapin, le lièvre, le mouton. Une veine hépatique intralobulaire occupe le centre de chaque lobule superficiel , et elle le perce de part | ei C'est là ce qui constitue la différence des iobules superficiels es lobules intérieurs. sil extrémité seule du lobule atteint la surce, on n'aperçoit qu'un point à son centre; si l'on en voit une plus grande portion, on observe deux ou trois lignes s'unissant en un point sowbre ; ce point est la veine intralobulaire centrale , où se terminent les veines plus petites. À vrai dire, un lobule superficiel avec plusieurs compartimens n'est qu'un demi-lobule couché parallelement à la surface, Au contraire , les lobules intérieurs ne sont pas complétement tra- Versés par les veines interlobulaires. On le reconnait en injectant en bleu les veines hépatiques, en rouge les veines-portes. Si ces lobules rh la surface, traversés d'une extrémité à l'autre par les veines interlobulaires, le bleu et le rouge, c'est-à-dire les veines hépatiques iotralobulaires et Les veines-portes intralobulaires seraient vues se toucher au moins en quelques points. Or, c'est ce qui n'arrive jamais.

Les lobules sont séparés les uns d angles des lobules, se transforment en les app“lle fissures ou espaces interlebulaires. Ws cuntiennent les branches interlobulaires de la veine-porte, de l'artère hépatique, du conduit hépatique, lesquelles se ramifient dans uo fn tissu cellulaire contiou avec la capsule de Glisson, et constituent , avec Îles ramifications vasculaires, les capsules des lobules, Quand if y a peu de tissu criln. laire, les lobules sont très-rapprochés les uns des autres ; leur forme et les fissures , ainsi que les espaces, sont moins ap- Mais quand le tissu qui compose les capsules est plus abonles espaces sont p'us larges et plus visibles, s, ils ne se touchent que par deux où trois

les lobules sont goins serré hent davantage de la forme arrondie,

es autres par des fissures qui, aux tits espaces triangulaires, On

Les fissures et les veines qu’elles contiennent ne peuvent pas toujours se voir saus le secours d'un verre grussissant ; cependant , une légère pression qui y pousse le sang, les rend ordinairement visibles. Elles le deviennent toujours par une macéralion de quelques heures dans l'eau, ou bien on peut les démontrer par une injection de mercure ou de colle. Dans ce but, il faut choisir un foie qui contienne le moias de sang qu'il est possible; et à cause de cela le fuie du mouton est préférable à celui de l'homme, qui est presque tonjours dans un état de congestioa. 11

faut ouvrir la veine cave à sa partie postérieure, et verser le mercure à l'aide d’une plume dans la veine hépatique du lobe de Spigel. Par une légère pression, le mercure paraîtra dans le centre des lobules, sous la forme de lignes, d'étoiles, de points, entouré par ce qui à été appelé la substance rouge du foie. Si l'organe contient beaucoup de sang, l'expérience pourra manquer, CAT le sang sera poussé jusqu'à la surface , et il sera impossible de distinguer les vaisseaux de l'intérieur des lobules, de ceux qui sont placés entre ces petits corps. Si la pression est interrompue , l'élasticité des parois vasculaires chassera le mercure de la surface. Si la pression est renouvelée et un peu augmentée , le mercure passera , des Eéshes interlobulaires de la veine hépatique , dans les branches intralobulaires de la veine-porte , et il se montrera dans le

ecatre et à la circonférence de chaque lobule. de prime abord dans une branche de la

,examinant ensuite brs diverses formes qui ont été données aux maisens d'aliénés , passe successivement €n FEYUE les hôpitaux de Rouen , de WakeGeid, de Vanvres, ele, et étudie leur distribution, Ces descriplions sont ac compagaées de planches où sont lithographiés les plans de ces hôpitaux.

Passant aux principes qui doivent présider à la construction , il veut que Fes semble des bätimens offre un caractère de simplicité , de solidité et d'agrément Ile ne doirent ressembler ai à un châtesu, ni à un couvent, ni à une fabe que : de

lus, où doit éviter tout ce qui peut rappcler aus ma

lades La triste position dans aquelle ils se trouvent.

Les malades des deux sexes sont placés d'après la naiure de la malade , soin plus où moins de curabilité, el leur plus ou moins de tranquillité, On doit en outre faire des divisions en raison de 1 poution sociale, Îl en admet trois : la classe supérieure, la classe moyenne €t la classe inférieure.

Suivant que les divisions sont destinées à reccvoir des malades plus où moins en societé, Les dor-

affectés, on les dispose À sn que ceux-ci vivent séparément où € : toirs sont séparés des chambres où ils se Giepuent pendant le | yo . Cetfe dispasition ne doit pas exister pour les malades qui sont méchans, Les inGræiers couchent dans la m'me chambre que les malades, toutes les fois que leur sûreté ne peut pas en être compromise. Derant les chambres règne un corridor assez larger pour que l,s malades puissent aller el venir. Les aliènes tu bulens doivent autant que possible être platés dans uu lieu écarté, ao de ne pas troubler les autres par lurs cris et leurs vociférations. e

Les différentes divisions doivent être séparées € ne puisse s'y établir aucune communication. Us vo

Le docteur Jacabi

ntre elles de manière à ce qu'i mbre saflisant de portes rend

= . + — —céler

EE Re RS De SR veine-porte, il remplira les branches interlobulaires situées dans les fis-| ne membrane cellulo-vasculaire, où les branches vaginales de la veine

sures et les espaces.

2 Surface correspondant aux conduits de la veine-porte. — Ces conduits commencent à la fissure transverse ; ils contiennent le conduit hépatique, les veines-portes , les artères hépatiques, et les branches vaginales de tous ces vaisseaux. Nous allons bientôt voir ce que M. Kierau entend par les branches vaginales. Tout cela, avec les nerfs et les absorbans , est enveloppé dans une gaine de lissu cellulaire appelée capsule de Glisson. Si l'on ouvre longitudinalement uo de ces conduits, et qu'on dissèque ce qu'il contient, on verra les lobules , les espaces et les fissures exactement arrangés de la même manière qu’à la surface du foie. Les lobules formant les parois des conduits sont semblables à ceux de la surface, étant comme eux perfarés par les veines intralobulaires, Ces conduits et ceux qui contiennent les pros troncs de la veine hépatique, sont furmés par un nombre limité de lobules; les conduits qui contiennent les veines hépatiques sublobulaires, sont formés par les bases de tous les lobules.

Le tissu cellulaire de la capsule de Glisson est indubitablement contiau avec celui de la capsule propre du foie décrite par Laëanec, et avec le tissu cellulaire qui entoure la veine-porte abdominale ; mais comme M. Roux observe ( Bicuar, Anatomie descriptive , &. V,p. 38}),1l faut admettre quelque chose de plus dans ce qu'on nomme capsule de Glisson, puisqu'elle est tellement disposée que les vaisseaux qu'elle enveloppe sont lächement unis à la substance du fuie. La capsule de Glisson n'est pas simplement du tissu cellulaire; elle remplit pour le foie les mêmes usages que la pic-mère pour le cerveau; c’est une membrane cellulo-vasculaire dans laquelle les vaisseaux se divisent et se sub divisent jusqu'à un extrême degré de finesse ; qui tapisse les canaux de la veine-porte; qui forme des gaines pour les gros troncs, et une trame pour les petits, où ils se ramilient ; qui entre dans les sillons interlobu. laires, et forme avec les vaisseaux les capsules des lobules ; et qui finalement pénètre dans les lobules , et avec les vaisseaux sanguins s’étend sur les conduits sécréteurs de la bile.

Le rôle que joue la capsule de Glisson dans le foie, est un des points les plus importans des recherches de M, Kiernan. J'appelle l'attention des lecteurs sur cette disposition anatomique : elle mérite d'être étudie avec soin, car ce n'est pas sans quelque difficulté qu'on s'en fait une idée exacte. Je vais la décrire avec autant de fidélité et de clarté qu'il we sera possible.

1 faut concevoir que lu capsule de Glisson et la distribntion des trois ordres de vaisseaux (veiue-porte, artère hépatique, conduit hépatique), sont étroitement unies ensemble, À vrai dire, la gaine n'existe que pour ces vaisseaux; elle en règle la disposition, et l'on ne peut décrire l'arrangement de l’une sans décrire aussi le partage des autres. Comme ces vaisseaux sont conduits par de larges canaux dans toutes les parties du foie, on bien pénétrent par les espaces et fissures interlobulaires jusqu'aux lobules eux-mêmes , il importe de considérer la capsule de Glisson dans ces deux états, M. Kiernan donne le noin de vaginale à

portes de l'artère et du conduit hépatique, viennent se diviser avant de pénétrer dans les espaces inlericbuhires. La face interne de la gaine ccllulo-vasculaire est en contact avec les trois vaisseaux principaux , et est formée des plus grosses branches qui en naissent ; la face externe est en contact avec les parois du canal , et est formée des plus petites branches ; ce sont ces pelites branches qui fournissent les rameaux interlobulaires, L'artère et leconduit hépatiques marchent l’une auprès de l'autre, etoceupent un des côtés du canal; la veine-porte occupe l’autre côté ; l'artère et le conduit hépatiques d'une part , Érhaust de l’autre , forment, à l'aide de leurs branches vaginales , des plexus qui les mettent en rapport avec chacun des espaces interlobulaires. La gaine cellulo-vasculaire, dans les grands canaux, enveloppe complétementles rois vaisseaux; mais iln’en est pas de mème dans les petits canaux. Là on netrouve la capsule dont la partie essentielle est le plexus, que du côté où marcheot l'artère et le conduit hépatiques. Sur l'autre côté , la veine-porte est en contact immédiat avec es parois du canal , et elle donne , sans l'intermédiaire des branches vaginales, naissance aux rameaux interlobulaires. Cela se conçoit : dans les grands canaux , les espaces interlobulaires sont tres-nombreux, et chacun d'eux, pour être mis eu contact avec l'artère et le conduit hépatiques, ainsi qu'avec la veine-porte , avait besoin de nombreux plexus. Voilà pourquoi, dans ce cas, là gaine est complète. Mais dans les petits canaux la même nécessité n'existait pas ; aussi les plexus ne se trouvent-ils que du oûté où l'artère et le conduit hépatiques sont placés. On reconnait ces deux modes d'arrangement en coupant transversalement des canaux de divers calibres, après avoir préalablement injecté les vaisseaux. On ouvre la veine-porte , on Ja décage de la matière de l'injection, et lorsque la gaïne capsulaire est complète, on aperçoit distinctement naître les Erekes vaginales , les- | quelles ne correspondent pas aux espaces interlobulaires. Si, au contrai. re, la gaine est incompléie, on voit, là où elle manque, naître des branches interlobulaires qui correspondent exactement à ces espaces, L'artère et le conduit hépatiques ne donnent jamais directement de bram. ches interlobulaires ; ils forment toujours un plezus, de sorte qu'il existe toujours au moins une portion de gaine.

Les premières branches vaginales des conduits hépatiques naissent de troncs presqu'a angles droits ; elles coupent transversalement la surface interne des canaux et se terminent par des branches qui correspondent aux fissures interlobulaires. Les conduits vaginaux sont accompagnés par les artères vaginales. Ces deraières sont plus tortueusés ; elles s'armastomosent souvent entre elles. Les branches vaginales de la veine. porte ont de nombreuses anastomoses entre elles, et elles forment dans l'homme un plexus bien plus compliqué que dans certains animaux, le monton , par exemple.

Les nerfs et les absorbans profonds suivent les canaux de la veincporte. M. Kicrnan n'a pu les suisre dans les espaces interlobulaires. Aucun vaisseau lymphatique n'accompagac les veines hépatiques,

Mais la capsule de Glisson n’est pas bornée aux canaux de la veine

celle qui tapisse les canaux, c'est-à-dire à celle qui va jusqu'aux fissu- porte; elle pénètre avec les vaisseaux dans les espaces et les fissures res tuterlobulaires exclusivement, En marchant dans leurs canaux , les lioterlobulaires, et elle forme la capsule des lobules, Les Lranches introncs de la veine-porte, des artères et du conduit hépatique, donnent? terlobulaires du conduit hépatique s’anastomosent entre elles ; il cn est naissance à des branches que M. Kicrnan appelle aussi vaginales, Ge! de même des branches interlobulaires de la veine-porte, qui couvrent sont ces branches vaginales, qui, ramifiées dans la capsule, en forment ! de leurs ramifications la surface externe des lobules, à l'exception de

la partie véritablement essentielle, Elle n'est donc pas autre chose qu'u- Îla base de ces petits corps et de l'extrémité des lobules superficiels qui

le service intérieur plus facile. Les chombnes des inbrmiers et inGrmières en chef sont au centre des divisions qu'ils doivent surviiller,

On doit placer su ceutre de Prtablissement les dépendances qui sont d'un usage commun, telles que l'église, la salle de bains, la cuisine, la buanderie , ete. Il en est de mème du surteihint et de l'interne. Quant aux logemwns du directeur , de l'économe, aux écuries, remises, ete, ils doivent être placés extentriquement et à l'abri du bruit.

L'anteur examine ensuite d'après quels principes on doil classer kes malades, et il établ Leinq divisions qui, dans un hôpital de 209 malades, sont à peu près dans les proportions suivantes :

La première division comprend les manisques dangereux surtout par leur envie de détruire, et sujets à des atlaques sondaines.

La seconde est destinée à ceux qui, par beurs cris et leurs vociférations , troublent le repos des autres malades. La

On place clans la troisième ceux qui sont arrivés au dernier degré d'idiotisme,

I évalue à doure le nombre des malades de chacynedle res divisions.

Oa doit établie une quatrième division pour ceux qui, quoique très-malades, ne peuvent pas entrer dens les trois prémitres, Mélés aux autres, ils les molesteraieut par teurs gesticulations, leurs paroles, leurs déclamations on de fausses habitudes. Î! fant enrore 1 joindre les melanentiques et Lis hypocondrisques, qui, à cause de leur tendance au snicide , ont besoin d'un surveillance pls active, Le nombre des malades de citte dirison est évalué à 54,

Esaminant s'il est nécessaire d'établr une sixième division pour les convalescens, le doctenr Jacabi conclut à ce qu'on les laisse répartis parmi les sutres malades. Les principales raisons qu'il en donne sont les suivantes : 1 n'y à pas d'exemple que des rechutes soicat survenues mp suite du séjour des convalescens au milieu des autres aliénés, sur lesquels ils exercent , av contraire, une heureuse mfluence. C'est même avec une serte de pilaier qu'ils leur donnent des con-

|solations. De plus , ils sont trop peu nombreux pour que l'on en fasse un service particulier. On peat en outre les utiliser au service de la maisou ou à des travaux en rapport avec leurs occupations habituelles.

Les considérations générales dont nous venons de présenter le résumé succinet servent pour ainsi dire d'introdaction à l'ouvrage et occupent les quatre premiers chapitres,

Dans les quatre chapitres suivans, l'agtenr expose avec détail ses idées sur la construction d'un hôpital. Une analyse en est tout-à-fit impossible, C'est un devis intéressant à consulter, Tout $ est examiné avec la plus scrupuleuse exactitade : chambres des malades , chauffoirs, local pour les pensionnaires, présux ,

jardins, appareils de gymnastique, buanderie, cutine, bains, ete. ; rien n'est omis. Nous renvoyons à l'ouvrage pour pouvoir en juger,

Le chauffage , l'éclairage et les soins En propreté sant l'ubjet du neuvième chapitre.

; Le d'xibme cat consacré an détail des foarnitures de lit, des vétemens des e2lades , de fu batterie de cmisiné , des objets nécessaires an traïlement médical et

Enba ia cinquième division, qui est la plus nombueuse . poisqu'elle contient ! des divers appareils de chirargie,

cariron 4140 malades, comprend tous rex «jui sont tranquilles et susceptibles de |

se soumettre sans contrainte an réglement de la maison.

Dans le ontème et le dourième chapitre , 11 fat l'énumération des moyens ms en usage pour le traitement des malades, 1 les divise en quatre classes

contigus. Ce sont ces veines interlubulaires qui, injectées, forment le cercle autour des lobules et les séparent les uns des autres, Quant aux artères interlobulaires, les injectiuns les plus heureuses ne peuvent pas montrer d'anastomoses entre elles.

Tous les vasa vasprum du foie sont des branches de l'artère hépatique et de la veine porte. Des rameaux de l'artère se ramifient dans les tuniques de l'artère elle-même , de La veine-porte et du conduit hépatique. Ce sang ainsi apporté revient par les ramifications de la veineporte, qui se sont répandues sur elle-même, sur l'artère et sur conduit hépatique. Les vrines hépatiques elles-mêmes reçoivent leur sang par l'artère hépatique et le renvoient par la veine-porte, de sorte que toutes ces veines , nées des tuniques des vaisseaux et rentrant dans la veineporte, forisent l'origine hépatique de cette veine; car il faut bien remarquer qu'aucune de ces veines ne va aux veines hépatiques , et , par exemple , 1] est impossible d'injecter par elle les parois des conduits hépatiques. Ceux-ci sont excessivement vasculaires, à tel point que, lorsque l'injection de l'artère a bica réussi, les parois des conduits hépatiques sont remplis par l'injection, et qu'on pourrait les prendre ere l'artère elle-même. Cette quantité de sang apportée aux conduits

iliaires n'est certainement pas sans liaison avec la sécrétion du foie.

3° Surface correspondant aux canaux des veines hépatiques. Les veines hépatiques sont contenues dans des canaux qu'on peut appeler hépatico veineux ; ils commencent dans l'intérieur du fuie et se terminent à la scissure de la veine-cave inférieure. Ceux qui contienvent les troncs des veines hépatiques sent formés par les laces capsulaires d'un nombre limité de lobules ; ceux qui contiennent les veines hépatiques sublubulaires Le sont par les bases de tous les lobules. Les veines hépatiques n'ont pas de capsule. Ea effet , elles sont toujours seules dans leurs canaux; elles n'ont donc besoin ni de plexus ni de tissu cellu'aire destiné à suutenir ces plexus, pour se distribuer aux lobules ; ais dans les canaux de la véine-porte, où trois vaisseaux différens marchent toujours côte à côte, la présence d'une trame cellulo-vasculeuse était indispensable pour la distribution des trois vaisseaux dans tous les lobules.

Comme tous les lobules concvurent à la formation des canux hépatiques, il est évident que ces canaux sont plus nombreux que ceux de Ja veine-porte, auxquels un certain nombre seulement de lubules contribue.

Presque toujours les veines intralubulaires entrent dans les veines sublobulaires par le centre de ce qui a été appelé la substance rouge du foie.

Eo comparant les veines hépa'iques aux veines-portes , nous trouvons que les rameaux intralobulaires des {remières n'ont aucune anastomose entre eux; que les rameaux ns arr des secondes , s'anastomosant souvent entre eux . forment un coptinuel plexus dans tout le foie ; que les branches sublobulaires hépatiques s'anastumosent directement et non par l'intermédiaire des rameaux intralobulaires ; que les veines - portes n'ont aurube commupication directe entre elles, mais

veine-porte , accompagnée par une artère , ressemble à une artère dans sa distribution ; et que les grandes veines hépatiques, ayant des fibres longitudinales dans leur tunique, different de la veine-porte par leur structure.

De La structure des lobules, Les lobules constituent la portion sécrétante du foie. Examiné au microscope, un lobule paraît composé d'un grand nombre de petits corps d'une couleur jaune (ce qui leur vient de la bile qu'ils renferment). Ces petits corns sont Jes acini de Malpighi. La veine-porte se distribue au foie dans tous les animaux vertébrés, ehez qui les lobules sont arrangés autour des veines hépatiques, ainsi qu'il a été dit plus baut. Chaque lobule est composé d'un plexus de conduits biliaires, d’un plexus veineux formé par des branches de la veine-purte, d'une branche d'une veine ce qui est centrale , et de ramuscules artériels. Sans doute aussi des nerfs et des lyimphatiques entrent dans leur texture; mais on ne peut les ÿ apercevoir.

Ce qu'on appelle ordinairement conduits hépatiques , et leurs branches vaginales et interlobulaires, constituent la partie excrétoire de l'appareil biliaire ; ce sont aussi des organes de sécrétion muqueuse, car 1ls sont garais dans leur intérieur de follicules muqueux. Mais toute la portion sécrétoire du foie est dans les ramuseules hiliaires qui forment un plexus dans chaque lobule. Ces ramuseules étant extrême ment ténus et toujours pleins de bile , on éprouve une Le difficulté à les injecter, d'autant plus que la bile est poussée par l'injection et ne trouve pas d'issue, On facilite l'expérience en liant la veine-porte et l'artère Vépati ue sur un animal vivant, et çn arrêtant ainsi la sécrétion de la bile. Si l'opération est faite avec soin , l'animal survivra quelques heures, et les conduits biliaires se videront , surtont si on lui a donné à manger quelques heures “HT Le foie sera presque décoloré. A l'aide de ces précautions, M. Kiernan à plusieurs fois réussi à injecter partiellement les lobules par le conduit hépatique. Examinés au microscope , Les conduits biliaires interlobulaires paraissent se diviser en branches qui , entrant dans les lobules, se ramifent en petits conduits; ceux-ci s'anastomosent entre eux et forment un plesus réticulé. Les ramuscules qui forment les plexus, vus au microscope , ressemblent beaucoap'à des cellules, et cet aspect, bien représenté par Mascagni, a décidé cet anatomiste à considérer le foie comme un assemblage de petites cavités , origine des conduits biliaï es. La forme des lobules n'a point de rapport avec l'arrangement des conduits; elle est toujours déterminée par les branches de la veine hépatique intralobulaire, qui en occupe le centre. Les tuniques des conduits, sur lesquelles se ranifent les vaisseaux sanguins décrits ci-dessous, constituent proprement la substance sécrétoire du foie, comme les membranes des conduits corticaux du rein, et celle des conduits stminiféres constituent la substance sécrétoire de leurs organes respec- Lifs.

Telle est la disposition des ramuscules biliaires dans les lobules. Voici celle des ramuseules de la veine-porte : les branches interlubnlaires de cette veine entourant les lobules de tous côtés, excepté à leur base, forment dans chacun d'eux un plexus dont les branches convergent vers la veine hépatique intralobubaire et s'y abouchent; c'est du

qu'elles s'agastomos: nt par le moyen de leurs branches interlubulaires ; {moins ec que l'on voit à l'aide d'un puissant microscope. Ces branches que les veines hépatiques, comme les autres veines du corps, marchent} du plexus intralobulaire communiquent entre elles par des rameanx

par une voie

irecle à leur termivaison daus la veine-cave ; que Ja l'transverses, entre lesquels on aperçoit de petits espaces ovoides occupés

Dani la première ; il ronge les moyens à diriger les forces du corps et de l'es-! son. Comme documens inlén ssans, noas menlionneron: surtout l'état des recette s

LiDE . A la seconde apparti nnent les moyens pharmaceutiques,

A la troisième se rapportent Les pee de coercition.

Lans la quatrième sont placés les alimvas en Lot qu'ils ont rapport avec le trailement médical.

Dans le treitième chapitre , l'auteur traite da régime alimentaire en général.

Le qualorzième chapitre termine la première partie de l'ouvrage. L'auteur, aprés y avoir examiné les règles qui doivent présider à l'admission des malades . règles qui doivent varier suivant le but de Letabl:ssement, porte son atteution sur le personnel. 11 attache à l'établissement an médecin en chef, rempii-sant également les fonctions dé directeur; un médecin adjoint qui le seconde et le rémplice en cas de maladie, et qui se charge spécialement des recherches anatomiques et chimiques, ainsi que de recueillir les observations. Un auménier est chargé du service religieux et de la direction morale des malades. Un interne où ao aide-chieurgien fait la petite clueurgie, L'économe et le chef de La police sont sous les ordres du médevin en chef, Un infcmier et une infirmière en chef ont la surveillance des malades st ont sous leurs ordres um nombre d'infirmiers et d'in Érmières proportionné aus besoins du service.

La seconde partie est la portion pratique de l'ourrage, En suivant le plan tracé récédemment, Vauteur y danno une descrpuon détaillée de l'hôpital de Siegsurg : élle fourmlle de chiffres et elle intéresse les medecins et les administrateurs

charges de diriger ces établissemens, Quoique toutes ses idées ne puissent être admises qu'en les modifiant suivant les circonstances, cependant on peut avec fruit Les prendre, soit comme point de départ , soit comme terne de comparai-

Let des dépenses, a usi que les réglemens où les fous tions de chacun sout pa faitewent débinns. en

L'ouvesge du docteur Jacahi mérite d'être la par tous cenx qui s'occapent de l'administration ou de la direction des hôpituus d'aliéné., C'est l'œuvre d'un bon observateur et d'un homme consciéncieux et prufon Jément versé dans Les matreres qu'il a traitées. à

— Dans on moment où ke grand nombre des élèves et la pénurie des cadavres rendent les dissections si difliciles, en même temps que l'humidité permanente empêche encore de conserver Les sujets bien lung tenips, nous apprenons avrc plasir que des expériences vont être faites par M. Gaunal sur une préparation qu'il a proposée il ÿ a dejà près d'un an , et qui, au mérite d'être facile à faire et peu dispendieuse , rénnirait l'avantage de conserver dursat p'us de trois mois kes cadavres et les parties de cadavre sans décomposition , fs aliératon , sans odeur, el enfin sans que les élémens de cette préparation soient de nature à aïtaquer le tranchant des scalpels. Les ch-fs de nos établissemens anat ont compris toute l'importance d'une telle découverte, el M. Orüla a promis d appuyer la demande de M. Gannal près du consvil des hôpitaux pour laire metire deux sujets cutiers à sa disposition, Si la composiliun de ce savant chimiste ticut tout ce qu'il promet , il aura rendu aux études auatomi jues un service Immmense . en les mettant à la portée de tons, et en permettant de contiauer toute l'anac les dissections , qui jusqu'à présent durent à peine cinq mois de l'hiver.

par le plexus biliaire. En conséquence de sa double circulation vel neuse, le foie est naturellement dans uo état de congestion A de Là la grande difficulté de faire des injections heureuses dans le foie humain ; c'est toujours par la veine-porte, bien mieux que par les veines hépatiques, qu’on peut injecter les plexus veineux intralobulaires ; à moins qu'on n'ait préalablement lié l'artère hépatique et la veinet porte sur l'animal vivaot. Les expériences prouvent que les commumications sout très-libres entre les radicules des veines hépatiques et celles de la veine-porte, plus mème qu'entre celle-ci et l'artère hépatique. Le plexus veineux se ramile sur le plexus biliaire. Le sang qui y circule est composé du sang de la veine-porte et certainement de cette portion du sang artériel qui , ayant nourri les conduits exeréteurs et leur ayant fourni les matériaux du mucus , a circulé à travers les asa vasorum , est devenu veiseux et est revenu dans les branches de la veine-porte, lesquelles le mènent au plexus ; c'est de ce sang mélangé que la bile est sécrétée, ;

Reste à examiner les artères lobulaires. Les lobules ne sont que pauvrement fouruis de sang artériel. Ces corps ne peuvent être colorés par l'injection de l'artère, même chez les jeuves sujets. Sur l'adulte, après les injections les plus heureuses, quand les artères de la capsule cellulaire , des conduits excréteurs , de la vésicule du ficl , et les vasa sasorum sont injectées dans leurs plus petites ramilications, on ne peut découvrir qu'un petit nombre de ramuseules artériels qui soient remplis et qui entrent dans les lobules. M. Kiernan a fait différentes expériences sur ce sujet. Il a injecté la veine-porte en rouge, l'artère en bleu ; l'injection rouge seule a pénétré dans les lobules. Il a injecté la veine-porte de manière à ce que l'injection ne pénéträt pas dans les lobules, Dans ce cas , l'entrée en était laissée libre aux artères, et le liquide ne pouvait pas revenir par la veine-porte, qui était déjà rem-

lie; mais les lobules ne furent pas mieux injectés. M. Kiernan conclut ces essais que la portion sécrétoire du foie ne reçoit du sang artériel ue pour la nutrition seulement. Comme on ne peut pas injecter les ar- L'an? par les veines hépatiques, et qu'au contraire la communication est Libre entre les artères et la veine-porte , il est probable as les derniers ramuscules artériels se terminent dans les plexus lobulaires et non dans la veine hépatique interlobulaire, Le sang de ces artères, après avoir nourri les lobules, devenant veineux, contribue à la sécrétion de la bile.

Des substances rouge et jaune de Ferrein, et des apparences sr dans le foie par la congestion. — La structure de tous les

obules est identique, et chaque lubale offre en tous ses points la même structure. Une partie d'un lohule n'est pas plus vasculaire que l'autre ; il u'y a donc pas de distinction entre La substance rouge et la substance jaune du foie ; la coloration rouge dépend de la congestion seulement.

Quand la congestion commence par l'intérieur des lobules et y reste bornée, elle constitue la substance médullaire de Ferrein , la substance corticale d'Autenrieth, la substance rouge de MM, Boulland , Andral et autres anatomistes , el la substance cellulo-vasculaire de M. Mappes. Les bords des lobules , bords auxquels la congestion ne s'est pas étendue, forment la substance corticale de Ferrein , la substance meduljaire d'Autenrieth, la substance jaune de MM. Boulland et Andral, et la substance granuleuse de M. Mappes.

La congestion sanguine du foie est ou générale ou partielle, Dans la première, le fuie tout entier est d’une couleur rouge ; mais la portion centrale des lubules est ordinairement plus foncée que les bords. La “congestion partielle est de deux espèces , l'une appartient aux veines hépatiqnes, l'autre à la veine-porte. ‘

A congestion hépatico-veineuse a deux degrés: dans le premier et le plus commuo, les veines hépatiques, leurs branches intralobulaires et la portion centrale des plexus est injectée ; la substance qui est le sié de la congestion , se présente sous forme de points isolés , et Paie, 5 centre des lobules; celle où la congestion n'est pas arrivée, occupe le bord des lobules et est d’une couleur jaune ou verte, suivant la quantité où la Lg de la bile qu'elle cortient. C'est là la congestion passive du foie, l'état le plus ordinaire de l'organe après la mort, dû pu à sa double circulation veineuse, Dans L second degré , a congestion s'étend des plexus aux veines-portes interlobulaires. La substance non congestionnée se montre par trainées au centre desquelles sont les espaces interlobulaires où l'injection n’a pas pénétré. L'est la congestion active du foie qui est souvent la suite des maladies du cœur, et des affections aiguës de la plèvre et des poumons.

Dans la congestion hépalico- veineuse, l'engorgement commence par le centre des lobuies, et gague les bords. Au contraire, dans la congestion par La veine-porte, l'engorgement s'étab'it d'abord dans les fissures interlobulaires, Cette deruière forme est très-rare : M. Kiernan ue l’a vue que chez les eufins.

tion, la sécrétion

“Coñséquences physiologiques. Elles sont'très-siinples. S'il existait deux substances distinctes dans le feie , on pourrait présumer que

cet organe a deux fonctions ; mais chaque globule étant en soi une Cr parfaite et de la même structure dans tous ses points, chaque lo-

ule, et par Long ave le foie tout entier , ne remplissent qu'une foncion de la bile.

Tous les vasa vasorum du foie sont des branches de l'artère hépati-

que et de la veine porte. Des branches de la veine porte naissent dans les tuniques des veines hépatiques elles-mêmes. Le sang artériel, ayant circulé da

let veines nées des parois des vaisseaux, dans les branches de la veine porté qui correspondent à ces vaisseaux. Ainsi des ordres de vaisseaux il arrive dans les branches vaginales et interlobulaires de la veine porte où il se mêle au sang de cette veine elle-même. Ce sang mélangé est porté par les veines interlobulaires aux plexus veineux lobulaires , dans lesquels les artères lobulaires se terminent probablement après avoir fourni à la nutrition des conduits séerétoires. De ce sang mêlé, circulant dans les plexus, la bile est sécrétée par les plexus biliaires lobulaires:

ns les parois des vaisseaux, devient veineux et est porté, par

is de tous les

Le sang qui entre dans le foie par l'artère hépatique remplit trois

fonctions ; il nourrit le foie ; il fournit aux conduits excréteurs les matériaux de la sécrétion muqueuse ; après ces deux services , il devient veineux , rentre dans la veine-porte et sert à la sécrétion de la bile:

La veine-porte remplit deux fonctions ; elle remporte le sang de l'ar-

tère et elle apporte le sang mélangé aux parois des plexus sécréteurs de la bile ; elle a été appelée vena arteriosa ; parce qu'elle se ramifie comme une artère et qu’elle ap elle est une veine artérielle

rte le sang pour une sécrétion ; mais s un autre sens; car si elle est une veine pour l'artère hépatique , elle est une artère pour les veines hé-

tiques. Les veines hépatiques puisent le sang dans les plexus veineux

Dre et le versent dans la veine-cave inférieure. On sait que plu-

sieurs physiologistes ont attribué l'origine de la bile au sang artériel , se fondant entre autres sur l'anatomie comparée, qui montre que dans les animaux intervertébrés La veine-porte hépatique manque , et que Le foie ne reçoit que du sang artériel. Cette omnion à été fortifiée par un cas de monstruosité qui est rapporté par Abernethy (Phülosophical Transactions, 17093), et qui semble s'éloigner du type des vertébrés. C'est le cas d'un enfant où la veine porte allait s'ouvrir dans la veine cave sans passer dans le foie, M. Kiernan a disséqué ce foie , qui était conservé dans une des collections anatomiques, et il a reconnu que les branches de l'artère hépatique étaient plus grosses et plus nombreuses que dans l'état ordinaire , et que la veine ombilicale restée ouverte jouait exactement le rôle que joue la veine porte, de soit que ce cas s'éloignait beaucoup moins du type des vertébrés qu'on ne le er rad. ralement. Depuis Abernethy, M. Wilson a publié (Medico-Clürurgical Transactions, vel. 5, p. 174) l'observation d'une jeune fille qui a vécu 13 années, qui est morte par accident, el chez laquelle veine

rte s'onvrait dans la veine cave sans donner aucune branche au foie, fa vésicule contenait un liquide semblable par l'apyarence à la bile. La veine ombilicale était oblitérée; mais M. Wilson n'a pas disséqué les canaux de la capsule de Glisson, et M. Kiernan pense qu'on y aurait trouvé les ramilications de la veine ombilicale distribuées comme celles de la veine porte ct en tenant parfaitement lieu. Suivant lui, ce fait incomplet ne prouve rien contre son explication physiologique qui repose sur un fait anatomique , l'absence des artères sur les plexus biliaires des lobules, l'absence de communications libres entre les artères et les veines hépatiques et l'existence de pareilles commupications entre l'artère et la veine porte.

I! ne faut pas oublier non plus que les reins d'animaux ovipares ont, comme le foie, une double circulation veineuse, et que l'urine aussi biea que la Lile provient chez eux d'un sang veineux.

M. Kieroan adumetavec certains physiologistes que la bile est un fluide purement excrémentitiel et qu'elle ne sert en rien à la digestion : je ne puis partager celte opinion. Sa nature alcaline, l'acidité du chyme, la neutralisation qui eo résulte, l'alcalinité du chyle, tout me persuade qu'elle contribue puissamment à la chylification.

Resumé — Je vais maintenant exposer en quelques mots les points principaux des recherches de M. Kiernan, afin que le lecteur puisse en comprendre imméliatement l'importance. Des résultats, dogmatiquement énoncés , appellent l'attention, fixent le sens des choses, servent de repaire à l'esprit pour se reconnaître dans des obje's nouveaux, et déterminent à éludier avec plus de suin ce qui se présente avec plus de clarté. ;

L'élément anatomique immédiat du foie est le lobule, * Le lobule est traversé par une veine hépatique intralobulaire, et en-

touré par des ramifcations interlobulaires de la veine porte, de l'artère{| les rapportent ,

et du coaduit hépatiques.

ot nous les croyons néanmoins dignes de fixer l'attention des praticiens par l'authenticité qui paraît entourer le plus grand nom-

IL est composé d'un plexus veiveux provenant de la veine porte, bre d'entre elles : l'expérience prononcera.

d'un plexus enant du conduit liliaire, et des ramifications de la

veine intralobulaire hépatique. Les ramuscules artériels ÿ entrent pour | $ 1. — De L'empLor De LA KnÉOSOTE CONTRE LES némonnnacits.

tès-pou de chose.

La capsule de Glisson est une trame cellulo-vasculaire jouant pour le fuie le rôle que la pie-mère joue pour le cerveau , et servant à la distribution de l'artère hépatique, de la veine porte et du conduit hépatique, lesquels trois marchent toujours dans le même canal.

veines hépatiques n'ont pas de capsule, parce qu'elles sont tou-}|un bourdeonet imbibé d'eau de kréosote

jours seules dans leur canal,

. Le docteur Hæring de Neuenstadt rapporte à cet effet quatre expériences faites sur des animaux.

Exp. 1. — Dans la première , il mit à nu La veine et l'artère crurale droites d'un chat , et euvrit l'un et l'autre de ces vaisserus dans l'étendue de 3 lignes; (kréosate pure, 2 gouttes sur eau dicillée, OU gouttes), pressé pendant 2 minutes contre les pi tites plaies , Gt aussitôt

Il faut concevoir la circulation artérielle et la double circulation vei- |! tr l'écoulement du sang, et l'on n'observa pas d'hémorrhagie consécutive.

neuse-dans de fuie de la manière suivante : le sang apporté par les ar

tères aux tuniques de tous les vaisseaux , ÿ est repris par les radicules/| même te, se mélange au sang de cette veine elle-même , arrive | même que la pre

de la veine

IT, — La seconde expérience fut tentée sur le même animal; on ouvrit le vaisseau artériel, mars dans l'étendue d'un demi-poure ; le sucrés fut ke mère fois: seulement, il fallut employer di ux bourdonnets de

Exp.

aux plexus des conduits biliaires dans les lobules, et de là passe dans | charpie et les laisser appliqués pendant 4 minutes.

les veines hépatiques qui le versent dans la veine cave,

Il n'y a qu'une seule substance dans le fuie, Les substances rouge et jaune ne sont que des apparences produites par la congestion.

La hile est sécrètée du sang de la veine porte.

M. Kiernan a donné plusieurs très-bonves figures de ses dissections; et avec cet aide on parvient à comprendre fort bien les curieux détails de fine anatomie qu'il nous expose dans son mémoire. Je dois

ajouter que j'ai vu quelques-unes de ses préparations. Un médecin an-!louverte, 2 minutes d'application de |

ge. M. Davison, a eu la bonté de memontrer plusieurs foies de chat que . Kierpan avait préparés pour la démonstration de la manière dont la veine porte et les veines hépatiquesse distribuent. Rien n’était plus manifeste que cette préparation. Les veines hépatiques injectées en Lleu se montraient à la surface du foie comme des points isolés ; au contraire

| fut des plus abondantes. Dans ce

Exp. IL — Une autre fois , le docteur Hasing ft une plaie transversale à la face interne de la cuisse droite d'un chat , dans laquelle Les muscles, nerfs , artè- \res et reines furent totalement divisés ; le sang sortit avec force ; mais au bout de 6 minutes d'une compression exercée au moyen de deux bourdomnets de imbibés d’eau de kréosote , où parvint à l'arrêter; la plaie réunie par premitre intention se cicatriss au bout de 3 jours.

Exr. IV. — Dans une quatrième expérience , la jugulaire d'un cheval ayant été eau de kréosote sur La plaie suflirent pour arrêter l'hémorrhagie. Plus tard, ayant incisé sur ce même animal la veine et l'artère crurales, cette dernière dans l'étendue d'un pouce environ, l'hémorrhagie cas, l'eau de kréosole u'arrêta le sang que momentanément, $

À la suite de ces expériences sur les animaux, l’auteur ra e l'ob-

les veines portes injectées en rouge tournaient autour de ces points sans | servation d'un épistaxis qui durait depuis trois jours et avait fini par les joindre, et limitaient parfaitement les lobules, dont on prenait ainsi | produire une faiblesse extrême ; tous les autres moyens hémostatiques

claire idée.

avaient échoué, lorsqu'on eut l'idée d'introduire La chaque narine

la plus Los ui voudraient répéter les recherches de M. Kiernan devraient | deux mèches de charpie imbibées d'eau de krécsote, Aussitôt l'hémor-

prendre les mêmes précautions que lui. « J'ai éprouvé , dit-il, pendant quelque temps beaucoup de difliculté pour réussir à injecter les petits vaisseaux du fuie; et cette difficulté qui tenait à la présence du sang

rhagie s'arrêta, et le lendemain les tampons furent enlevés sans que celle-ci se reproduisit.

Le docteur Bichtbauer de Küngelsau cite de son côté un cas d'hé-

dans ces vaisseaux, s'augmentait quand mon desstin était d’injecter les | morrhagie d’une piqûre de sangsue qui durait depuis einq heures. Rien

veines hépatiques et la veine porte en mème temps; car alors 1] ne res-|| n'avait pu l'arrêter, et le malade, tait plus d'issue pour le sang. On gagne très peu de chose à injecter | allait périr , lorsqu'un plumaceau rande partie de ce liquide reste dans !|arréta presque surle-champ l'écoulement du sang. De peur de voir

réalablement de l'eau tiède ; une g

L était un enfant de 2 ans et demi, e charpie imbibé d'eau de kréosote

es vaisseaux , délaye l'injection et en gêne la marche, Il s'agit d'obte-/|l'hémorrhagie se renouveler , on laissa la er ps appliquée pendant P

air un bbre passage pour l'injection à travers les petits vaisseaux. On une heure et demie contre la

ite plaie ; peur plus de sûreté , on sau-

ne peut y réussir qu'en liant la veine porte et l'artère hépatique sur l’a." poudra le petit appareil avec la poudre hémostatique de Græfe , et le

Himal vivant , et en 0 t après l'application de Ja ligature, le foie devient exsangue, et l'on!

peut abréger les souffrances de l'animal et empècher le reflux du sang!

ivant ainsi le foie de tout son sang. Une m nute!

sang ne se montra plus. | L'observation suivante, rapportée par le docteur Hauff de Besigheim , démontre que la kréosote n’agit pas seulement contre les hémor-

dans les veines hépatiques, en divisant la veine cave inféricure près de sa | rhagies produites par une violence extérieure, mais encore contre celles terminaison dans l'oreillette droite, Avant l'injection, le corps de l'ani-|| qui dépendent de causes internes.

mal doit être laissé dans l'eau pendant 24 heures, une ligature ayant été préalablement placée autour de la veine cave inférieure au-dessus du ler vero alin que l'eau ne pénètre ce dans les veines hépatiques. Si le foie a été ainsi préparé, toutes les veines hépatiques intralobulaires peuvent être injectées avec une couleur, et toutes les ramibcations interlobulaires de la veine porte avec une autre; de sorte que la marche,et la distribution de chaque ordre de vaisseau pourront être étudiées avec facilité. »

E. Lirras.

a — THÉRAPEUTIQUE.

NOUVELLES EXPÉRIENCES ET OBSERVATIONS SUR QUELQUES USAGES DE LA KRÉOSOTE (1).

La Gazerre mébicace a déjà publié quelques articles sur l'emploi de la kréosote en médecine, Jusqu'ici elle n'avait eu encore que des matériaux incomplets; voici un résumé des principales expériences qui ont été tentées en Allemagne avec ce nouveau médicament , et quoiqu'elles tendent, par les nombreux sucrès qu'elles énoncent , à faire crvire à quelque exagération enthousiaste de la part des médecins qui

(1) Ce travail est extrait d'un excellent recueil allemand * Medicinischer Cerrepond n:-Hlaut ).

Ons. 1.— N... , âgée de 20 ans, éprouvait depuis à peu près dix-hnit mois de fréquens dérangemens dans sa menstrualion , Les retours et la durée n'of. frairot plus rien de déterminé, Au printemps 1833, après une interruption de six

| semaines, les règles revinrent pour ne plus eesser que dans l'interval'e de quel-

ues jours. À dater du mois d'août de la même anne, les pertes étaient dereaues de plus en plus abondantes et survenaient parfois à plusieurs reprises dans une

|| même journée; une seule fois, à la suite de l'administration de la teinture de

Bestescheff, elles avaient cessé pendant trois semaines ; le sang s'échappalt tantit en mosus noires roagulées et lantôt eo Liquide ténu et d'une couleur beunâtre. L'aspect de la malade etait pâle, mais non cachectique ; point d'amaigrissement , mais pouls lent et faible , et ralentissement de toutes les sécrétions et excrétions. Nulle douleur dans les lombes et le bas- ventre ; point de traces de leucorrhée.

Les astringens végétaux , ks préparations de fer, le sucre de saturne avec l'alan, l'ipécacuanha à dose nauséeuse et vomitive , les injections astringentes , méme avec addition de vinaigre, le tamponnement : tout avait été essayé anuti'ement. EnGa le docteur Hauff erut devoir recourir à l'emploi de la kréosote ; il fit faire plusieurs injections d'eau de kréosote par jour et introduire des ta imbibés de ce méme liquide. L'effet sarpassa son attente. Déjà dès les ières injections l'écoulement du sang diminua, et au bout de quelques semaines cette diminution était telle, que la malade pouvait rester plusieurs jours sans éprouver la moindre perte ; le col de la matrice , qui s'était gonflé et un peu ramolli , avait de nouveau repris plus de fermeté et de consistance ; la malsde avait é ses forces et son teint ordinaires ; ndant, comme la ménorrhagie n'avait pas ea tièrement cessé, le docteur Hauff se it de continuer les injections dont il avait déjà tiré de si bons résultats. 11 1 à désirer que ce médecin fit connaitre la su.te de celte observation.

Dans tous ces cas, à l'exception d'un seul (l'expérience sur l'artère crurale d’un cheval, où l'effet n'a été que momentané ), l'emploi de la kréosote à été suivi d’un succès complet et durable. Voici deux faits où ce médicament à échoué : ,

Ons. 11. — Le premier est une hémorrbagie provenant d'une blessure de Fartère tibiale postérieure, qui avait été entièrement divisée un peu au-dessous de LE malléole interne ; l'accident avait eu lieu be 7 fev iee 4834, Une première hémorrhagie très-ahomlante avait pu être arrêtée par les moyens ordinaires; mais ñ la levée du premier appareil , le 46 du même mais, le sang avait jallli avec une nouvelle force, et depuis ce jour jusqu'au 22, l'hémorchagie s'était renouvelée à cinq repeises différentes, Quand le docteur Bardili de Praisheim , à qui appartient ee fait, vitle malide, le sang ne s'échappait plus que par ua filet très-minee, et avait à peine encore sa rougeur artérielle; Félat d'ancmie et d épuisement etait porté au deraier degré. Un plumacesu de chatpie imbibé d'esu de kréusnte {kréutué pure, 4 gouttes; eau , 200 gouttes), appliqué pendant 2 minutes sur l'eudroit de la plaie d'où sw: tait Le sang, ne produisit aucun effet, Gitte méme appli eation fut répétée trois fois avec de l'an de kréotote plus conerntrée , et lon jours sans résultat ; l'état alarmant du malade ne permetiont pos de poursnitre davantage ces essais, on eut recours à la hgature de l'artère, qui fut sur-be-chainy pratiquée avec succès.

Le docteur Bardili attribue le manque de résultat obtenu dans ce cas de l’eraploi de la kréosote , à l'apsuvrissement du sang, qui avait été entièrement privé de son albumine. En effet , on a cru remarquer que la vertu bémostatique de ce médicament reposait principalement sur la pré qu'il avait de faire coagaler le sang. En second lieu, l'auteur ait remarquer que l'artère était entièrement divisée ; et il ne croit pas que la kréosote agisse sur ces sortes d'hémorrhagies, quoique la troisième expérience du docteur Hæring , que nous avons citée, semble démontrer le contraire; car il reste à savoir si l'hémorrhagie ne se serait pas reproduite dans le cas où cet expérimentateur n'eût pas réuni sur-le-champ la plaie par premitre intention.

Ons. WE. — Le deuvième fait est une hématémèse qui durait déjà depuis quelques années, s'accompasnant parfuis d'iénoptysie, Tous les moyens avaicnl été essayés sans résultat favorable, Le docteur Half cri devoir aussl'recourir à La kréosote, Quatre gouttes dans 2 onces d’eau distiilée , données toutes les 2 à 5 buures par cuillerée à café, sur an morceau de sucre , produisireut dans les premers jours un effet sédalif et rofrsichissant ; mais bientôt Le vomissenreut de sang revint, et au hout de huit jou see nouveau médicament ue pouvant plus être supporlé, on fut obligé d'en cesser l'ademiaistration,

S IT — Écouremenr sÉReux CONSDÉSARLE À LA SUITE D'UNr

LÉSION D'UN GROS VAISSEAU LYMPMATIQUE , ARANÊTÉ PAR LA KBEOSOTE.

Ce fait intéressant, recueilli par le docteur Hæring, vient se placer vaturellement à la suite des hémorrhagies. |

Ons. IV, — Uoc jeune file de Ja campagne fut prise d'un gonflement érysipélateux sur le dos du p ed: 1 metarda pas à se développer ‘ur le uilicu de la tumeur une grosse ampoule noirôtre, Un chirurgien y ayant fait une incision, il eu sortit aussitôt une quantité considérable de sérosité, Plus tard, cet écoulement avait contiqué et méme augmenté au point de traverser d'ontre en outre , au bout de quelques heures , l'appareit le plus épais TE durait depuis quatre semaines, lorsque ML. éæring fut consulté ; soupçonnant la lésion d'un gros vaisseau lymphatique , ce médecin ordonna qu'on appliquit des compresses imlibées d'eau de kréosote. Drjh an premier pansment l'éconlement sérenxs avait dumioué; au troisième , La plaie était ferméc ct la malade guérie.

$ LIL, — Cnevasses ET GENÇURES DU MAMELON CONSTAMMENT GUÉNIES PAR LA KHÉOSOTE,

1° Deux accouchées souffraient de crevasses au mamelon; chez l'une d'elles surtout les fentes étaient profundes et présentaient un fond lardacé ; l'allaitement ne pouvait se faire sans provoquer les plus vives douleurs; déjà le sein commençait à se gonfler et l'on remarquait ça et là des portions engorgées. Le docteur Haæring fit toucher les seins malades avec l'eau de kréosote, plusieurs fois par jour : le troisieme jour le mamelon etait puéri et l'allaitement pouvait avoir lieu sans peine,

2° Le docteur l'ichthauer rapporte un cas semblable où l'application d'une demi-once d'eau de kréosote trois fois par jour, guérit au bout de trois à quatre jours des gerçures et crevasses très-profondes qu'on avait inutilement essayé d'attaquer par d'autres moyens.

$ IV.— De LA KAÉOSOTE DANS LES PLAIES ET ULGÈRES DE DI- VERSE NATURE,

Le docteur Habn de Stuttgart a observé qu'en lavant avec de l'eau

de kréosote les plaies contuses légères, Tes excoriations, il se formait

promptement à la surface nne croûte qui se desséchait et tombait en-

suite en faissant voir la plaie guérie en dessous d'elle, Mais le même ré. sultat peut être obtenu, en exposant simplement la petite blessure au contact de l'air atmosphérique, Dans les plaies plus profundes , il ne se

forme qu'une croûte molle, très-mince, grise-blanchâtre qui ne se dé-

tache pas; les bords de l'ulcère s'enflamment facilement ; et chaque fois

qu'on enlère la compresse de kréosote, ils saignent et sont douloureux, tandis que le fond ne fait pas un pas vers la cicatrisation.

Le docteur Helderde Sigmaringen dit anssi que les plaies récentes ou les ulecres par violence extérieure sont portés par l'emploi de la kréosote à un degré d'irritation qui n'est rien moins que favorable à leur cicatrisation : mais le docteur Batzer croit que le contraire a lieu chez les personnes âgées , et pourvues de peu sues nutritifs.

Les plaies chez ces individos se trouvent alors dans la catégorie des ulcères atoniques, dans le traitement desquels la kréosote produit souventde bons effets. M. Heyfctder l'a vue employée dans ce cas avec succès chez des vicillards, tantôt sous forme d'onguent ( kréosote, cire let huile d'amandes), tantôt étendue d'eau et appliquée an moyen de la charpie. Le pus devenait visiblement plus lonable et moins abordant, les ulcères diminuaient détendue, maïs ne se fermaient entièrement que dans un petit nombre de cas.

Le docteur Haœring cite l'observation d'un ulcère à la jambe, par suite de fracture , où la kréosote fut d'une très-grande utilité.

Ons. V,— M, 8... , âgé de 45 ans, eut, à La suite d'une chute de cheval, une fracture comm'native des deux os de ta jambe, Six semaines après l'accident, il se forma sur Le bord antécicar du tibia ua uleèce de la grondeur d'one pièce de 20 sols. HN en sortait ua fragment d'os qui n'était plus qu'à moitié adhérent, et dent l'exfoliation où la séparation paraissait inévitable, Le docteur Hæœring Gt panser cette plaie purulvnte avec de lukréaote, Au deuxième pansement, l'ulcère avait diiauc de moitié, et au bout de dix jours , il était eolierement cicatrisé , sans qu'on se Ft aperçu d'une exfoliation notable de l'os,

Les gerçures et ulcérations superficielles par suite de rupture de veives se recouvrent, au moyen de fomentations avec l'eau de kréosote , d'une croûte brune noirätre qui reste long-temps adhérente, mais qui finit par tomber en laissant voir la surface sous-jacente entièrement cicatrisée,

Mais il peut arriver aussi que cetle pellicule en revenant sur ellemême en certains points, tandis qu'elle adhère encore sur d'autres points, provoque des ulcérations et inflammations nerveuses,

Daus les ulctres variqueux pr profonds, les bords se renversent en dedans, leur fond devient égal ou inégal , suivant la forme des parties sous-jacentes, et le travail de la cicatrisation n’a pas lieu,

La kréosote produit sur les ulcères gangréneux les effets suivans : on étend sur l’escarre de la kréosote pure, plusieurs fois par jour ; dans les intervalles, on fait des fomentations avec l’eau de kreosote ( trois où

iatre gouttes dans une once d'eau distillée.) Bientôt après l'escarre se

essèche, surtout quand on a employé de la kréosote pu:e. Si on s'est servi d'une kréosote moins concentrée ou de l'eau de kréosote, l'escarre se convertit en uve sérosité molle , graisseuse, de couleur grisätre ; les herds de l'uletre se renversent en dedans; mais pour déterminer la chnte de l'escarre, il faut, le plus souvent, avoir recours à un ongnent balsamique, comme le baume d'Aroëus l'onguent balsamique , où aux cataplasmes. nas ; :

Dans le décubitus prolongé, lorsqu'il n'y a point encore d'excoriation , des lotions de kréosote faites plusieurs fois par jour sont quelquefois parvenues à la prévemr, |

Quand l'ulcération est fermée, on recouvre les parties excoriées avec une compresse double ou triple trempée dans l'eau de kréosote, que l'on fixe au moyen de handelettes agglutinatives. Dans les excoriations superficielles il se forme en peu de ‘ro une croûte brune qui, lorsqu'elle: tombe, laisse voir au-dessous d'elle la plaie cicatrisée. Dans les excoriations plus profundes, la plaie se change en nne surface unie, égale, ne srcrétant plus qu’un peu de sérosité ; mais elle n'avance point vers la cicatrisation. Les granulations qui s'élévent souvent sur la surface lardacée du fond de l’uleère , disparaissent quand toute l'épaisseur du derme n’a point été attaquée ; il s'y forme une croûte brunâtre qui tantôt tombe et tantôt reste adhérent. |

Le décubitus | ras traité par la kréosote , offre les mêmes changemens que les ulcères de cette uature.

Le docteur Heyfelder cite trois cas d'ulcères carcinomateux où la kréosote , employée deux fois par jour , contribua bien à déterger les

laies, mais ne favorisa eo rien leur cicatrisation , quoique son usa eût été continué, dans le apart cas, dix-huit jours, dans le second , vingt-sept jours, et dans le troisième, six semaines. La guérison n'eut lieu que lorsqu'on eut substitué à la kréosote le caustique de Hellmund. Dans un cas de carcinome de l'utérus, des injections d'eau de kréosote et d'une décoction de soucis, ne produisirent également pas le moindre effet.

Le docteur Hahn rapporte par contre l'observation d'un ulcère superficiel du col de la matrice, s’accompagnant d'un écoulement de matières mucoso- purulentes, où les injections d'eau de kréosote diminue-

rent cet écoulement au bout de quatre jours ,etle firent cesser entièrement au bout de quatorze jours.

Dans un ulcère dartreux situé à la levre supérieure , venu à la suite d’un érysipèle à la face , le docteur Hæœring, après que plusieurs autres remèdes eurent été inutilement employés, essaya aussi l'eau de kréosote. Jci ce remède n'eut d'autre effet que de déterger la plaie, qui guérit ensuite par l'emploi du caustique d'Hellmund.

Le docteur Heyf-lder parle de quatre cas d'éruptions chroniques de nature dartreuse, qui guérirent par l'usage combine de l'eau de kréosole administrée en lotions, et de la décoction de Zitimaon et d’une décoction de salsepareille et de feuilles de séné donnée à l'intérieur.

Le même médecin a vu des ulcères scropbuleux se cicatriser à l'aide de la kréosote, après que tous les autres moyens avaient échoué.

Ons. VI. — Le docteur Hauff traite, dit-il, dans Le moment où il écrit, par la kréosote, une carie scrophuleuse séerétont un pus ichoreux et de mauvsise odeur ; les bords de l'ulcère, daus le principe boursoufflés , fongueux, rongrans , com mencent à s'affsisser, prennent une leinte plus rosée et se couvrent de granulstions de bonne nature ; le pus est plus louable; de sorte que M. Haulf ne doute pas par que l'usage prolongé de ce médicament 1l ne parvienne à faire cesser entièrement le travail de suppuration jusqu'à l'os même.

Le docteur Hahn cite de même deux cas de carie scrophuleuse où la kréosoté à rendu de bons services.

Dans le premier cas (carie sercphuleuse de l'extrémité supérieure du tibia}, il avait long-temps fait usage des acides phosphorique et pyro-lirs ; mais dès qu'il a eu employé l’eau de kréosote en injections, l'ex-

oliation de l'os a semblé marcher avec plus de rapidité ; aujourd'hui mème elle paraît achevée, car la circonférence de l'uloère s'est affaissée et la sonde ne rencontre plus de surface osseuse dénudée. Dans l'autre cas (carie récente du calcancum), l'exfuliation est aussi survenue plus vite et continue encore dans ce moment.

Dans un cas de tumeur blanche scrophuleuse du genou , des frictions faites avec l'huile de jusquiame une once, et la kréosote pure 12 gouttes, p'unt produit aucun résultat.

Page 1