‹ Gazette médicale de ParisChapitre 379 sur 394 · COUP D'OEIL SUR LES TRAVAUX ET DES ÉVENEMENS DE L'ANNÉE · texte numérisé non relu

COUP D'OEIL SUR LES TRAVAUX ET DES ÉVENEMENS DE L'ANNÉE

Voici ls Go de l'année. Nous vivons d'une vie m active, #1 pleine et ni variée, ue son commencement sous parait déjà bien lois. Cependant qu'avons-nous fait ns notre moade médical qui mérite d'échapper à l'oubli nniversel ? Quels tra- Vaux ont coubribné à éclairer la connassence ct le traitement des maladies ? Quels renides a-4-00 découverts on cru découvrir ? Quels événemens ont été assez ioportans et remarquables pour être rappelés ? Quels ouvrages utiles ont été publiés ? Quels hommes avons-nous perdus ? Quels sont ceux qui les remplacent et quelles réputations avons nous +n surgir et tomler ? I] m'est pas facile de se

rendre compte de toutes ces choses au milien du tourbillon qui nons enveloppe L'événement du jour sieillt l'événement de Is veille ; les cent voix de la presse ont proclamé lant de noms, de remüles . d'onvruges, de rérités, qu'il faudrait des volumes pour Les enregistrer, Nous qui sommes sue he sou E de te mple, chargés d'écrire les éphémérides de la sivnce ct de l'art, nerons-mons faire ce choix rapide , passer à travers la foule ; écarter tant d'amsurs-propres sans lex froisser ramener au grand jour les homes et les choses cachés por la cobue? Essrons cependast ; car s: notre appréciation pêche en quelque paint , si notre mémoire nous trompe, si nos #ympathues nous égarent , nous aurons an moins cemis nos lecteuts sur la voie du passé; chacun pourra contrôler nos Jugemens avec les sicus , et Urer pour lui des conclusions plus rigoureuws.

Aucun nouveau système de médecine n'a surgi. Le phssiologisme achière pain blement sa arrière. L'homæepathie qui s'était annoncée avec les allures de bn science , qui avait promis des discussions philosophiques et des expériences rigoureuscs, v'ést mise à faire de l'industrie. Les hommes consricncieux qui s'étaient chargés de la défendre ont fait place à quelques bommes guérisseurs. cusnt mortuum de tous lus systèmes , adéptes nés de quiconque voudra kes convainere ou les mystifier.

Eo revanche La médevine d'observation reprend ses droits, M. Voisin de Limoges a publié un excellent mémoire sue les Gèvres bilreuses où il a remis les anciens cnhoaneur , et leurs idérs d'secord avec les idées modernes, D'après les faits qu'il a publiés il ne scra plus permis désormais de nier l'esistence d'une fièvre biliense sans lésion d'organce, MM, Bouanet «1 Littré ont donné, après la disenssion intéressante de MM. Bonillaud ct Magendie à l'Académie des sciences, l'un un bo

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chercher les plirs simples et les moins coûteux. M. Mareutté, pharmacieu, m'en a fourni en grès, qui peuvent supporter la plus forte chaleur et nc coûtent que à francs; M. Reymond , pharmacien, en à fait fabriquer en fer-blance, qui ont une lampe à leur base, et dont le sommet se termine par deux tubulures ; l'une plonge dans le liquide et livre passage à l'air ; l'autre est recourbécet porte à son extrémité libre une embonchureen ivoire. Ges appareils sont peu coûteux ; et me paraissent les meilleurs qui aient été employés jusqu'à ce jour. En indiquant la manière de s'en servir, je ne ferais que répéter ce qui à été dit dans la note de M. Martin Solon déjà citce.

Chez onze personnes atteintes des irritations bronchiques que l'on a nominées asthme sec, toux convulsive, toux nerveuse, j'ai eu recours à des fumigations pulmonaires faites avec la vapeur aqueuse chargée des

rincipes de la belladone, Chez neuf j'ai obtenu un plein succes ; les hs autres n'ont été que sonlagées. Comme toutes ces observations sont analogues, je ne cilerai que les plus intéressantes.

Ous. 1. — M. Durel , menuisir, âgé de 50 ans, d'une constitution robuste , d'un tempérament sanguin, à mené une vie assez régulière, mais a été souvent exposé à de brusques changemens de température, Depuis 4825, il était atteint d'un asthme sec, convulsf, qui se manifestait tous les deux où trois jours, le plus ordinairement pendant la quit, et l'avait contraint de renoncer au travail, Les accès duraicat quelquefois cinq ou six heures. IL sint me consulter au mois de juin 4833. La percussion de la poitrine m'olfrit une résonnance éxtraorditaire. Le côté deoit donqait au cyliudre on rle sibilant ; le poumon gauche donpait un rèle sonore sec, Cepemilant l'air pénétrant bien dans toute l'etendue des poumons, Les accès s'annoncent par une pétite toux sèche, uoc difficulté extréme de respirer , un sentiment de compression da thorax. Bientôt Ja face de vient pâle, le pouls petit et irrégulier ; les yeux semblent sortir de leurs orbites ; l'expiration est sifflunte ; les pieds sont froids; le corps se couvre de siwur, Des mouvemens convulsiés accompagnent Forthopnée. J'étouffe , dit le malade ; où. sec les frudires, Cet état est Le même pendant plusieurs heures. Eufin , l'anxiété devient moindre , les symptômes s'apisent peu à peu , et la respiration devicot libre. Parfois re calme est précédé d'une loux saccadée qui amène quelques mucostés Ülantes. ;

En vain on avzit employé les saignées , les révulsifs de la peau , les extraits d'opium , de jusquiante, de belladone. Le 9 août , le mulade commença à faire des fagigations pulmonaires avec k» vapeur d'une décoction de feuilles de belladone Les premières rendirent la respiration un peu plus diflicile ; mais dès le troisième jour, elles la Facilitatent. | | |

Le 13, un acois d'asthme surviut dans La nuit. Comme je l'avais recommandé, le malade Gt promptement une fumigation, Néanmoins , la respiration ne devint libre qu'au bout de trois heures.

Le 48, nouvel accès; Les fumigations sont continuées. Les accès venus dans de mois de septembre ont été de peu de durée, Dans le mois d'octobre, ils ne donvent plus lieu qu'à une légère oppression. |

Depuis Le mous de décembr 1533, époque à laquelle tout traitement a été cessé, il o'est sureeau aucua accès d'asile,

La maladie qui fait le sujet de cette wbservation, est évidemment ce que les anciens nommaient asthme sec ; et on ne saurait la cofondre avec les affections réunies sous le nom d'irritations bronchiques. L'athme sec, en effet, offre deux caractères bien tranchés, la toux sèche et la suffocation revenant par accès violens. M. Rostan pense que cette maladie est due à une lésion du cœur et des gros vaisseaux. Georget l'attribuait.à ue irritation cérébrale réagissant sur les muscles inspirateurs. Laënnec en voyait la cause dans l'emphysème et l'irritabiliténerveuse des poumons. Ling autopsies m'ont démontré qu'elle pouvait sou-

Plusieurs des cattsés que je viens de citér peuvent se trouvé réunies dans l'asthme sec.

Quoi qu'il en soit, les divers traitemens auxquels on a eu recours , semblent indiquer que l'on a eu constamment en vue l’irritation nerveuse; et les succès que l'on a obtenus des narcotiques, des stupéfians, militent en faveur de cette dernière opinion L'inspiration de vapeurs aromatiques, émollientes, balsamiques, a été tour à tour essayée sans succès notable. Il me paraît démontré maintenant que les narcotiques portés par la vapeur aqueuse jusque dans les vésicules pulmonaires , constituent le plus puissant moyen que nous ayons à employer contre l'asthme sec. Sar cinq malades qui en étaient atteints et que j'ai traités par cette médication, quatre ont guéri, et le cinquième , vieillard âgé de 75 ans , avait éprouvé de l'amélioration dans son état , lorsqu'il à succombé à une lésion des voies digestives. Trois malades, c’étaient des femines affectées de toux convulsive , ont également été guéries par l'emploi de ces fumigations. En voici une observation.

Ous. I, -— Mademoiselle C..., rue du Faubourg-Saint-Honoré, n° 45, âgée d'environ 36 aus. d'une constitution robuste, me fait appeler le 17 février (#%4 pour lui donner des sains. Le système sanguin prédomine chez rile et les règles, quoique régulières, sont peu sbondantes, is trois ans, elle est atteinte d'une tour convalsive qui parfois Fempèche de dormir, et lui a déjà occasioné deux hémoptysies. Plusieurs fois le cerveau s'est tellement congestionné qu'une ssignée du bras a dû être promptement pratiquée. Depuis deux mois, cette toux est presque continuelle, Lorsque les quiates en sont violentes, son visage devient rouge pourpre, ses yeux s'injectent et semblent sortir de leurs orbutes, les pulsations du pouls peuvent à peine étre comptées : lout son corps est agité convulsivement ; l'air entre dans les poumons, mais l'expiration est sifllante, [.a inalade est quelquefois vingt minutes dans cet état. La poitrine résonne parfaitement; be côté droit donne sartoul un heuit tel que l'on poutrait éroire à un emphysème du poumon. Aucun räle ne se fait entendre. .

Je lui prescris uve boisson adoucissante et 2 grains d'extrait aqueux d'opium ca quatre pilules pour La ouit.

Le 20 fevrier, l'état de La rualade n'a prs changé. Jusqu'au 10 mars, j'employai ieutilement l'extrait de jusqniame, l'aile prussique médicinal, le muse , ete. Dés lors je ne voulus plus attendre pour porter ane mélication narcotique direclement dans les organes affectés. La malade commença à inspirer la décoction de bellidone, Au bout de quarante-bhuit heures , la Loux était un peu calmée,

Le 20 mers , les accis convulsifs avsient cessé ; 1] ne restait qu'une 1oux sèche, Les fumigations pulmonsires furent faites sors avec de l'eau bonillante , dans laquelle on avait dissous de l'extrait aqueux de bellatone (20 grains pour une cho-

|pine dl'eau,, Depuis le mois d'avril. époque à laquelle Les fumigations ont cessé ,

toux à disparu, et mademoiselle Catbrrine s'est exposée plusieurs fois à de brusques changemens de température sans en être affectée, L'exploration de sa poitrine donne maintenant une respiration moins bruyante, mais la résonnance est loujours aussi forte.

La toux convulsive dont nous venons de lire une observation présente des symptômes analogues à ceux de l'asthme sec. J'ai eru cependant remarquer une difference ; c'est que l'air pénètre dans les poumons de l'asthmatique même pendant la suffocation , tandis qu'il n'arrive qu'à peine dans ceux d'un malade affecté de toux convulsive. La durée des accès est infmiment moindre dans cette dernière affection. l'une et l'autre néanmoins me paraissent dues à une névrose soit idiopathique , soit symptomatique des affections organiques que j'ai énumérées ea parlant de l'asthme.

La dose de feuilles de belladone que je prescris en décoction est la même pour les adultes et les vieillards, Je commence par deux gros dans une livred'eau. Au bout de quatre ou cinq jours on en fait bouil-

vent être due à un dévelopyement anormal des ganglions bronchiques. Dir une demi-once dans une livre de liquide. Le premier et le second

mémoire sur d'insnffisance des valvules de l'aorte, l'autre des recherches utides aur lu séparation des bruts du cœur, Les observations de M. Littré ont fait faire un pas au diagnostic des affections de ect organe, en locelisont l'origine de ses bruils anormuus. Eaba comme progrès dans la connasssance ds malad es nous rappellerons La découverte de l'acarus de La gale par M. Renucei, découverte complétée par les observations de MM, Aliber! , Raspail, Beaude ct Gras,

En thérapeutique médicale nous rappellerons les expériences de M. Barbier d'Amiens sur la codéine, l'emploi de la hréosote dans une foule de maladies ; l'excelleut mémoire de M, Lombard de Genève sur Le troitement du rhumatisme ar-

salaire par l'extrait d'aconit napel; Les nouvelles observations de M, Dxlaraque ue la methode purgative dans le traitement des fièvres typhoides, méthode qui, n'être pas nourille, avait besoin d'être rrhabilitée et surtout mivux réglce,

* a mentiennerois ERCOTE les utiles exprrence: de M, Bonn sue l'efGcacité du

? cr bydraté de fer comme contre-poison de l'acide srsérieux. tri : tuerapeulique chirurgicale a fait au si quelques bonnes acquisitions, Nous elerons en première ligue : le mémoire de M. Roux sur {x restauration du rappe” au moyen de la suture encheviliée : méthode déjà essayée avant l'a. él complétée et régularisée par lui ; le mémoire de M. Breschet lu à l'A per de des sciences sue der! nouHrau MOYEN de guérir de c'raocéle et le varicole ". mémoire de M. Lsfranc sur l'amtyutation du col de l'utérus, Ce travail ss les Qaits à lui servent de base étaient connus depuisfplusieurs années, mais ils et Ar bhés pour la première fuisrelle année par La Gazette mémicase, Nous pere . Ar méme chrurgico l'essai d'excision d'un polype dans l'ntériene de la auriee , Opération aussi hogrcuse que hardie et qui mérite d'être encourugée.

Auprès de ces nouvelles acquisitions de La thérapeutique chirurgicale, nous placerons l'intéressant mémoire de M, Sédiilot sur l'application du dynamomètre à la réduction des luxations, les expériences enrieuses de M. Martinet de la Creuse sr La subaiution des Uissus sains, comme moyen de prévenir la récidive da cancer. Ce moyen n'a pas pour lui la recommandation d'un nom conou , mais il est rationnel et iugéoicux ; 1 repose sur quelques faits biea observés, el mérite conséquent d'être mis en lumière, Il en est de même de la méthode de taxis, proposée | æ M. Amussat pour la rédaction des herntes , à quelque degré qu'elles exisieat, Cette méthode, aidée de celle de M. Ribes, aidée des applications de belladone , doit contribuer à affrauchir notre pauvre humanité d'une opération douloureuse, sanglante et si souvent mortelle, L'ustéotème de M Heine termine dignement cetle série de travaux et de moyens destinés à accroltre les richesses de l'art chirorgical, H est inutile de s'étendre sur le mérite et l'importante vulité de l'invention de M. Heine : c'est une acquisition qui #e recommande d'elle-même , qui atteste un véritable génie chirurgical, et qui sera brentôt entre les mains de tons les opérateurs.

Si dis découvertes et travaux prati nous passons Aux Ouvrages Scicntilques, «vus trouvons d'abord les recherches de MM. Velpcan et Coste sur l'œuf bumaio , ouvrages déjà distingués et récompensés par l'Académie des sciences; le Truite de La fièvre typhoûüle, de MM. Chomel et Genest, monographie qui restera dans la science comme nn tableau sévère et Gdèle des observations moderaes sur l'anatomie pathologique des fèvres graves; le dernier volume dé l'Exanen des doctrines médicales de M, Broussais, Le jugement que nous savon porté de ce livre à l'époque de sa publication a quelque peu scandalisé Les des oucr

ours, je ue fais faire que trois fuwigations de dix minutes chacune, Le nombre en est ensuite graduellement porté jusqu'à cinq ou six par jour , et la durée jusqu'a vingt minutes. Les premières augmentent

uelquefuis la gêne de la respiration , imais cel effet n'est que de courte a Si je signale les avantases, je dois auss! parler des inconvéniens qui en pourvaient résulter. Elles ne conviendraicnt pas à uu sujet menacé d'apoplexie, si on ne dé:emplissait auparavant le syslème sanguin. Les malades que j'ai traités jar les fumigations avaient élé largement

ignés. Les premières romenaient chez eux le sommeil. Hi est important que la tubulure de l'appareil destinée à l'inspiration ne soit pas trop courte, car dans ce ca, la vapeur arriverait trop chaude dans les bronches , ce qu'il faut soigoeusement éviter. Aux feuilles sèches de belladoue j'ai substitué parfois son extrait aqueux que j a fait dissoudre à la dose de quinze ou vingt grains dans une chopine d'eau bouillante, J'ai employé de la même manière l'extrait aqueux d opium. Dans plusieurs cas de pleuro-preumonies aigue, où la toux etait très-fatigante, ce dernier moyen à prociré un soulagement notable. Daus l'asthme et les toux convulsives j'ai essayé la vapeur sèche de l'opium , des extraits de belladone, de jusquiame. Sur uue plaque de tôle trés-chaude je plaçais ces extraits et les recouvrais d'un large entonnoir. Ces fumigations sèches ont irrité la toux et je Les ai suspendues. Le résultat de l'emploi des vapeurs uarcotiques dans les cas que j'ai cités plus Laut , m'a conduit à y avoir recours contre la coqueluche. Je vais citer quelques observations où elles ont eu le plus grand succès.

Ons D. — M. Félix D... toussait dipu's un mois , lorsque je le vis à la Gn de mors dermer. Cet enfant est d'un caractère irritable , d'une faible Coostilution, H a eu plusieurs inflammations de la muquense pulmonaire. Depuis quelques jours, la toux est aigu et sonore, revient par quintes Alors son visage est rouge . ses veux sont larmoyans. Les secousses dé la loux sont rapides et l'enfant cherche à saisir les corps environnans. À la suite de ces quintes , il vomit des mucosités, ses aliens, parfois méme uu peu de song, L'exp oralion de la poitrine Be me donne cependant aucun signe notable, Je prescris {0 grains d'ipécacuanhs.

Le 2 avril, nvéme état. J ;

Du $ su 7, je donne de la belladone en poudre ( quatre prises par jour , d'un demi-grain chacune }. Je ne vois v'us bien léger changement aus la violence des accès , et l'estomac du petit malade ne peut plus supporter la beliadone,

Le 9 avril, il commence à inspirer la vapeur d'une décoction de fruilles de cette plante, Dès Le second jour, nous remarquons une grande amélioration.

Le 12, la dévoction de belladone est plus concentrée.

Le 20 avril, la toux avait complétement cesse.

Ons. IV. — Au mois de mai dernier , M. Limbert, demcuraut rue d'Angoulime, me fait sppeler pour voir son petit garçon. âgé de 5 ans, Cet enfant ext d'une constitution lymphatique. Depuis ua mois, il est atteint d'une coquelurhe violente contre laquelle ont échoué des applications de sangsues , des vésicatoires, La poudre de belladone , ete. Comme dans Le cas précédent, je prescris les fumigations belladonées. Les premnères sembièrent gérer un peu la respiration: mais dés le troisième jour, bee quotes ne furent plus ni aussi vives, ni aussi (réquentes. Ces fumigations furent continuées pendant qu.nze jours; au bout de ce temps , La coqueluche était entièrement dissipée,

Oes. V. — Mademoistile Bauer, âgée de 7 ans, rue da Rociwer, me fut amenée dans le mois de juin dernier. Depuis quinre joars . elle avait la coqueluche ; une inflammation des voies digestives se joignait à cette bronchite nerveuse. Je ve voulus paint insister sur la poudre de hell.done, dont la petite malade avait déjà

ris inntilement quelques doses, Je prescrivis des fumigations avec la vapeur bel.

donée et une application de sangsues à l'anus. Les premières enlevérent l'irritation bronchique ; les symplüares 1oflammateures de l'estomac et des intestins cédérent également, el hit jours après ma première prescriplion , la petite malade était bien portante,

quoique s'aita

d'hygiène de M, Reveillé. Parise , chef-d'œuvre de science, d'esprit el de goût,

ue |

res nous cilerons encore les deux dictionnaires de médecine qui se contivueut avec uue louable activité , eptreprises à la fois scientifiques et industrielles, ct qui méritent sous ce double rapport d'être encouragres , parce qu'elles offrent sans écsse la svience sctuelle co résumé à ceux qui pe peuvent la chercher à toutes ses sources et dans tous ses détails, et parce qu'elles Ja mettent à la portée de toutes les instructions et de toutes les fortunes. Nous voudrions en dire autant des Mémoires de l'Académie de médecine qui. par leur pris élevé et par le peu d'empressement qu'on a mis jusqu'ici à les faire connaitre, semblent être publiés pour la satisfaction particulière des auteurs. Les derniers fascicules de ectte publication renferment néanmoins , ontre les excellens éloges de M. Pari set , un bon choix de mémoires utiles à populariser, Nous termincrons cetle série un peu maigre de citations par le Traité dles piases par armes de guerrede M. Dupuytren, dont nos lecteurs connaissent depuis long-Llemps be contenu , ouvrage rédigé sous les yeux de ce grand chirurgien , et par un livre lrès-peu connu encore , mais qui de sera brancoup, nous voulons parler des fragmens j#yehologiques ser le folie de M. Leuret. Cet ouvrage n'a pas encore té analysé dans la Garerre MéÉbicarr ; mais mous dirons par anbicipation que c'est mu des muilleurs, des plus intéressans et des plus précieux qu'on ait publiés sur la folie.

— PR A nn nn est on + ln 08 D en La coqueluche tent-elle uniquement, comme l'enscigac M. Guersent , à un état inflammatuire de la partie inférieure de la trachée et des bronches ? Ne tient-elle pas plutôt à une irritation du système nerveux pulmonaire ? à la vérité un assez grand nombre d'antopsies n'est pas encore venu confirmer l'opinion émise par MM, Breschet et Auten. rieth sur les altérations nerveuses que l'on rencontre chez les enfans morts pendant la coqueluche ; mais les observations que j'ai citées sont en faveur de celte opinion. La manière prompte et «flicace avec laquelle les narcotiques introduits dans les voies pulinonaires, caliment cette maladie, doivent évidemment nous la faire cunsidérer comme uvre névros®,

J'ai éprouvé des difficultés pour faire inspirer la vapeur

r des en-

fans. Il à fallu de Ja patience pour les y habnuer. Je crois la ehose à peu près impossible chez des enfans au-dessous de quatre ans. Plus âgés

ils s'y soumettront sa 60h La belladone donnée en poudre ne calme pas toujours la coqueluche ; elle n’est pas tonjours supportée par l'estomac. Il est même des cas où elle peut être x 1 tandis que portée dansles voies aériennes la vapeur agit à la fois comme émollies t et come narcotique, C'est une médication qui ne peut jamais être nuisible dans la coqueluche et qu'il est bien facile d'essayer, Pour les enfans je ne fais bouillir d'abord qu'un gros de feuilles sèches de Lelladone dans une livre d'eau ; j'en porte ensuite la dose graduellement jusqu'à trois gros. Je suis d'ailleurs le même mode que pour les adul- Les.

Les observations que j'ai recueillies me portent à conclure :

19 Que les substances portées dans les poumons par la vapenr de l'eau agissent directement sur ces organes ;

2° Que la vapeur chargée de principes narcotiques portée sur la mu. queuse pulmonaire , facilite l'expectoration des mucosités brouchiques , et modifient sa sécrétion ;

3° Que la vapeur narcotique stnpéfiant les faisceaux nerveux dont l'irritation peut exister sans qu'il ÿ ait un afflux notable de fluides. doit par son emploi prolonge dissiper la toux qui résulte de cette irrita- Uon nerveuse ;

4° Que les narcotiques portés par la vapeur dans les bronches sont les meilleurs agens thérapeutiques que nous puissions employer contre l'asthme, la toux convulsive , la toux nerveuse , la coqueluche ;

5° Que parmi ces médicanens la belladone employée comme je l'ai indiqué me parait dans ces cas-là tenir le premier rang.

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