‹ Gazette médicale de ParisChapitre 62 sur 394 · NOTICE MÉDICALE SUR NAPLES · texte numérisé non relu

NOTICE MÉDICALE SUR NAPLES

Mon cher et honorable confrère,

Quand je rons écriris ce que j'avais observé et pensé , comme médecin , dans mon rapide trajet de Paris à Naples, je vous promis de recueillir et de vous commaniquer ce que éxtte ville m'offrirait de curieux et d'important pour nous autres enfans d'Esculape. Je ne sais si les lecteurs de la GazerTE MÉDICALE se souviennent de ma parole. Ma lettre ne git-lle pas déjà dans ce profond oubli qui eagloutit chaque jour le feuilleton de la veille ? Mais n°i . Après six mois de silence, j'exhume ma vicille promesse ; ke scribendi cacoethes à vaiacu la paresse; je veux vous tenir parole , à vous et à ros abonnés . dussiez-vous ne m'en savoir aucun gré, Je crois avoir à dire quelque chose d'intéressant et d'utile pour les médecins qui , comme moi , seront jelés par ke destin au pied du Vésuve, ou qu

jugeront à propos d'y envoyer leurs cliens. Est-ce amour-propre d'auteur, est-ce conscience de la vérité? C'est aux lecteurs que j'aurai cnnuyés on attachés, à décider celle grande question, grande pour moi, chétif écrivain. Entamous un premier chapitre, Commençons parexamioer si nous rencontrons à Naples toutes les conditions hygiéniques propres à justiGer la mode constante qui, chaque hiver, y réunit tont de riches étrangers, Françaus , Roses, Anglais ou autres , désireux de soustraire leur santé aux âpres ioflarnces du Nord , et cherchant à La conserver ou à la raffermir sous an ciel plus clément, À ne considérer que la latitude 40° 54° 40°, la risute Parthénope semble être le plus sûr des asiles pour les poitrines délicates de Paris, de Londres et de Pétershourg. Mais, si l'on ne se borne point à cette simple notion de géographe, et que l'on acquière , ar expérience où autrement , des connaissances topographiques plus approfons, l'illusion se dissipers bientôt, et l'atmosphère napolitaine paraîtra peut-être plus funeste que les brouillands de la Seine et de la Tatisé , aux individus tubvr culeux, qui forment , sans contredit , la grande majorité du cortège envoyé en lialie par ordre de la Faculté, Mais je dois prouver crtte assertion; je dois l'appuyer sur les faits, Jetez donc les yeux , mon cher lecteur, sur un court essai de topographie médicale dont j'ai puisé les matériaux dans la savante conversation de mes confrères napolitaius , dans l'ouvrage du docteur Salvator Rensi sur ce sujet, et dans ma propre expérience, Vous ne poursez m'acruser de prévention contre la capitale des Deux-Siciles , car je n'en déguiserai pas let avantages et les charmes pour quiconque possède une santé parfaite. Enfin, pour n'être pas con. fondu avec ces persounes soulfreteuses qui prennent en aversion Le lieu où leur malaise a redoublé par Le pur et simple cf t de leur ticieuse constitntion, je dois déclarer que, pour Wa part , je n'ai pas ea le moindre rhume à Naples , et'que je

txterne pourra aussi ÿ rester sans danger, surtout si on évite de le re- Res aceoutumée , et la membrane muqueuse cessa de sécréter de la sérosité

mauer Sas Cesse ; mais

; r'une petite pierre 1 is de voine, une puce Inême pe r anguleust, Un Grain

ne, tr trottent , grattent, titillent le grand diaphragme auriculaire, en peu d'instans on verra apparaître des douleurs intolérables, des spasmes et quelquefois même des convulsions. Les exem-

Le suivans tirés de ma pratique, viennent à l'appui de ces généra-

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