‹ Gazette médicale de ParisChapitre 78 sur 394 · COMMISSION DES ASSOCIÉS RÉGNICOLES · texte numérisé non relu

COMMISSION DES ASSOCIÉS RÉGNICOLES

M. Hussox, La commission chargée de présenter une liste de candidats pour L:s places vacantes d'assaciés régnicoles, a décidé en priacipe qu'elle préséntérait en première ligne les médecins qui auraient cavoyé des mémoires à Ficadémie et obtenu des rapports far mile et des conclusions tendant à les faire inscrire sur cette liste, Elle prie donc les membres qui sursieat des rapports de ce genre à faire, de hôler leur travail; à y à dés mémoires qui ont été envoyés, il y a un, deux on trois ans; il ne serait pas juste de priver leurs auteurs des ragports et des conclusions qu'ils attendent.

Plusieurs membres demandent La parole, M, Capuron réchrme an rapport pour M. Lausserre d'Agen; M. Velwau pour M. Cafford de Narbonne,

M. Mésar, M. Degland a adreseé on ouvrage en latin sur Les carex; le réglemot ne s'oppose pas à oc qu'ilsoit fait un rapport verbal sac un ouvrage imprinié en cette langue,

M. Le présinest. M. Degland n'a point fait parvenir son ouvrage au conseil d'administration.

M. Mésar. Comment ! il l'a s lien fait parvenir, que quand on a lu le titre latin , trois où quatre membres da conseil ont demandé ce que cela voulait dire. (Bi.e général et prolongé) (1).

Flasiewrs menbens Semi la porole pour de semblables réclamations. M. Le président arrête la discussion ; tous les membres qui ont des rapports à faire svront pressés de Les Gnir.

31. le président invite également la commission chargée de dresser ane liste de candidats aux places vacantes de rorrespondans étrangers , à hâter son rapport ; elle est nommée depuis bien plus long temps que La commission des associés régaicoles , et celle-ci aurs encore ni avant elle.

A * u RATTORT SUR LES VACCINATIONS "PAUITES fx: FhANCE Ex 1832, = miscossion. — INCIDENT,

M. Ginanoix , rapporteur de la commission de vaccine , donne lecture d'un rapport de cette comonission destiné au ministre. Nous ne pouvons reproduire ici l'analyse de cet important travail, basé en partie sur des chiffres que nous craindrions d'altérer ; il nous à paru besucoup plus intéressant que crux des années dernières sur Le méme sujet , et il résulte des faits recueillis par la commission, que la raccine en 1831 a pris un élau très-remarquable , et a drpassé de beaucoup les résultats de 1881 (2.

La diseussion à peine onverte sur ce rapport, est troublée par un incident grave. Un M. James, ass sur un banc de droite réservé aux membres de l'Académie, prend la parole pour une réclamation personnelle, 1 y a eu, dit-il, des umissions notables dans le rapport, touchant le département de la Seine : mon uont a été oublié,

M. Eurar demande La parole avec force pour une motion d'ordre, M, James m'est oi membre titulaire où membre adjoint L l'Académie ; il n'a donc pas le droit de prendre La parole, et je demande qu'elle lui soit interdite, { Mouve-

M. s'agite sur son banc, et, malgré les injonctions de M, le président , continu à parler et à se débatire avec molence, Quai! on m'insultéra, où rayera on nom , mon nor présenté par l'autorité ,et je ne pourrai parler! Mais on ne ke niera pas, où du moins on be saura ; les joarnaux en seront iusteuits ! J'ai fait des tv considérables; rayer mon nom , c'est me ruiner!

M. Le rnésioenr, M. James , je vous rappelle que vous êtes étranger ici ; vous n'avez et ne pouvez avoir Ja parole, et si vous continues à troubler l'ordre des séances , l'Académie sera forcée de vous en interdire l'entrée.

M. Jaurs. El pourquoi avoir rayé mon nom? Pourquoi.

M. Ésenr se levant. Si vous voulez satoir pourquoi, je vais vous le dire ! {Nombre de voix : Non ! non! Vous n'avez pas dé réponse à foire !)

M. James s'agite de our, au ; vo membre lui fait observer que le rapport est l'ouvrage de La commission tout éotière et non pas sculement du rapporteur. Le brait continue ; le bureau se lève en partie,

M. ce pafsinesr avec force. L'Académie pe doit point tré exposée 3 lever la séance à cause d'uv étranger ; j'invite encore une fois M, James à se taire.

(1) Nous sommes à même de rectifier ce fait important, qui ne tendrait à ri n moins sx mettre le public dans un doute inopporlun sur les connaissances en fait de latin des membres du conseil d'administration de l'Académie, L'ouvrage de M. Deglaad porte pour litre : De caricibus; et pleseurs membres avaient en. tendu : De calicibus. On conçoit qu'il y avait alors une trop grande différence entre le titre et l'objet du livre, et que c'était faire preuve de latin que de ne pas

comprendre,

(2) Nous espérons être à mime d'en donner u ie exacle analise dans un prochaio ouméro.

| DE PARIS. ,. 199 (mm Enfin M. James parait se contenir, et La discuss on peut être reprise. J'ai lu avec un bien vif plaisir et une grande satisfaction l'ouvrage Pod gré es Ever La rs les écoles on mette trop de négligence à de M. Malgaigne; j'y ai trouvé une érudition profonde, L'anatomie M. LE rnËsinenTt réclame contre cetie æssertion, qui est maintenue par M. Vil- chirurgicale J CR trance avec cette supériorité de conception qui es st kneure. rare, qui consiste à saisir les données d'ensemble et à ne pas faire de M. Nacquanr, Les ouvroirs où asiles méritent bien plus que les écoles d'atti-|[l'anatomie descriptive comme ceux qui nous parlent , exemple, du Be CT dcet égard; on y corsie les es on. cg l'âge ha mois pd plus ou moins grand nombre des follicules sébacés de la peau, où qui a cebut ns , et je suis certain oo sinlorme Lrop négligemment #4 = = D'OR . ps — reçus ont où n'ont pas é*é vacticds. Juget alors , di variole se déve- Fa vo gens pr ie ve Do ON it dans ua de ces établi . quels sent ! “psP ‘ ‘Iles : rer ee PR ET Re de ce fre l'exactitude et la clarté avec lesquelles il a décrit les méthodes et les procédés opératoires , et sous ce rapport il aura encore rendu un grand service aux élèves. Son excellent livre que je leur recommande , ainsi

ML. Monrau. Il y a un fait à évlaireir dans le . Les tables de vaccination pour le departrment de la Seine donnent un résultat bien moindre en apparence,

qu'aux praticiens , est dégage de cet esprit de coterie et de mauvaise foi qu'on rencontre si souvent , et qui est si nuisible aux intérêts sacrés

eu égard à La population , que pour les autres départemens. Il ne faut pas crprodant laisser croire qu'à Paris. au centre administratif et scientifique de La France, de l'humanité, Nam agitur de pelle humand. (Baglivi.) Lisraanc.

La vaccine suit négligée, C'est qu'il y a dans Paris 4 à 500 médecins qui vaccinent chaque année chacun de 39 à 4Ù où SU sujets, et qui n'envoitat jamais leurs listes à l'autorité; je pou rais me citer comme exemple. Cetie rectification esi, je crois, mécessaire. (Appuyé.) Je voudrais aussi , en suivant l'idée de M. Nacquart , que l'autorité fit vacciner , dans tous les ouvroirs on salles d'asiles, les enfans qui n'auraient pas de cicatrices vaccinales par un vaccinateur qui serait désigoé par F'Ac.démie,

M. Le pnésinenr. Ces asiles ne dépendent pas de l'autorité administrative , mais du conwil des bospices, ML. Orkls y pourra beaucoup pour faire . dopter celle mesure.

M. Durcr a remarqué que dans la Gironde le préfet décernait des médailles aux vaccinaleurs ; de semblables récompenses ne devraient être données que par r ie où en son nom por le ministre ; les préfets ont des récompenses d'une antre nature à leur disposition.

M. Le marronteun. Nousne pouvons cependant pas blimer un préfet qui essie de tous Les moyens pour favoriser la raccine, , M. Bovsquer. M. Girard a fait en 1848 des expériences srec le virus varioleux imocule aux vaches: j'aurais désiré les voir dans le rapport auquel elles donneraient on grarul intérét,

M. Emery appaue la proposition. M. Husson fait observer que ces expériences datent de 4833 et appartiennent au rapport de l'an prochain, qu'il ne faut pas dépouiller de son interét par avance. M. Girardin ajoute que cesespériences ne sont e encore comylites et se continneut maintenant même. La proposition de

. Bousquet n'a pas de suite.

Le rapport et ses conclusions sont ensuite mis aux voix et adoptés.

Béance levée à 5 heures.

TRAITÉ D'ANATOMIE TOPOCRAPHIQUE OU ANATOMIE DES RÉGIONS DU CORPS HUMAIN, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie et la médecine opératoire; par Ph.-F, BLannix. — Deuxième édition. (4)

La première édition de ce livre, rapidement épuisée, nous dispense de nous étendre longuement sur la manière dont l'auteur l’a conçu et exécuté. On sait que M. Blandin laissant aux traités d'anatomie ordinaire les descriptions spéciales des os, des muscles, des artères, considère chaqne région en masse comme si elle ne formait qu'un seul organc, la décompose ensuite en ses divers élémens, s'étend davantage sur les rapports, touche un mot des variétés, du développement et des usages, et consacre enfin un article fort étendu aux déductions pathologiques et opératoires. Cette marche est propre à tout embrasser ; et tous les faits importans par leurs applications peuvent aisément y prendre place. Quant à l'exécution, M. Blandin a fait ses preuves en analomie ; et tout ce qu'il décrit de wisu nous à paru parfaitement exact, Aussi si nous avions quelques critiques à adresser à l'auteur, elles ne tomberaient que sur l'omission de quelques détails.

Mais le livre de \. Rlandin, malgré les nombreuses additions dont cette seconde édition est enrichie , n'échappe point à ee reproche général que nous sommes si souvent obligés de faire aux auteurs de notre siècle. On sent en le lisant qu'il n'a manqué ni de talent ni de verve; en plusieurs points il a avancé la science par ses propres recherches ; mais dans beaucoup d'autres on regrette que les faits ui aient manqué. Or, nous ne parlons pas ici de ceux qu'il aurait pu recueillir dans les onvrages anciens, et cependant il ne faut pas croire que l'anatrmie date d'hier , pas plus que les autres sciences médicales; nous parlons des faits RQ Ar qui se présentent en foule dans les thèses, dans les journaux, dans les mémoires académiques. L'indifférence sur les tra. vaux de certains auteurs de notre époque est ponssée si loin, que plu-

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

MANUEL DE MÉDECINE OPÉRATOIRE, FONDÉE SUR L'ANATOMIE NORMALE ET L'ANATOMIE PATHOLOGIQUE , par M. Mar- GaenE (1).

On avait dit et l’on avait écrit dans beaucoup de livres , d'ailleurs estimés , qu'il fallait naître opérateur ; et qu'il n'était même permis d'exercer la médecine opératoire qu'aux hommes attachés aux grands hôpitaux. De ce principe était né un véritable monvpole chirurgical nuisible à beaucoup de praticiens, vuisible surtout aux malheureux malades ; qui trop souvent ne pouvaient pas venir au loin réclamer des secours et faire des sacrifices que ne comportent pas leur fortune. Sur|!sieurs points d'anatomie re qui sont cependant devenus populaires quelles bases ce principé reposait-il? D'abord on avait entièrement|'ont été negligés et comme dédaignés. Par exemple, dans sa préface, négligé l'anatômie chirurgicale, puis on l'avait mal fuite; les ouvrages||l'auteur cite assez grand nombre de chirurgiens qui lui ont fourni des d'upérations chirurgicales brillaieot par leur érudition et par les con-|Imatériaux; nous avons été surpris de n’y trouver ni le nom de M. Lis- Datssances pathologiques qu'ils renfermaient ; mais le manuel opératoire ||franc, ni le nom de M. Amussat. était exposé avec une négligence sans exemple peut-être, ou très-rare|| Ainsi, lorsqu'il s'agit de la ligature de l'artère sous-clavière au-dessus dans les sciences exactes, qui offraient cependant de beaux modèles à]lde la clavicule, nous cherchons en vain une simple mention de ce point suivre. D'autres reproches, quoique un peu moins graves , pouvaient||de ralliement précieux indiqué par M. Lisfranc, le tubercule de la aussi être adressés aux professeurs de cette branche importante de l’art|Ipremière côte. Ainsi, dans la description de l'urètre, l'auteur se croit de guérir; de telle sorte, et j'en appelle à ceux qui ont étudié autrefois, |lobligé de démontrer que l'urètre est courbe , comme si jamais personne qu'on ne devenait opérateur qu'après avoir coupé des milliers de cada-|[avait soutenu qu'il füt droit. Nuus pourrions augmenter le nombre de vres et passé une partie de sa vie dans les amphithéâtres, Grâces aux|lces citations. Sans aucun doute, MM. Lisfranc, Amussat et autres progrès de l'esprit humain , honneur soit rendu à l’école de Paris , l'a-|| perdent beaucoup à ce que leurs travaux ne soient ee signalés à leur natomie chirurgicale brille d'un vif éclat ; les méthodes et les procédés/|rarg dans un livre qu'un merite d'un autre genre fera consulter à la opératoires sont décrits avec une netteté et une précision qui semblent||fuis par les élèves et par les praticiens; mais nous craignons que l'oune rien laisser à désirer. Six mois suffisent pour qu'on siche exécuter, ||vrage en lui-même n°y perde bien davantage. même avec beauconp d'adresse, les opérations les plus difficiles, et déja|| Pour dire ici toute notre pensée , si l'anatomie chirurgicale , qui a eù France , comme à l'étranger, les opérateurs fard sont nombreux, |!rendn à l'art des services que nous ne voulons pas méconraitre, et dont Nous espérons que hientôt on ne pourra plus les compter. Qu'on mel!M. Blandin.réclame une juste part, si l'anatomie appliquée à la chirur-

pardonne ces réflexions : 5l est important de convaincre les jeunes mé-{|gie n'a cependant pas tenu toutes ses promesses ; el semble demeurer Slatioonaire, cela tient pour beaucoup à cet isolement de ceux qui Je

decins ; qu'ils s'en rapportent à un d'expérience que me fournit 5 1 ppo peu Le q ' ; frs . ‘ e: cultivent , qui fait qu'aucun ouvrage ancien ou récent n'est au couran:

sur la question qui nous occupe , l'honneur de les avoir dirigés peodant plus de quinze ans, de ses progres, et que tous , même au momeut où ils se publient , sem-

(4}Un vol. grand in-12 de 800 pages chez Germer-Buaillière, lhbraire, rue de ris

1} Un vol, B* de pr's de 700 s, avec un aïles de 20 planches. — Cher l'Écele-de Médecine, n. 13 bis, — Pris :6 fr. [ be TE

Germer-Baillière aire , rue de l'Ecole-de-AMédrcine , n. 43 bis.

bient de plusieurs angées on arriére. 11 semble téméraire de le dire , et

nt peut-être serait-il aisé de démontrer que lu majeure partie des faits anatomiques qui ont déjà reçu leur application, est demenree en dehors de tous nos traités généraux d'anatomie, Le jour où l'émde de cette science nouvelle sera achevée, et ses résultats rassemblés et mis en regard, il y aura une grande face de la chirurgie qui sera changée ; car) après la partie de l'art qu'on pourrait appeler médicale, et qui n'a) besoin ni dés mains ni des instrumens , presque toute la chirurgie se résout en apphcations anatomiques.

Quelle que soit la valeur qu'on attache aux observations précédentes, qui à notre ue pourraient passer pour des exigences, il est juste de reconnaître que la seconde édition de M. Blandin est bien supérieure à! la première, Le plan général à été maintenu; mais de nombreuses mo. difications ont été faites dans les détails. Déjà M. Blandin à réparé des omissions importantes ; et si nous ayons insisté sur ce qui peut encore manquer à son ouvrage, c'est que nous avons le désir et l'espoir que ces considérations porteront leur fruit à une autre édition.

Huit planches dessinées par M. Chazal, ont été ajoutées à l'ancien atlas, et il en est quelques-unes me nous sommes heareux d'appliquer sans restriction nos éloges, Telle est celle qui représente le ca valoasal mis à nu par une coupe habile, et vu par sa face antérieure et sa face postérieure. Cette planche en apprend plus sur l'épération de la fistule lacrymale que les plus longues deseriplions; c’est ainsi , à! votre avis, qu'on devrait figurer l'anateraie chirurgicale. La seconde est moins heureuse; elle montre les regions glosso-sus-hycidienne et} tonsillaire vues de côté au moyen de l'a Lion e la branche gaurhe de l'os maxillaire. Une autre, portant le n° 7, présente une coupe perpet-! diculaire suivant le trajet du pli de laine, et montre d'une manière | complete et parfaitement distincte les rapports des canaux inguinal et crural et Les rapports des vaisseaux et des nerfs daus les hernies. C’est uoe des meilleures de l'atlas, Toutefois, nous devous sjonter que l'idée wenière de cette coupe parait appartenir à M. Amussat, qui en a fait Fe sujet d’une communication , en 1826, à l'Académie royale de médecine. La planche XT, montrant l'urètée de l’homme ouvert dans toute sa longueur par une 260 médiane du périnée ; la planche XI, représentant l'uretre de la femme et le vagin vus à l'aide d'une coupe analogue , sont également excellentes. Enfin | on doit encore à M, Chazal une vue des lambeaux de l'extirpation du bras par la meéthode de Desault, et des lambeaux de l'extirpation de la cuisse par le procédé de Delpech ; en fit de procédés et de planches utiles à les reorésenter , nous préférons la méthode ovalaire et les planches de M. Scoutictten. Nous en dirons autant à propos de la deraière planche, qui montre les résultats des atiputations tarsienne et tarso-métatarsienne ; il fallait emprunter à M, Lisfrane son squelette du pied et ses ligues destinées à diriger le coutean. Nous n'avons rien à dire , d'ailleurs , de l'exécution ; le crayon de M. Chazal soutient fort bien la copeurrence avec celui de M. Jacob.

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RÉORGANISATION MÉDICALE

SUVTE DE LA DISCUSSION DU RAFPORT DE L'ACADÈMIE ROYALE DE MÉDECINE

Séance pu 15 mans 1854.— Présidence de M. Bocrar. |

Aprés l'adoption du procès-verbal, M. Lodibert demande la parole pour proposer an anticle additionnel ainsi conçu : | |

« Pourça être reça pharmacien tout élève âgé de 24 ans révolus , qui fera ls preuve légale de trois aus d'études dons les écoles et de deux ans de stage dans Les ofianes.» | VE ]

Je ne fais, ajoute l'orateur, que reproduire une disposition analngue de la loi de germinal au XI; mais mon principal motif est que , les étades étant sans contredit plus fortes et plus problables dans les écoles que dans les ofbeines , il est !! joste de leur donner une valeur légole plus considérable. : le

M. ue raésinesr. L'Académie a voté dans sa dormière séance unc disposition toute contraire ; elle ne peut révenir sur son vote. .

M, Lovisent, Contraire , nou; différente si vous voulez, car mon article ne Li détéait pat; il ne fit que la compléter. Je mes rapgorte à M. le rapportenr luiinÊme.

M: Dose. Je-ne vois pas os que gagnerait la science à établir de telles escep- Lions ; loi de Là, on sait comuen il est facile de prendre dés inscriptions dans. une école , sans pour cela suivre ancun cours ; 1] arriverait donc LH pour ériter | dens aus de stage , la plupset des cièves préférrraient preuilré dés re rome | duradt die année dé plus, ét tonté cetié paitie des étades serait dass la phüpurt | des cas illusire, S'il à lieu pour quelques élèves avances à faire vnc exception , ! 11 faut laisaur ce droit à da disposition de l'école et du muinistre, de l'instruction! publique; 11 est mwtle de l'écrire dans. la doi. h

A. Lomarersoutient sôn article, Déax ins suffisent de résté poor Être ns cou-,

rant de la pratique des officines , apurès à l'instraction v eat estrémenrent barnée. Je me souviens, dit-il, d'avoir été dans une pharmacie où il me m'était pas permis de lire même Chiaptal qui paraissait alors, attendu , dicait le patron, qu'on aurait l'air de ne pas être occupé. (On rit.) Mme s'agit donc que de trouver le moyen de constater les études scolaires réelles,

M. RonmiQuer. C'est précisément ce moyen qui oous manque. Les appels sont impossibles où illussires daus eue école nombreuse , et bous me seurions mimi noûs assurer de La prisence réelle des élèves, IL y à ane autre raisbe dintérét qu. blie q« milite contre l'article , £'est qu'on n'aurait plus dans les pharmacres que des élèves dar pour qu'on se réposit sur eux, € au pharmacien ne pourrat jamais subsenier de son oflicine,

M. Lodibert insste; M. Pelletier et M, Double répondent : M. Lodibert de mande la parole pour lu quatrième fois. ( Aux voix ! } La parole lui est refusée, L'Acadéaue eossultée rejette son articke adlitionnel.

M. Loninenr, Au moins ma motion restera comme document au protésverbal. (On rit.)

M.ux pnésiménr, Vous n'avez pas La parole.

M. Lontetar, Je la demande pour un secuad article additionnel. { Nouvrags rires.)

aprés an léng débat entre M. Lodibert qui dosiste et M. le président qi hi refuse la parole , l'Académie est enfio consultée , et décide que M, Lodibert sera entendn.

M, Lonmenr, Vous mé voulez pas que votre loi ait en effet rétroactif; c'est dans ce bat aussi que je propose l'article suivant :

« Les élèves artuellement existans dns Les écoles spéciales et dans les ofäcinés, ét ceux qui commenceront leurs études durant l'année qui suivra la promo gslion de la présente loi, pourront, à Leur choix, se faire recevoir dans Les condi- Lions voulnes par La loi de germinal sn XL »

M. Douce, Combe nous me votons pas ti ne loi déGnitire , mais seolement un projet, Ce n'est pas La peine de mous occuper de cet article, Quand elle sers ges mm le guuversement réslera par vrdonmance , cotnme 11 a fait pour les is analogues , toutes Îles dispositions aécesaires pour empécher l'effet rétro actif.

M. Lontreat se déclare satisfait sur €c point . et demunde ln parobe pour ua troisième article additionnel. (Rires et murroures.\ il y a , dit-il, peu de docteurs sciences et de docteurs en médecine qui 6 fassent recevoir pharmaciens, mais enGa il y eme, et il est juste de leur compter pour quelque chose les études qu'ils ont déjà faites et qui sont d'une réelle utilité pour la pharmecse, En faisant à beur égard une chose équitable , on évitera en même temps en scandale qui se rencmvelle toujours dans ces occasions ; c'est que, pour prouver le temps dé stage exi- £é, pérmeltez-moi de le dire, is ont recours à la fraude. Je projuse donc que les docteurs en médecine-on ês-sciences qui voudraient se faire recevoir pharmaciéns, ne soient tenus qu'à deux anuécs de stoge dans une officine.

M, Docuce répond que ce sont des exceptions qu'il faut laisser apprécier à l’école et sa ministre

On passe à la discusion du titre EV.

Tirage IV.— Surveillance des officines.

# As La anrveillance et la visite des offrines sont confiées exclnsirement aux cousils médicaux de département , Trois members au moins de ces couscils s ront exigibles pour des visites ; il y aura toujours au mo ns an pharsnatien, »

M. Persrrien. C'est trop peu d'un pharmacien pour ces viütes, attendu que c'est surtout sur les pharmaciens que repos louté La bésogne; il devrait y: avoir an moins drux,

M. Avecos Les couseils n'ayant que trois pharmaciens, 1 u'est pas possible de dire qu'il en enverra su moins deux à chaque visite: di suffit que l'article petelle d'y en envoner jus d'os #i on Île jnge uécessairé,

Le paragraphe 1% est adopté,

a 2" Ces visites, qui pourront d'ailleurs tre rendues plus fréquentes sub nne délibération expresse du come réuni en assemblée générale ,; aurout lieu deux fots par an au moins, Dans tous les cas elles devront être faites inopinement set à des époques différentes de l'année, »

M. Bosiouer. Si on maltiglie ainsi les visites, je demande au moins 10 il n'y en ait qu'une seule de rétribuée,

M, Anrzos demande qu'on retranche le mot imopireineme, U est impossible que ces vintés s6:ent inopinées, En effet, pour que les visiteurs, passét-mroi ce anot , trouvent ue olbeier public qui les lasse reconnaitre cn Leue qualité , il faut toujours que l'admivistiation supérieure prévienne à l'arance les maires ou adjoints du jour fixe où les visites auront lieu.

1. Dovece. Ceri importe peu: cc qui importe, C'est que ces visites soient inopinées pour les pharmaciens, ei qu'elles ne se fassvut plas désormuisà des époques lises,

M, Antsom. Elics ne s’y font pas anjourd'hoi,

M. Romçurr. En réalité elles n'ont pas besoin d'être inopinées, car elles n'ont guère besoin de prodaire qu'on effet moral. Les pharmaciens eux-mêmes désirent ce visites, parce que c’est pour cux une occasion de revoir toute lrar ofbcine set l'en faire l'inventaire annuel, Si, au ben de cet effet moral , on cherchait à trous ver Le pharmacien en défaut , ce sérait une mesure intolérable, car je pose en fait qu'ilny à pas une pharmacie dans Paris qu'on ne puisse -toujours# trouver va péu. I'faut seulement que les visites soient isopinéés quand il r aûra liew dé touptomer qu'une phärmacie est ba ituellement mal tenue,

M. Dousre propose de mattre à la place du mot énopdrément ceux-ci époques ivdétermintes.

MBomxer, C'est besncoup trop auss que de vouloir les renouveler au moins deux fois par an. Nous n'en faisons qu'une par an à Paris: et quoiqu'i soit at d'abréger le chenuo avèc Les voitures, c'est déja un travail immense, Qu Sra-cu danses départemens , & le conseil médical réuni au chef-Hen.choit deux fois par an , parcourir toutes le$-communes , proehes où éloignées , où IL aura une ofbeine ? Je propose de mellre # où au moins tune fois pur an. w

M. Doûble adhère à'eet amendement, Le paragraphe avec les deux améndetris acceptés par Li rommssion est mis aux toix et adopté

fl

= 3° La vérification du-stage des élères en pharmacie sera aussi un des objets de ces visites.» Adopté.

« 4° Dans l'exanven des médiramens de tous les ordres, les membres de la visite noterout pm rgge er l'état des médicamens palentés, » Adopté.

e 5° Procès verbal de La visite sera rédigé immédiatement , dans la pharmacie même, avec les observations et les remarques nécessaires. Il sera dressé copie double de ce verbal ; ces deux copies, signées par les rois membres chargés de la visite , seront aussitôt envoyées, l'une à la préfecture , l'autre au conseil médical du département.» |

M. Cavesrox. Je crois que quand on fora plusieurs visites le mime jour, il suf- Gra d'un seal procès-verbal pour toutes ; car daus ces proces-verbaux , c'est le préambule qui coûte Le plus de temps , et le même peut servir pour loutes les visites.

M. Doune, La rédaction de la commission n'empêche pas de faire ainsi,

M. Romwer. L'objection tombe devant un [ait bien simple , c'est qu'on s de ces présmbules imprimés. ‘

Le paragraphe est adopté.

a @* Dans ces v.sites , les membres chargés de les faire devront toujours ire assistés d'un commisssire de police, et du maire ou de l'adjoint dans Les villes où il n'existe point de commissaire de police.»

M. Lootmesr voudrait que partout le maire ou on adjoiet füt chargé de celte missinn, Ceci est en effet du ressort de l'administration | et ne Concerne en riva

La À

. Dovare. Nous avons pris cetle disposition à la lo actuelle ; c'est donc ce quise fait aujourd'hui ; et dans les grandes villes, à Paris, par excmple , vous m'obtiendrez jamais qu'un maire ou un adjoint vous suive dans toutes les pharmaces de son srrondissnient.

Le c paragraphe Gest adopté.

a 7° Les pharmaciens ayant olMicine légalement ouverte , seront teaus d'avoir tous les médicamens Lant simples que composés imserils au codex oflicinal, Les nharmaciens pourront avoir aussi les divers médicsnsens publiés dans les autres formulaires, seit palionaux , soil étrangers ; et quant aux remèdes étrangers 200 publiés dans Les formulaires, ceux-là rentreront dans la série des médicamens patentables, et ils en subiront toutes les conditions. » Adopté.

a 8° Tout pharmacien ayant ofôcine Kgalement établie , devra avoir son nom joscrit svr son enseigne, sur son étiquette et sur sa patente ; il ne pourra y avoir de pharmaciens avoués que ceux qui réwniront ces trois conditions. »

M. Looisrat uce autre rédaction ca ée sens : r Tout pharmacien ne pourra inserire sur son étiquette d'autre nom que celui qui est inscrit sur son diplie et sur sa patente, sous peine d'une amende de, etc. » Pardonnez-moi , ajoute L'orateur , si une sorte d'amour-propre de pharmacien se révolte en moi à rette expression : sur son enseisne. Enseigne est bon pour une auberge. {On rit.) Mettez, si vous voulez, sur son mors :

M. Douaue, combat La nouville rédaction ; il relit celle de la commission , et mantre qu'elle est suffisante. Quant au mot d'enseigne , on prut metre à La plsce : éxtérieurement sur ao ay qes (C'est cela; très bien!)

M. Loninent. Qu'on défende à nn pharmacien d'inscrire un autre nom que le sen sur son offirine, je le conçais et je l'a avé à ge né Vois pas pourquoi on veut lai ie l'obligation d'y mettre le sien, 11 est des pharmsciens repommés qui n'ont jamais ainsi aMiché leur nor. (Bruits cn sens divers.) J'en aicannu à Lyon; je pourrais citer auwi MM Corréard , Deschamps , et d'autres. Je de-

que cela reste facobtatif,

M. Dovsue. Nous avous voulu, par cetie dispoution , mettre un lerme au Sr des dog

. Buse appaie jet jeusse inscrire Eu loficies que le nom seul du pharmacien qui la tient.

M. Cavesrot s'y oppose ; un jeune en ne pourrait donc laisser msrit avec le sien le non de san prédécesseur ?

M. Peierien. On peut ajoater par amendement que le nom du pridécesseur

perra être conservé. | M. Dousue soutient l'article de la commission, sauf le changement de mot

M. Losne, Au moins faut-il que la rédaction suit en français : or, celle qu'on pe l'est pas. On ne saurait inscrire un nom sur wne officine; c'est tout au plus sur la devanture de l'officine.

M. Douare. Sur son tableau , si vous le voulez.

La rédaction de cette phrase de l'article est renvoyée à la commission, L'article sans autre ame estensuite mis aux voix el adopté,

a {40° Nulle association entre wn pharmarico reçu et d'autres personnes ne pourra avoir ral penn que par voic de co wmandite de la part de ces dermères, x — Adopté,

a 41° La loi déclare incompatible le commerce de la droguerie en gros, et le commerce des composés remis en détail; nul ne donc tenir simaltanément ct magasin de drognerie poor mégoce, et ine légalement oùverte »

M. Bomwer. Je conçois qu'un droguiste qui n'est pas reçu pharmacien, ne puisse faire de la pharmacte; mais je ne comprends pasqu'un pharmacien ne puise faire de La droguerie , qui n'est à À parler que la pharmacie en gros.

M. Doveus. La pensée de la commission a été d'empêcher loat comul de cette nature et lesimmenses abus qui en procèdent. Cela n'espéehera pas les pharma. “iens de pouvoir vendre en gros ce qu'ils vendent au détail; mais seulement il leur sera défendu d'aroir un in en gros à côté de leur oflicine.

M. Lonnx, Une simple question: me sera-1-il permis à moi, je swppose, pharmarien de prorince, d'écrire à MM. Pelletier et Caventou, pharmeciens, de m'envoyer du sulfate de quinine en gros ?

M: Douare. Certainement !

M. Romxer. Je voudrais comme vous faire ceseer l':bus ; mais je me crois pas

vous y réussissics, I faudrait pour cela définir la droguerie, et la séparer net. tement de La phefmace sinon, comment convaincrez-vous un pharmacien qu'il est droguiste? L'article est donc inexécutable.

M. Dourtr. Nous arons senti celte diffeullé et déjà nous arons emayé 2 parer par la rédaction de l'article, On peut ajouter enco-e qu'il sera fait ua tabless

conviendrait-il de savoir quels ils sont ; je au moins m'en citer ua; car l'histoire préparée par le mème élève ne me parait pas, à vrai dire, dans celte discussion.

de la commission , et d-mande mème qu'on ne

des subslances dont la vente sera j i mehr permise aux droguisies et défendue en gros aus.

droguistes de faire de la pharmacie; mais je ne vois pas de motif, et j à : . Se 4 rw d es phariiens faire L'roquen. han . Dovuaue. [e rmacice, dès qu'il camwule " V bus est le même que s'il à l'était pas. Si ru M. Romçuer. Pas du tout ; car le pharmacien est sujet à la. visite rigoureuse des couseils médicaux ; et sinous ne irouvous ses mé lcimes bien préparés nous les saisissons ; Ce que nous ve pouvons pas faire chez un simple droguiste, : M. Peiverien. d'appuie le projet de la commission, isément parce qu'il me paraît en résulter ceci : qu'il ÿ aura à l'avenir deux classes nettement de pharmaciens , les uns en gros , les aulres en détail. Les premiers feront la droguerie et ne seront point obligés par cette loi qui lie les autres , à ne vendre de ré, dicamens que sur l'ordonnance d'un médecin. Quand cette i are ; vous ne verrez plus ce que l'on voit journellement dans La rue de Lomrds , un élève, après avoir pesé une livre d'arsenic pour un leinturier, faire une potion pour un malade, sans | pent même le temps de se laver les mains. ne era j'ai commenc À pe ds mg en ge ; j'ai sui la nécessité ON magasin mon ofbcipe di]; biquet a fait a même chose. si malus . Manc. C'est aussi mon avis; et la commission à voula { veadit pas dans le même local les médicamens au poids ardiaee 08 an pd: mn

dicinal,

M, Loxve. Jusqu'à présent où a beaucoup parlé des abus de ce cumul; encore mande pour m'éclairer qu'on veuille une livre d'arsenie ét à he potion

voir beaucoup peser

M. Marc. 11 y a des abus énormes, et j'en ai vu. { M. Lomos. citez-les done. } D'ailleurs, s'il n'y en à pas, il sufBt qu'il puisse y eu avoir. M. Cavexrou. On peut adopter d'autant plus facilement l'article de ls com

mission , que cela ne touche en rien La masse des pharmaciens , et n'intéresse qu'un

tit aombre de pharmacieus-droguistes.

M, Romxer, C'est moi qu ai élevé la première objection ; mais je l'ahandonne

si M, le rapporteur s'en, à réaliser le tableau dont il a parlé , et qui distins pa apr anis + ” Te

cie de la droguerie.

M. Derosse. C'est impossible : vous ne pourrez jamais distipguer parfaite- . ne du ere LAS Reis es :

. Cavsæron, Au moins i 1 être bien en et pharmacien OUETA vendre en gros et en détail les médicamens compost. ;

M. Casrre. La différence est aisée à faire, Un droguiste n'est qu'un marchand; le pharmacien est aussi uo savant. 1l est donc aaturel qu'on intérdise au premier l'exercice d'une profession pour laqueclle :l n'a pas les connaissances nécessaires; et june complétement l'article. ( Aux voix F

A clèture est prononcée. L'artire est ensuite adopté, sauf l'addition proposée par M. le rapporteur, e sera rédgée par la commission.

n 12° Les magasins drogueræ seront passibles de la visite légale par les conseils médicaux de département, aux mêmes conditions et de la méme manière que les officines des pharmeciens. »

M. Mamcaucr, Mais avec une visite semblable vous assimilez complétement le droguiste au pharmacien!

M. Dove. Pour montrer combien cette visile est nécessaire, je pourrais rappeler ua projet de loi soumis dans les temps au couseil-d'état , «4 couservé depuis dans ses cartons , dans lequel on proposait de visiter les drogues daas les puris de wer, avant de les livrer au commerce. Une telle mesure ne convicet pas à aotre é , ei la nètre y su avantageusement.

M. Massseuer, Pourquoi ue visitez-vous pas les épiciers? (Lis Le sont !}.

M. Nacquant, Je demande à présent pourquai on les visite

M. Pescenien. On les visite 200 - t parce qu'ils tiennent cérlaines sub stances médicamenteuses , mais encore pour juger de la salubrité des substances alimentaires qu'ils vendent. Ainsi tout récemment , suite de visites de ce geure, on a fut jeter des furincs allérées , du vinaigre theiqué avec l'acide solfurique, ele.

Le paragraphe 12 est adopté.

« 4$° À l'avenir nul ne pourra pp arc . distribuer ni rendre des médicamens, s'il n'est pharmacien » SU n'a offivine légalement ouverte , et s'il n'esk jnserit à ce titre ser Les Lotes dressées par le conseil médical du département , le tout conformément sux lois de l'état qui régissent la matière, » Adopté,

æ 44° Les droguistes, Les épiciers, Les herboristes, les parlumweurs et conbseur: se pourron, sous aucun préleste, empiéter sur les attributions légales de la pharmacie. Des tableaux détaillés fixeront les substances, soit simples, soit composes, qu appartiennent exclusivement au commerce de la pharmacie , et cxlles qui seront licites aux autres commerces,»

M Le Prémognr, C'est-à-dire qu'on drestera des tableaux des substances permises à ces professions , mais von pas de celles qui sont permises à Là pharmacie.

M. Socermas regarde la seconde plirase comme peu utile à côté de la première, et pouvant être supprimée sans inconvénient,

M. AurLox, Il est nécessaire de dire quelles sabstances seront ou ne seront pas

mises, Déjà l'Académie a été consultée par le ministre pour des débats élevés à Lyon, qui se rattachaient à cette question ; vous avez fil alors des listes délaillées: est un précedent; el comme je les crois fort utiles, j'appuie l'article de la commission,

M. Durcr. Mois en permettant à ces professions de lenir des substar ces méd:camenteuses , il faut qu'elles soieol aussi soumises à la visite. (Plusieurs vois : Elles le sont. }

M. Bomser. Le codex est la loi qui règle tout ce que le pharmacien doit ten r; je demande donc que ces listes soient Himitées aux subslauces indiquées dons le codex que ces diverses professions pourront tenir,

M. Douner. Le codex dit bien tout ce que le pharmacien doit tenir, mais non tout ce qu'il peut avoir; et en dehors de ceux du codex vous avez deux grandi.s

didés de medicomens , 1° les médicamens patentés , 2

(On rit.)

M. Romaer, Î peut y sroir d'autres fense soit nécessaire; je propose done cœux-ei : rl arret professions analugu

er.

M. Double adopte cet amendement, Le paragraphe ainsi amendé est mis aux

vois et alopté.

« 45" La fabrication , la préparation en grand des substances médicamentenses de tout genre ne pourront être faîtes que par des pharmaciens 4 PEER reçus à le fabrication. w

briquer Les acides et les sels employés dans les arts ? (M. Docece. Non; ce n'est pas l'intention de la

d'est seulement eu leur nom que pourra être délivrée la E iente M. Lonmear. Fauwkra-t-il tre pharmacien reçu pour {a

commission. } L'article est adopté,

Les paragraphes 16 et 17 avant une connexion étroite , sont mis ensemble en

discussion ; ils sont sinsi conçus :

a“ 46, Les pharmacies des hôpitaux , bospices , bureaux de secours, de bienfaisance ct autres établissemens publics , ne pourront être régies que par des

pharmariens légalement reçus.»

« 47° Dans ces pharmacies spéciales , bien distinctes des officines Kgalement établies, toute vente de médiramens demeure sévèrement interdite, Dans tous ces établ ssemens tolérés, la distribution des médicamens aux indigens ne pourra être faite qu'en vertu d'ordonnances signées par des médecins , et pour le service seul

de l'étoblisement. »

M. Romxrr vent qu'on dise : et autres élablissemens publics ou particuliers;

ar une maison de santé peut avoie une pharmacie,

M. Aoëzox ne comprend pas ce que veulent dire ces mots : pour le service

seul de l'établissement.

M, Dovase. Pour Le but dans lequel ils sont institués , pour les indigeus et non

pour d'atitres.

AL Romser, est de ces établissemens qui reçoivent les indigeas et leur doneut des soins ; d'autres qui donnent simplement des ennsultations et des médicamens à des malades du dehors, Cela se faisait ainsi à Lion , par exemple ; mais

à cé de !a sœur qui faisait la distribution prétendue gratuite , se trouvait un tronc où ceux qui poavaient payer mettarcat leur 4 et ce qui n'était qu'une aumêne dans le principe, est devenu un commerce de pharmacie immense, Voilà donc toute notre pensée : nous ne voalons pas qu'on d'livre des médicamens à l'extérieur. (Plusseurs voix, et M. Double lui mème : oh! 051}

M. Romguer, Qu'on en délivre xux malades internes, ou seulement à ceux du dehors qui sont inscrits sur la liste des imdigens du quartier,

M. Le pnisiogar. Faites attention qu'il faut, pour les délivrer, une ordonnance de médecin.

MH, Cuoguer déclare qu'il a été membre d’un burran de charité, et qu'il peut témoigece da grand bien que faisaient les sœurs par ces distributions,

M. Aoëzos, Les deux paragraphes que nous discutons vous dongent trois garanlies : 4° que ces établissemens seront régis par un pharmacien reçu ; 2° que La vente estinterdite ; 4° que la distribution même gratuite n'aura lieu que sur l'ordonnance d'un médecin. Cela me parait sufbsant , et je demande la suppression des derniers mots que j'ai signalés, el qui ne tendent qu'à resserrer Les limites de l'aumbne.

M. Docasx. La rédaction pèche évidemment, mais il est essentiel d'introduire une disposition qui empêche qu'on vienne prendre des remèdes sous prétexte de prendre une consultation. On allégue l'ordonnance du médecin ; mais vous savez tous combien une telle précantion est facilement rendue illu re.

M. Fennus appuie la suppression demandée par M. Adelon, Dans plasieurs pays voisins on delivre Les médicamens sans même s'informer «1 ceux qui en ont besoin sont dansl'indigence, C'est cc qui se fait dans les diepensaires de Londres.

M. Prucetien consent à la soppression da passage, dans le but de favoriser l'aumône. L'inteution de L: comeission a été sealement que chaque ingittutinn se renfermät dans sa sphère , sans La dépasser. Les hôpitaux sont faits pour recevoir des malades ; Les bureaux de charité, les dispensaiees sont pour Les malades du de hors ; rien de mécax, pourvu qu'ils n'empiètent pas les uns sur les autres.

M. Coenven. À Lyon les hôpitaux distribuent des médicamens non-seulement aux indigens de La ville, mais à ceux du dehors; avec votre article les indigens de la caopagae n'en pourraient plus recevoir.

M. Dossce. L'Académie peut supprimer la phrase si elle le juge convenable ; si au contraire «lle la conserve, on pourrait dire : pour de service seul de l'institution, où mieux earore : dans les limites seules de l'institution. (Aux voix!)

M. Maiscacert dé-trerait que les médecias appelés à signer des ordonnances poar les indigens , certifassent su bas de la formule qu'elle est pour un indigent.

M. Nacquant propose d'accorder une pelite | sapereé d'urgence aux petits établissemens de charité qui n'ont pas le moyen de payer an pharmacien légale. ment reçu. {Aux voix! Marques d'impatience dons une partie de l'assemblée. L'orateur reprend avec force : on crie toujours aux voix ! alors il est inutile de

rendre La parole. 11 y a dans cette assemblée quatre ou cinq membres , d'ailleurs art respectables par eux-nvtmes {on rit), qui sont tonjours presses de réclamer La dôture ; ce n'est pas à le moyen d'éclairer la question. Je dis donc qu'on peut accorder à ces établisemens LEE médicamens d'urgence, comme ceux qu'on accorde sux offiriers de santé.

M. Dovace, On les accorde aux officiers de santé parce qu'ils sont jostraits ; et c'est parce qué linstroction manquera à leurs directeurs où directrices , que nous en refusons aux petits élablessemens de charité, Ils auront loujours d'ailleurs ane plisrmacie az proche.

M. Nacouent, Ainsi ils ne pourront même avoir an flacon d'éther !

Les cris aux voix! redoublent ; la clôture est adoptée. L'article, avec le changement de rédaction proposé par M Donble , est mis aux voix et adopté. L'assemblée se lève en masse; il est près de 5 beures, M, le président réclome un

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