‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 23 sur 339 · III. Grandes îles (Par ordre de dimensions · texte numérisé non relu

III. Grandes îles (Par ordre de dimensions

— Groenland ; — Nouvelle-Guinée; — Bornéo; Madagascar; — Sumatra; — Grande-Bretagne;— Nipoii; — Célèbes; — Tavaï-pounamou (Nouvelle-Zélande) ; — Java; — Cuba ;

— Ta-Ika-maoui (Nouvelle-Zélande); — Terre- Neuve; — Luçoa (Philippines) ; — Islande; — Nouvelle-Zemble; — Mindanao (Philippines) ;

— Irlande; — Yéso; — Haïti; — Sakhaline;

— ïasmanie; — Ceylan ; — Terre de feu.

/^AA/^ Rapports yénéraux de situation et d'étendue entre les continents et les mers. — L'eau qui entre dans la composition du monde terrestre est répandue soit à l'état de vapeur dans l'atmosphère, soit à l'état liquide dans l'intérieur et sur la surface même du globe. Comme cette surface n'est point exactement sphérique, la masse liquide superficielle s'est réunie dans les par-

Fig. 5t. — Ueiuispliir»! maiiliiiie cl lioiuispliere cuuliueiital.

ties les plus creuses ou dépressions. Le quart seulement des terres émerge au-dessus des eaux ; les trois quarts sont recouverts par les mers.

Comme nous l'avons vu, p. 20, les terres émeri/des ou continents sont groupées surtout dans l'hémisphère nord, les enux accumulées surtout dans l'hémisphère sud.

Il serait possible 'lig. -A) de tracer obliquement à l'équateur un grand cercle qui ne laisserait dans l'hémisphère maritime que la pointe de VAmrriquc 'lu Sud, les îles de la Sonde et V Australie. Dans riiémisphèi'e continental, lui-même, les terres n'occuperaient qu'une moitié île la sii[i(ii'ficie.

MiV.H deux (jrunds océans. — L'Allunti<fue. — Les mers se répartissent en deux grandes masses : V AHanliqne et le Pacifique avec l'océan liidii'ii.

L'Atlantique est une vallée relativement

étroite, prolongée au nord par l'océan Glacial Arctique, qui aboutit au delà du pôle au détroit de Béring, elle est largement ouverte au Sud sur les mers Australes (p. 18, 19, 23).

Cette vallée a la forme d'un S irrégulier (p. 18, 19), qui commence, au nord-est, sur les rivages européens et sibériens, s'arrondit à l'ouest sur la côte des États-Unis et des Antilles, se recourbe à l'est par le golfe de Guinée, et se termine au sud entre l'Afrique et l'Amérique méridionale.

Les inégalités du fond partagent la vallée atlantique en plusieurs bassins ou dépressions. L'océan Glacial Arctique forme un bassin peu profond depuis le détroit de Béring jusqu'à un large plateau sous-marin qui relie le Groenland à l'Angleterre et à la Norvège, supportant l'Islande et les îles Far-Oer (carte, p. 100). Les mers européennes septentrionales, Manche, mer du Nord, Baltique couvrent une partie de ce plateau, et c'est ce qui explique leur peu de profondeur.

De ce plateau part un renflement sous-marin qui se dirige au sud-ouest vers la Guyane et émerge avec les îles Açores. Entre ce renflement et les côtes des États-Unis, une dépression profonde dépasse 7 000 mètres (voir profil, p. 25).

De la Guyane, une autre sérft de hautes terres sous-marines se dirige vers le sud-est jusqu'à l'île Tristan da Cunha, puis rejoint la côte de l'Afrique méridionale. Au nord-est de ce plateau se creuse la grande dépression qui isole l'Afrique, et dont la profondeur moyenne est de 4 500 mètres; au sud-ouest, celle qui borde les côtes brésiliennes et dont la. profondeur moyenne est de 5 500 mètres.

A l'océan Atlantique se rattachent deux groupes de mers intérieures : celles qui séparent les deux Amériques et que le soulèvement volcanique des grandes Antilles partage en deux bassins, le golfe du Mexique et la mer Antilles ; celles qui se prolongent entre l'Europe et l'Afrique sous le nom de Méditerranée.

On a remarqué un curieux parallélisme, qui ne saurait être fortuit, entre le dessin et la constitution géologique des deux rivages est et ouest de l'océan Atlantique septentrional. Aux îles Britanniques correspondent Terre- Neuve et le Labrador ; — au canal de la Manche, le golfe du Saint-Laurent ; — au golfe de Gascogne, la baie du Maine; — à la proéminence de l'Espagne, la Floride avec le cap flatteras; — à la Méditerranée, le golfe du Mexique. L'analogie n'est pas moins frappante entre le double renflement de l'Afrique au cap Palmas et de l'Amérique du Sud au cap Saint- Roch, entre la rectitude relative des côtes africaines et américaines de l'Atlantique méridional.

/wsA I>e Pacifi<iue. — Le Pacifique forme avec l'océan Indien et l'océan Glacial du sud une immense masse liquide semi-circulaire dont le diamètre, dans le sens de l'Équateur, est de plus de 260 degrés de longitude, entre la pointe méridionale de l'Afrique et celle de l'Amérique.

Il est coupé en deux par des terres que l'on peut considérer comme les restes d'un continent à demi- détruit dont V Australie et la multitude des archipels océaniens orientés de l'ouest à l'est (des Carolines aux îles Touamotou) indi(|ueraient l'étiinduo ancienne.

A l'ouest de l'Australie s'ouvre l'océan Indien (prolVjndinir moyenne :J ;J00 mètres); à l'est le Grand océan proprement dit (5 900 mètres en muyeiuie, bûUO tnùlres au maximum). La

principale dépression du Grand océan, celle du Tuscarora, comprise entre les îles Aléoutiennes et Sandwich, le Japon et la Californie a une profondeur moyenne de plus de 6 000 mètres et atteint 8 513 mètres près du Japon.

Une immense couronne de volcans, un cercle de feu, environne le Pacifique et l'océan Indien, que parsèment aussi un grand nombre d'iles volcaniques : Sandwich, Mariannes, Nouvelles-Hébrides, Tonga, Samoa, Nouvelle- Zélande.

/vv/vA Les mouvements des mers. —

Les eaux marines sont dans un perpétuel mouvement.

Sous l'action du vent, des na^z^es se forment à leur surface ; ces vagues sont d'autant plus hautes et plus espacées entre elles, que le bassin marin sur lequel elles se développent est plus profond, et que les souffles aériens qui les soulèvent sont plus intenses. Elles n'agitent, d'ailleurs, que les eaux superficielles, sans les déplacer, on pourrait les comparer aux plissements d'une étoffe agitée par le vent, mais qui ne change pas de place.

L'attraction combinée de la lune et du soleil produisent une série de soulèvements et d'abaissements généraux connus sous le nom de marées.

Nées dans chaque grand bassin océanique, les marées se propagent de là sur les rivages des continents et y atteignent une hauteur d'autant plus grande qu'elles rencontrent plus d'obstacles à leur développement.

La différence de température enti'e les diverses zones terrestres occasionne en outre un perpétuel circuit entre les eaux boréales ou australes et les eaux équatoriales, celles-ci plur chaudes tendant à monter, celles-là plu s froides tendant à descendre; c'est là l'origine des courants. Dans chacun des deux océans, les courants se répartissent en un cercle boréal et un cercle austral ' qui servent d'organes à la circulation des eaux et tendent perpétuellement à rétablir l'équilibre perpétuellement rompu.

Le Gulf-Stream^ dansl'Atlantique.le Kouro- Sivo dand le Grand océan sont les plus célèbres des courants chauds ; ils ont pour contrepartie des courants froids venus du pôle, tels que le courant de Humboldt dans le Pacifique austral.

Enfin, l'évaporation fait perdre à l'Océan une partie de ses eaux, mais les pluies la lui rendent soit directement, soit par l'intermédiaire des fleuves. Il est ainsi la source et le récipient de toute l'humidité répandue dans le monde terrestre.

„^ La vie dans l'Océan. — Il est en même temps un foyer de vie organique extraurdinairement intense ; le règne végétal n'y (!st guère représenté que par des algues, mais elles couvrent parfois des espaces immenses romme dans la mer des Sargasses (entre les Canaries et les îles du cap Vert) ; quant au règne animal, outre les bandes innombrables des cétacés et poissons, il faut compter des milliards d'êtres microscopiques dont les restes se déposent au fond des mers en sédiments épais, analogues à ceux qu'étudie le géologue sur les surfaces continentales autrefois submergées.

1 . Dans l'océan Indien qui est limité par l'Asie (lansTliémisphère Nord, la circulation australe seuio existe.

2 II paraît démontré aujourd'hui que le Gulf- Slfi^am n'est aniri: cliose que lo prolongement du courant equalorial (voir page 207).

LES MERS

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