AMÉRIQUE ^ I DD NORD
POLVNESIl
nombreux et les indigènes qui sont environ 8 millions.
Le monopole du tabac forme le meilleur revenu du frouvernement (exportation de 25 millions). Le sucre et le chanvre de Manille sont les deux principaux objet'^ du couimerce des pailiculiers (exportation
50 millions). La capitale Manille, 180000 hab., a le caractère d'une ville européenne. Eîta.bllssements a.ngrla.is> —
Les Anglais se sont établis à Labouan petite île voisine de la côte de Bornéo; et ils y ont créé pour leurs vaisseaux qui vont en Chine un dépôt de houille alimenté par le pays lui-même.
A côté de cette colonie de la reine, ils possèdent dans Bornéo toute la partie septentrionale qu'un sultan indigène a cédée en 1881 à une compagnie privée, malgré les protestations des Espagnols, et, depuis 1840 une partie de la côte Nord- Ouest est sous la domination d'un rrtjah anglais, James Brooke d'abord, aujourd'hui Charles Johnson Biooke.
La prospérité de ce petit État prouve jusqu'à quel point les peuples demi-barbares de la Malaisie sont accessibles à l'inlluence de la civilisation européenne.
Sumatra. — Cette grande île est coupée par l'Équateur en deux parties presque égales. Des milliers d'ilots l'entourent. Le nord, l'ancien sultanat d'Atchin, soumis depuis quelques années, est encore peu connu: des peuples barbares confinés au centre n'ont été que très imparfaitement étudiés par quelques voyageurs, au prix de sérieux dangers. Les côtes, sauf la partie comprise à l'ouest entre Singkel et la pointe d'Atchin, sont assez fréquentées, mais la côte orientale est de beaucoup la plus visitée, la plus commerçante, car les rapports journaliers se sont établis depuis longtemps déjà entre Singapour et Batavia.
L'aspect de l'ile varie suivaot la côte sur laquelle on se trouve. Le massif qui la parcourt se rapprocha à l'ouest à partir de l'Equateur et donne à la côte occidentale un aspectimposant et grandiose. Surles flancs des montagnes dont les sommets se perdent souvent dans les nuages, s'étale une végétation d'une vigueur et d'une exubérance dont on a peine à se faire une idée. Parfois, la mer baigne le pied d'immenses collines qui se dressent inaccessibles avec leurs arbres gigantesques penchessurTabime ; parfois à travers une gorge, l'on aperçoit le versaut des contreforts qui s'éclielounent parallèlement et semblent monter les uns sur les autre.s, La côte orientale est plus plate et plus malsaine.