‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 261 sur 339 · VII. ROYAUMES MAHOMÉTANS ET ROYAUMES NÈGRES DE L'INTÉRIEUR DU SOUDAN · texte numérisé non relu

VII. ROYAUMES MAHOMÉTANS ET ROYAUMES NÈGRES DE L'INTÉRIEUR DU SOUDAN

I" Les royaumes mahométans du Soudan centrai sont ceux de Ouadaï, — de Bnguirmi,

— du Bornou et de Kanem, — de Sokoto, — d'Adamaoua, — de Gouandou, — de Massina,

— de Segou.

Population totale. — Environ 32 millions d'hab.

Principales villes. — Jakoba (150 000 hab.), Kano, Sokoto, dans le Sokoto, — Kouka, dans le Bornou, — Bida, dans le Gouandou, — Tombouctou. ville sacrée et commerçante sur le Niger, dans le Massina.

2° Les royaumes nègres du Soudan sont ceux de Tombo, de Mossi, de Gourma, peuplés d'environ 3 millions d'hab.

Suite du Soudan

tion entre les deux fleuves. II perd ensuite peu à peu de sa force, atteint à Tombouctou son plus bas étiage, et dans sa course vers le Sud, n'est pas assez puissant pour débarrasser son lit des écueils qui l'encombrent.

Mais bientôt, grossi par de nombreux affluents et surtout par le Bi)ioué, il franchit sans obstacles sérieux la bordure des montagnes de Kong et forme alors un des deltas les plus vastes et les plus malsains du globe, relié à une longue suite de marécages sur la côte de Guinée septentrionale.

Bassin «lu la.c Tcliatl. — Le bassin du lac Tchad occupe le dernier quart du Soudan : situé à 244 mètres audessus de la mer, il a pour principal aflluent, le Chari, encore mal connu, dont le delta s'agrandit sans cesse en repoussant le lac vers le Nord. Quand les eaux atteignent leur maximum de crue, elles se déversent par le chenal du Bahr-el-Ghazal dans une autre dépression située au Nord-Est, à 200 mètres seulement d'élévation, le Bodôlé.

Protliilts «lu Soinlan. — Le Soudan csL scjd ou huit fuis grand comme

la France, ses couches épaisses d' allumons inondées périodiquement par de nombreux cours d'eau sont aussi fertiles que celles de l lnde ou de l'Égypte.

Le riz, le coton, l'indigo y croissent à l'état sauvage; les graines et les fruits oléagineux, les arachides et les sésames y sont cultivés en abondance. La canne à sucre et le café y réussiraient admirablement. Des végétaux spéciaux et précieux comme l'arbre à leurre y couvrent des espaces immenses.

Le Soudan produit encore entre autres richesses : l'or en paillettes et en filons, ïivoire fourni par les défenses des éléphants, par les dents des hippopotames, les plumes d'autruche, les peaux de gazelle, etc.

-/wv. Peuples du Soudan. — Le Soudan est peuplé d'environ 40 millions d'habitants ; la plupart sont des nègres qui exportent à l'état brut les produits de leur pays.

La barbarie décroît de l'Est à l'Ouest : aux véritables sauvages de VOuadaî, succèdent, près du lac Tchad, les peuples du Baguirmi et du Bornou qui, dès le seizième siècle, étaient arrivés à une civilisation relative. Puis, sur le Niger, s'échelonnent les États où se fait sentir l'influence de la domination des Poids ou Peuhls et d'un mahométisme déjà quelque peu éclairé.

Mais les noirs de l' Achantis et daDahomey près des embouchures du Niger ne sont guère plus avancés que ceux de l'Ouadaï.

Colonies européennes. — Les caravanes qui apportent le sel, les dattes et les tissus du Sahara, remportent de la gomme, de la poudre d'or, des plumes d'autruche, des peaux tannées ou brutes et de l'indigo ; mais la grande exportation se fait par les côtes et elle est entre les mains des Européens.

Les Anglais se sont emparés du monopole du commerce sur le bas Niger, ils le surveillent par leurs comptoirs du Lagos et de la côte d'Or, et les districts populeux d'Abéokouta et de Coumassie sont un débouché pour leurs produits. Ils ont soumis les Achantis à leur suprématie politique. Ils ont enfin des établissements sur la côle de Sierra Leone et sur la Gambie. Les Américains ont envoyé leurs esclaves affr anchis fonder sur les côtes de Guinée l'État déjà prospère de Libéria. Voici qu'à leur tour les Allemands s'établissent au fond du golfe de Guinée, sur les lianes du mont Cameroun, 'ww. Iiiipot*ta.nce de notre éta> Idisseinent du Sénégal. — C'est à la France et à ses établissements dans la région du Sénégal que parait surtout réservée la domination politique et commerciale du bassin du Niger.

Nous avons déjà construit un chemin de fer qui relie le port excellent de Dakar à Saint-Louis, et commencé la ligne de Médine. h Bafoulnbô qui longera la partie ilu Sénégal coupée par des chutes et des

LE SOUDAN

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rapides ; notre pavillon a été planté à Bamakou sur le point du Niger le plus voisin du haut Sénégal. Les deux fleuves sont reliés par des forts et une route à peu près carrossable.

Saint-Louis est le siège d'une exportation considérable fournie par la seule colonie du Sénégal : il est destiné à devenir Yentrepôt du Soudan occidental et le grand débouché de l'industrie française

en Afrique. La flèvre jaune est notre ^eul ennemi sérieux dans ces contrées.

N/v-vN. Conclusion. — En résumé, le Soudan ne diffère du Sahara que par ses conditions climatériques : c'est une des régions les plus riches du globe, mais que ses populations sont incapables d'exploiter. Ses produits sont exportés à l'état brut surtout par les comptoirs européens des côles de Sénégambie et de Guinée, et

notre situation au Sénégal nous assure une part considérable dans ce trafic.

Notre politique n'est pas d'annexer des États barbares difficilement gouvernables mais de nouer avec eux des relations commerciales; d'encourager les plantations, de répandre l'usage de notre lang-iie, et en même temps de réprimer sévèrement toule entreprise contre la sécurité de la grande route du Sénégal au Niger.

AFRIQUE

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