LE CONGO
Le Congo inférieur. —
L'embouchure du Congo fut découverte en 1484 par le Portugais Diego Oamqui construisit sur sa rive méridionale un de ces piliers (padrâos) par lesquels les Portugais indiquaient les progrès de leurs découvertes. Le fleuve en prit le nom de Rio do Padrdo, bien que les indigènes l'appelassent Zaîré.
La largeur de l'embouchure est de près de 10 kilomètres, et au milieu la profondeur est de 270 mètres. La marée, le volume des eaux et la force du courant empêchent à la fois la formation d'une barre et celle d'un delta. Pendant plusieurs kilomètres en mer, l'eau du fleuve reste douce, comme celle de l'Amazone. A 100 kilomètres en amont de l'embouchure, il faut encore une demi-heure pour passer d'une rive à l'autre; à 150 kilomètres la profondeur est de 90 mètres.
Le Congo serait donc une magnifique voie de navigation, s'il n'avait à traverser avant d'arriver à la mer la barrière montagneuse qui enserre l'Afrique : à 225 kilomètres de son embouchure commencent les cataractes Livingstone ou de Yellala, et pendant 60 kilomètres les eaux, encaissées au fond d'une gorge étroite, se précipitent en rapides qu'il est absolument impossible de remonter en bateau.
En 1 8 1 6, un Anglais, le capitaine Tuckey, pénétra plus loin et constata qu'au Jelà des chutes la rivière redevenait large de 8 à 10 kilomètres. Pendant plus de 60 ans on ne sut rien de plus sur les relations du Congo avec l'intérieur de l'Afrique.
^/^^ Le Congo supérieur. — De même que celles du Nil, c'est directement que les sources du Congo ont été atteintes.
En 1798 Francisco de Lacerda venu de Mozambique avait atteint Cazembé, la capitale et le grand marché du haut Congo ; après lui, en 1806, deux pomheiros ou négociants portugais indigènes de Benguela y étaient venus de l'Ouest, et de là avaient gagné Zanzibar; enfin, en 1831, Monteiro et Gamitto partis de Télé sur le Zambèze avaient renouvelé le voyage de Lacerda ; mais c'est Livingstone qui de 1863 à 1873 a dressé la carte delacontrée.
Le premier il vit le Louapoula (haut Congo) sortir du lac Moéro par des gorges majestueuses mais il ne put descendre le fleuve et ne le rejoignit qu'au grand marché de Nyangoué, tête de ligne des caravanes arabes de Zanzibar. Il crut avoir trouvé là le cours supérieur du Nil.
En 1874 Cameron, qui venait de reconnaître le Loukouga, atteignit également le Congo près de Nyangoué mais ne le remonta pas : il fut contraint de se diriger immédiatement vers le Sud-Ouest.
{La suite page 195.)
AFRIQUE
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^OMK^•(;LATURE PHYSIQUE
Latitude. — Amazono, Malaisie.
Longitude. — Baltique.
Climat. — Équatorial.
Montagnes. — Au Nord du Congo : Sierra Compiidn ; — au Sud : monts de l'Angola et du lirn^/uela.
Fleuves côtiers. — Au Nord : Ogôoué; — au Sud; Couariza, Couriôné.
Allluents du Congo : A droite, Alima;
— â gauche, Ikélemba (Cassai), Couango.
NOMENCLATURE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE