‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 301 sur 339 · IV. ILES BERMUDES · texte numérisé non relu

IV. ILES BERMUDES

Au Sud du Canada, l'Angleterre possède les îles Bermudes.

Ces îles situées en face des Etats-Unis servent de dépôt à charbon pour la flotte militaire britannique.

Superficie. — 50 kil. car. (répartis sur 300 îlots).

Population. — 14000 hab. (répartis sur les 16 îlots habités).

Commerce extérieur. — 8 millions et demi.

Capitale. — Hamilton,

^A/x, Aperçu Iiistoritiue. — Les

terres américaines situées au Nord des grands lacs et du 49« degré de latitude nord, moins la péninsule d'Alaska, se sont groupées autour du Canada pour former l'État sujet de l'Angleterre, connu sous le nom de Dominion.

Le Canada est une ancienne colonie française.

Découvert en 1497 par Sébastien Cabot, occupé par Jacques Cartier en iri2o, au nom du roi François I", le Canada reçut des colons français, surtout de Normandie et du Poitou. Québec devint sa capitale en 1608, et il fut bientôt le rival des colonies anglaises de la Nouvelle-Angleterre.

Dès les guerres du règne de Louis XIV, l'Angleterre essaya de nous le prendre.

Par le traité d'Utrecht (1713) elle acquit VAcadie (aujourd'hui Nouvelle-Ecosse) et Terre-Neuve.

Par le traité de Pans (1763) elle nous enleva le Canada proprement dit et la Nouvelle-Finance (nouveau Brunswiclj).

Déjà, depuis 1670, ses agents de la compagnie de la baie d'Hudson chassaient et commerçaient avec les Indiens dans les vastes territoires du Nord.

Cette compagnie a cessé d'exister en 1808.

L'île Vancouver, la Colombie et les territoires du Nord-Ouest joints aux anciennes possessions françaises ont formé peu à peu l'immense empire ou Dominion qui, en se groupant autour de l'ancien Canada, en a conservé le nom. Terre-Neuve seule forme, avec la côte de Labrador, une colonie séparée.

Le Dominion est un État constitutionnel et autonome, mais il reçoit un gouverneur de la métropole et ne peut engager d'action diplomatique que par son entremise.

A côté de la langue anglaise, la langue française s'y est perpétuée et un million et demi de Canadiens français, bien que très attachés à leurs institutions, y ont conservé le culte de leur ancienne patrie.

lies cultures et les forêts.

Le Dominion est surtout, un pays agricole et forestier.

Malgré la rigueur du climat beaucoup plus froid en Amérique qu'il ne l'est en Europe à la même latitude, les céréales sont cultivées en grand dans la zone méridionale, principalement dans la presqu'île qu'environnnent les lacs Huron, Saint-Clair, Êrié et Ontario; grâce à la facilité des transports l'exportation en est considérable.

L'élevage des bestiaux est pour le Canada une source de richesse plus importante encore. Dans tous les pays qui, depuis \& Manitoba, ]\i?,({Via.\\.Saint-iaurent, bordent au Nord les grands lacs et la rive gauche du fleuve, la grande forêt américaine a été en partie défrichée et dans les prairies paissent plusieurs millions de bétes à cornes, de moutons et de porcs; beaucoup sont envoyés vivants en Europe.

La forêt qui couvre encore les trois quarts du Dominion fournit un revenu supérieur à celui de l'élevage lui-même.

Aucun pays sauf la Norvège, ne fait un aussi grand commerce de bois (fig. 97),

OÉOORAFHIE GÉNÊHALIi.

AMÉRIQUE

Lia pêche. — Le Canada ressemble encore à la Norvège par l'importance de ses pêcheries.

Tous les ans plus de cent mille Français, Anglais et Américains vont pêcher la morue, sur les banas de Terre-Neuve. Les îlots de Saint-Pierre et de Miquelon qui servent à la salaison et à l'emmagasinage, sont les derniers débris de nos possessions canadiennes.

Fig. 97. — Exploitation d'une forêt.

Le golfe de l'embouchure du Saint- Laurent est aiwsi très fréquenté par les pêcheurs et la pêche du poisson de rivière est partout fort active.

•vw^ RIcUesses minières. — L'extraction des richesses minérales est appelée à un gcand développement; les houillères de la Nouvelle-Écosse et les minée d'or de la Colombie britannique sont en pleine activité. Longtemps inaccessibles, le charbon des côtes du Pacifique, et le fer répandu partout peuvent être dès aujourd'huisérieusemenlexploités grâce à l'achèvement du chemin de fer transcontinental.

Industrie et commerce. — La colonie s'elforce de multiplier les établissements industriels, afin de s'aflranchir du tribut qu'elle paye à l'Europe et aux États-Unis.

Elle imite l'exemple de ces derniers en s'entourant de barrières douanières qui la forcent elle-même à fabriquer tout ce qui lui est nécessaire.

Nous avons d'autant plus d'intérêt à développer noire commerce avec le Canada que la population d'origine française cherche à renouer ou à resserrer tous les jours les liens qui l'unissent à l'ancienne mère patrie.

La. population. Les Français cana«llens. — Il importe de diriger une partie do V émigration icanc^n'^se vers le Canada; car il est de notre intérêt national que notre langue, nos mœurs, noire nom s'y perpétuent.

Depuis 176:i les Anglais, les Écossais, les Irlandais sont venus en grand nombre s'établir à côté des j»i'orniers colons Iranrais. Québec est restée en grande majorité française, elle n'est que la troisième ville du Dominion ((iO 000 h .); Montréal (1 40 000)

est plus qu'à moitié française, Toron o («6 000), est purement anglaise.

Tous les jours, des États-Unis ou de l'Angleterre il arrive de nouveaux Anglo- Saxons, et la place est vaste pour les recevoir, puisque nulle part la densité de la population n'attemt pas même dix habitants au kilomètre carré.

Il y a d'autre part 500 000 Canadiens français aux États-Unis.

La population fianco-canadienne est (louée d'une admirable fécondité ; cependant, si l'émigration française n'y portait remède, l'élément anglais finirait par l'emporter en nombre et en influence politique dans le Canada qui est le cœur du Dominion, et où l'élément français est encore le plus fort.

Quoique nous ayons perdu le Canada par notre faute au dix-huitième siècle, nous y gardons, par le seul fait de l'origine et de la langue communes, une influence littéraire et morale qui peut avoir un jour son prix en politique. Il faut veiller à la conserver.

Le chemin de fer transcontinental (Voir carte, p. 213J. — Le projet de relier par un chemin de fer allant de l'Atlantique au Pacifique toutes les provinces de l'Amérique anglaise date de l'établissement de la Confédération canadienne elle-même. Déjà l'ancien Canada, préludant à cette entreprise colossale avait construit le chemin de fer inlercolonial et était entré ainsi en communication directe avec les provinces littorales de la Nouvelle Ecosse et du Nouveau Brunswick. C'est en 1870 que le pro jet du chemin de fer transcontinental prit une forme définitive. Les provinces unies en 1867 venaient de constituer au nord-ouest la province du Manitoba. Elles négociaient d'une part à l'est, l'entrée de l'île du Prince-Édouard dans la Confédération et s'efforçaient d'autre part à l'extrême ouest de persuader la Colombie; elles cherchaient à entraîner en quelque sorte un Océan par l'autre. La Colombie consentit à l'union, mais à la condition que dans dix ans le chemin de fer transcontinental serait construit.

Il y eut d'abord des difficultés. Mais en 1879 se forma un syndicat canadien qui se chargea de l'entreprise et poussa les travaux avec une extrême vigueur. Ils ont été terminés en 1886. La ligne entière est longue de 4 650 kilomètres. I^e trajet de Liverpool à Vancouver sur le Pacifique par Montréal et le transcontinental canadien se trouve plus court de 1 234 kilomètres que par New-York et San-Francisco. Le voyage au Japon est raccourci de t 722 kilomètres. Ainsi se trouve réalisé le rêve de Jacques Cartier qui, en abordant au Canada cherchait la route de la Chine.

On peut se rendre de Paris à Québec en neuf jours, dont trois jours de navigation sur le Saint- Laurent. De Québec un train transcontinental conduit au Pacifique en quatre-vingt-huit heures.

On remonte d'abord la rive droite de l'Ottawa, on longe la côte nord du lac supérieur, on traverse le Manitoba semé d'innombrables petits lacs, on passe au sud du grand lac 'Winnipeg, on coupe l'Assimboine puis le Saskatchewaii. Après les prairies interminables, les immenses plaines vierges , se dresse abrupte comme un mur la chaîne dentelée des montagnes Rocheuses, toujours couvertes de neige. Cet obstacle formidable est franchi près du mont Ilooker (470Cni) et par les gorges étroites où mugit le Erazor resserré entre la chaîne des Cascades et celle des montagnes Rocheuses, on pénètre dans nno contrée au climat tiède, aux forêts superbes, aux sites variés, c'est la Colombie dont la côte se découpe en une foule de ports naturels excellents. C'est là, sur le Pacifique, à Now-"Westmin8ter et au port Moody qu'aboutit le transcontinental cana» d ien.

CHAPITaE IV

ETATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD

Lra formation blstoriffue.

— La grande confédération d'Etats séparés qui occupe toute la largeur de l'Amérique entre le 49' degré de latitude Nord et le golfe du Mexique, et couvre ainsi une superficie près de quinze fois égale à celle de la France, n'a pas encore un siècle d'existence.

C'est à la fin du quinzième siècle que Cabot explora pour la première fois les côtes septentrionales des États-Unis sur l'Atlantique, mais les premiers essais sérieux de colonisation n'eurent lieu qu'un siècle plus tard.

En 1585 Walter Raleigh fonda les établissements anglais de Vii'çinie. Au commencement du dix-septième siècle, Jacques I" accorda des privilèges à deux compagnies qui colonisèrent toute la côte au Nord de la Virginie, jusqu'au i'6« degré de latitude Nord.

Cependant les Hollandais s'étaient installés à l'embouchure de VHudson (New- York), et les Suédois à celle de la Delaware; ils furent bientôt absorbés parleurs voisins, et quand, en 1700, la colonie de Géorgie eut été fondée, l'ensemble des territoires anglais, de la Floride à la baie de Fundy (carte, p. 205), forma les treize colonies.

Dans le même temps, les Français, qui du Canada avaient gagné le Mississipi, fondaient la Louisiane et sa capitale, la Nouvelle-Orléans (1717). Après la guerre de Sept Ans, la Louisiane passa aux Espagnols, qui cédèrent la Floride aux Anglais (1763).

L'Angleterre ne devait pas rester longtemps maîtresse de cet empire : les colons se révoltèrent dix ans après contre la métropole, qui leur refusait le droit de citoyens, et, grâce à l'alliance française, \\s conquirent leur liberté, dans une guerre où se sont immortalisés les français Rorhambeau et La Fayette et surtout l'américain Washington.

Le traité de Versailles reconnut l'indépendance des États-Unis en 178:5. Washington, leur premier président, réussit à consolider leur union, qui s'est maintenue depuis, malgré les adjonctions successives (le la Louisiane et des côtes mexicaines du Pacifique.

Une guerre civile horrible entre les l'^tats du Nord, qui prétendaient abolir l'esclavage, et ceux du Sud, qui voulaient le maintenir, a révélé de nos jours quelles divergences d'intérêts séparaient les di-r verses parties de ce vaste empire ; la con-

ÉTATS UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD

fédération n'en a pas moins survécu.

liO. population «les États- Unis. — Les Indiens (fig. 40) qui peuplaient les forêts primitives de la Nouvelle-Angleterre, de VOMo et du Mississipi, n'étaient pas très nombreux. Malgré ]a guerre, la disette, il en reste environ soixante-dix mille, et beaucoup d'autres se sont fondus dans le reste de la population.

50 millions de blancs cultivent la terre, exploitent les mines, travaillent dans des usines, font le commerce dans des villes énormes, là où il y a deux siècles quelques centaines de Sioux ou A'Apaches chassaient les fauves dans les bois ou se poursuivaient les uns les autres sur le « sentier de guerre. »

Pour les aider dans la culture des régions du Sud, où la chaleur rend le tra-

Fig. 98. — Iiiùieus des prairies.

vail pénible, les blancs ont fait venir d'Afrique des nègres aujourd'hui affranchis de l'esclavage et dont les descendants sont au nombre de plus de sept millions.

A son tour, l'Asie envoie ses colons, et, malgré des lois prohibitives, malgré les persécutions, plus de cent mille coolies chinois sont déjà installés aux États-Unis, principalement dans les États de l'Ouest.

C'est un des spectacles les plus extraordinaires de l'histoire que cet afflux immense de colons.

En 1730, les treize colonies anglaises comptaient un peu plus de 1 000 000 d'habitants; en 1790, il y en avait à peine 4 millions; en 1820, 10 millions; en 1840, 17 millions; en 1S60, 31 millions. On a calculé que, de 1820 à 1880, 10 500 000 émigrants sont arrivés aux États-Unis.

En et 18S2, l'immigration a atteint les chiffres énormes de 720 et 730000.

Parmi ces nouveaux venus, les Allemands dépassent aujourd'hui en nombre les Anglais purs et forment à eux seuls le tiers du chiffre total.

La population n'est pas répandue également sur toute la surface de l'Union.

La densité moj'enne, dans les États qui bordent l'Atlantique entre le Canada et les Carolines est de 50 habitants au kilomètre carré, et la moyenne générale n'est

que de 5,4. Cependant parmi les 49 divisions des États-Unis il n'y en a plus que 10 où le nombre des hommes de 2ï ans ne dépasse pas 60 000 et qui soient des territoires au lieu d'être des États se gouvernant eux-mêmes.

Fécondité du sol. — Ce n'est qu'au prix d'un immense travail que ce pays sauvage a été adapté aux usages de la civilisation. Mais nulle part la nature n'a mieux secondé l'effort de l'homme.

Sauf dans quelques contrées, telles que les déserts du haut plateau californien, les steppes sans pluie des Mauvaises terres ou du Llano Estacado, à l'Est des Montagnes Rocheuses, le sol est d'une richesse, d'une fertilité admirable.

Dans le Nord et le Centre, les forêts séculaires qui sont tombées sous la hache des immigrants ont laissé d'épaisses couches d'humus qui sont de merveilleuses terres à blé.

Dans le Sud, un climat pluvieux et une température tropicale font mûrir plus des deux tiers du coton qui s'emploie sur le globe; en Californie, la vigne, le mûrier, Volivier, se sont acclimatés rapidement ; dans les steppes même, une. mer d'herbages nourrit d'innombrables bestiaux.

•^/w^, Li'agrîculture. — Les céréales occupent une superficie de 50 millions d'hectares : c'est presque la France entière.

La plaine du Mississipi est le plus riche grenier du monde. En 1881, la récolte

Fig. 99. — Ivecolte du coton.

des céréales a donné aux États-Unis près de 800 millions d'hectolitres, dont 512 de maïs et KiO de froment; la valeur totale de cette récolte a été de plus de 6 milliards, dont plus de 3 pour le maïs et 2 et demi pour le froment.

Le coton est cultivé sur toute la côte marécageuse de l'Atlantique (fig. 90), depuis le cap ^frtf<eras jusqu'au Mississipi; les dernières récoltes dépassent 600 millions de kilogrammes valant plus de 1 milliard.

La canne à sucre dans la Floride, le tabac dans le Maryland et les États voisins, le riz dans les Carolines, donnent également des produits excellents et abondants.

La culture du chanvre et du lin se déve-

1. Une partie du Ducota a été érigée en État sous le nom de Lincoln (carte p. 213).

loppe dans les États de la Nouvelle-Angleterre; on essaye d'acclimater le café dans le Texas et la Floride; la vigne prospère en Californie, et des millions de mûriers j sont plantés.

La plupart des terres cultivables sont aujourd'hui en rapport : les immenses surfaces encore vacantes qui s'étendent entre les terres à blé du Mississipi et les massifs forestiers des Montagnes Rocheuses, né sont propres qu'aux pâturages.

C'est la zone des runs , comme en Australie, la prairie consacré à l'élevage en grand du bétail. Dans aucun pays du monde, excepté l'Australie, la proportion du nombre des bestiaux à celui des habitants n'est plus forte qu'aux États-Unis.

On a calculé que pour 1 000 habitants, il y a environ 650 bœufs, 760 moutons et 700 porcs. En Europe, la moyenne des bœufs est de 300, celle des moutons 680, et celle des porcs 160 par 1 000 habitants.

Les richesses minérales. Le sous-sol recèle à la fois l'or et l'argent qui représentent la richesse, la houille et le fer, ces instruments nécessaires de l'industrie moderne.

L'or exploité d'abord dans les Alleghanys, fut découvert dans la Californie en 1848 ; ensuite l'argent dans le Nevada. Le premier a fourni pour près de 7 milliards, l'autre pour plus de 1 milliard de francs; actuellementia production de l'ordiminue, celle de l'argent augmente tous les jours.

Le fer le meilleur provient des États de la Nouvelle-Angleterre et de la Pensylvanie, puis du Minnesota et du Wisconsin.

Des bassins houillers répandus dans les Alleghanys, le long du Missouri et du Mississipi, près du IdiCMichigan, dans la Pensylvanie et la Nouvelle-Angleterre, occupent une superficie six fois égale à ceux de toute l'Europe réunis. Les nappes soulerraines de pétrole de la Pensylvanie sont d'une extrême richesse.

Le cuivre, le plomb, ïétain , le zinc se trouvent en abondance dans divers pays; le mercure, à la. Nouvelle- Almaden{Ca.\Uovn\e).

L<''industi*ie. — Le développement de l'industrie a été, dans ces derniers temps, artificiellement encouragé aux États-Unis, par un régime de douanes qui surcharge de droits les produits manufacturés venus de l'étranger.

Les Américains de l'Union tissent euxmêmes une partie de leur coton, et pour cette industrie, viennent immédiatement après l'Angleterre. Les 100 millions de kilogrammes de laine que leur fournissent plus de 40 millions de moutons sont manufacturés presque entièrement chez eux.

Une grande partie de leur blé est réduite en farine dans leurs ports d'exportation. La préparation de leurs viandes est à elle seule une très grande industrie. Leur métallurgie a pris, dans les États de la No uvelle- Angleterre , grâce à l'abon- La suite page 212.

AMÉRIQUE

NOMENCLATURE PHYSIQUE

Latitude. — Latitude moyenne de la Méditerranée et du plateau central asiatique.

Longitude. — La longitude des côtes orientales correspond à celle des côtes occidentales de l'Amérique du Sud.

Climat. — Très variable: — analogue à celui de l'Europe méridionale en Californie ; — très rigoureux dans les Etats du Nord-Est;— tropical sur les bords du golfe du Mexique.

Caps. — Hatteras, Cod; — Mendocino.

Golfes. — Baies Delaware et Chesapeake, — golfe du Mexique, — baie de San-Francisco.

Iles. — Long-Island; — flèches côtières de la Caroline, de la Floride et du Texas.

Presqu'île. — Floride.

Montagnes. — Montagnes Rocheuses et AUeghanys [Moir Amérique du Nord, p. 204).

Fleuves. — Atlantique : Connecticut ; — Hudson (New-York}; — Delaware (P/ie7a(fe/phie); — Susquehannah (Baltimore); — Potomac (Washington) ; — James [Richmond); — Savannah.

Golfe du Mexique : Chattahoche ; — Alabama; — Mississipi (Saint-Paul, Saint-Louis, Cairo, Memphis, Nouvelle-Orléans) ;

Affluents de droite du Mississipi : Minnesota, lowa, Missouri, grossi du Yellowstone et du Nebraska, Arkansas, Rivière Rouge ; — Affluents de gauche : Wisconsin, Illinois, Ohio (Pittsburg, Cincinnati, Louisville) grossi à g. du Kentucky et du Tennessee.

Rio Brazos ; — Rio Colorado (Austin) ; Rio Grande del Norte.

Pacifique : Rio Colorado ; — San Joaquin et Sacramento ; — Columbia ou Orégon.

Lacs. — Dépendent du Saint-Laurent :

les lacs Supérieur. Michigan (Chicago), Huron, Saint-Clair (Détroit), Ené et Ontario que le fleuve traverse, et le lac Champlaiii qui lui envoie ses eaux.

Sur le plateau de VUlah se trouve le Gi-and lac Salé (1 300 m.).

NOMENCLATURE POLITIQUE

Superficie. — 9 331 360 kil. car. (France : 529 000).

Population. — 56 millions d'hab. (France : 38 millions).

Le nombre des habitants n'était que de 4 millions, il y a moins d un siècle (1790); l'immigration allemande, anglaise et irlandaise est surtout cause de l'accroissement rapide de la population. — Le nombre des Indiens indigènes n'est plus que de 70 000.

Divisions politiques. — Les États-Unis sont composés de 39 États, — d'un district fédéral qui comprend la capitale de l'Union (Washington), — de 8 territoires fédéraux,

— du territoire indien (entre le Kansas et le Texas), — du territoire d'Alaska, au Nord- Ouest de l'Amérique.

Budget de la Confédération. — 2 milliards. (France : 3 milliards et demi).

Dette de la Confédération. — 8 milliards et demi; — des États: 1 milliard et demi;

— total: 10 milliards. (France : 20 milliards.) Armée. — Hégulicrs : 26 000 hoiiiiiies; —

Miliciens organisés dans les États : 120 000 hommos; — Citoyens aptes à faire partie de la milice en temps de guerre : 6 600 000. ( France : 1 800 000).

Marine militaire. — Cuirassés: 24.(France: 70).

Colonies. — Les États-Unis ont planté leur dfapeau sur un grand nombre de petites îles

de rOcéariie. (Voir Petites îles de VOcèanie, p. 179.)

Villes importantes. — New-York (1200), dans une île, à l'embouchure de l'Hudson, à 12 jours du Havre, le 3' port de commerce du monde (après Liverpool et Londres). Près de New-York se trouvent des cités populeuses (New-Jersey, Brooklyn, Hoboken, Longisland City) qui en sont comme les faubourgs. — Philadelphie (900), grand port de commerce, — Chicago (500), sur le lac Michigan, grand commerce de céréales et de porc salé, — Boston (360), grand port, — Saint-Louis (3.50), sur le Mississipi, fondé par les Français, grand entrepôt de commerce, — Baltimore (330), port important, industrie métallurgique très active, — Cincinnati (280), sur l'Ohio, centre industriel et commercial, grand commercé de porc salé, — San Francisco (230), grand port sur le Pacifique, — La Nouvelle- Orléans (216), sur le Mississipi, non loin de son embouchure, grand port, entrepôt du sucre, du coton et du café, — Pittsburg (230), industrie métallurgique.

On peut citer encore : Cleveland, — Buffnlo, près du Niagara, — Washington (160), capitale des Etats- Unis, — Newarlc, — Louisville, — Détroit, — Milwaukee, — Providence.

Religions. — Il y 6 millions de catholiques. Le reste de la population se partage entre une infinité de sectes protestantes.

NOMENCLATURE ÉCONOMIQUE

Houille. — 80 millions de tonnes par an (France : 20 millions).

Apres l'Angleterre (160 millions de tonnes), aucun pays ne produit plus de houille que les Etats- Unis.

Minerai de fer. — 5 millions et demi de tonnes par an (France : 3 millions).

Après l'Angleterre (16 raillions de tonnes), aucun pays ne fournit plus de fer et d'acier que les Etats- Unis.

Extraction de l'argent et de l'or. — Pour 115 millions de francs chaque année.

Céréales. — 750 millions d'hectolitres par an. (France : 250 millions).

Coton. — Valeur de la récolte annuelle :

1 milliard 200 millions de francs.

Les Etats-Unis produisent à eux seuls plus des 3/4 du coton du globe. — Le nombre des broches qui tissent le coton est de 11 millions (France : 5 millions).

Tabac. — Exportation annuelle : valeur 150 millions de francs.

Les Etats-Unis sont le pays qui produit le plus de

tabac.

Commerce exté rieur. — 8 milliards (France: 10 milliards).

Commerce avec la France. — 700 millions.

Mouvement des ports. — 35 millions de tonneaux (France : 20 millions).

Tonnage de la marine marchande. —

2 millions 1/2 tonneaux (France : 1 million). Chemins de fer. — 200 000 kil. (un peu plus

(|ue tous les États d'Europe réunis).

Sin/c des Éials-Unis (lance de la houille, une importance que l'Angleterre seule dépasse.

L'étendue de leur réseau ferré est immense: trois grandes lignes joignent New- York et la Nouvelle-Orléans à San-Fraiicisco, les lacs aux côtes de l'Orcf^on. Il y a, pour une population six fois moindre,

un peu plus de kilomètres de voies ferrées qu'en Europe.

Le réseau des rivières, des lacs et des canaux, seconde l'activité des chemins de fer dont on n'a pas craint de lancer les locomotives dans des régions à demi-désertes.

v^vv Le commerce. — Le commerce des États-Unis n'est pas loin d'atteindre 10 milliards pour l'importation et l'exportation réunies ; ils possèdent une marine marchande de 4 millions de tonneaux, et qui occupe le premier rang après celle de l'Angleterre.

La supériorité de leurs exportations sur leurs importations est due en grande partie à leur système douanier prohibitif, rendu possible lui-même par une situation indépendante et une richesse naturelle exceptionnelles.

Seules les denrées coloniales et les matières premières entrent en franchise, les premières parce qu'on ne saurait s'en passer, les secondes parce que le pays en produit assez pour défier toute concurrence.

Des ohjeU fabriqués ils achètent seulement ceux qu'ils ne produisent pas encore ou qu'ils produisent en trop petites quantités pour leur consommation, les confections, par exemple. Tel est leur genre d'importation.

A l'exportation, au contraire, ils ne se contentent pas de jeter sur le marché européen les énormes approvisionnements de hlé, de viande et de coton nécessaires à la vieille Europe, ils yjoigneut déjà les produits de leur industrie, qui, grâce à la perfection de l'outillage et à l'abondance des matières premières, peuvent lutter avec avantage contre nos propres produits, sur nos propres marchés [machines à coudre).

^AATv Les g'randes villes. — Leurs grandes villes sont toutes de grands marchés ; un grand nombre, celles de l'intérieur surtout, sont fort récentes. Milwaukee (115000 hab.). Détroit (H6000 hab.), Buffalo (loOOOO hab.), Saint-Louis (350000 hab.), Chicago (500 000 hab.), sont les étapes du commerc de blé.

Fig. 100. — New-York.

San-Francisco (230000 hab.) doit son existence à l'or ot sa prospérité à l'agncnlture californienne, Cincinnati (280000 liai),) au commerce des porcs ; la Nouvelle-Orléans (-216000 hab.) est le gra}iil port du coton.

ETATS-UNIS DE L'AMERIQUE DU NORD

C'est surtout l'industrie qui a créé les grandes villes de la Nouvelle- Angleterre : Washington ( 1 60 000 hab.), Pittsburg (-230000 hab.), Cleveland (160000 hab.), Baltimore (330000 hab.), Boston (360000 iiab.), Philadelphie (900000 hab.), New- York (flg.lOO) qui forme avec ses annexes une agglomération de près de 2 millions d'âmes.

Causes de la prospérité matérielle des États -Uiûs. —

L'étonnante prospérité matérielle des États-Unis s'explique par la salubrité du climat, par l'immense étendue et la fécondité des terres disponibles, par le caractère énergique et entreprenant des immigrants de toute race qui sont venus y chercher une nouvelle patrie, par la liberté religieuse et politique, par les institutions démocratiques qui, à côté de maux sérieux tels que l'égoisme individuel et la corruption administrative, ont produit les plus grands bienfaits, par le développe ment de l'instruction populaire et professionnelle, enfin par l'esprit de travail, d'ordre et de hardiesse tont à la fois, qui est le propre de la nation anglaise mère de la nation américaine.

Les Chinois aux États-Unis. — Les Chinois sont d'une rare sobriété et se contentent de salaires très minimes; ils font ainsi une rude concurrence aux ouvriers américains, et c'est là surtout ce qui, avec leurs vices, explique la haine et le mépris dont ils sont l'objet aux États-Unis. Vainement le gouvernement fédéral a interdit l'entrée du territoire de l'Union à tout Chinois dépourvu de moyens d'existence : les rusés fils du Ciel débarquent dans la Colombie britanniquH et franchissent clandestinement la frontière assez mal gardée de ce côté.

Six grandes compagnies ont d'ailleurs organisé leur immigration. Ils sont surtout nombreux à San- Francisco où ils se sont entassés au nombre de 2i) 000 dans un quartier à part qui forme comme une ville dans la ville et que l'on nomme Chinatown. Ils y font une grande consommation de riz, d'œufs de canard importés de Chine, de viande de porc dont ils ont monopolisé le commerce, de sucreries, de légumes particuliers qu'ils cultivent eux-mêmes dans des jardins proches de la ville. Ils boivent do l'eau-de-vie de riz. Ils vendent dans leurs boutiques très propras toutes sortes de marchandises, mais surtout du thé et des mouchoirs de soie. Ils sont employés comme ouvriers dans une foule d'indusdustries et s'occupent des travaux du ménage dans la plupart des familles. Ils n'en sont pas moins délestes du resta des habitants.

Ils sont mieux accueillis à New-York où ils se trouvent déjà au nombre de 5 000, dont un millier sont blanchisseurs ou ouvriers cigarierg,

l'artout où ils s'établissent ils restent Chinois , exclusivement Chinois; jamais ils ne se mêlent au reste do la population ; ils forment un État dans l'Etat et obéissent à des sociétés secrètes ; leur unique but est de gagner de l'argent pour retourner dans leur J,atrie; ils no veulent pas mourir sur le sol étranger. Même lorsqu'ils y sont surpris par la mort, ils prennent d'avance leurs précautions pour n'y être point ensevelis. Leurs cercueils sont soigneusement rapportés en Chine : vivants ou morts, ils sont toujours rapatriés.

Ilff ont importé avec eux en Amérique deux vices nationaux : i'o|iium et le jeu. Il y a maintenant des fumoirs d'opium lians toutes les villes inqiortantcs des Etats-Unis et les blancs y sont plus nombreux que les Chinois ; les femmes blanclies mêmes n'y «ont point rares. La police a essayé vainement de prohibi;r l'importation de l'opium, l^lle n'a pas réussi davantage !i interdire le jeu do loto, le jeu favori deilChinoi pire que le baccarat cliez noua.

AMÉRIQUE

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