V. , Au bord de la mer on peut très bien se
P3liSul
FIk. 6. — A|)l;ili8semcnt de la Terre aux |)6le».
7 — Une des preuves de la sphéricité de la Terre.
l'immense surface qu'il a devant lui était plane, il verrait le vaisseau diminuer peu à peu, mais il l'apercevrait toujours en entier, jusqu'à ce qu'il cessât de le distinguer à cause de l'éloignement.
Mais les choses ne se passent pas ainsi. En m, à une faible distance, l'observateur voit la coque et les voiles du navire; en m', il ne voit plus que les voiles; en m", les voiles ellesmêmes ont disparu au-dessous du rayon visuel AB. La surface de la mer est donc convexe , et comme la même observation peut se renouveler partout, on doit en conclure que la Terre a bien la forme d'une sphère.
Il y a d'autres preuves de la rotondité de la Terre. La plus simple est celle-ci : la Terre est ronde, car on peut en faire le tour. En effet, un navire qui s'éloigne, peut revenir, par une direction opposée, à son point de départ, comine une mouche qui ferait le tour d'un globe de lampe.
---^x^ Dimensions de la Terre , diamètre.— Le diamètre AB de la Terre (fig. 8) a plus de 3 000 lieues :
environ 15 fois la dislance de Paris à Marseille.
mètre 1
0 l>|cue< 1
Fig. 8. — Diamètre de la Terre.
Ce diamètre est 1 500 fois plus grand que la plus haute montagne du globe, dont la hauteur atteint environ deux lieues. Si donc on faisait une grosse boule de 1 mètre 50 ou de 1 500 millimètres de diamètre pour représenter la Terre, il faudrait mettre sur cette boule un grain de sable de 1 vnUhnètre d'épaisseur pour représenter la plus haute montagne; ce grain de sable serait imperceptible. On a donc raison de dire que, toutes proportions gardées, la surface de la Terre est plus lisse que la surface d'une peau d'orange.
^ Circonférence de la Terre. —
L'unité de longueur, le mètre, est la a<s\ uuo partie du méridieri terrestre, c'est-à-dire de la circonférence passant par les pôles ; la circonférence de la Terre est donc de 40 millions de mètres (fig. 9), c'est-àdire de 10000 lieues, •vwv Antipodes. — On appelle Antipodes les points du globe diamétralement opposés. Ainsi le point B (fig. 10) est l'aniipode du point A ; de même le point G est l'antipode du pointD.
On voit que â les habitants
F" in * . •• 1 des points B
Fig. 10. — Antipodes. . r> vi »
^ et D semblent
avoir, par rapport aux habitants des points
Fig. 9. — Circonférence de la Terre.
Haut
Haut
G et A, la tête en bas et les pieds en l'air. Ea réalité, pour les uns et pour les autres, le bas, c'est le centre de la Terre ; le haut, c'est le ciel.
L'antipode de Paris est une des îles de l'océan Pacifique (page 171) faisant partie de l'archipel des Antipodes, situé au S.-E. de la possession anglaise de la Nou\ieUe-Zélande.
Rotation de la Terre. — La Terre tourne sur elle-même comme une toupie; c'est ce qu'on appelle son mouvement de rotation. Ce mouvement s'opère de l'ouest à l'est,
en un jour de 24 heures.
La Terre, dans son mouvement de rotation, amène successivement les difféi'ents points A, B. G, D de sa surface (fig. 11) vis-à-vis du So-
Fig. 11. — Rotation delà Terre de l'ouest à l'est.
leil, de la Lune ou d'une étoile quelconque E du ciel. C'est ce mouvement qui nous fait croire que les astres se déplacent dans le ciel, se lèvent et se couchent, comme on dit, tandis que c'est nous qui tournons avec la Terre. Nous commençons à découvrir les astres du côté du levant, nous passons devant eux, puis nous les perdons de vue du côté du couchant.
Lorsque nous sommes en chemin de fer, en Toiture ou en bateau, il nous semble que nous sommes immobiles et que le sol et les arbres fuient à notre droite et à notre gauche. — De même, tournant avec la Terre, nous croyons être immobiles, et il nous semble que c'est le Soleil qui tourne autour de nous. — Nous avons les mêmes illuaions pour les autres astres.
^/vvx Jour et nuit. — Le mouvement de rotation de la Terre sur elle-inême produit la succession des jours et des nuits. On conçoit en effet (fig. 12) que le Soleil S éclairant
Tetre
Fig. 1 2. — Succession des jours et des nuits,
notre Terre n'en éclaire que la moitié abc, qui le regarde, et laisse dans l'ombre l'autre moitié cda.
La Terre, en tournant sur elle-même, fait donc passer successivement un point quelconque de sa surface : 1° en a, au bord de la partie éclairée, c'est \ematin; — 2° en b, au milieu de la partie éclairée, en face du Soleil, c'est mirfi; — 3° en c, au bord de l'ombre, c'est le soir; — i" en d, au milieu de l'ombre, à l'opposé du Soleil, c'est minuit.
-./w^ Révolution, Ecliptl<|ue. — La Terre tourne autour du Soleil dans le méma
sens qu'elle tourne sur elle-même, c est-à-dire de l'oncat n Vraf lf\s
Ce mouvement de translation de la Terre autour du Soleil se nomme révolution, et le grand cercle quelle parcourt ainsi s'appelle V écliuti<]ue .
•vw^ Durée de la révolulîon. — La Terre accomplit sa révolution en 365 jours G heures, ou une année, avec une vitesse bien supérieure à celle d'un boulet de canon. Notre globe, qu'on a cru si longtemps immobile, est donc doué d'une vitesse prodigieuse.
Zones, tropiciucs, cercles polaires. — Soit une sur-
face A C (lig. 14) et deux rayons de chaleur, l'un, UB, oblique sur A C, et l'autre, EB, perpendiculaire.
On constate en phy- Fig. 14.— BD, rayon oMique. sjq„e que le point B EB, rayon perpendiculaire. ^^^^^ cha-
leur du rayon oblique BD que du rayon yer pendiculaire EB.
- Considérons maintenant (fig. 15) la direc- P
Fig. 15. — Uireolioii des rayons solaires par rapport aux différents poiuts de la Terre.
tiondes rayons solaires par rapport à la Terre. Les rayons frappent perpendiculairement le point B, et presque perpendiculairement la portion DCdu globe, comprise entre G'G etD'D. La région comprise entre C'C et D'D recevra
X^Zone tempérée du Sud
Fig. 16. — Les cinq zones terrestres, donc la plus grande quantité de chaleur. Cette région est nommée la zone torride (fig. 16).
LA TERRE DANS L'ESPACE
Les cercles C'C et DTD, situés à 23» 28' (1) de l'équateur sont nommés : le premier, tropique du Cancer; le second, tropique du Capricorne.
Les rayons solaires frappent obliquement la portion du globe comprise entre C'C et N'N, ainsi que la région comprise entre D'D et M'iM. Ces deux régions reçoivent moins de chaleur que la zone torride.Ce sont les zones tempérées.
Les cercles N'N et M'M sont appelés : le premier, cercle polaire arctique; le second, cercle polaire antarctique.
Les rayons solaires frappent plus obliquement encore la région comprise entre le cercle polaire arctique et le pôle nord ; entre le cercle polaire antarctique et le pôle sud.
Ce sont les zones glaciales.
Ces zones, régulièrement limitées par des cercles pal'allèles à l'équateur, sont conventionnelles. Les véritalilcs limites des zones sont les lignes isothermes dont il sera parlé plus loin.
Dans son mouvement de translation, la Terre est tantôt plus élevée dans le ciel que le Soleil par rapport à une étoile, tantôt à la mèmehauteur,tantôtmoins élevée. Ces diverses positions delà Terre ontpour conséquences :
1° L'inégale durée des jours et des nuits.
2" Des variations de température aux didérentes époques de l'année.
Ces deux phénomènes produisent les saisons.