XX. — Système du Ténare, N
Note H. — p. 330.
Dans un cas , du moins , la chronologie des Septante est évidemment dans Terreur. Mathusalem ayant vécu 969 ans, s*il n*en avait eu que 167 à la naissance de son fils , il s^ensuivrait qu'il eût survécu de 14 ans au Déluge . Le nombre exact est probablement celui du texte hébreu, c'està-dire 187, C'est celui que donnent Josèphe et Jules TAfricain qui, en cet endroit, copient évidenmient les Septante. L'erreur retombe donc sur les copistes et non sur les Septante eux-mêmes. On doit en dire autant des 188 ans attribués à Lamech à l'époque de la naissance de son fils. Nous pensons que le vrai chiffre est 182. C'est celui du texte hébreu et de la Vulgate : c'est aussi celui que donne Josèphe qui , sans doute , l'avait également emprunté aux Septante. Ces deux, corrections faites, il est assez remarquable que les nombres adoptés par les Septante coïncident avec ceux du texte hébreu ou en diffèrent exactement d'une centaine. Cette différence d'une centaine s'appliquerait même à tous les cas, si l'on remplaçait les quelques nombres du texte hébreu qui se trouvent identiques avec ceux des Septante par leurs correspondants du texte samaritain. Cette observation émise tout récemment et pour la première fois, sans doute, par un des Pères de la Compagnie de Jésus (Études religieuses, février 1872), conduirait à admettre que l'hébreu antique était dans l'usage de supprimer 100 dans toutes les dates des naissances dès que la suppression était possible. Ce serait alors les nombres donnés par les Septante qu'il faudrait accepter, en tenant compte toutefois des deux rectifications faites plus haut. On aurait ainsi 2266 années pour le premier âge du monde. C'est, précisément, le nombre donné par Josèphe. La durée du second âge, c'est-à-dire de la période qui s'étend du Déluge à la vocation d'Abraham , donne lieu à la même observation. La théorie précitée s'y applique admirablement, si l'on remplace par 129 les 179 années attribuées à Nachor et si l'on supprime les 130 années de Caïnan , patriarche emprunté peut-être par erreur à la liste précédente et dont ne parle ni Josèphe , ni les textes hébreu et s€unaritain , ni les versions syriaque, arabe, chaldaïque, etc.
Note I. — p. 336.
Cette hypothèse , qui rejette avant le chaos de la Genèse toutes les époques géologiques et fait du récit dm six jours celui de la réorganisation do notre planète j lors du dernier cataclysme nnivereel et de la création de ThoEime, cette hypothèse, disons-nous^ eat tout a fait inoc* ceptabîe. Elle a laTantage, il est vrai, de rendre iriipossible tout contact et dès lors toutes luttes entre la Bible et la science géologique , et c'est probablement ce qui lui a valu rempresHeraent avec lequel elle a été accueillie. Mais elle se heurte , il est facile de s'en convaincre, à des diffii^tiltés sans nombre.
Sans doute j plusieurs Pères ont admis que le premier jour gêné- BÎaqne avait commencé par Tapparition de la lumière, plaçant ainsi là création de la matière en dehora des six jours. QïielqoeE-uns même ont po reconnaître , quoique généralement ils se taisent sur ce point , que la matière , une foie créée , resta longtemps à Tétat de niasse informe et eonf ufie ^ décrit dans la Genèse. Mai a il y a loin de là à admettre que pendant cette période antérieure an premier jour se dèveloppèTent et vécurent tous les végétaux et tous les animaux dont nous reucontronfl actuellement les restes ensevelis dans les profondeurs dui^oh II est difficile de Be faire une idée d'une révolution qus ait suffisamment bouleversé la terre pour anéantir plantes et animaux, pour faire diqjaraîtra complètement la lumière, enfin pour qu'on att pu dire de notre globe que c'était une masse infûrme ei vide , ou mieux encore invùtibl^ et cmfum (învisihiliê €t tneùni.^sita) ^ car c'est ainsi que traduisent le^ Septante.
Et puis, ne répugne4-il paa qu'un Dieu infiniment sage ponrsnîve son Oeuvre par un développement progressif pendant des siècles sans nombre, pour Tanèantir ensuite, avant Tapparition de celui qui en devait être r achèvement et le roî ?
Mais supposons pour nn moment qu'un cataclysme quelconque ait pu anéantir a ce point la vie à la surface du globe et réduire la terre à l'état de masse confuse , ténébretise et infonne qui se trouve décrit ait second verset de la Genèse. Les mêmes lois préaideront sans doute au développement de la nouvelle création* Dieu est un et immuable, et l'image de ses attributs divins est manifestée dan» la création par T unité du plan providentiel et la atabilité des lois de la nature. Sans doute , la
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458 GÉOLOGIE ET BÉYÉLATION.
dérogation à ces lois est possible , mais personne n'a le droit de Taf firmer avant la création de Thomme , à moins d'une révélation spéciale. Or, les auteurs de la théorie que nous combattons reconnaissent avec nous que les végétaux que nous retrouvons à Tétat fossile parurent graduellement et se développèrent lentement pendant les longs âges qui précédèrent Tapparition de Thomme sur la terre. JPourquoi n'en eûtil pas été de même de la nouvelle création ? Pourquoi son développement, si lent dans le premier cas, se fût-il effectué cette fois en six jours de vingt-quatre heures?
Il n'est pas facile assurément de trouver des réponses satisfaisantes à ces questions.
Il en est une autre qui n'est pas moins embarrassante. Si l'histoire du globe se partage en deux grands âges, l'un totalement étranger au récit biblique, l'autre décrit dans la Genèse , pourrait-on nous dire à quelle époque de cette histoire s'est terminé le premier pour faire place au second? Sera-ce à la fin de ce que l'on est convenu d'appeler les temps géologiques, à la fin de l'époque quaternaire? Mais, s'il faut en croire les découvertes récentes, l'homme^a vécu à cette époque. On ne saurait douter, en effet, qu'il n'ait été contemporain du mammouth et des autres espèces éteintes considérées comme caractéristiques des temps quaternaires . L'homme serait dose antigénésiaque ; il eût fait partie de l'ancien monde , aussi bien , du reste, que la plupart des animaux qui vivent aujourd'hui et dont les débris gisent associés avec ceux du mammouth dans les dépôts diluviens. Nos adversaires reculeront sans nul doute devant cette conséquence.
Prétendront-ils que leur rénovation du monde s'est opérée à la fin de l'époque tertiaire ? Alors, il est vrai, l'homme n'existait pas ; mais une autre difficulté se présente. La plupai*t des espèces tertiaires ont passé à la période suivante ; plusieurs même vivent encore aujourd'hui. On ne saurait donc admettre qu'il y ait eu à la fin de cette période un grand cataclysme, dont le résultat ait été l'anéantissement total des êtres antérieurement existants ; et, dès lors, rien ne permet de considérer cette date comme celle de la transformation complète du globe et comme le point de départ de l'ère nouvelle.
Ce serait en vain que l'on s'efforcerait de remonter plus haut encore dans la série des âges géologiques. Nulle part on ne trouvera cette ligne de démarcation que l'on prétend exister entre le monde actuel et le monde antérieur. Ni la faune ni la flore qui caractérisent une époque ne disparaissent totalement avec cette époque. Il ne semble donc pas qu'il y ait jamais eu depuis les origines du globe de cataclysme assez violent et assez
universel pour anéantir entièrement la vie sur la terre et motiver une réorganisation du monde aussi complète que celle que Von suppose. Un tel cataclysme fût-il du reste admissible , dût-on reconnaître qu'il a eu lieu et qu'il a été suivi d'une réorganisation totale du globe, que l'hypothèse anUgénésiaque prise dans son ensemble devrait encore être rejet^fe. Cet événcmont, en effet, n'aumit pu se inoduirt? qu'à une époque géologique asacz reculée; car nouH paasédonà sur ks âges récents, postérieura par exenipk k la formation se coud dire, det^ notiotiB Bi précises qn*etles excluent jusqu'à Tidée d'une pareille catastrophe. Or, pour se rendre compte du développement de la vie dans les tempa postorîcurfi à cette réorganisation, force gérait encore de recourir à de longues périodes, les jonrie de vingt-quatre heures étant ausisi insuffisants pour reprcBeater une seule période que pour représenter T histoire dn globe tout entière.
Nous pourrions avoir recours à des arguments d'une autrft nature. Buckland et les partisana de sa théorie surannée prétendent que la Bible leur est favorable, 11 est assez visible cependant qu'elle est plutôt contre eux que pour eux. Partout la création est donnée comme faisant partie de l'œuvre des six Jours, Moïse ne proclame-t-il pas que <t le Seigneur a fait en six jours le ciel, la t^itre, la mer et tout ce qu^il renferment î S^ mûm diebiisfûcît Doimnus çœlitm H krram, et mare, et mnniu qute îneis siint (Exode^ xx^ 11 ; XXXI, 17). Ne dit-il pas après avoir décrit l'oeuvre des six jours que ce sont là les générations du ciel et de la terre lorsqu'ils furenlcrêês^ au jour où. Dieu le» fil f û Istfe sunt gênerationes cœli et terriE qnando creatasunt (ou plus exactement in creatione eorum)^ in die quo fecit De us ceci um et terram >> (Gcn, Jt, 4), Il serait difficile assurément de trouver un texte plus formel que ce dernier. Il contient une ré]îonse directe a la question posée . Nos adversaires affirment que le monde a été organisé à deux reprises ; une première fois immédiatement après la création de la matière et pendant Tère des temps géologiques ; une seconde fois lors de Tapparition de l'homme. Ils prétendent que cette dernière organisation, non accompagnée de la création, es^t seule décrite par Moïse. Or celui-ci leur répdud par un démenti formel. Il leur dit que les gênératîonë qu'il vient de rapporter cenimc étant l'œuvre de six jours sont celles qui eurent lieu îorsqm k ciel et la i^rre furent créés, ou, pour traduire plus littéraleïhent , iktj^ leur création. Est-il possible d'être plus explicite?
L'on n'objectera pas, en effet, que le sens du motcr^erest ici douteux. C'est bien ce mot KH^ (barah) si rarement employé par Moïse et tonjouiB, eemble-t-il, à dessein , par opposition au mot niTy {hasah^
460 GÉOLOGIE ET EÉVÉLATION.
faire) ; c^est ce même mot par lequel récrivain sacré annonce, au début de son livre, que le ciel et la terre ont été tirés du néant; c^est ce même mot qu*il emploie ensuite pour qualifier Tapparition successive de ranimai et de Thomme lui-même, créatures essentiellement distinctes de toutes les autres par le principe simple qui les anime, et qui, pour cela, ne pouvaient devoir leur existence qu'à un acte spécial de Dieu et non aux seules forces de la nature.
On voit que la théorie de Buckland n'a pas seulement contre elle la raison et les sciences ; elle est encore contredite par la Bible elle-même. Aussi y a-t-il lieu d'être surpris qu'elle rencontre encore aujourd'hui des adeptes. Le nombre, il est vrai, en est de plus en plus restreint, du moins en France ; car en Angleterre la vogue dont elle a joui, en raison sans doute de la haute réputation de savoir de son auteur, lui a assuré une existence plus durable. A ce titre, l'auteur de ce livre ne pouvait guère manquer de lui donner place dans son ouvrage. Il l'a accompagnée, du reste, d'une autre hypothèse, celle des jours-périodes^ hypothèse destinée , croyons-nous , à survivre à toutes les autres , parce que c'est la seule qui réponde à toutes les diflScultés.
Note J. — p. 390.
L'auteur aurait pu apporter d'autres arguments à l'appui de sa thèse. Et d'abord les partisans des jours de vingt-quatre heures pourraient-ils nous dire de quelle nature furent les trois premiers de ces jours ? Un jour se mesure habituellement par le lever et le coucher du soleil. Or , le soleil apparut seulement le quatrième jour. On voit à quelle difficulté se heurte l'hypothèse prétendue la plus naturelle et la seule acceptable. Nous dira-t-on que les trois premiers jours sont mesurés par la durée de la rotation de la terre sur elle-même ? Mais alors ce seront des jcyirs sans nuit, et les mots soir et matin ^ auxquels on prétend attribuer une signification propre et littérale, devront se prendre dans le sens figuré , aussi bien que dans l'hypothèse des jours-périodes. Ajoutons que ces jours auront plus de vingt-quatre heures. On sait, en effet , que la durée de la rotation d'un corps céleste sur lui-même diminue avec son volume. Or, d'après une théorie presque universelle-
ment acceptée , théorie que tout confirme , même le texte de la Genèse (terra erat invisibïlis et incomposita) , notre globe fut primitivement à rétat gazeux. Il y eut une époque où sa surface s'étendait jusqu'à Torbite lunaire actuel et au delà. Car la lune , dans le système de Laplace , n'est qu'un fragment de la nébuleuse terrestre détaché de sa périphérie et condensé dans la suite. A cette époque , la terre mettait à tourner sur elle-même le temps que notre satellite emploie maintenant à accomplir sa révolution autour de notre globe, c'est-à-dire un peu pItïË de vingt-sept jours. Les jours généaiaques, mtoe dans l'hypotliése qne noua combattons, furent donc fort difiEéreuts des joun? actuels. C'est la négation même de cette hypothèse.
Il y a plus. Au second chapitre de la Genèse (v. 5 et 6) , Moïse nous explique comment la végétation du troisième jour avait pu se déve- ]op[>er ati moyen d'une abondante vapeur qui suppléait au manque d'eau , s parce que le Seigneur n'avait pas encore fait pleuvoir sur la teiTQ , j> — Tion emti pluerat Dominm Dms super termm^ — Noub prétendone que ce passage est complètement inintelligible , m nous supposons des jours de vingt-quatre heuïes. Ce ne fut que le troisième jour, en effet , que la terre ferme apparut et que les eaux se réunirent pour foi mer les mers. Or, s'il n y avait pas encore vingt-quatre heures que les eaux s'étaient retirées, le sol devait avoir conservé assez d'humidité pour servir an développement des plantes* La vapeur, aussi bien que la pluie ^ étaient plus qu'inutiles , et Ton pourrait plutôt se demander comment la terre était déjà suffisamment desséchée pour donner nais* sa ace aux végétaux.
On se deraandcj parfois si Moïse eut counaissanee de la nature des jours (lu'il décrivait. C« passage nous ferait croire qu'il ne l'ignorait pas. Cette difficulté ^ qui semble avoir échappé à tous nos commentateurs, n*a pu manquer d'être aperçue de l'auteur même du récit (1).
Remarquons , à l'occasion de ce passage , l'admirable accord de la science et des Livres saints. La géologie noiw apprend qu'une chaleur intense a régné sur lo globe dans les premiers âges de son existence, et que cette haute température , qui maintenait à l'état de vapeur une grande quantité d'eau et de raatièrea aujourd'hui condenséeij a concouru d'une manière spéciale au développement de la végétation qui caractérise la période carbonifère. Or, il y a pins de trois mille ans que Moïse nous a appris ce que la science nous rèvèle aujourd'hui. Il nous
0) Lee q^elqaes Idées qnl pr<:cédtnt sont ciu[>rtiDtil>€a à un jem«rq;tiablB oiiTTtigtt maûudçdi de M. l'abbé GaLtton sut la cré^tLoit et \ea tilx joun,
parle , en effet , d'une « vapeur qui arrosait toute la surface de la terre 3> , et contribuait ainsi au développement des plantes qui marquent spécialement le troisième jour de la création.
Note K. — p. 397.
Le terme hébreu traduit par reptile eBt différent de celui du cinquième jour. C'est le mot ^^1. (rémesK), Quelques-uns veulent qu'il désigne ici tous les petits mammifères terrestres, tels que le lièvre, la martre, etc. D'après Gésénius , il signifie tantôt les animaux terrestres, ■ tantôt les animaux aquatiques, tantôt enfin , et le plus souvent , tout ce qui rampe sur la terre. C'est le sens qu'il lui attribue dans le passage en question. Tout prouve , en effet , qu'il s'agit ici des reptiles proprement dits. S'il en était autrement, ils ne seraient pas mentionnés une seule fois dans le récit mosaïaue, et une telle omission surprendrait.
D'un autre côté , nous savons que la période secondaire , qui correspond au cinquième jour de la Genèse , est par excellence l'époque des reptiles. Il semble donc , à première vue , qu'il y ait là une diflSculté insurmontable et que l'accord de la science avec la Bible soit impossible. Il n'en est rien cependant.
Parfaitement convaincu de la vérité du récit génésiaque, et d'autre part intimement persuadé que le cinquième jour de Moïse n'était autre que l'époque secondaire de la géologie , nous avons étudié dans le détail la faune de cette époque. Or, nous n'y avons pas rencontré un seul animal que l'on dût ranger nécessairement dans l'ordre des Ophidiens ou serpents. Les Chéloniens (tortues), les Sauriens (lézards) et les Batraciens (grenouilles) abondent , il est vrai , dans ces terrains ; mais l'on sait que ces trois ordres sont rangés assez arbitrairement dans la classe des reptiles et qu'ils ressemblent fort peu aux serpents , les animaux-t3^e8 de la classe. Les serpents, c'est-à-dire ces animaux qui sont complètement dépourvus de membres, sont , au fond , les seuls que l'on s'entende et que l'on se soit toujours entendu à appeler reptiles. Or, Moïse parlait la langue du peuple ; il n'était pas tenu d'adopter les classifications plus ou moins naturelles des savants modernes.
Il y a plus. Nous croyons que tous les Chéloniens, Sauriens et Batraciens découverts dans les terrains secondaires sont des espèces plus ou moins aquatiques.
Il ne peut y avoir do difficulté au suj[et des Batraciens. Ils sont presque tous amphibies et tous respirent par des branchies pendant les premiers temps do leur vie. ïls ne Èont donc pas, à proprement parler^ dea iiinmaux exclusivement terreatrefl, lia sont, du reste ^ fort rares dans les terrains aee on d aires. Ajout ou a que la plupart des naturalistes en font une cîaaae à part et !ea placent ainsi on dehors deii reptiles.
Quant aux Chéloniene ou tortues, on peut dire qu'ils confirment de la façon la plus remarquable Tesactitude dti récit mosaïque. Les tortues mannes, fluviatilea et palustres abondent dans lea terrains secondaires ; mais on n'en a pas découvert une seule qui soit certainement et exclusivement teiTestre.
Les Sauriens retrouvés dans les mêmes terraîna sont également aquatiques. Il n'y a de difficulté qu^au sujet de deux espèces, le Mégaltieaure et riguanodoDi sorte de lézard gigantesque qui caractérise la formation Tpealdienne. Ces deux espèces étant intermédiaires entre les lézards et îea crocodileSj il est diftieîle de savoir exactement quel était leur régime. S'ils n'étaient pas exclusivement marins, il est à croire cependant qu'ils fréquentaient lea eaux. Ib appartiennent donc au cinquième jour ^énésiaqne, et leur présence dans les couches secondaires ne doit plus surprendre.
Disons cependant que lors même que Ton parviendrait à découviii* quelque reptile exclusivement terrestre ailleiurs qtie dans les terrains tertiaires ou ils abondent, il n'en résidterait rien contre Vexactitude du récit mosaïque. Cette époque serait toujours par excellence Vépoque des mammifères et des l'eptiles, et, par conséquent, répondrait à la deecriptîon que Moïse noua a laissée du skième jonr de la création.
Note L, — p< 399.
Nouêi admettons parfaitementj avec Fauteur, que les troisième, cinquième et sixième jours de la Q-enése correspondent aux trois grandes époques géologiques. Il y a entre ces jours et ces époques un accord frappant qui ne peut échapper à personne. L'époque primaire de la
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géologie et le troisième jour de la Genèse sont réellement caractérisés par le développement de la végétation. L'époque secondaire et le cinquième jour sont également remarquables par leurs animaux aquatiques et leurs oiseaux ; et ce qui distingue l'époque tertiaire aussi bien que le sixième jour de Moïse , ce sont les animaux terrestres. Nous admettons encore que le quatrième jour de la Genèse, c'est-à-dire l'apparition du eoleil, de la lune et des étoiles, doive s'intercaler entre la formation carbonifère et le commencement de l'époque secondaire. Mais il est un point sur lequel nous ne pensons plus comme l'auteur : c'est au sujet des deux premiers jours.
La géologie ne prétend pas nous retracer l'histoire entière de la terre. La Genèse , au contraire , nous donne une idée des divers états par lesquels elle a passé depuis qu'elle est sortie des mains du Créateur. Or, si nous nous en tenons à l'hypothèse de Laplace, la terre fut primitivement à l'état gazeux. Elle formait à l'origine, avec tous les autres corps de notre système planétaire, une immense nébuleuse, masse fluide détachée elle-même d'une autre nébuleuse dont firent partie, sans doute, avec leurs cortèges de planètes, toutes les étoiles qui brirlent maintenant au firmament. La nébuleuse solaire, qui tournait sur elle-même d'occident en orient (1), était soumise à la loi de l'attraction ou de la pesanteur. De là une diminution de volume et une tendance des molécules à se condenser. Ces molécules durent évidemment se précipiter vers le centre, comme la goutte d'eau se précipite vers le sol. Or, en raison du mouvement de rotation dont la masse gazeuse était animée, chaque molécule devait tomber un peu à llest de la verticale menée par son point de départ. De là une accélération du mouvement; de cette accélération du mouvement, il résulta que la force centripète et la force centrifuge, jusque-Jà en équilibre, cessèrent de se neutraliser. La force centrifuge l'emporta, c'est-àr^ire qu'un anneau se détacha de l'équateur de la nébuleuse et resta isolé dans l'espace. D'autres anneaux succédèrent au premier ; mais ils ne pouvaient se maintenir en cet état. Ou bien ils se partagèrent en divers tronçons pour former plusieurs petites planètes qui maintenant parcourent l'espace dans des orbites presque semblables : telles sont les nombreuses planètes télescopiques situées entre Mars et Jupiter ; tels sont les astéroïdes beaucoup plus nombreux encore qui constituent probablement l'anneau de Saturne. Ou bien chaque anneau de la nébuleuse solaire
(1) Il est à peine besoin de faire observer que ce monrement n'avait pu loi être imprimé que par le Créatenr lui-même. Toute explication naturelle des phénomènes cosmogoniques aboutit nécessairement à cette impulsion initiale.
s^aggloméra de façon à fonner une nouvelle nébuleuse qui reproduisit sur une moindre échelle les phases de la première. Il put s'en détacher de nouveaux anneaux qui donnèrent naissance aux satellites. La lune n'a pas été formée autrement : elle n'est qu'un anneau détaché de la nébuleuse terrestre, comme la terre n'est qu'un ann.eau détaché de la nébuleuse solaire.
Telle est, en résumé, la théorie de Laplace. Nous ne donnerons pas les raisons sur lesquelles elle s'appuie. Disons seulement qu'elle rend compte des divers mouvements des planètes, de leur état actuel, de la durée de leur révolution, de la nature même du soleil, de la lumière zodiacale ; en un mot, de la plnj^art des phénomènes cosmiques. Il en est quelques-uns cependant qu'elle ne peut expliquer, par exemple le mouvement rétrograde des satellites de Neptune, d'Uranus et de l'un des deux satellites récemment découverts de la planète Mars. Aussi beaucoup de savîints hésitent-ils à se prononcer sur cette théorie.' Mais il est un point sur lequel on s'entend assez : c'est que la matière qui compose la terre et les corps célestes a été primitivement à l'état gazeux et puis à l'état liquide ou pâteux. De là vient la forme ellipsoïdale de notre planète, c'est-à-dire son aplatissement aux pôles et son renflement à l'équateur.
On ne dira pas que cette hypothèse soit en désaccord avec le récit biblique, car, nous l'avons déjà observé, elle seule rend raison des mots invisihiUs et inœmposita appliqués à l'état originel du globe. Elle s'harmonise, du reste, complètement avec l'idée que Moïse nous donne des deux premiers jours de la Genèse. Le premier jour comprend, selon nous, tout le temps pendant lequel la terre resta à l'état gazeux. Il est donc entièrement en dehors des périodes géologiques. L'apparition de la lumière qui le caractérise doit être altribuée, sans doute, à la condensation des molécules et à l'action des forces chimiques. de quelque astre voisin, qui, en raison de sa masse moins considérable, passa plus rapidement de l'état gazeux à l'état liquide , et de ce dernier à l'état solide. La rapidité du développement de chaque corps céleste est, en effet, en raison inverse de la masse totale de cet astre. C*est pour cela, croyons-nous, que le soleil, dont le rayon est 350,000 fois plus considérable que celui de la terre, est quatre fois moins dense que notre planète, et par conséquent beaucoup moins avancé dans son passage à l'état solide. Mais quelle que soit la lenteur avec laquelle s'effectue ce passage,^ il est probable qu'il viendra un jour où, sa solidification étant complète et les combinaisons chimiques ^e s' opérant plus à sa surface, il cessOTa de verser sur notre gkbe ses rayons de chaleur et de lumière.
Il est à croire, cependant, que longtemps encore il continuera son action bienfaisante ; car on n*a pas remarqué qu^il ait rien perdu de son volume ou que sa température ait baissé depuis 2,000 ans, et Ton a calculé qu'une diminution d'un millième dans son diamètre suffirait à maintenir sa radiation actuelle pendant 21,000 ans (GuillenmL, le Soleil), Il semblerait néanmoins que la vie fût destinée à s'éteindre sur la terre par le manque de chaleur ; mais il est probable que Dieu ne laissera pas à Fhomme le temps de voir le soleil s'encroûter, et qu'un cataclysme géologique plus terrible encore que les précédents ,' parce que l'écorce terrestre aura alors acquis plus d'épaisseur, viendra anéantir la vie à la surface du globe. Ajoutons, puisque nous sommes dans le domaine des hypothèses , que Dieu ne manque point d'autres moyens , même conformes aux lois naturelles , pour détruire son œuvre. On sait que le soleil est entraîné dans l'espace , avec tout son cortège de planètes , vers un point situé dans la constellation d'Hercule. Que dans ce mouvement de translation, la terre vienne à heurter quelque corps céleste considérable , ce qui n'est pas absolument impossible , aussitôt elle redeviendra nébuleuse par suite de la transformation de son mouvement en chaleur. Encore une hypothèse : il se peut que la masse du soleil aille sans cesse en augmentant , soit par la chute à sa surface de corps célestes , comètes ou aésolithes, qui, après avoir parcouru l'espace, pénètrent dans sa sphère d'attraction et vont contribuer à entretenir sa chaleur, soit peut-être aussi par la condensation lente de l'immense atmosphère vaporeuse qui Fentoure , en donnant lieu au phénomène de la lumière zodiacale, et qui ne serait qu'un reste de la nébuleuse dont il est formé. Or, si sa masse augmente , sa puissance d'attraction doit s'accroître avçc elle. Il ne serait donc pas impossible que cet astre finît par attirer à lui toutes les planètes qui l'accompagnent. Ce ne sont là évidemment que des conjectures ; mais, en semblable matière, peut-on aller au delà des conjectures ?
Il paraît donc certain que la terre et toutes les planètes , obéissant à des lois naturelles, physiques et chimiques, établies par le Créateur, ont été primitivement des masses fluides, lumineuses par elles-mêmes, comme le soleil l'est actuellement. Les premières qui ont dû passer par cet état sont les plus petites, ou, à égalité de masse, celles qui se détachèrent les premières de la nébuleuse solaire. Aussi est-il remeirquable que les deux plus considérables des planètes, Jupiter et Saturne, semblent aussi les moins avancées dans ce qu'on pourrait appeler. leur vie cosmique; car la densité moyenne de ces planètes est cinq fois moindre que celle de la terre, et l'on a cru remarquer qu'elles sont entourées de
nuages, comme le fut, sans doute, notife globe pendant les premiers jours ou périodes de son existence.
Ce ne fut donc point du soleil proprement dit que la terre reçut la lumière du premier jour, mais de quelque astre voisin , peut-être de la lune, qui, en raison de sa fîiible masse, dut, de bonne heure, éprouver ràction des lois chimiques d'où résultèrent la chaleur et la lumière. Il se peut que, pendant les trois premiers jours, c'est-à-dire jusqu'au commencement de l'époque secondaire, la terre n'ait pas été éclairée autrement et que le soleil ne soit devenu lumineux que le quatrième jour. Il est plus probable cependant que cet astre éclairait déjà la terre depuis longtemps à travers les nuées épaisses qui l'enveloppaient, et que le quatrième jour, ces nuées se dissipèrent assez pour que l'observateur qui eût été placé à la surface du globe eût aperçu le disque solaire. Une considération confirme cette hypothèse : c'est que la lune et les étoiles n'apparurent elles-mêmes que le quatrième jour ; or, il est diflScile de prétendre qu'aucun astre n'ait été lumineux avant cette époque et que tous le soient devenus à la fois. L'Écriture ne dit point, du reste, que le soleil fut créé le quatrième jour; il suffit pour l'exactitude du texte sacré qu'il ait fait ce jour-là sa première apparition. Quant à Texistence , à cette époque, d'épais nuages qui eussent masqué les astres et obscurci la lumière solaire, elle résulte naturellement de la haute température qui régnait encore en raison de la faible épaisseur de l'écorce terrestre. Cette chaleur intense , qu'accusent aussi les découvertes paléontologiques, devait nécessairement maintenir à l'état gazeux beaucoup de matières aujourd'hui condensées.
Le second jour mosaïque ne correspond pas plus que le premier aux périodes géologiques. Il est également antérieur à l'apparition de la vie sur le globe et marque, selon nous, la continuation de l'œuvre du premier jour, c'est-à-dire l'achèvement de la solidification de la surface. Il est caractérisé dans la Bible par la formation du firmament et par la séparation des eaux inférieures d'avec les eaux supérieures , c'est-à-dire , sans doute , des eaux condensées d'avec les eaux non condensées qui occupaient avec d'autres matières gazeuses les hautes ré^ gions de l'atmosphère.
Tel est bien, en,efEet, l'ordre dans lequel les choses durent se passer. Lorsque la terre était encore à l'état gazeux, il n'y avait pas d'enveloppe atmosphérique distincte de la masse fluide. Tous les éléments étaient confondus. Mais au bout d'un certain temps , lorsque la masse fut devenue pâteuse, les corps plus subtils durent se dégager et envelopper d'épais nuages le globe incandescent, de sorte que, pour l'ob-
servateur qui se fût trouvé à sa surface, il y eût etr formation du firmament, c'est-à-dire de cette sorte de dôme que nous appelons la voûte des cieux, et que Dieu lui aussi appela ciel Ajoutons que le mot hébreu V'Pl (ralcia), que nous traduisons ^si firmament, n'a pas précisément c^ sens. Il signifie proprement eocpansio, et ici il s'applique sans doute , non à la voûte étoilée du ciel, puisque les étoiles n'avaient pas encore paru , mais à cette autre voûte qui est composée de nuages étendus , autour du globe. C'est bien aussi un firmament.
D'autres y voient Vétendue, V espace libre qui sépare la terre des couches nuageuses qui Penveloppent. Nous ne nous prononçons pas entre ces deux opinions qui diffèrent, du reste, assez peu. L'une et l'autre supposent l'existence de nuées épaisses qui occupent les hautes régions de Tatmosphèfe. Ces nuées ont dû jouer réellement un grand rôle dans la cosmogonie terrestre. Ce n'est pas seulement la science qui y a recours; la Bible en fait mention en divers endroits. Job surtout y fait de fréquentes allusions. Décrivant , au chapitre xxvi, la grandeur de Dieu, il dit : oc Cest lui qui retient les eaux dans ses nuages , en sorte qu'elles ne se précipitent pas en bas toutes à la fois. C'est lui qui empêche que son trÔne ne paraisse à découvert en répandant au-devant le rideau de ses nuées. » Qui ligat aquaa in nvMbus suis ut non erumpant pariter deorsum. Qui tenet vultum solii sui et eœpandit super illud nebulam suam. Il passe ensuite à l'œuvre du troisième et du quatrième jour, c'est-à-dire à la réunion des eaux en un même lieu et â l'apparition des astres. Au chapitre xxxviii, nous lisons ce qui suit : « Où étiez-vous, dit le Seigneur, quand je jetais les fondements de la terre ?... lorsque pour vêtement je la recouvrais d'une nuée et que je l'enveloppais dans l'obscurité comme dans les langes de l'enfance ? » Ubi eras qucmdo poneham fundamenta iertXBf,,, cum ponerem nuhem vesiim^entum ejus et caligîne illvd qu^m pannis infantiœ o&î7oZverem.* L'auteur du livre de l'Ecclésiastique met dans la bouche de la Sagesse dés paroles non moins remarquables : « J'ai recouvert toute la terre (à json origine) comme d'une nuée i>, Sicut nebula cooperuî omnem terram (Ecclésiastique, XXIV, 6). — C'est assez dire que ce n'est point arbitrairement et pour le besoin de notre cause que nous attribuons aux nuages un rCle important dans les premiers jours de la création. Maïs revenons à l'œuvre du second jour.
La masse terrestre ne dut pas rester longtemps à l'état liquide ou pâteux. Bientôt une touche solide se forma à la surface. La température baissa dé plus en plus , et les eaux auparavant à l'état de vapeurs purent se condenser et se précipiter sur le sol devenu compacte. Mais
la terre n^avaît pas alors son relief actuel. Les plissements de sa mince écorce ne pouvaient former que des rides à peine sensibles. Les eaux récemment condensées recouvrirent donc la surface entière du sol. Tel était rétat de notre globe à la fin du second jour.
Cet état ne pouvait durer. La croûte terrestre s'épaissîssant de plus en plus, ses plissements devinrent plus saillants et formèrent successivement des collines et des montagnes qui apparurent au-dessus des eaux. Cette première émersion marqua le troisième jour. Ce fut vraiment l'apparition de V aride.
Mais ici nous entrons dans la période géologique de Thistoire du globe ; car ce jour n'est autre que l'époque connue sous le nom d'époque primaire ou de transition; c'est celle de la végétation , la première de la vie organique.
L'histoire de la terre se partage donc en deux grands âges , dont l'un précède et l'autre suit l'apparition de la vie à la surface du globe. Le premier correspond, selon nous, aux deux premiers jours, et le second aux quatre derniers jours de la Genèse. Quelle a pu être la durée de chacune de ces périodes ? On ne peut faire , à ce sujet , que des conjectures. On n'a pas désespéré tout à fait, cependant, de résoudre ce problème. Des calculs ont été effectués. M. Poisson , supposant que la température du globe était de 3000 au moment où la croûte solide commença à se former, a trouvé qu'il se serait écoulé depuis ce lemps environ 108 millions d'années , en nombre rond un million de siècles. Mais si l'on admet que la température originelle n'était que de 1500^, température plus que suffisante pour liquéfier toutes les roches connues, le temps écoulé depuis le commencement de la solidification jusqu'à nous ne sera plus que de 27 millions d'années^ c'est-à-dire quatre fois moindre. H y a là, sans doute, encore de quoi effrayer l'imagination. Mais ce ne sont après tout, il ne faut pas l'oublier, que des calculs approximatife 'reposant eux-mêmes sur une hypothèse, celle de l'incandescence originelle du globe. Tout ce que l'on peut affirma, c'est que la terre est extrêmement ancienne , et, lorsque l'on songe à la multitude des phénomènes dont elle a été le théâtre seulement depuis que la vie y est apparue pour la première fois jusqu'à nos jours, on est à peine surpris de voir accumuler les millions d'années pour mesurer son âge. L'astronomie nous avait révélé que les œuvres de Dieu avaient l'immensité dans l'espace ; la géologie nous a appris qu'elles ont l'immensité dans le temps : c'est ainsi que les sciences contribuent toutes à la gloire de l'Être étemel dont elles font éclater l'infinie puissance et la souveraine sagesse.
EXTRAITS DES PÈRES ET DES THÉOLOGIENS â.itxqiiela nous â^ons renToyè dans oo volume.
L — Saist AuGUsnîï. — p. 338,
* Et m rebua obscuria atque ft noatris oculia remot WniLa , bî qna inde Bcrlpta c-timn dlTiiia. le^eïimiuâ , quîe possuiit aalvû ûde quB imbmmar, iillûi atqtw nliftS parère eetitetilias ; lu nuJI&m ëothiiïi cofa pTïecîpiti pifllrmfitîono iU prûjldaïuus ^ ut bî iort6 diUgttitlïia tHssctiEAa Ttritaa eom re^te labcfactatedt , cormamiLi : non pm BeatéiiUti divluaruia Scripttiraniuj , sed pno nostra itn dlmlcuntea , nt eom tcHidvië Scriptuforuiït càie, qa;e TUMtm est ; cam potiuE? eam qum Bcripttiramim eet > nmiram ease yeUe deixanms. » — Ift Qtmn ad Uttemmi lib, ï, cap, xvni, n* 37,
II, — IDKM. — P. 3sa
ff Flerniaqufl enîm nccidît ut &tîq^id de terra, ds ccclo, de creterts hiijaîs mtîndl etementis, âa matn et oonTerFloiie vc?I etiom de TtLognltudîne et IntemiHiB sidçruH] , de eertls dëfectlbuB salis ne Ihhie, tle circaltlbas annomm et tempomm^ de imtuiîlâ ouimalliïm, [niticun], lapldam ntque litijusmodi ctctedit etlom non dunatlfiiioa Ita novent, nt certis- Etmn mtîone vel experfentift tcneaL Turpe est antom nimia et pomidosnm ac miLdici« cny^ndiun , nt cbristiannm da h» nttous qmiti ^e^mndiun cbiistiMtae Litterai ÎQqnÈûUm, ita dèlînire qnîlibet înfldelli andîatj nt, quemadiiiodiim dicitnr, toto pa;!û errEirs con*pidens, rlËUin teneix! tIk possit* Et non tnin tûoleËtum est, qiiod err&na îiomo deridËtiir, w&ù. qiiûd auctons noatrC ab eds qui foris emit, talla Mnaiêsu credantnr, et cum mapio éomm eatltio de quorum sainte ËatiLgliuiiar taûquam Indoctî reprehendaûtur atqnc reîpunntar. Cum enim qiumiqnam do ntunero cïirktJuiiorum in, ea re qnam optlmc îiomnt, âfrare deprcbcnâerint » et vanaia seJitodtiftTïi siuiuu de iiost^îa Librif AateeriÊre; qno pncto E]iB Ubris cxiedltnri Btmt , de re^iintiiu'tJoQË mortuorum , et de spe ^itœ itternie, ncignoqtie Co&lomtu , qïiaado do hls rebûÊ qtuis jaui oxpeilrt , Tel indubit^tis tmmerîa perclpetç potnenint, fallacltcr putaverLut esse conecriptosî Quid enira moleÈtiffi triatitireqne ia^rimt prndentlbQS fratrlbos temearil pnEflomptori» , siitta dicj non poÉest, cum si cpjiindo de pTOTa et falsa opintoufi ana reprebeDdl, et ooiiTiad coeperint ab ela fl;ni OMttiormii Li* bromni auctorltate non tcafmtnrj ad defendcndam îd qnod luvifitima ttraerîtat* çt apcrtisslma faLiitate dlxHnint ^ eoBdeïn Libroja ^anctos , nnde id probent , proleïro oonuntiu-, ïi;! etiam memorJter , qnas ad tcstîmobinin lalyre ftTbitrBJitnr , muJtn înde Terb«t prûiian-
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tiant, « non intelligentes neque quœ loqauntor, neqoe de qoibos ofBrmant. » (I Tim., I, 7). — Dt Genesi ad litUramy lib. I, cap. zix, n. 89.
m. — Saint Thomas. — p. 340.
< Dioendam quod, sicnt Angostinns dooei , in hajaamodi qoeestionibus duo sont observanda. Primo qnidem, ut yeritas Scriptone incoaonase teneatnr. Secondo , cum Sadptora diyina moltipliciter ezponi possit , quod nolli exposition! aliqois ita prœdse inhœreat, ut si oorta raticme oonstiterit hoc esse falsmn qnod aliqais sensom Scriptorse esse credebat id nihilominos assereie pnesomat; ne Scriptura ex hoc ab infidelibos derideatnr, et ne eis Tia credendi prœclndator. > — Summa Theologica, pais prima, qnsest. Lxvni, art. primns.