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DE SAINT-SURIN

(agenais).

Hélie de Bideran, damoiseau, seigneur de Monteton, capitaine de Saussignac, second fils d’Amaury Ier de Bideran, seigneur de Roussille et de la Ponde, et de Marguerite de Labatut (voir p. 31) est l’auteur de la branche dite de Saint-Surin.

Il fut témoin avec Bernard de Roquefort, seigneur de Lenvêge, de la donation que Jeanne d’Estissac fit à son fils Jean de Madaillan, des châteaux, châtellenies et terres d’Estissac, Montclar, la Quinte, Pineuilh, Saussignac, Cahuzac, Coulonges-les-Royaux, Boypebreu, Cherneulx, Malenguil, etc. etc., toutes situées dans l’ancien duché d’Aquitaine 4.

Le 22 décembre 1465, Jean de Madaillan

(1) Fonds Périg. , i^a, f. 15, r. Ainsi les Madaillan furent substitués aux Estissac.

donna à noble homme Hélie de Bideran, son serviteur et écuyer (sic) une terre appelée Monteton et située dans la paroisse de Gardonne1. Le 19 juillet 1482, ce même Jean de Madaillan anoblissait en sa faveur certains fonds et héritages situés dans la paroisse de Saint-Martin-de-Saussignac, à la Mongie, et, dans la paroisse de Saint- Jean-de-Gardonne, à Monteton, le tout sous l’hommage d’une paire de gants blancs 2.

Par contrat, retenu Guy de Pellete et Jean Guischard, notaires, Hélie de Bideran épousa au château de Montclar, le 20 janvier 1471, (n. s.) Rixende de Chaumont 3, fille de feu noble homme Pierre de Chaumont, et de noble dame Jeanne de Losse. Raymond de Chaumont, frère de l’épouse, lui constitua en dot la somme de 200 écus d’or payables sitôt après les noces, qui furent fixées aux jeudi et vendredi 24 et 25 janvier, et qui se célébrèrent dans le château de Montclar «.... postmodum ver o jovis et veneris crastina predictarum nupciarum successive devenientibus que fuerunt institutate vicesima quarta et vicesima quinta mensis anni et loci predicti. » Les témoins furent Jean d’Estissac, chevalier, sei-

(1) Arch. du chat, de Fayolles.

(2) Id., et Fonds Périg., 122.

(3) Dans certaines chartes elle est encore appelée Rixentem , Ri\ih et Magne de Chaumont ; son mari la prénomme Marguerite et Madeleine dans son testament.

BRANCHE DE SAINT-SURIN

gneur d’Estissac et de Montclar ; nobles hommes, Bertrand Gailhard, seigneur de Borgognade ; Mathurin de Clermont, seigneur de Piles; messire Jean de Montmède, recteur de l’église paroissiale de Landzia (sic) et trois autres prêtres.

Par contrat d’échange passé le 4 mars 1483, Hélie de Bideran céda Monteton à noble homme Hélie de Roffignac, seigneur de Gardonne, dont les successeurs continuèrent à rendre l’hommage aux seigneurs de Saussignac 4.

Sans nul doute, Hélie de Bideran se maria deux fois, nous venons de voir le contrat de mariage passé le 20 janvier 1471 et les noces annoncées pour quatre jours après. Or Jean, fils aîné d’Hélie est nommé capitaine de Cahuzac en 1477, date certainement bonne puisque ce même Jean est en 1495 père d’une fille mariée elle-même. Toutes ces concordances de dates le font naître aux environs de 1458. Par un premier mariage d’Hélie, il se trouverait ainsi expliqué comment Jean, probablement apanagé par ce premier contrat de mariage de son père, n’est pas institué héritier universel dans le testament paternel, et comment aussi il y a environ 40 années d’intervalle entre le mariage de ce Jean (antérieur à

(1) Arch. du chât. de Fayolles. — Monteton a passé successivement dans les maisons de Roffignac, de Larmandie, et de Lostanges-Sainte-Alvère .

1480) et celui de son frère Bertrand célébré en 1519. Peut-être Hélie avait-il épousé les deux sœurs.

Hélie fit son testament le 11 février 1489, à Saussignac devant Mathurin de Largeau, prêtre et notaire public de Saussignac, en présence de « Marciale Mereclier, vicario de Gargaco, Matheo de Boudenes, rectore ecclesie de Montoriol » et de Jean et Gérard de la Sauvetat, de Saussignac. Il demande à être enseveli au tombeau de ses ancêtres dans l’église de Saussignac, et ordonne que Madeleine de Chaumont, son épouse soit usufruitière de tous ses biens immeubles « nobilis Magdalena de Chaumont sit usufructuaria » . Il lègue à quatre de ses fils la somme de 40 livres tournois et les nomme ainsi : Jean, Garde-Arnaud, Bernard et autre Jean. Il ordonne ensuite que sa fille Marie soit mariée selon le rang occupé par la maison de Bideran. Enfin il nomme son bien-aimé et très cher fils « dilectum et carrissimum filium » Bertrand héritier universel. Il lui substitue en cas de décès Jean et ses autres frères ce qui a fait longtemps supposer que Bertrand était l’aîné; il parle d’un enfant posthume « fructus qui est de presenti in ventre dicte Marguarite de Chaumont, uxoris dicti testatoris...» et nomme tuteurs de ses enfants : nobles Hélie de Roffignac 1 damoiseau et seigneur de Gar-

(1) Hélie de Roffignac était seigneur de Gardonne dès 1470, —

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donne, et Jean de Bideran aussi damoiseau, habitant du lieu de Quensac *, puis il institue pour exécuteurs testamentaires « probos hommes » Bertrand de Boismorel et Jean de Salnet V

Ses enfants sont :

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