Louis de Bideran qui continue la filiation
5. Jean de Bideran, auteur de la branche de Fonte nelle , qui suivra après celle de Canteranne.
6. Catherine de Bideran, appelée aussi Marie dans le mémoire des Archives de Canteranne. Elle y est dite femme de Gaston de BescOy sieur de Servelaure.
(1-2-3) Reg. parois, de Castillonnès.
(5) Copie en forme de grosse aux Arch. de Canteranne.
BRANCHE DE CAUSE
Louis de Bideran, écuyer, sieur de Cause.
Il naquit en 1627 *. Il eut conjointement avec sa famille à soutenir un long procès que Jean Chassaing, sieur de Bardouly et Isabeau, sa fille, lui suscitèrent en 1656 *. Les querelles intestines n’étaient point rares à cette époque ; nées dans notre région lors des tristes guerres de Religion, entretenues par la Fronde, elles ne se terminaient souvent que par mort d’homme.
Jean Chassaing, sieur de Bardouly et sa fille Isabeau, veuve de Marc-Antoine du Boys, écuyer, sieur de la Grèze, avaient requis la cour des Aides de Guyenne de condamner Louis de Bideran, sieur de Cause, Pierre Brousse, sieur de Laborie, Jean Merle, sieur de la Peyrugue, Louise de Bideran, mère et héritière de feu Pierre d’Hélias, dit La Rouzie, et leurs métayers, à payer et rembourser à Isabeau Chassaing les sommes que celle-ci avait été obligée de donner à des hommes de guerre, notamment au sieur de La Roche, écuyer, sieur de Chantegri, capitaine au régiment de Saint-Simon, que les dits « de Bideran et consorts », de leur autorité
(1) Reg. par. de Cahuzac.
(2) Arch. dép. de la Gironde ; B, Minutes de la Cour des Aides.
privée, avaient logés dans la maison de Bardouly, malgré son exemption de loger les gens de guerre. Jean et Isabeau Chassaing se plaignaient en outre, de concert avec Hélie Mérine, notaire royal, « d’excès, coups et violences » exercés sur eux. Le 20 septembre 1656, la Cour des Aides rendit un arrêt, ordonnant que Louise de Bideran, Jeanne d’Hélias, sa fille, le sieur de Saint-Surin, fils du sieur de Saint-Surin {sic) et le sieur Baillet, -*fils aîné de Pierre Baillet, lui seraient amenés, « sous bonne garde », pour comparoir devant elle et répondre des faits dont ils étaient accusés l.
Nous avions toujours été frappés du peu d’intimité qui semblait avoir existé entre les Bideran de Lamongie et les autres branches de leur famille, qui, issues de la même souche , et habitant la même contrée, auraient dû avoir avec eux de nombreux rapports. Le procès intenté par les Chassaing nous en donne l’explication : en effet, les Bideran de Lamongie, à cause de la religion protestante qu’ils professaient encore, avaient déjà dû se séparer de leurs cousins de Saint- Surin et de Cause, revenus depuis longtemps au catholicisme ; ils prirent certainement, si même ils n’avaient pas provoqué le conflit, fait et cause pour les Chassaing, fervents
(1) Cour des Aides, ut supra «
BRANCHE DE CAUSE
^huguenots comme eux, et auxquels ils étaient unis par une étroite parenté. Gédéon de Bideran de Lamongie avait en efïet quelques années auparavant épousé Henrye de Chassaing, sœur d’Isabeau et fille par conséquent de Jean Chassaing, sieur de Bardouly, dont il est question dans la querelle.
Nous ignorons quelle fut l'issue de ce violent procès, il est à présumer cependant que Jean Chassaing n’eut pas gain de cause et que son ressentiment s’en accrut, car, dix ans plus tard, nous le voyons s’opposer par pure malice à la vérification des titres de noblesse des Bideran de Cause. Malgré cette opposition, Louis de Bideran de Cause et son frère Jean, n’en furent pas moins, sur la production de leurs titres, maintenus dans leur noblesse de race et d’extraction, par jugement souverain de l’Intendant Pellot, rendu à Agen, le 29 janvier 1667 4.
Alors qu'il était mineur et au service du Roi, Louis de Bideran avait promis mariage à une fille nommée Louise Aubinet; celle-ci, en ayant eu un enfant, obtint le 18 novembre 1647, une sentence du juge de Cahuzac, confirmée par arrêt du Parlement de Bordeaux, du 9 mai 1648, qui condamnait ledit Louis, à l’épouser « autrement a faute de ce faire , de souffrir mort » . Par une transaction
(1) Carrés do d’Hozier, f, 81. — Arch. dép. de la Gironde
du 21 juin 1653, devant Bourilhon, notaire/ Louise Aubinet, renonça à ses prétentions matrimoniales moyennant 900 livres d’indemnité, et l’obligation pour Louis de Bideran, d’élever comme enfant naturelle, dans la maison de Cause, la fille née de leur union passagère 4.
L’année suivante, Louis de Bideran épousa au Rouzier, paroisse de Saint- Aubin-de- Cahuzac, Louise d’Hélias, fille de Jean d’Hélias, sieur du Rouzier et de Louise de Bideran ; ce contrat, retenu par Moret notaire royal, fut passé en présence de Pierre d’Hélias, sieur du Rozier ou Rouzier, frère de la future, le 18 avril 1654 1 2.
Décédé au Cause, âgé de 67 ans, le 2 juin 1695, Louis de Bideran fut inhumé le lendemain dans l’église de Cahuzac en présence de messire Louis de Brayac, écuyer, sieur de Comberoche 3. Ses enfants furent :