‹ Généalogie de BideranChapitre 4 sur 91 · SEIGNEURIES ET TERRES · texte numérisé non relu

SEIGNEURIES ET TERRES

Corne-Cul). — Paroisse de la commune de Saint-Hilaire-d’Estissac, canton de Villamblard (Dordogne).

Le château d’Estissac, était bâti, dit-on, dans cette paroisse qu’Hélie-Fergand d’Estissac, damoiseau, possédait en 1363. (Bibl. Nat. Fonds Périgord , 132), Les Bideran paraissent n’avoir possédé cette seigneurie qu’en viager.

Canteranne. — Ancien repaire noble avec justice, commune de Cavarc, canton de Castillonnès (Lot-et-Gar.). Avant 1790 il était sis dans la partie de la paroisse de Cavarc qui relevait du Périgord (sénéch. de Bergerac). — Au siècle dernier, il appartenait à la famille de Béraud, en faveur de laquelle il fut érigé en baronnie par lettres-patentes dont les originaux sont conservés dans les Archives de la famille de Bideran, qui en est devenue propriétaire par suite du mariage (10 juillet 1830) de Louis- Marie-Gustave de Bideran avec Marthe-Camille- Céleste de Béraud de Canteranne, dernière descendante de sa maison. — Les cartes de Belleyme et Cassini disent Canteraney ce qui est plus conforme à l’étymologie : chante-grenouille (latin : rana).

Cause. — On disait aussi anciennement Cau^e ou Cau^é, spécialement sur la carte de Belleyme. — Repaire noble, commune de Saint-Aubin-de-Cahuzac (aliàs Saint- Aubin- de- Cadelech), canton d’Eymet, Dordogne, avec extension dans la commune de Saint- Quentin.

Jean de Bideran (né vers 1525), est le premier qui se soit qualifié de seigneur de Cause ; nous ignorons comment ce fief était entré dans la famille. Il appartient aujourd’hui au colonel de Marmiés, fils de Jean de Canteloube de Marmiés et de Françoise-

Louise de Bideran. — Peut-être que le hameau de Cause, en Montagnac, châtellenie de Roussille, était le fief primitif des Bideran, dont le second fut appelé plus tard du même nom, comme cela arrivait fréquemment à ces époques.

Chaubel. — Actuellement Chaubert , commune de Cahuzac (Lot-et-Garonne).

Clermont-Dessus. — Château et commune du canton de Puymirol (Lot-et-Garonne). Ancien marquisat ayant appartenu aux Armagnac, Durfort, Nicolaï et Laborie.

Couvie. — Situation inconnue.

Douville. — Commune du canton de Villamblard (Dordogne). — Il y avait autrefois un château dont il ne reste plus aucun vestige et qui relevait de celui de Roussille; la famille de Bideran ne l’a possédé qu’en viager.

Fontenelle. — Commune d’Eyrenville, canton d’Issigeac (Dordogne).

Font-Haute. — (Anciennement La Fonnaute). — Repaire noble avec justice, commune de Cazoulès, canton de Carlux (Dordogne). Entré au xvne siècle dans la maison de Bideran, branche de Mareuil, ce château passa dans la famille du Pouget par le mariage de messire Laurent du Pouget, écuyer, seigneur de Rignac avec Marguerite de Bideran, fille et héritière, en 1759, de Bernard de Bideran, écuyer, seigneur de Mareuil et de Fonnaute. Pillé, et brûlé en 1793, le château de Font-Haute a été reconstruit presqu’en entier il y a peu d’années. Il appartient

aujourd’hui à la famille Grèze de Saint Ours, héritière des du Pouget.

La Fortonie. — Ancien repaire noble, commune de la Monzie-Montastruc, canton de Bergerac. — Les Bideran de Grand-Lac, en souvenir de ce repaire, appelaient quelquefois La Fourtonie , leur fief de Sarrazac.

Grand-Lac. — (Anciennement Granlac). — Village de la paroisse de Murel, unie à la commune de Martel (Lot). Fief connu dès 1352, le livre des dépenses à l’usage des consuls de Martel, indiquant cette année-là un compte de dépenses d’arbalètes pour le seigneur de Grand-Lac. Il ne reste presque plus rien du château, quijdevînt la propriété des Bideran nous ne savons comment, et qui appartient encore de nos jours à ses descendants la famille Sérager.

La Grèze. — Ancien repaire noble, commune d’Eyrenville, canton d’Issigeac (Dordogne). — La terre delà Grèze fut inféodée le 19 novembre 1541 par Louis d’Estissac, baron de Cahuzac et de la Barde, de Henri du Boys, écuyer, seigneur de Graspirou, et de Foy de La Viguerie, sa femme (Tome en des Carrés de d'Ho^ier, f. 320 r.). En 1584, le capitaine Charlet, dit le capitaine Sauvage, s’empara de vive force du château de la Grèze, mais il en fut chassé bientôt après. Ce domaine [passa en 1701 dans la maison d’Abzac par le mariage de François d’Abzac, chevalier, seigneur de Verdun, avec Gabrielle du Boys, fille d’Alexandre du Boys, écuyer, seigneur de la Grèze et de Fayolles. Il est devenu la propriété de la famille de Bideran, par succession des d’Abzac.

(1) En ruine dès 1784. ( Arch . dèp . du Lot, C. 122a.)

La Gueyssarie. — Situation inconnue.

Guibon. — Ancienne maison noble, commune de Daignac (Gironde). — La famille de Mélet en hérita, vers 1610, des Bideran.

Leyraudie. — Aujourd’hui Leyroudie , hameau de la commune de Villamblard (Dordogne).

Malromet. — Mainement de la paroisse de Saint- Jean-d’Estissac (Dordogne).

Marcou. — Ancienne maison noble, commune de Castillonnès (Lot-et-Garonne).

Mareuil. — Ancienne châtellenie, connue dès le xiie siècle, aujourd’hui commune du Roc, canton de Payrac (Lot).

Posé comme un nid d’aigle sur la cime d’un énorme rocher qui surplombe la vallée, le château de Mareuil dont il ne reste plus que d’imposantes ruines, était une véritable forteresse. Sa position stratégique, l’épaisseur de ses murs, et les proportions colossales d’une tour ronde qui subsiste seule assez bien conservée, témoignent de la puissance de ses anciens seigneurs. Comme sur presque tous ces débris d’un autre âge, il circule dans le pays de nombreuses légendes sur la Tour de Mareuil. Le souvenir des nombreux sièges qu’elle eut à soutenir, s’est conservé malgré les siècles, et l’on rapporte que de vastes souterrains creusés dans le rocher la faisaient jadis communiquer avec le château du Roc, son voisin, dont les ruines même ont disparu. Des fouilles, pratiquées il y a quelques années, firent découvrir, en effet, quelques souter-

rains, l’emplacement de la chapelle qui servait aussi d'église paroissiale et les tombeaux de ses anciens seigneurs.

Cette châtellenie semble avoir été donnée au commencement du xv® siècle à Raymond de Salignac, sénéchal du Quercy pour services rendus à la cause française. Ses successeurs s’en qualifiaient seigneurs encore au commencement du xvne siècle, et cependant, dès le xvi° siècle une famille de La Faye en possédait tout au moins la co-seigneurie, qui échut aux Bideran par le mariage au 14 septembre 1567 de messire Bertrand de Bideran, seigneur de la Fortonie, avec Catherine de La Faye, fille d’Odet, co-seigneur de Mareuil, à moins que ce ne soit Murel.

La Martinièra. — Situation de ce fief poitevin, inconnue.

La Mongie. — Cette terre située dans la paroisse de Saussignac (aujourd’hui canton de Sigoulès, Dordogne), fut anoblie le 19 juillet 1482 par Jean de Madaillan d’Estissac, en faveur d’Hélie de Bideran, capitaine du château de Saussignac, sous l’hommage d'une paire de gants blancs à chaque mutation de seigneur ou de vassal. (Terrier de Saussignac aux archives du chat, de Fayolles). La famille de Bideran n’a cessé de posséder cette terre jusqu’à la Révolution. 11 y avait aussi dans le bourg même de Saussignac une maison noble dite de la Mongie, et qui appartenait également aux Bideran. Il ne reste plus rien delà maison de la Mongie, mais l'emplacement, sur lequel elle était probablement construite, a retenu le nom de ses anciens seigneurs, il porte aujourd’hui sur le cadastre le nom de Biderante ou Viderenie.

Montastruc. — Commune de Montastruc-la- Lande arrondissement de Tarbes, — La famille de Bideran paraît avoir eu certains droits dans cette baronnie dont le château était un des plus forts du comté de Bigorre. La puissante maison deCastelbajac possédait cette forteresse dès le xme siècle. Louise de Castelbajac, fille de Gaston et de Marie de Montlezun, devint héritière de toute sa maison, après la mort sans enfants de ses frères et sœurs. Elle épousa en 1524 Jean de Durfort-Duras auquel elle apporta avec les autres biens dont elle avait hérité, le château de Montastruc.

Monteton. — Commune de Gardonne, canton de Sigoulès (Dordogne). — Le 22 décembre 1465, est-il dit dans les archives du château de Fayolles, Jean de Madaillan donna à noble Hélie de Bideran, son serviteur et écuyer, une terre appelée de Monteton et située dans la paroisse de Gardonne, et, le 19 juillet 1482 il anoblit en sa faveur cette même terre, sous l’hommage d’une paire de gants blancs.

Monteton cessa d’appartenir aux Bideran au xvi® siècle ; cette maison noble passa successivement dans les maisons de Roffignac, de Larmandie, et de Lostanges. Cette terre ne doit pas être confondue avec celle du même nom, commune du Lot-et-Garonne, qui vint aux Digeon au xvii® siècle par une alliance avec la famille de Béraud.

La Moute. — Anciennement La Mothe. — Domaines, divisés en Grande et Petite Moute , commune de Mautauriol, canton de Castillonnès (Lot-et-Garonne).

Le Noyer. — (On trouve aussi El Nuguyé , El

Nougé , qui sont des formes romanes). — Ce fief, de la commune actuelle de Saint-Michel-de-Banières, canton de Vayrac (Lot), relevait autrefois directement du vicomte de Turenne (Note de M. Champeval).

La Poncie. — (On trouve aussi écrit La Ponsie.) — Maison noble dans Bergerac, qui fut acquise pour la somme de « neuf vingt escus d’or neuf », par Amaury de Bideran, par acte du 13 juin 1457 * Guillaume, François et Antoine de Lagut auxquels elle appartenait par indivis. — Cette maison qui était de mouvance royale, servit au siècle dernier d’habitation à des familles de faïenciers, puis à la famille Babut. Elle est englobée aujourd’hui dans le couvent de la communauté des religieuses du Sauveur, à l’endroit dit de Nazareth et aboutit à la rue de la Citadelle.

Ce manoir avait des droits, cens, et rentes jusqu’à Sainte-Foy-la-Grande et spécialement sur deux fiefs, appelés aussi La Poncie , situés : le premier dans la paroisse de Saint-Jean-d’Estissac (Note de M. Charrier d'après les Arch. municipales de Bergerac), le second dans la paroisse de Gardonne. Ce dernier appartenait au siècle dernier à la famille Papus de Beilevue, d’où il passa par alliance à la famille de Brugière. (Arch. du château de Fayolles.)

La Popie. — Nom uni anciennement et actuellement à celui de Saint-Cirq, commune du canton de Saint-Géry (Lot). C’est à proprement parler le roc sur lequel était bâti le château de Saint-Cirq, d’où le nom du château lui-même porté du reste par une famille qui l’occupa au moyen-âge. (Note de M. Dois.)

Roussille. — La terre de Roussille, qui faisait autrefois^ partie du domaine des comtes de Périgord,

avait le titre de vicomté et était comprise au nombre des anciennes châtellenies du Périgord; elle consistait encore au xve siècle en six paroisses : Roussille, Saint-Julien, Montagnac-La-Crempse, Douville, La Sauvetat et Béleymas. Au-dessus du bourg, qui renfermait cent feux, était situé le château dont il ne reste plus aujourd’hui qu’une tour en ruine, de construction fort ancienne. Il fut la propriété du fameux Waïffre duc d’Aquitaine qui s’y réfugiait souvent après avoir été battu par Pépin le Bref. C’est à Roussille que furent prises sa femme, sa mère, ses sœurs, et la femme de Ramistan son oncle. Devenu la propriété des comtes de Périgord, il fut rasé en 1399 et ses terres confisquées au profit de Charles VI, qui en fit don au duc d’Orléans. Jean de Bretagne en fit l’acquisition puis en concéda la jouissance à Malrigou de Bideran, et à son fils Garcie- Arnaud par cession du mois de mai 1451. (Voir aux Pièces justificatives).

Cette seigneurie appartint ensuite aux Calvimont et aux Aydie de Ribérac ; Bertrand de Lur, seigneur de Longua, l’acquit en 1530. En 1599 e^e Passa Par succession dans la maison de Taillefer, puis fut vendue en 1774 à MM. de Tessières de la Bertinie et Cosson de la Sudrie. L’abbé de Lespine a analysé les titres de cette seigneurie dans son volume 122, sous la cote Bideran.

La Sablière. — Lieu-dit, commune de Gardonne (Dordogne).

Saint-Cirq. — Baronnie enQuercy, commune du canton de Saint-Géry(Lot). — En 1260 Hugues de Cardaillac achète la terre de Saint-Cirq-la-Popie. En 1329 Bertrand de Cardaillac, le même qui commandait

le second corps de l'armée de Simon de Montfort, rend hommage pour cette terre à Raymond, comte de Toulouse. Le dernier baron de Saint-Cirq de la maison de Cardaillac fut Geoffroy, marié i° en 1620 à Madeleine deCarsant (aliàs Crozant), 20 à Marguerite de Pons; il mourut après 1654 sans postérité. Il avait trois sœurs, mariées aux seigneurs de Fontalbe, La Lande et La Batut. (Noie de M. Huet).

On verra à la branche de Saint-Cirq comment cette baronnie échut des Cardaillac aux Bideran, et comment une partie passa aux Peyre. Le 6 juillet 1784, Louis de Peyre, juge-mage de Cahors, co-seigneur justicier de Saint-Cirq-la-Popie, en dénombrait les rentes nobles et foncières pour 735 livres 8 sols. Le 12 juin précédent Gabrielle d'Ablanc, veuve de J. -B. de Bideran, avait déclaré 926 livres 10 sols pour sa part, soit la moitié en toute justice de la seigneurie de Saint-Cirq. (Arch. départ, du Lot , C. 1218.)

Saint-Jean. — M. Champeval, si érudit pour toutes les questions cadurciennes, croit que la maison noble de Saint-Jean était bâtie sur la place de ce nom, dans Saint-Michel-de-Banières (Lot).

Saint-Surin. — (On trouve souvent écrit Saint - Seurin.) — Fief et maison noble dans la paroisse de Saint-Martin-de-Cahuzac (aujourd’hui canton de Castillonnès, Lot-et-Garonne), et qui dépendaient de la sénéchaussée d’Agenais. — Il est dit dans d’Hozier [Armorial de France , Ire partie p. 66) que Jean d’Estissac, baron de Cahuzac, donna le 25 juin 1477, à Jean de Bideran capitaine de Cahuzac, un territoire détaché de sa manse, nommé Saint-Seurin avec pouvoir d’y bâtir une maison noble, sous l’hommage et le devoir d’une paire de molettes blanches. Cet hom-

mage fut rendu le 23 avril 1490 et en 1542 par Louis de Bideran au baron d’Estissac. (Voir aux Pièces justificatives).

Salevert. — La situation de ce fief n’est pas connue ; c’est peut-être un tènement dans Saussignac.

Sarrazac. — Château dans Saint-Michel-de-Banières, arrondissement de Gourdon (Lot),

Saumagnac. — Peut-être Sauvagnac , terre voisine deGuibon et sise dans la commune de Romagne, canton de Targon (Gironde).

La Sauvagie. — Commune de Gardonne, canton de Sigoulès (Dordogne).

La Vergne. — Situation inconnue.

Vèze. — Situation inconnue, probablement dans le Lot.

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