‹ Généalogie de BideranChapitre 46 sur 91 · SEPTIÈME BRANCHE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME BRANCHE

SEIGNEURS

DE LA MONGIE.

(périgord) i 489- 1 840 . *

Bertrand de Bideran, écuyer, seigneur de laMongie, capitaine du château de Saussignac, maître d’Hôtel du roi de Navarre et prévôt général des Maréchaux de France en la prevince de Guienne, est l’auteur de la branche dite de La Mongie. Il était le troisième fils d’Hélie de Bideran, seigneur de Monteton et de la Mongie, et de Rixente de Chaumont. (Voir p. 45).

Le 15 juin 1526, Geoffroy d’Estissac, évêque et seigneur de Maillezais, oncle et tuteur de Louis, baron d’Estissac, de Cahuzac, Saussignac et Montclar, ayant pleine confiance en « la prudomie et bonne diligence de noble Bertrand de Bideren » le nomme, par lettres scellées de son sceau, capitaine des châtellenie, terre et seigneurie de Saussignac 4.

(1) Production de 1603 et Carrés de d’Hozier, 92, f. 23.

Le 9 janvier 1528 le roi de Navarre, aïeul d’Henri IV, lui adressa des instruction et mémoire « de ce qu’il auroit à dire et remonstrer de sa part à sa cousine Madame de Nevers », auprès de laquelle il l’avait envoyé en ambassade * l. Nous ne savons en quoi consistait cette mission ; quoiqu’il en soit, il paraît s’en être bien acquitté puisque, le 7 mars suivant, sur la recommandation expresse du roi de Navarre, François Ier accorda à Bertrand de Bideran des lettres de provision pour exercer la charge de prévôt général des Maréchaux de France en la province de Guienne 2.

Institué héritier universel par le testament de son père (11 février 1499), Bertrand épousa en secondes noces , par contrat passé au château de Pau, retenu par Gassie-Coteret, notaire et secrétaire-général duroi de Navarre, le 10 février 3519 3, Catherine de Montastruc, dite d3 Lavadan 4, fille de feu noble N... de

(1) Production de 1603 et Carrés de d’Hozier, 93, f. 40.

(2) Id. Id. f. 24.

(1) Carrés de d’Hozier, 92, f. 22.

(2) Catherine, par suite sans doute d’une mauvaise lecture, est

souvent appelée de Montestène ; elle appartenait peut-être à la puissante maison de Castelbajac dont les armoiries qui figurent à la Salle des Croisades sont : d’a\ur à la croix d'argent. Nous avons tout lieu de croire qu’il y a erreur lorsqu’on la dit fille du seigneur

de Lavedan et de Jeanne de Marsan. Nous appuyant sur les généalogies de Montesquiou et de Castelbajac, nous supposons qu’elle n’était que la petite-fille de ces derniers, et qu’elle était fille de Pierre-Arnaud de Castelbajac, chevalier, seigneur baron de Montastruc, Castelbajac, etc., gouverneurde Bigorre, conseiller et

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Lavedan et de noble dame Jeanne de Marsan, dame de Montastruc. La dot de la future était de 500 fr. bordelais, mais, à cause « des bons et agradi services que lad. damoiseile Cataline a feyt aus defTuncts Rey et Reyne que Diu aya en Sa Sainte Glorié et à masdames lors filhes » Alain, sire d’Albret, tuteur du roi de Navarre sous les auspices duquel avait lieu ce mariage, doubla la dot de la future. Le contrat, qui fut passé en présence de Gaston, seigneur d’Andorre, sénéchal de Béarn et de bien d’autres nobles personnages, portait la clause que le jour de la solennisation du mariage Catherine de Lavedan serait habillée comme le comporte le rang des Maisons de Montastruc et de la Mongie.

Dans un contrat1 du 16 mai 1534 Bertrand reconnaît avoir reçu de très haut et puissant prince Alain, sire d’Albret, la somme de 500 francs bordelais promise en dot à sa

chambellan du roi de Navarre, et d’Antoinette de Lavedan , fille elle-même de Raimond-Garcie, chevalier, vicomte de Lavedan, seigneur de Castelloubon, etc., et de Jeanne (aliàs Bellegarde) de Montesquiou-Fézensac, dame en partie de Marsan.

Catherine descendait dans tous les cas de ces trois illustres maisons ; celle de Lavedan connue en Bigorre dès le xi* siècle, s’est fondue successivement dans les maisons du Lion, de Bourbon, de Bénac, d’Orléans- Rothelin et de Rohan-Rochefort ; ses armes étaient : d'argent à trois oiseaux de sable. Quant à celle de Montesquiou, issue des anciens ducs de Gascogne, rois de Navarre, elle est tant par ses grandes alliances, ses services et les hautes charges qu’elle a occupées que par son antique et noble origine, une des plus illustres de France ; ses armes : d'or à deux tourteaux de gueules mis en pal figurent à la Salle des Croisades.

(1) Carrés de d’Hozier, 93, f. 36.

femme. Il donne en échange à Catherine de Lavedan son épouse, l’usufruit d’une partie des biens qu’il possède dans les juridictions de Saussignac et de Gageac. Il décéda au mois d’août 1536 sans avoir pris d’autres dispositions testamentaires, ni nommé un curateur à ses enfants, dontl’aîné seul, Alain, était majeur de 15 ans. Aussi le 26 du mois de septembre suivant, à la requête du procureur de la juridiction de Saussignac, messire Jehan de Bideran, prieur de la Carte et chanoine de Poitiers, frère du défunt, fut-il nommé tuteur de ses enfants l. Jean de Beaupoil, baron de la Force, beau-frère des mineurs, avait refusé cette fonction prétextant qu’il était marié et père de famille.

Catherine de Lavedan testa dans la maison noble de la Mongie le 27 mai 1564 (Peyroux notaire); elle élisait sa sépulture dans l’église dé Saussignac, nommait ses huit enfants, faisant un legs à chacun d’eux, instituait Alain son fils aîné héritier universel, et léguait à dame Philippe de Bruzac, femme d’Achille : « Une robe de camellot pour l’esté, une de drapt noir et un ung chaperon de vellous », puis à Louise de Beauvoix, femme d’Alain : « Sa robbe de satin noair bandée de vellous, et tout le restant de ses habilhemens et acous-

(1) Carrés, ut suprà, f. 27. Le prieuré de la Carte, paroisse dé Vitré, dépendant de i’abbaye de Celles, est aujourd’hui entièrement détruit.

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tremens » 4. De ce mariage (car du premier qui est inconnu il n^ paraît pas avoir survécu d’enfants) provinrent :

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