Louis de Bideran, né vers
8. François de Bideran, né vers 1534. Suivant le testament de sa mère, il paraît être mort au service sous les ordres du seigneur de Duras,
(1) Carrés, etc., f» 34.
(a) id. etc. f. 37,
Alain de Bideran, écuyer, seigneur de la Mongie.
Né vers 1521, il n’avait que 15 ans lors du décès de son père mais il fut convoqué cependant, cette même année (1536) au ban de la noblesse du Périgord \ Il fut dispensé du ban de 1554 pour lequel il avait été convoqué et où il devait conduire 200 hommes d’infanterie du seigneur de Duras 1 2.
Jehan de Belcier, seigneur de la Rolphie, conseiller du Roi, juge-mage et lieutenantgénéral de la sénéchaussée de Périgord nomma, par lettres du 9 avril 1558, Alain de Bideran commissaire à la conduite de 500 hommes d’armes que François de La Baume, écuyer, lieutenant dans la compagnie du capitaine de Boysse avait recrutés en Gascogne 3.
Par contrat passé par Sérelier, notaire royal, au château de Génissac (Entre-deux- Mers) le 6 janvier 1544 4, il épousa Loyse de Beauvoix5 fille de noble François de
(1) Carrés de d’Hozier, t. 92, f. 40. — Arch. dép. des B. -Pyré-
nées, E, 671.
(a et 3) Id. f. 41, 32.
(4) Le 23 sept. 1344, est-il dit au f. 17 des Carrés de d’Hozier qui donnent la première date au f. 30.
(5) Louise de Beauvoix avait une sœur, Marie, qui épousa maître François de La Vergnie, seigneur de la Mothe, y demeu-
BRANCHE DE LA MONGIE
Beauvoix, et nièce de Louis et de Jacques de Beauvoix, aussi écuyers.
Ce contrat fut passé en présence de Louis de Pierre -Buffière, écuyer, seigneur de Génissac, de Jean de Montcheuil , écuyer, seigneur dudit lieu et de Jean de Saint Martin, écuyer. La dot de Louise était de 200 écus d’or dont Alain de Bideran donna quittance par acte passé au château de Génissac le 19 janvier 1544 4.
Alain de Bideran testa* 2 le 8 novembre 1562, instituant héritier universel Philippe, son fils aîné, auquel il substituait Godeffre, François, Guillaume et enfin Jean-Marie de Bideran ses autres fils. Ses deux filles, Marthe et Louise, y sont nommées avec recommandation à son héritier de veiller à ce que celles-ci se marient « selon la puissance de leur maison » . Il léguait l’usufruit de tous ses biens à Louise de Beauvoix, sa femme, et parle d’un enfant à naître auquel il assignait une légitime égale à celle de ses autres enfants.
Alain dut décéder peu de temps après avoir testé, car il n’existait plus lors du testament de sa mère.
Louise de Beauvoix, sa veuve, testa ellemême 3 le 6 novembre 1582 devant de
rant paroisse de Puyguilhem. Ils ont eu : Philippe, Jean et Jean- Louis de La Vergnie. ( Testament de Loyse de Beauvoix).
(1 et 2) Carrés de d’Hozier, t. 92, f. 31, 32, 33.
(3) Carrés, etc., f. 36.
Bonmartin, notaire royal de Saussignac ; elle demandait à être ensevelie dans l’église de Saussignac aux tombeaux des ancêtres de son mari ; à Marthe sa fille était assignée la moitié de tous ses biens, à la condition que si elle décédait sans hoirs de légitime mariage ils reviendraient à Jean-Marie, son fils, qu’elle instituait pour son héritier universel et auquel elle substituait ses neveux de La Vergnie.
Voici le nom de leurs enfants tous nommés dans les testaments ci-dessus :
i . Philippe de Bideran, écuyer, seigneur de la Mongie, fils aîné, institué héritier universel par le testament de son père; il épousa Françoise de Lacroix , peut-être fille de noble Pierre de Lacroix, écuyer, seigneur de Couronneau *, consul de Sainte-Foy en 1531, et de Catherine de Châteauneuf. Il n’eut point d’enfants de cette alliance. Blessé mortellement devant Cahors, il décède dans cette ville après y avoir fait son testament «au logis de la Cloche » le 3 avril 1573 1 2. Il demande à être enseveli dans l’église dulieu où il décédera, il confirme Louise de Beauvoix, sa mère, dans l’usufruit des biens à elle légués par
(1) Pierre de Lacroix servait lui aussi dans les armées du roi de Navarre ; de son mariage avec Catherine de Châteauneuf il avait eu deux fils: l’aîné Jean fut marié à Marguerite de Bonnières dont il n’eut pas d’enfants. Pierre de Lacroix vivait encore en 1 586, car à cette époque nous le trouvons enfermé dans Castillon avec ses deux fils, défendant cette ville contre les entreprises du duc de Mayenne. Voir la Généalogie Filhol, par Boisserie de Masmontet; YHistoire de Libourne, par Guinodie ; les Archives des châteaux de Fayolles et de Couronneau.
(a) Carrés de d’Hozier, 93, f. 77.
BRANCHE DF. LA MONGIF
son feu père, mais il lui recommande de nourrir et entretenir Françoise de Lacroix sa femme selon sa qualité et condition. Dans le cas où sa femme serait enceinte, il lègue la totalité de ses biens à son posthume., lui substitue ses frères et sœurs, puis à ces derniers, ses oncles Jean et Achille de Bideran.
2. Godeffre (Geoffroy) de Bideran qui ne vivait plus en 1582.
3. François de Bideran, officier dans l’armée du roi de Navarre, tué en mai 1580 au siège de Cahors.