François de Bideran, demeurant à Cahors en
4. Autre François de Bideran. Il fut maintenu avec ses trois frères dans sa noblesse, par jugement rendu à Montauban, le 22 septembre 1667,
(1) Fonds Périg., 146, dossier Larmandie, f. 3, v.
(a) Arch. dép. des Bouches-du-Rhône, etc., et Fonds Périg.,
146, etc. — Pour les armoiries des d’Olives on se trouve en présence de deux insertions dans l’Armorial de 1696 concernant l’une et l’autre des prêtres et des magistrats de la généralité de Montauban : 10 de gueules, alias d'a\ur , à 3 bandes d'or; et 3° d'argent , alias d'or , à l'olivier de sinople , au chef d'azur chargé de } étoiles d'argent , aliàs d'or.
(3 et 4) Fonds Périg., 146, etc. — Dossiers bleus, 95. — Cabinet des Titres, 469, p. 334, v.
(5) Cabinet de d’Hozier, 1097.
par le sieur de Lartige, subdélégué de l’intendant Claude Pellot l.
5. Anne de Bideran, née et baptisée à Cahors le 25 janvier 1646 2.
6. Claude-Jeanne de Bideran. Elle fut baptisée dans la même ville le 29 novembre 1649, ayan* eu pour parrain noble Christophe d’Hébrard de Saint-Sulpice, remplaçant messire Claude-Antoine d’Hébrard de Saint-Sulpice, et pour marrainejeanne deCarcavi3. Elle épousa vers 1667 Isaac de Boysson , dit Monsieur de Gramont , président du présidial de Cahors, fils aîné d’Antoine de Boysson, seigneur de Mazevat, et de Pétronille d’Abzac de Laboissière. Un de leurs fils ou petit-fils épousa Marie de Ricard ; leur postérité s’est éteinte au commencement de la Révolution 4.
7. Peut-être Jeanne de Bideran, veuve dès 1687 de François de Vervais , écuyer, seigneur de Peyrilles, en Quercy 5, car elle fut marraine, en 1670, d’Antoine de Bideran, comme on le verra plus loin.
(1) Cabinet de d’Hozier, ut supra .
(2) Bibl. et Arch. municipales de Cahors, Reg. par. de Saint- André. (Renseignement de M. de Roumejoux et de son beau-frère, M. de Flaujac, qui ont eu la gracieuseté de faire à notre intention des recherches dans les Archives dép. et municip. de Cahors.)
(3) Arch. municip. de Cahors. — Il faut peut-être lire Cercany.
(4) Note de M. Richard de Boysson et de son frère, le général de Boysson. — Les Boysson, Boisson, Buisson (ce nom s’étant orthographié de différentes façons) ont des armes parlantes : d'argent au chevron de gueules , accompagné en chef de deux croissants de même, et en pointe d'un buisson de sinople , au chef d'a\ur chargé de trois étoiles d’or.
(3) Nobiliaire universel, par Saint-Allais, xm, 195.
BRANCHE DE SAINT-CIRQ.-LAPOPIE
François -Michel de Bideran, chevalier, baron et co-seigneur de Saint-Cirq-la-Popie.
Par contrat, retenu par Geniès, notaire royal à Cahors, le 14 novembre 1665, il s’unit à Marie de Puniet de la Borderie, fille de Jean de Puniet, conseiller à la cour des Aides, et de Louise Dadine d’Hauteserre 4. Deux jugements de maintenue de noblesse le concernent, l’un en 1667, comme on l’a vu à l’article de ses frères, l’autre au 30 avril 1700, rendu par Legendre, intendant à Montauban1 2. 11 testa le 28 juillet 1703 3.
Le 29 octobre 1673, Antoine de Bécave, écuyer, seigneur de Sérignac, de Saint-Cirq et autres places, vendit la seigneurie et la baronnie de Saint-Cirq-la-Popie à Michel de Bideran, pour 19,000 livres, avec les droits, honneurs, rentes, attachés à cette terre et à sa justice. L’acte de vente, qui fut reçu par Saurasac, notaire royal, relate quelques hom-
(1) Arch. dép. des Bouches-du-Rhône, ut supra. — Les armes des Puniet ou Pugnietsont : d'azur à la fasce d'argent accompagnée en chef d'un gantelet de même , et en pointe d'un lion passant d'or . (Armorial de 1696, Reg. Montauban-Montpellier, 1103.)
(2) Les Dossiers Bleus disent le 10 avril, les Pièces Originales, le 20 avril ; mais le Cabinet des Titres, 469 (Réformation du Quercy, p. 234, v.), donne le jugement avec la date du 30.
(3) Fonds Périg., 146, etc., et Arch. dép. du Lot-et-Garonne, Fonds Raymond, 42.
mages dûs au seigneur de Saint-Cirq, tels que le serment de fidélité de la part du seigneur de Geniès, seigneur vassal, le seigneur suzerain « assis dans une chèze tenant un missel à la main ». Il est rappelé que le seigneur de Conduché était obligé d’aller au-devant de la dame du seigneur de Saint-Cirq, son suzerain, à son premier avènement, au-dessus de la porte de la ville, de prendre son cheval par la bride et de la conduire ainsi au château, et que par ce moyen le cheval lui appartiendrait.
Au moyen-âge, Saint-Cirq-la-Popie était l’apanage de plusieurs familles ; ainsi en 1251 Hugues de la Roche, damoiseau, est co-seigneur de Saint-Cirq; trente ans au plus tard on trouve que noble Soubiran de Gourdon a des droits sur cette ville, dont une partie appartenait déjà aux Cardaillac (voir p. 20), alors qu’il y eut jusqu’au commencement du xve siècle une famille de La Popie, qui en avait une part. La co-seigneurie des Cardaillac passa aux Bécave, qui la cédèrent peu après aux Bideran. Dans cette coseigneurie se trouvaient les ruines du château bâti sur le roc de « la Popio », et une maison noble dans la ville. L’autre portion, qui appartenait aux Hébrard de Saint-Sulpice, était passée au xvne siècle aux Crussol d’Uzès, seigneurs de Montsalès, par le mariage de Claude d’Hébrard avec Emmanuel de Crussol, duc d’Uzès (8 juin 1601).
BRANCHE DE SAINT-CIRQ-LAPOPIE
Le 14 septembre 1675 Galliot de Crussol, marquis de Montsalès, vendit une partie de ses droits, spécialement la rente féodale provenant du fief de la Tour-de-Faure, à Jean- Pierre de Roaldès, avocat à Cahors lequel la recéda le 6 mai 1702 à Pierre Marre de Saint- Martin. Pierre Peyre acheta cette rente en 1720; il avait acquis dès 1717 du marquis de Montsalès le reste des droits sur Saint-Cirq, dont le château de Porteroque, et il devint ainsi avec M. de Bideran seul seigneur de Saint-Cirq *.
Nous verrons plus loin le procès qu’ils eurent au sujet de cette co-seigneurie.
Ce que nous pouvons ajouter, c’est que la co-seigneurie de Saint-Cirq était échue aux Hébrard de Saint-Sulpice, non seulement par le mariage contracté en 1423 par Flotard d’Hébrard, chevalier, seigneur de Saint-Sulpice, baron de la Bastide, de Fortamière, etc. et par Marguerite de Cardaillac Saint-Cirq, comme le dit M. de Laffore dans la généalogie des Hébrard 1 2, mais probablement aussi par celui du père de Flotard, Arnaud d’Hébrard, qui se qualifie de seigneur de la Popie
(1) Histoire de la ville de Saint-Cirq-la-Popie , en préparation, par M. A. Dois, notaire à Saint-Cirq. — Nous devons ces détails, comme bien d’autres, à son érudite bienveillance, lors de l’accueil si gracieux qu’il fit à celui d’entre nous, qui alla, en novembre 1895, visiter la curieuse petite ville de Saint-Cirq, pittoresquement placée à pic sur le Lot, et qui a conservé un cachet d’antiquité tout particulier.
(2J La Maison d’Hébrard, par J. de Bourrousse de Laffore, i, 98.
après son mariage (vers 1405) avec Marguerite de la Popie, fille et héritière de Guy, seigneur de la Popie, dont Arnaud et ses descendants portèrent en écartelé les armes : cC or à la bande de gueules \
Michel de Bideran rendit hommage au Roi pour la baronnie de Saint-Cirq le 6 septembre 1694.
Ses enfants sont :
1 . Jean de Bideran, écuyer, baron co-seigneur de Saint-Cirq. Il naquit en 1668, fut émancipé le 23 octobre 1693 1 2, et mourut âgé de 70 ans, sans s’être marié, ou du moins sans avoir eu d’enfants, le 12 mars 1738. Il fut enterré le lendemain dans la chapelle de la Vierge en l’église de Saint-Cirq 3.
Comme on le verra aux Pièces justificatives , il soutint un long procès avec Pierre Peyre, co-seigneur de Saint-Cirq contre la Communauté et les consuls de cette ville, qui leur contestaient leurs droits de haute justice, invoquant les Coutumes et Privilèges de leur petite ville remontant à 1236, etc... Par un arrêt du 4 avril 1730, le parlement de Toulouse débouta les consuls de leurs prétentions, leur concédant seulement la toute justice du port et du passage de Saint-Cirq 4 .
(1) La Maison d'Hèbrard , par J/de Bourroussede Laffore, î, 64.
(2) Arch. dép. du Lot, B, 224. — Voir aux Pièces justificatives . '
(3) Reg. par. de Saint-Cirq déposés au greffe du tribunal de Cahors.
(4) Arch. dép. de la Haute-Garonne, B, 1422, f. 35.
BRANCHE DE SAINT-CIRQ.-LAPOPIE
2. Antoine de Bideran. Il naquit le 8 juin 1670, et fut baptisé à Cahors le 14 suivant, tenu sur les fonts par Antoine de « Pugnet» de La Borderie, et par Jeanne de Bideran « femme à M. de Peyrille » 1 .