‹ Généalogie de la Famille GosselinChapitre 3 sur 31 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

Famille Gosselin

LE berceau de la famille Gosselin, dont on trouve aujourd'hui des rameaux transplanlés sur tous les points du pays, a été en Canada, à Québec, et en France, à Combray, département du Calvados, Normandie.

C'est à Québec, en effet, que vint se fixer Gabriel Gosselin, à son arrivée de Combray. C'est également dans cette ville qu'il résida jusqu'à sa mort, arrivée en juillet 1697.

Il se maria deux fois, et fut le père de douze enfants, savoir : dix de son premier mariage et deux du second.

Gabriel Gosselin, fils de Nicolas et de Marguerite Dubréal, de Combray, est le premier ancêtre de toutes les familles du même nom que l'on compte en Canada.

Gombray où il est né et a été baptisé, est situé à quelques kilomètres de Thury-Harcourt, et compte aujourd'hui 280 ûmes.

Avant la Révolution française, Gombray comptait quarante-trois feux, soit 215 habitants environ. Le patron de l'église était Saint-Martin, et le seigneur présentait à la cure.

La Gommune de Gombray renferme un hameau qui porte encore le nom de " Hameau des Gosselin. "

La vieille église de Gombray date du douzième ou du treizième siècle. Les murs et le toit sont en assez bon état, mais l'intérieur laisse beaucoup à désirer.

Ces détails nous ont été communiqués en 1899, par un cousin qui demeure à Gombray.

Outre ce parent, nous eu comptons un autre à Thury-Harcourt, avec lequel la bienveillance du maire de Gombray nous a mis en correspondance, et qui a réussi à dresser l'arbre généalogique établissant parfaitement qu'il descend en ligne directe, comme nous, de Nicolas Gosselin et de Marguerite Dubréal. (!) Ge document, que nous sommes heureux d'avoir en main, est autheutû que par le maire, M. P. Letavernier, et porte le sceau de la Mairie de Gombray.

(1 ) Mgr TanguAy f«it donc erreur en écrirant Dubriot mti lien de Dubréal, et Cambrai au lieu de Gombray.

Comme les lettres que nous avons reçues renferment des détails qui ne manquent pas d'inlôrèt, nous croyons devoir présumer rautorisation de les publier, avant de donner l'arbre généalogique qu'elles complètent et font mieux comprendre.

Thury-Harcourt :^ iu;ii lS<Jîl

Monsieur le Curé,

Votre lettre datée du 1 1 avril est parvenue en France le 24 et m'a été remise par coïncidence. Le facteur ne trouvant pas le destinataire à Saint- Omer.

Je me permets dy répondre, étant l'aîné de la principale branche de ce nom.

Ce nom s'écrivant comme le vôtre absolument, et étant moi aussi par mes ancêtres issu de Combray, j'ai tout lieu de croire que nous sommes de la même filiation.

Je vais m'occuper de vous fournir le plus de détails que je pourrai classer, et vous les envoyer • cela va peut-être me demander quelques jours^ car par suite de la Révolution de 1793, il existe dans les papiers des mairies des lacunes. Combray après avoir eu dans son temps un châteaufort et avoir donné le jour à des seigneurs qui ont joué un certain rôle dans l'histoire, est tombé en désuétude. Depuis plusieurs années il n'y a plus de prêtre, du reste comme beaucoup de

paroisses en France où le recrutement de ces Messieurs devient malheureusement difficile, la loi militaire entravant beaucoup cette noble «arrière.

Ici la famille Gosselin n'est pas comme au Canada très nombreuse. La plupart de nos oncles ont fait les guerres du premier Empire. Ils ont suivi Napoléon I" et ne sont pas revenus. Deux d'enire eux sont morts en Russie au passage de la Bérézina.

Mon père s'appelait Pierre Gosselin. Il est mort en 1870 ainsi que ma mère. laissant orphelins, moi, un frère et une sœur. Ktant lioiic très jeune à l'époque de son décès, je n'ai jainais su 1 .m coup de choses sur la généalogie de nos ancêtres.

Puisque l'occasion se trouve de le savoir, j'en serai aise j)our moi et aussi pour vous. Monsieur, et si par là je puis contribuer à votre œuvre de reconstitution de famille, j'en serai heureux ainsi que de correspondre avec vous.

Croyez, je vous prie, Monsieur, à mon entier concours et à mon dévouement et acceptez les saints bien sincères que je vous envoie au Nouveau Monde.

Bien à vous,

Albert Gossblin.

Thun-Harcourt, 7 juillet 1899.

Monsieur le curé.

Vous trouvez sans cloute que ma deuxième lettre s'est fait attendre bien longtemps, mais je ne voulais pas vous écrire sans avoir des certitudes dûment fondées et très sûres à vous présenter.

Je vous envoie ci-joint la généalogie de ma famille (je peu-x dire de notre famille) et certifiée par le maire de Combray.

Ce qui fait que j'ai été longtemps sans pouvoir vous l'envoyer, c'est qu'il m'a fallu beaucoup de démarches pour y réussir ; la Révolution ayant été la cause du déplacement d'une masse de registres de l'état civil.

En fouillant un peu partout, à Falaise, au greffe, à Bayeux,à l'Evèché et à Caen à la préfecture, j'ai pu réunir les pièces nécessaires et convaincantes que nous descendons tous les deux du même ancêtre : de Nicolas.

Vous vous en rendrez compte vous-même par l'extrait que je vous envoie.

Les descendants de Nicolas, outre la filiation masculine que je vous expédie, ont donné le jour à d'autn.s enfants, des filles, qui se sont mariées et sont entrées dans d'autres familles, et dont les membres sont un peu éparpillés dans les communes environnantes.

Ce souvenir de l'émigration de Gabriel s'

pre8{ju'e£facé de la mémoire de ses arrière-petitsneveux tels que moi ; mais en consultant les cougins éloignés, qui aujourd'hui sont très âgés, et qui eux, ont connu leurs grands parents, ils ont la souvenance que ceux-ci leur ont dit qu'ilsavaient un grand oncle qui était parti pour les Colonies ; c'est tout ce qu'ils savent : Le souvenir vague d'une tradition de famille.

Je suis heureux d'avoir trouvé les papiers nécessaires pour établir ce fait et constater notre parenté.

(Ici, en Normandie, la famille Gosselin est bien notée, pieuse, honnête et travailleuse). Ceci dit entre parenthèse, à titre de renseigneni.Mit .t sansorgueil.

Tous mes petits descendants vous t'uvoient au Canada leurs meilleurs vœux ; ils sont heureux d'avoir comme cousin un homme de Dieu danscette immense colonie et ils vous prient instamment de leur envoyer votre bénédiction dans la vieille patrie de vos ancêtres.

Croyez, Monsieur le Curé, âmes meilleurs sentiments, et soyez assuré que mon frère, ma sœur et moi, nous sommes charmés et honorés de pouvoir vous appeler avec confiance et certitude notre cher cousin et notre nouvel ami.

Bien à vous,

Albert OoanLÎN.

Arbre Généalogique

Eilpait des registres de l'état civil de la com- ^nune de Conibray-Calvados.

Nicolas Gosseliii, époux de Marguerite Dubréal, a eu pour fils, eu 1616, Jean Gosselin, drà fille», et eu 1621, Gabriel. Le dit Gabriel parti du pays.

Le d^l Jean est mort le 20 octobre IGOU, il a eu pour fus en 1662 : Guillaume.

Le dit Guillaume a eu pour fils en 1700 : Michel, mort en 1756.

Le dit Michel a eu pour fils: Nicolas, marié le 8 janvier 1754 avec Miirie Leforestier, en présence de Daniel son frère et de Jeanne Gosselin.

Le dit Nicolas a eu pour fils en 1757 : Pierre, mort en 1824.

Le dit Pierre a eu pour fils en 1814: Pierre,

mort en 1870.

Ledit Pierre a eu pour descendants: Pierre- Albert né en 1855, Amable, en 1858, Clémentine, en 1863(1).

Vu et certifié exact.

A Combray, le 6 juillet 1899,

Place du sceau Le Maire, P. Letavernier.

(1) Clémentine est mariée a Fernand Royer, chef de gare à Lnc-snr-Mer, Calvados.

Bien que Gabriel Gosselin ail fait soiichç àt Québec et que ses enfants y aient été élevés, cependant ce n'est pas à Québec que la plupart ont fondé des familles.

Ainsi Ignace et François-Amable allèrent sefixer à SainULaurent, île d'Orléans ; Michel, François et Gabriel, à S<iint- Pierre, l.-O. ; Jean à nie aux-Grues; Hyacinthe, à Sainte-Famille I.-O; Pierre à Rimouski. Louis fut le seul A demeurer à Québec, où il fit également sotiche; mais ses enfants ne laissèrent pas de descendants du même nom.

Le deu.xirm.' ancrtiv des différentes branches de la famille Gosselin se trouve donc nécessairement dans quelqu'une des paroisses que nous venons de mentionner. Par conséquent, chaque branche, quelque soit le coin de terre où le vent l'ait jetée, peut facilement retracer sa lignée, en remontant jusqu'à son deuxième ancêtre, qu'elle devra retrouver dans l'un des endroits désigné» plus haut.

Dans ce travail, à part le premier et le deuxième anc«Hre de chaque branche de la famille Gosselin, mentionnés avec tous leurs enfants, et un abrégé d'un certain nombre de branches, nousne donnons en entier que la généalogie de nosascendants, ainsi que des ascendants de nos cousins germains.

0 — 1663, (18 aoftl) Quèl»ec. 7

l. — Go8?elin Gabriel, l> 1021, à Combray. CaU vado!». nis de Nicola» et de MargneritM Dnbival ,*

7 7 jmUel 1607. (I).

!• Lelièvie Françoise, fille de Christophe et de Georgelle Clémonl, de la ville de Nancy, I/)r-

raine.

Ignace, b 1654; m 23 nov. IG83, à Marie-Anue Ralè, à Sl.-Pierre, 1. O 2 ; s 11 avril 1727, à 6t- Laurent, I. 0. 4.

Guillaume, b7 7 ocL 1657.

Michel, b7 17 juillet 1659; m? 12 nov. 1684, à Marie Miuville ; s 2 17 janvier 1703.

François- Ama ble, b 7 U février 1661; ma 10juillet 1600, à Françoise I^brecque.

Gabriel, b7 21 mai 1662; m 1692, à M. Mu deleine Pichet ; s 2 II déc. 1700.

François, b 7 21 mai 1664 ; m 2 10 nov. 1688, &r M. Charlotte Côté ; sa 20 mai 1745.

Jean, b 7 fév. 1666, au Châleau-Richer : I* m à Jeanne Tardif; 2* m7 19 juin 1674, à Marie

Cadieu.

Geneviève, b 7 25 sept. 1667, religieuse hospitalière, dite Ste Madeleine ; s7 7 janvier 1739.

Françoise, b7 13 août 1670 ; s7 2 août 167A.

Hyacinthe, b... m à Marie Rallé.

(l) Leur contrat de rawUge i«r Rolland Godet est en date de juillet 1653.

1677, (4 octobre) S. Famille, I. O.

Guillot Louise, veuve de Malhurin Reneaii.

Pierre, 1)4 8 déc. 1678; M. I sept. 1701, à M. Madeleine Garinet, à Rimouski.

Louis, b2 8 sept. 16S0 ; m 7 : l« 33 nov. 1700, à Jeanne Duroy : 2» m 7 21 oct. 1748, à Elizabelh Rassel; s 7 7 juin 1756.

En 1698, Louise Guillot se maria en troisièmes noces, à Pierre Haimard, Québec.

1683, (23 nov.) S. Pierre, l 0.2

II. — Gosselin Ignace, S. Laurent (Gabiel 1. b 1GÔ4, s II avril 1727, S. Laurent, I. O. 4

Rallé, Marie-Anne; b 1665. (Jacques I.

s 4 26 mai 1729.

Joseph, b4 31 mars 1685; ni 4 25 nov. 1710. à Françoise Godbout. Fi.xé à S. Jean ]. 0.

Michel, b4 26 mars 1686; m 1718, à M. Catherine Gobeil. Ses enfants ont été baptisés les uns à S. Laurent, les autres à S. Jean.

Ignace, b 4 10 juillet 1687; m4:r) ttv. ITU, à

Marguerite Godbout. Fixé à S. Lniivn!. 1. O

François, b4 10 août 1688; m 4 11 . \. ITlil. i Françoise Lemelin, s 12 déc. ITô'.), à Québec. Fixé à S. Laurent

Gabriel, b... lMn4 2l nov. 1718, à Marguerite

Lemelin; 2» m 4 26 août 1732, à Marguerite Coulure (I).

Jean-Baptiste, b 2 4 mars 1694; m 1719 à M. Thérèse Vallières. Fixé à Beauport où tous ses enfants ont été inhumés.

Guillaume, b 2 9 fév. 1696 ; m 7 21 avril 1718, à Geneviève Gravel. Fixé au Château-Richer.

Pierre, b4 30 avril 1702 ; S4 15 fév. 1718.

Antoine, b4 24 fév. 1704 ; m 4 25 nov. 1726, à Marguerite Crépeau. Fi.xé à S. Laurent.

Geneviève, b4 13 nov. 1706; m4 6 nov. 1724, à Prisque Bélanger, natif de la Baie S. Paul, où il retourna après avoir résidé un certain temps à S. Laurent, L O.

Madeleine, b... m 4 1 1 nov, 1720, à Jean Leclerc. Notre deuxième ancêtre fut le père de onze enfants. Sa terre, qui lui fut concédée par Jacques Gourdeau, seigneur du fief Beaulieu, est située dans le haut de la paroisse S. Laurent, à deux milles environ du bout sud-ouest de l'Ile d'Orléans, et est restée sans interruption jusiju'à aujourd'hui la propriété de ses descendants du même nom.

Une tradition de famille rapport*? qu'ayant manifesté l'intentionde léguer toutson patrimoine à son fils Antoine, destiné à être son héritier,

(1) On voit par le recensement de 1725. qu'il éUit propriétaire de la terre située au nord-ouest de l'ancien moulin seigneu» rial, et qu'un de sea deacendanta échangea plua tard avec U famille Coulombe.

celui-ci lui fil observer qu'il n'avait pas besoin d'une terre aussi étendue. C'est pourquoi il fit deux parts de sa propriété : donnant une moitié à Antoine III, et l'autre moitié à sa fille Geneviève, mariée à Prisque Bélanger.

C'est ce qui explique que la côte qui conduit immédiatement à la grève porte encore le nom de • Côte à Prisque.»

Antoine s'était montré trop désintéressé en cette circonstance et avait mal calculé son alTaire, comme la suite le démontra.

Ce partage fut cause qu'il ne put se maintenir au même degré d'aisance, et que son fils Amable qui lui succéda, devint passablement pauvre.

Prisque Bélanger ne resta pas très longtemps sur la terre que sa femme avait reçue en héritage. Il en vendit une moitié — 2 arpents — à la famille Maranda,et l'autre moitié à la famille Gosselin. Puis il retourna résider à la Baie S. Paul.

Les 2 arpents vendus à la famille Maranda ont été cédés le 1" février 181)7 à François-Horace VU, en échange d'un terrain de môme étendue qui avait appartenu autrefois à la famille Maranda, de sorte qu'aujourd'hui François-Horace e«t en possession de toute la terre d'Ignace II.

Il pourra facilement, lui aussi, la léguer à l'un de ses descendants directs, car il «'sl le père d'une nombreuse famille.

8a résidence, une belle et grande maison de pierre, a été Initie par Amahle, fils de François V,

en 18ÔI, sur le versant du coteau qui descend par échelons jusqu'à la grève, et d'où le regai*d embrasse, d'un seul coup d'œil, Lévis, Québec, Beauport et Charlesbonrg.

D'après une tradition conservée dans la famille, Franrois, fils de Ignace II, résidait sur la terre possédée aujourd'hui par François VII, fils de Michel VI.

Plus lard, à une époque que nous ne pouvons préciser, cette terre échut à une autre famille, par le mariage d'une fille de l'un des descendants de François, qui n'avait que des filles et qui se donna à ce gendre.

Lorsque Michel VI en a fait l'acquisition, elle appartenait à un nommé Pierre Rousseau.

Ce dernier avait une femme qui a dû lui procurer l'avantage de faire son purgatoire sur la terre, si elle était aimable pour lui comme elle l'a été pour ses donataires.

1684, (12 nov.)7

II. Gosselin Michel, S. Pierre, I. O. 2 s 2 7 janvier 1703. [Gabriel I.

Mi ville Marie, b 1665. [Franrois IL

Angélique, b 2 25 nov. 1685 ; sa 10 déc. 1685.

Marie Anne, b 2 25 nov. 1685 ; s 2 10 déc. 1685.

Louise, b 2 30 mars 1687; ma 5 nov. 1703, à Pierre Noël ; s 2 20 oct. 1748.

Michel, b 2 21 sept. 1688.

M. Charlotte, ba 1 1 mai 1693 ; m; S fév. 1712, à Jean Dm>iiy-au-Lemarquis.

Madeleine, b...; m 7 24 août 1715, à Jean Fradet.

Jean-Baptiste, ba 9 oct. I6".»6; fin 21 nov. 1729, à Anj^éliqiie Fournier, à S. Thomas; 2" m 3U juin 1734, à Marie Anne Gaboiiry, àS, Vallier; 3» m 13 oct. 1761», à Elisabeth Gendreau, à S. Thomas.

Joseph, b2 -21 mars 160S; ma 17 nov. 17:V2. à Marie Madeleine Leclerc

Gabriel, b 2 I.=» mai MVM) ; m 2 -y, nov. 1726, à Geneviève Crépeau ; s 2 lo |V"\. |77(i.

Pierre, b 4 20 mai 1699; m 4 11 jan. 1717. à Marie Françoise DeCaruel; S4 9 déc. 1739.

Geneviève, b2 20 nov. et s 2 3 déc. 1700.

Thérèse, bz |5 fév. et sa 6 mars 1702.

Jacques (posthume), b 2 30 jan. et s» 16 fév.

1688, ilU nov.) 2

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