AVERTISSEMENT
court. Les listes des princesses qui ont été revêtues de ces titres honorifiques, et que l'on trouvera dans ce volume, donnent immédiatement la solution de la difficulté que l'on a à résoudre.
Les changements de noms, si fréquents, sont une cause perpétuelle de recherches et d'e rreurs. Ainsi Louise-Anne de Bourbon-Condé a changé six fois de nom ; en naissant, elle s'appelle Mademoiselle de Sens; en 1707, Mademoiselle de Charolais; en 1734, Mademoiselle tout court en juillet 1745, Mademoiselle de Charolais; en décembre 1745, Mademoiselle; enfin, en 1750, elle reprend son nom de Charolais. — Louise-Françoise de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV, a eu également six noms : Mademoiselle de Nantes, la duchesse de Bourbon ou Madame la Duchesse, la duchesse seconde douairière de Bourbon, la duchesse de Bourbon douairière, la duchesse première douairière de Bourbon, enfin la duchesse de Bourbon douairière. — Les douairières de Condé et de Conty, assez nombreuses, changent fréquemment de nom, par suite de la mort de l'une d'elles; on est souvent embarrassé de savoir exactement quelle est la princesse appelée première, seconde ou troisième douairière. — En 1690 et en 1707, toutes les filles de la maison de Condé changent de nom; ce n'est pas sans quelque peine que j'ai pu trouver les dates de ces changements, dates importantes à connaître, si l'on veut éviter de faire de fausses attributions; en effet, Louisc-Élisabeth de Bourbon-Condé s'appelle, de 1693 à 1707, Mademoiselle de Charolais; puis, en 1707, Mademoiselle de Bourbon; le nom de Charolais passe en 1707 à sa sœur, Louise-Anne de Bourbon-Condé, qui jusqu'alors s'était appelée Mademoiselle de Sens. Il est évident que si l'on ne sait pas la date du changement, ou si l'on n'y fait pas attention, on
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prendra, à un moment donné, Louise-Elisabeth pour Louise- Anne. La plupart des tables contiennent de pareilles erreurs.
Le but que je me suis proposé d'atteindre a été de réunir, comme je le disais en commençant cet avertissement, le plus de renseignements possible sur les noms, les titres, les appellations et les changements de noms. J'ai donné tous ceux que j'ai trouvés dans les Mémoires, les correspondances et la Gazette, afin de venir en aide à l'amateur de Mémoires ou à l'érudit qui a une note biographique à rédiger ou une table de noms propres à dresser. Je n'ai pas négligé pour cela la partie purement généalogique, bien au contraire, et on trouvera plusieurs indications nouvelles en divers chapitres, principalement pour la famille de Henri IV, pour les enfants naturels de Louis XIV et de Louis XV, et pour la branche des Bourbon-Busset.
Les principales sources dont je me suis servi sont : le P. Labbe, le P. Anselme, Moréri, Giffarl, le chevalier de Courcelles, G. Peignot, Chazot et Achaintre ; les collections de VAlmanach royal, de Y Etat de la France, du Calendrier de la Cour et de VAlmanach de Gotha; la Gazette et le Moniteur; les registres paroissiaux de Versailles et les documents communiqués par M. Parent de Rosan, qui les a tirés des registres paroissiaux de Saint-Germain-en-Laye et de Paris, et des registres de la secrétairerie d'Etat ; les Mémoires ou journaux de L'Estoile, de Mademoiselle de Montpensier, de Bassompierre, de madame de Mottevillc, d'Olivier d'Ormesson, de Dangeau, du duc de Luynes; les lettres de Henri IV, de madame de Sévigné, etc.; enfin, les nombreuses et importantes communications de M. le comte de Bourbon-Busset et de M. le comte de Chastellux, sans oublier les précieuses notes que m'ont données
vin AVERTISSEMENT.
MM. Soulié et Éd. Fournier, et de nombreux renseignements obtenus des secrétaires des princes d'Orléans.
Je n'avais pas cru, dans la première édition de cet ouvrage, devoir tenir compte, dans les branches d'Espagne et de Naples, des nombreux enfants morts jeunes qui n'intéressent pas l'histoire; c'est une lacune que j'ai comblée à l'aide de la Gazette, des renseignements donnés par M. le comte de Chastellux dans la Revue nobiliaire de décembre \ 869, et surtout des notes qu'il m'a communiquées avec une extrême obligeance dont je me plais à le remercier.