LOUIS DE FRANCE, dauphin, qui suit
(«) Gazelle, p. 5'/ 7.
(•) Mercure françois, 1638, p. 291. — Gazette, p. 501 et suivantes.
( s ) « En ce mDmc mois naquit l'infante d'Espagne, ce qui fit remarquer qu'à même mois aux deux rois étoient nés fils et fille, comme il avoit fait à leurs pères trente-sept ans auparavant qui avoienl été mariés ensemble.» (Bassompierre, Mém., IV, 304.) — Cette observation faite en 1658 devient assez curieuse quand on la rapproche du mariage qui eut lieu en 1660 entre Louis XIV et l'Infante.
(*) Registres des baptêmes de Saint-Germain.
( 9 ) Registres de Notre-Dame de Versailles. — Gazette, p. 431. — Dangeau. — Sépulture : Abbaye royale de Saint-Denis: son cœur, aux Jésuites de la rue Sa in t- Antoinc ; ses entrailles, à Notre-Dame de Paris.
(*) Date du jour de la signature de la paix des Pyrénées. (Gazelle, p. 1138.)
(') Le P. Anselme dit ù tort le 4 juin.
(■) Gazette, 1666, p. 558, 565 et 596.
(») Gazette, p. 596, 409 et 493. — Sépulture : Abbaye royale de Saint-Denis ; son cneur, au Val-de-Crâce.
{ t0 ) Voy. Lavallée, Madame de Maintenon et ta Maison royale de Sainl-Cyr, 2* édit., p. 33. — La Palatine croyait que Louis XIV avait épousé madame de Maintenon deux ans après la mort de la Reine. (Lettres, II, p. 108.)
(•*) Françoise d'Aubigny ou d'Aubigné, née dans la prison de la Conciergerie, à Niort, \r 27 novembre 1655; mariée au poète Scarron en 1652; veuve en 1660 ; achète en 1674 la terre de Maintenon, éripée en marquisat au mois de mai 1688 ; appelée dès 1674 madame de Maintenon, puis en 1688 la marquise de Maintenon; morte le 15 avril 1719 à la maison royale de Saint-Cyr, où elle fut inhumée.
LA FAMILLE ROYALE
2. Philippe de France, duc d'Anjou, né le 5 août i608 au vieux château de Saint-Germain ('); baptisé en la chapelle du château des Tuileries le 24 mars 1669, tenu, au nom de la reine d'Espagne et de l'Empereur, par Marie-Thérèse de France, sœur dudit duc d'Anjou (*), et par Monsieur ( 3 ) ; mort le 10 juillet 1671 à Saint-Germain ( 4 ).
3. Louls-Franeols de France, duc d'Anjou, né le M juin 1672, au vieux château de Saint-Germain ( 5 ); baptisé en son appartement du château de Saint-Germain, le 1 er novembre, tenu par le prince de Conty et la maréchale de la Motte, gouvernante des enfants de France ( 6 ) ; mort le A novembre 1672 à Saint-Germain ( 7 ).
4. Anne-FJlsabeth de France, née le 18 novembre 1662 au Louvre (•) ; baptisée (bien probablement) au Louvre le 27 décembre 1662, tenue par la Reine-mère et Monsieur ( 9 ); morte le 30 décembre 1662 au Louvre ( 10 ). — Appelée Madame.
fi. Marie-Anne de France, née avant terme le 16 novembre 1661, au Louvre ("); baptisée par le curé de Saint- Germain l'Auxerrois à..., le 16 novembre 1664, tenue
(') Gazelle, p. 7ti0.
(*) La petite princesse, âgée de deux ans, était portée par la duchesse de Créqui.
(*) Gazelle, p. 315-516; le P. Anselme.
(*) Gazette, p. 692. — Sépulture : Abbaye royale de Saint-Denis ; son coeur, au Yal-dc-Grâce.
( s ) A minuit un quart. (Gazette, p. 586.) (•) Gazette, p. II 10; le P. Anselme.
( 7 ) Gazette, p. 1135. — Mademoiselle de Montpensier (J/ém., IV, 551, éd. Charpentier) dit à tort que le duc d'Anjou mourut le jour de la Toussaint. — Sé])ulture : Abbave royale de Saint-Denis; ?on c i-ur, au Val-de-Gràee.
(«) Gazette, 1662, p. 1156.
( ,0 ) Gazelle, 1663, p. 23. — Sépulture: Abbaye royale de Saint-Denis ; son cœur, au Val-de-Gràce. (Voy. Dict. hist. de la ville de Paris, etc., par Hurtaut et Magny, m», 4 vol. iu-8', t. I, p. 130.)
(*') La Iteinc accoucha à huit mois. (Mém. de madame de Motleville, IV, 362.— Journal d'Olivier lefèvre <T0rmesson, II, 246.)
(«•) Gazette, 1661, p. 1137.
LA FAMILLE ROYALE. 93
par le prince de Condé et Madame ( l ) ; morte au Louvre le 26 décembre 1664 (*). — Appelée Madame (»).
6. Marie-Thérèse de France , née au vieux château de Saint-Germain le 2 janvier 1667 (*); baptisée en la chapelle du palais des Tuileries le 21 janvier 1668, tenue par la duchesse douairière d'Orléans et le duc d'Enghien ( 5 ); morte
(•) Gazette, p. 1157.
(«) Gazette, 1665, p. 23. -- Sépulture: Abbaye royale de Saint-^cnis ; le cœur, au Val-dc-Grâcc.
( 5 ) C'est cette princesse qui donna lieu à la Table de la religieuse mauresque du couvent de Moret, près Fontainebleau, qui n'était autre, disait-on, qu'une maîtresse dont la reine était accouchée et qu'on avait reléguée au couvent après avoir dit qu'elle était morte. Saint-Simon n'a pas manqué de reproduire ces bruits ou canards relatifs a la maîtresse. « On prétendoit qu'elle étoit fille du Hoi et de la Heine, dit-il, que sa couleur Pavoit fait cacher et disparaître (pas si bien pourtant, puisque toute la Cour allait la voir), et publier que la Reine avoit fait une fausse couche, et beaucoup de gens de la Cour en étoient persuadés. Quoi qu'il en soit, la chose est demeurée une énigme. » (Mém., II, 76, édit. Hachette.) Voici maintenant l'explication de l'énigme : « Il est faux, dit la Palatine, que la Heine ait mis au monde une négresse. Feu Monsieur, qui avoit été présent, disoil que la petite princesse étoit laide, mais point noire. On ne peut ôter de la tête du peuple que l'enfant ne vive encore, qu'elle ne soit dans un couvent, à Moret. près de Fontainebleau; cependant il est certain que l'enfant laide est morte; toute la Cour l'a vue mourir. » (Lettres, II, 165, au 8 octobre 1719.) — « La Heine tomba malade et accoucha à huit mois, dit Mademoiselle de Montpensier... Monsieur me conta que... la fille dont elle étoit accouchée ressembloit à un petit maure que M. de Beaufort avoit amené, qui étoit fort joli, qui éloit toujours avec la Reine ; que quand l'on s'éloit souvenu que son enfant y pourroit ressembler, on l'avoit oté, mais qu'il n'étnit plus temps ; que la petite fille étoit horrible ; qu'elle ne vivroit pas ; que je me gardasse bien de le dire à la Heine, ni qu'elle mourroit... » (Mém., IV, 14, édit. Charpentier.)— Enfin, lisons un dernier témoignage, celui de la princesse de Conty, dont les récits furent transmis par la reine Marie Leczinska au duc de Luynes: « Elle s'étoit imaginée (la religieuse mauresque) être Fille de France; on lui avoit persuadé que Marie-Thérèse étoit accouchée d'elle et que la siugulière couleur de sa peau avoit déterminé à la mettre dans un couvent. La Heine (Marie Leczinska) m'a fait l'honneur de me dire qu'elle eu avoit parlé à madame la princesse de Conty, fille légitimée de Louis XIV, et que madame la princesse de Conty lui avoit dit qu'effectivement la reine Marie-Thérèse étoit accouchée d'une fi lie dont le visage étoit tout à fait violet, et m'mc noir, parce qu'elle avoit apparemment beaucoup souffert en venant au monde, mais que cette fille mourut peu de temps après; que le nommé La Hoche, concierge de la Ménagerie, avoit dans ce temps-là uu maure et une mauresque ; que cette mauresque accoucha d'une fille ; que les père et mère, en étant assez embarrassés, en parlèrent à madame de Mainlenon, qui en eut pitié et en fit prendre soin ; qu'elle la mit dans le couvent de Moret et la recommanda beaucoup, et que c'étoit là l'origine de la fable qu'on avait imaginée. » {Mémoires du duc de Luynes, 17 décembre 1756.)
(*) Gazette, 1667, p. 35.
( 8 ) Gazette, p. 99; le H. Anselme.
LA FAMILLE ROYALE
à Saint-Germain le 1 er mars 4672 ('). — Appelée Madame (').
Enfants naturels*.
1* Nés de Louise-Françoise de Labaume-lc-Blanc, mademoiselle de la Vallière, créée duchesse de la Vallière le 14 mai 1G67 (*) ; née au château de la Vallière en Touraiuc le 6 août 1644 ; morte le 6 juin 1710('), aux Carmélites de la rue Saint-Jacques, à Paris, où elle s'était retirée en 1674. Elle y avait pris le voile le 2 juin 1674, et y fut appelée S<eur Louise de la Miséricorde ; clic fit profession le 4 juin 1675.
a. Cuam.es, né à Paris, à l'hôtel Brion, le 19 décembre 1663 (°) ; mort jeune.
6. Philippe, né à Paris, à l'hôtel Brion, le 7 janvier 1665 ( 7 ) ; mort jeune.
c. Un ûls, peut-être celui que le P. Anselme appelle Lotm, ut qu'il dit être mort le 15 juillet 166G et avoir été enterré à Saint-Eustachc de Paris ( 8 ).
d. Une fille, morte jeune ( 9 ).
(*) Gazette, 1672, p. 240. — Sépulture : Abbaye royale de Saint-Denis.
(*) Mém. de Mademoiselle de Montpensier, IV, 517. — Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson, H, 4SI. — Gazette, 1668, p. Met 1206.
(*) Si l'on en croit Saint-Simon (édit. Sautelet, 1, 124. et IV, 182), le premier enfant naturel de Louis XIV serait une fille née, vers 16liO, du Boi et d'une jardinière, et qui fut mariée à M. de ta Queue, mestre de camp.
(*) • Les lettres d'érection de la terre de Vaujours en duché, en faveur de mademoiselle de la Vallière et de sa fille, que le Boy avoue pour être à luy, furent vérifiées le 14 mai 1667. » (Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson, H, 506.)
(*) l'augeau. — Gazette, 1710, p. 288. — La Gazette se trompe en disant âgée de soixante-sept ans.
( a ) Olivier Lefèvre d'Ormesson, Journal, II, 69 et 70.— Acte de baptême de cet enfant (déclaré fils de M. de Lincour et de damoiselle Élisabeth Dubcux), public dans la Revue rétrospective (l" série, IV, 251). — Voy. le Journal de Colbert pour l'histoire du roi, imprimé dans ladite Bévue (loc. cit.) et dans les liéflexions sur la miséricorde de Dieu, par la duchesse de la Vallière (édit. Tecbener, IMiO, t. II, p. 201). — L'hôtel Brion était un petit bâtiment que le comte de Brion, premier écuver de Gn>ton, cn'é due de Damville en 1641, avait fait construire dans le jardin du Palais-Boval. (Mémoires de madame de Molleville, IV, 55.)
\'\ Acte de baptême de cet enfant, déclaré fils de François Derssy, bourgeois, et de Marie Bernard, >a femme.
(*) A cette dale, Olivier Lefèvre d'Ormesson dit dans son Journal (II, 165) : «Depuis un mois, je n'ay point escril exactement et par jour, ne s'c>tanl rien passé de considérable, sinon que M. Colbert \int un jour, assez diligemment, de Fontainebleau icy (à l'ari>). Le bruit courut, quelques jours après, que le dernier des enfants de mademoiselle delà Vallière estoit mort ; c'estoit un garçon eslevé dans lesTuilleries. Elle avoit desjà perdu un autre garçon et une tille. L'on m'a dit que ce dernier ressembloit fort au Boy, et que Sa Majesté estant à Paris l'alloit voir souvent ; que ceux qui csloient auprès de luy l'appeloient « mon prince », et celle qui disoil cela prétendoil le savoir de la couturière qui lui faisoit ses robes. »
(*) Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson, 11, 463.
LA FAMILLE ROYALE
c. l ouis de Bourbon, comte de Vermandois, né au vieux château de Saint- Germain, le S octobre 1007 (•) ; légitimé de France en février 10C9 ( 2 ); mort à Courlray le 18 novembre 1683 ( 3 ).
f. M vrie-Anne de Bourbon, duchesse de la Vallière, appelée Mademoiselle de Mois, née au château de Vinccnncs le 2 octobre 1606 (*) ; légitimée de France en mars 1067 ( 5 ) ; mariée (par contrat du 15 janvier 1680), le 16 janvier à Saint-Geirmain ( 6 ), à Louis-Armand, prince de Conly; veuve le 9 novembre 1685; morte à Paris le 3 mai 1739 ('). — Appelée d'abord la princesse de Conly; puis, après la mort de son mari (1685), \a princesse douairière de Conly, et enfin, après la mort de Franeois- Louis, prince de Conly (1709), la princesse de Conly première douairière. Elle était surnommée, à la Cour, la grande princesse de Conly, à cause de sa haute taille ( 8 ).
2» i\és de Françoisc-Athénaïs de Kochochouart, marquise de Montospan, née en 1041 au château de Tonnay-Charenlc, fille de Galiriel de llochechouart, duc de Morlemart, seigneur deYivonne; mariée en 1665 à Henri-Louis de Pardaillandc Gondrin, marquis de Monlespan (•); séparée de corps et de biens par arrêt du 7 juillet 1674; morte aux eaux de Bourbon-l'Archambault le 27 mai 1707 ( ,0 ), à soixante-six ans.
g. Un enfant né en 1669; mort jeune.
/*. Loris- Auguste re Bourbon, duc du Maine, chef de la branche de Bourbon du Maine, dont il sera parlé dans la quatrième partie, au chapitre second.
i. Louis-César re Bourbon, comte de Yexin, abbé de Saint-Denis et de
t') État de la France, 1677, t. I, p. 487.
(*) L'État de la France, 1677, dit que les lettres de légitimation sont du 20 février 1669.
( 5 ) La Gazette, 168ô, p. 671, dit qu'il mourut dans la nuit du 17 au 18 novembre. — Sépulture: Cathédrale d'Arras.
(*) Je n'ajoute que peu de loi à celte date du 2 octobre, qui répète juste la date du 2 octobre 1667, jour de la naissance du comte de Vcrmandois.
(*) « Avant que de partir pour l'armée, j'envoyai un édit au Parlement. J'érigeois en duché la terre de Vaujours en faveur de mademoiselle de la Vallière, et je reconnoissois une fille .que j'avois eue d'elle ; car n'étant pas résolu d'aller à l'armée pour y demeurer éloigné de tous les périls, je crus qu'il étoit juste d'assurer à cette enfant l'honneur de sa naissance et de donner à la mère un élablisment convenable à l'affection que j'avois pour elle depuis six ans. • {Œuvres de Lovû XI V, édit. de 181 6, II. 2»).) - L'État delà France (I70K, t. 11, p. 158) dit que les lettres de légitimation ont été vérifiées au Parlement le li mai 1667.
(•) Gazelle, 1680, p. 34.
( 7 ) Luyucs. — Gazette, 1739, p. 228. — Sépulture : Église de Saint-Roch, à Paris.
(•) Lettres de la Palatine, II, 121.
(•) Mort en novembre 1702.
(••) Dangeau. — Le P. Anselme et le Dictionnaire de la noblesse disent le 28 mai.
LA FAMILLE ROYALE
Saint-Germain des Pré?, né au Génitoy, près Lagny le 20 juin 1672; légitimé de France par lettres-patentes du 20 décembre 1673 ; mort i Paris le 10 janvier 1683 («).
j. Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, chef do la branche de Bourbon-Toulouse, dont il sera parlé dans la quatrième partie, au chapitre troisième.
k. N..., née en 1669, morte à trois ans (*J.
/. Louise-Françoise de Bourbon, appelée Mademoiselle de Nantes, née à Tournay; 4 ) le 1 er juin 1673; baptisée à Satnt-Sulpice le 18 décembre 1673 ( 5 ) ; légitimée de France par lettres du 20 décembre 1673; mariée à Versailles le 24 juillet 1685 ( 6 ), à Louis 111, duc de Bourbon; veuve le 4 mars 1710; morte à Paris, au Palais- Bourbon, le 16 juin 1743 {'). — Appelée depuis son mariage : Madame la duchesse de Bourbon, Madame la Duchesse, Madame la Duchesse douairière et Madame la Duchesse la mère.
m. Louise-Marie- A nm de Bourbon, appelée Mademoiselle de Tours, néo et baptisée à Saint-Germain le 12 novembre 1674, tenue par Nicolas Le Grand, pauvre homme, et Anne Dupont, femme de Louis Delespinc ( 8 ) ; légitimée de France en janvier 1676; morte le 15 septembre 1681, aux eaux de Bourbon ( 9 ).
M. Françoise-Marie de BornroN, appelée Mademoiselle deBlois( i0 ), née au château de Maintcnon (") le 0 lévrier 1677 (**); légitimée de France en novembre 1681 ; mariée à Versailles, le 18 février 1692 {»), à Phi-
(') Madame de Montespan cl Louis XIV, par P. Clament, p. 16. — I.c Génitoy était une terre qui appartenait au premier maître d'hôtel du Roi, Louis Sanguin, seigneur de Livry ; elle renfermait le château de Livry (même ouvrage, p. 42). — Voy. aussi Lettres de madame de ïévigne, édit. Harhelte, t. III, p. 53, note 'J.
(*) Gazette, 1683, p. ô6. — Sépulture : Choeur de l'église de Saint-Germain des Prés.
(*) Madame de Montespan et Louis XIV, par P. Clément, p. 16. — Mèmmes de Mademoiselle de Monlpensîer, IV, 393, édit. Charpentier. {*) Mém. de Mademoiselle de Montpensier, IV, 393, édit. Charpentier. ( 8 ) Le P. Anselme, p. 342.
(°) Gazette, 168 », p. 440. — Registres de Notre-Dame de Versailles, sur lesquels elle sigue Louise-Françoise de Rourl>on, légitimée de France.
( 7 ) Gazette, 1743, p. 304. — Luynes. — Sépulture : Aux Carmélites du faubourg Saint-Jacques.
(■) RcgUtres paroissiaux de Saint-Gcrmain-cn-Laye. Sur le registre minute, Mademoiselle de Tours est désignée comme fille naturelle du Roi. mais le registre copie ne porte plus celle mention. — Communiqué par M. Parent de Rosan.
(•) La Gazette, p. 600, ne dit pas le jour du décès de cette princesse. — Sépullure : Au prieuré de Souvigny.
( ,0 ) Sans doute après le mariage de la première mademoiselle <!e Dlois, devenue princesse de Conty en 1680.
(") P. Clément, ouvrage cité, p. 93.
('*) Le P. Anselme dit le 4 mai ; mais la Gazette, en parlant de la mort de cette princesse, dit qu'elle était née le 9 février, et Y Almanach royal de 1749 dit aus>i le 9 février. Gahriel Peignot, nous ne savons d'après quelle autorité, dit le 9 mai.
('») Gazelle, p. 95, et Dangeau. — Registres de Notre-Dame de Versailles.
lippe II d'Orléans, duc de Chartres, depuis duc d'Orléans el Régent de France; veuve le 2 décembre 1723; morlc à Paris le 1«" février 1 749 {*). — Appelée successivement : Mademoiselle de Mois, la duchesse de Chartres jusqu'au 9 juin 1701, puis la duchesse d'Orléans et la duchesse douairière d'Orléans, el aussi Son Altesse Royale.
Kc de Marie-Angélique d'Escorailles de Roussillc, duchesse de Fontanges, née eu 1661, morte le 28 juin 1681 au monastère de Port-Royal.
o. Un fils qui a peu survécu à sa mère ( 8 ).
V. LOUIS DE FRANCE, Dauphin, appelé Monseigneur, et surnommé le Grand-Dauphin.
Né à Fontainebleau le 1 er novembre 1661 ( s ). Baptisé en la chapelle du vieux château de Saint-Germain le 24 mars 1668, tenu, au nom du pape Clément IX et de la reine d'Angleterre, par le cardinal-légat duc de Vendôme et la princesse de Conty (').
Mort au château de Meudon le 14 avril 1711 (*). Marié, par contrat signé à Munich, le 30 décembre 1679 ( 6 ), par procuration, à Munich, le 28 janvier 1680 C), et en personne, à Châlons, le 7 mars suivant ( 8 ), à Marie- Anne- Chreslienne ( 9 ) ou Christine-Victoire de Bavière, fille de Ferdinand-Marie, électeur de Bavière, et d'Adélaïde-Henriette de Savoie; née à Munich le 28 novembre 1660 ( 10 ) ; morle à Versailles le 20 avril 1690 ; appelée la Dauphine de Bavière. — Le Grand-Dauphin se remaria vers 1695,
(«) Gazette, 1749, p. 71; Luyncs et Barbier. — Sépulture : Église de la Madeleine de Trc^nel; le cœur, au Val-dc-Crâce.
(«) De la Maison royale de France, par Gabriel Peignot. Paris et Dijon, 1815, in-8\ p. 221. — Dictionnaire de Jal.
(') Gazette, 1661, p. 1178.
(*) Gazette, p, 316-318; le P. Anselme.
j 8 ) Gazette, 1711, p. 20i. — Dangcau. — Sépulture : Abbaye royale de Saint- Denis.
l a ) Gazette, 1680, p. 15.
C) Gazette, 1680, p. 64 et 73.
(•) Gazette, 1680, p. 230.
1°) La Dauphiuc signe : Marie-Annc-Chrestiennc. ( ,0 ) Gazette, 1690, p. 192. — Quelques-uns disent le 18. («) Gazette, 1690, p. 192. - Dangeau. — Sépulture: Abbaye royale de Saint- Denis ; son cœur, au Yal-de-Gracc.
Géh. 1
98 LA FAMILLE ROYALE
mais en secret avec Marie-Êmilie Joly de Chouin, morte à Paris en 1732 (*).