‹ Généalogie de la maison de Bourbon De 1256 à 1871. Haus BourbonChapitre 83 sur 158 · Thérèse-Félicité de France, née à Versailles le · texte numérisé non relu

Thérèse-Félicité de France, née à Versailles le

(') VAlmanach royal lui conserve cependant son titre de Madame jusqu'à l'avénemcnt de Louis XVI.

(*) Madame Campan, Mém., I, 16.

(*) Et non pas Marie-Louise-Thérèsc-Victoirc.

(*) Gazette, 1733, p. 210. — Journal manuscrit de Dampierre.

(*) Registres des actes do prises d'habit, professions de foi et décès des religieuses de l'abbaye de Fontevrault, conservés à la mairie de Fontevrault.

( 6 ) La date du 7 juin 1799 est donnée par l'inscription gravée sur une plaque de marbre placée à l'entrée du caveau des Bourbons, ii Saint-Denis. — Les cercueils de Mesdames Adélaïde et Victoire furent enlevés de leur tombeau, à Trieste, le 7 septembre 1814, pour être transportés en France, et embarqués le 12 sur la frégate la Fleur de lys (Moniteur, 1814, p. 1343 et 1401)). Arrivés à Toulon le 21 décembre 1814, les deux cercueils ne furent déposés à Saint-Denis que le 20 janvier

(') Gazette, 1734, p. 403.

(•) Registres de Fontevrault (voy. note 5).

(•) Registres de Notre-Dame de Versailles. — Gazette, 1782, p. 93. — Sépulture : Abbaye royale de Saint-Denis.

LA FAMILLE ROYALE

mai 1756 ( l ) ; baptisée à Fontevrault le 27 septembre 1744, par ordre de Madame de Montraorin, abbesse de Fontevrault, à raison du danger de la mort ; nommée, par ordre de Leurs Majestés Thérèse-Félicité ; tenue, d'après la dési-

- gnation de Leurs Majestés, par Michel Macé, prêtre-curé de Vouvré, confesseur de Mesdames de France à Fontevrault, et par Marguerite-Suzanne Milsion, nourrice de Madame Cinquième et première femme de chambre honoraire de Mesdames, épouse de Martin Tascher, valet de chambre de Madame Cinquième (') ; morte à l'abbaye de Fontevrault le 28 septembre 1 744 (*). — Appelée Madame Sixième.

10. Louise-Marie de France, née à Versailles le 15 juillet 1757 (*); baptisée à Fontevrault le 20 décembre 1758, tenue par messire François-Marc-Antoine de Bussy, seigneur de Bisé, Espieds et Chassaigne, et par Marie-Louise Bailly- Adenet, première femme de chambre de Madame Sixième et de Madame Septième ( 5 ) ; morte à Saint-Denis le 25 décembre 1787 ( 6 ) ; religieuse carmélite à Saint-Denis, sous le nom de sœur Thérèse de Saint-Augustin ; prend l'habit le 10 septembre 1770, et le voile le 1 er octobre 1771 ( 7 ) ; élue prieure le 25 novembre 1775. — Appelée d'abord Madame Septième ( 8 ), et, depuis 1740, Madame Louise. — Louis XV lui avait donné le surnom de Chiffe (•).

(*) Gazette, 1736, p. 240. — Luynes et Barbier. — Registres de Notre-Dame de Versailles.

(*) Registres de Fontevrault (voy. note 5 de la page 106).

(*) Gazette, 1741, p. 490. — Luynes. — Sépulture: Inhumée d'abord à Fontevrault, dans le caveau des rois d'Angleterre (Registres de Fontevrault; voy. l'acte de décès à l'Appendice), puis à l'abbaye royale de Saint-Denis.

(*j Gazette, 1737, p. 317. — Luynes et Barbier.

( 5 ) Registre^ de Fontevrault (voy. note 5 de la page 106).

(•) Gazette, 1788, p. 8. — Sépultxire : Aux Carmélites de Saint-Denis.

( 7 ) Gazette, 1770, p. 603; 1771, p. 665.

(*) c Quand on r -i venu annoncer au Roi la naissance d'une nouvelle fille, au lieu du duc d'Anjou qu'il atlendoit, on lui a demandé si on l'appelleroit Madame Septième, il a répondu : Madame Dernière. » (Journ. et Mém. du marquis d'Argenton, édit. Bathery, 1,265.)

(*) Les filles de Louis XV ont encore été désignées sous les noms de : Mesdames les deux ainêes, qui sont : Madame Élisabeth et Madame Henriette, sœurs jumelles; — Mesdames ainées, qui sont : Madame Henriette et Madame Adélaïde;— Mesdames Cadettes, qui sont : Madame Victoire, Madame Sophie, Madame

LA FAMILLE ROYALE

Enfants naturel».

a. Lons-Annf, appelé Y abbé de Bourbon («), fils de mademoiselle Anne Couppier de Romans (*), né à Passy le 13 janvier 1762 ; baptisé à Passy le lendemain ( 5 ) ; mort à Kaples le 28 février 1787 (*).

h. M. DE BoUBBON-CllÉQUI ( 5 ).

c. Benoit le Dec, abbé de Sainl-Martin de Paris.

d. Auguste, abbé d'Adeuville, ebanoine de Lille, décapité le 25 juin 179*.

e. Emmanuel- Jeax-Marie Laxglois de Villepaille , écuyer cavalcadour, < procureur général des plaisirs de la Force (°). »

f. D'Obvigny, l'auteur comédien, né à Versailles en 1743; baptisé à Saint- Germain-l'Auxerrois le 22 avril 1743 ( 7 ) ; mort à Paris le 4 janvier 1812(8).

g. Cinq filles de mères différentes, protégées par Mesdames tantes de Louis XVI ( 9 ) . Les Mémoires du duc de Luynes, à la date du 10 juillet 1754 (t. XIII, p. 435), n usenfont connaître une. « Mademoiselle Morpliisc( 10 ),

Sixième et Madame Louise. — Ces désignations furent en usage lorsque Mesdames Quatrième, Cinquième, Sixième et Septième furent envoyées à l'abbaye de Fontevrault (18 juin 1738), pour y être élevées. Madame Victoire revint à la cour le 24 mars 1744; Madame Sixième mourut à Fontevrault en 1744; Mesdames Louise et Sophie revinrent à Versailles le 18 octobre 1750 et furent alors désignées sous le nom de Mesdames les deux Cadettes. — Sous Louis XVI, Mesdames Adélaïde, Victoire, Sophie et Louise sont appelées Mesdames Tantes.

(') L'abbé de Bourbon est le seul des bâtards de Louis XV qui ait été reconnu, quoique irrégulièrement. — Voy., sur sa ressemblance avec Louis XV, Souvenirs de la fin du dix-huitième siècle (par Desgenette»), p. -tin cl 209.

(*) Mademoiselle de Bomans devint plu-, tard Madame de Cavanac.

( s ) « L'an 1762. le 14 janvier, a été baptisé Louis-Aimé, d'hier, fds de Louis Bourbon (sic) et de demoiselle Anne Couppier de Boman, dame de Meilly-Coulange, demeurant à Passy, • etc. (Communiqué par M. Parent de Bosan.)

(*) Gazelle, 1787, p. 116. — Le Mercure de France dit le 3 mars. — Sépulture: A Sanla Maria Nova.

(*) Correspondance secrète inédile, etc., publiée par M. de Lescure, II, 560. En 1791, Louis XVI ne peut lui payer sa pension.

(•) Bauban, Prisons de Paris, 1870, p. 457.

( 7 ) Souvenirs de Barba, 1846, in-8*, p. 170.

(•) Cubières-Palmezeaux, dans une brochure pseudonyme qu'il publia en 1813, sous le titre de : Êpitre en vers aux mânes de Dorvigny. ou l'Apologie des Buveurs, regarde comme certain que d'Orvigny était le fils de Louis XV, auquel il ressemblait prodigieusement. (Voy. Biogr. de Rabbe cl les Souvenirs de Barba.)

(°) Corresp. secrète inédite, etc., publiée par M. de l escure. I, 17. — Ce renseignement coïncide avec les notes que m'a données M. Parent de Bosan et qui sont ainsi conçues : « Une fille liée de mademoiselle O'Murphy et quatre (illcs qui furent anoblies par Louis XVI et portèrent des noms de fantaisie. >

(*•) Mademoiselle Morphise s'appelait exactement O'Murphy; elle était née à Bouen en 1737, et était fille de Daniel O'Murphy, d'origine irlandaise, officier dans l'armée française, mort en 1753. Mademoiselle OMurphy fut mariée trois fois: 1* le 24 novembre 1755, à Jacques de Beaufranchet, seigneur d'Ayat, capitaine dans l'armée française, tué à Bosbach en 1757 ; — 2* à François-Nicolas Lenormand, seigneur de Flaghac, maître d'hôtel du comte d'Artois ; il n'eut pas d'en-

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disent-ils, est accouchée à Paris d'une fille ( ! ). » — On cite encore Mademoiselle de Saint-André, fille de mademoiselle de Vaumartel et mariée au marquis de Turpin la Chorce (*). — On dit encore que la marquise de Ménars, femme du frère de madame de Pompadour, le marquis de Marigny, était une fille de Louis XV

h. Plusieurs enfants morts en bas âge, sans avoir eu de position définie (*).

t. Quelques enfants dont Louis XV fixait l'état en mariant leur mère dès que la grossesse était constatée, et en couvrant ainsi leur naissance du pavillon marital au moyen d'une forte dot ( 8 ). — C'est ainsi que le premier mari de mademoiselle O'Murphy reçut 50,000 francs pour épouser ladite demoiselle, à qui l'on donnait également 200,000 francs cl un trousseau magnifique ( 6 ).

j. Il fout encore ajouter à celte nomenclature : Charlcs-Emmanucl-Marie-liladclon de Vintimillc, marquis du Luc, surnommé le Demi-1 J ouis $ né au château de Versailles le 2 septembre 1741, de Pauline-Félicité de M.iilly, mademoiselle de îîesle, épouse de Jcan-Baptislc-Félix-Hubert, cnmte de Vintimillc, et appelé depuis le comte du Luc. M. de Vintimillc déclara publiquement que le Demi-Louis était le lils de Louis XV ( 7 ).

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