‹ Généalogie et notes historiques, etc., [microforme]Chapitre 161 sur 177 · EAU · texte numérisé non relu

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autres amis de St-Benoît, Monseigneur de Bytown à choisi le premier mardi d'août prochain pour le jour où il bénira notre petite Chapelle funéraire et de famille. Il y a trente-trois ans que dans c:t établissement alors à son berceau, vous êtes venu avec tant de bons amis, dont si peu survivent, assister a la bénédiction de l’église paroissiale. Depuis lors, la même cérémonie s’est répétée pour deux autres églises paroissiales dans la ci-devant seigneurie de la Petite-Nation.

Aucune réunion ne peut se répéter pour nous, à nos âges, comme celles qui avaient lieu alors, quand des natures aussi heureuses que celles de mon père, de MM. Félix et Dumouchel donnaient l’ordre, le signal et l'exemple d'être gai. Depuis lors ils nous ont laissés et la gaieté a été ensevelie avec eux. Les années se Sont accumulées et bien plus encore, les deuils et les chagrins. Néanmoins quand d'anciens amis, comme vous et moi, se revoient, ce sont des jours de rajeunissement puisque nous avons peu à dire des événements contemporains et beaucoup à dire des événements passés ; nous nous faisons illusion pendant quelques instants en parlant du bon vieux temps où nous éprouvions bien des contrariétés, tout comme depuis, mais où pour chaque contretemps qui nous chagrinait, mille espérances nous déchiraient. Venez voir vos amis et les consoler, Madame Dessaulles, Madame Benjamin Papineau, mon épouse et moi ; ce sera œuvre de charité et d'amitié dont tous nous serons bien reconnaissants.

Si vous ne veniez qu’avez des hommes, les voitures publiques suffiraient : mais si vous ajoutez au plaisir que nous donnera votre bonne compagnie, celui que nous donnerait votre bonne compagne, si elle veut bien nous faire cette amitié ou quelque autre dame, la voiture publique est bien dure et encombrée, les

s dire que chevaux bien rosses, les chemins du Long-Sault bien s fort que pierreux, et ce trajet bien fatigant. Au lieu que si ir avec nos ‘ves bonnes voitures vous amenaient avec Mmes et

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MM. Dumouchel et Lemaire, de manière à arriver à Grenville à deux heures, vous seriez ici à quatre sans avoir éprouvé d'incommodité. Si vous avez

. l'obligeance de me prévenir du jour de votre arrivée,

j'irai avec mes voitures vous prendre au débarquement chez Major. Le mercredi nous aurons dans la Chapelle bénie de la veille, un service à la mémoire des chers parents décédés.

Dans l'espérance de vous voir alors, je vous prie de vous préparer à me répondre sur l'affaire suivante dont je vais vous entretenir. Vous avez, me dit-on, fait l'inventaire de ce bon, brave et héroïque docteur Chénier. Sa mère était son héritière. Elle a légué tout ce qu’elle avait à sa belle-fille, femme du capitaine Chénier, de Longueuil. Celle-ci, depuis son voyage, s'est faite religieuse à Longueuil; mais avant de faire ses vœux, elle a fait donation de vingt-cinq louis, c’est-à-dire en vertu du legs de sa belle-mère par la succession du docteur Chénier, à ses deux belles sœurs qui demeurent ici, l’une épouse de M. Louis Thibeaudeau cultivateur peu à son aise, et l’autre épouse du Père Lalonde qui sont dans une grande pauvreté. Cette somme toute modique qu’elle est, est importante pour ces deux personnes, tout à fait recommandables. Je vous demanderai donc, quand j'aurai le plaisir de vous voir, si elles ont quelques chances de la recouvrer et à qui elles devront s'adresser pour l'obtenir.

Adieu mon cher Monsieur Girouard ; souhaitant que la présente vous trouve avec Madame votre épouse et votre famille ainsi que Messieurs Dumouchel et Lemaire, leurs dames et leur famille en santé et contentement, je vous dis à tous, au revoir.

Votre ami bien affectionné,

(Signé) L. J. PAPINEAU.

Note, — J.-f, Girouard, mourut, le 18 septembre 1855, et L.-J, Papineau, en 1871.

vo PAGE 96, Joseph Dacier,

à quatre Père d’Odilon Dacier le pharmacien ; décédé à No tee St.-Athanase d’Iberville, à l’âge de 85 ans et 1 € arrivée, mois ; sépulture, le 26 décembre 1893. débarqueis dans la PAGES Les Enfants d'ANTOINE-HYACINTHE LEMAImémoire 102-105 RE et de MARIE-JOSEPH FÉLIX qu'il épousa

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